Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
26 octobre 2014 7 26 /10 /octobre /2014 20:22

Instruction de la Reine du ciel.

 

641. Ma fille, vous pouvez tirer de la lumière que vous avez reçue dans ce chapitre une règle pour vous conduire dans les visions et les révélations du Seigneur; elle est renfermée en deux points. L'un consiste à les soumettre avec un cœur humble et sincère au jugement et à la censure de vos confesseurs et de vos supérieurs, demandant avec une vive foi au Très-Haut de les éclairer, afin qu'ils y découvrent sa sainte volonté et sa vérité divine, et qu'ils vous les enseignent en toutes choses. L'autre doit être dans votre intérieur, et il consiste à bien considérer les effets que les visions et les révélations y causent, pour les discerner avec prudence et sans tromperie; car la vertu divine qui opéré par elles vous enflammera dans le chaste amour du Très-Haut, et vous inspirera un profond respect pour lui, vous portera dans la connaissance de votre bassesse à avoir du dégoût pour la vanité mondaine, à souhaiter d'être méprisée des créatures, à souffrir avec joie, à aimer la croix et à la recevoir avec un cœur courageux et constant, à désirer les choses les plus humbles, à aimer ceux gui vous, persécutent, à craindre le péché, et à avoir même en horreur le plus léger, à aspirer au plus pur et au plus parfait de la vertu, à renoncer à vos inclinations, et à vous unir au souverain et véritable bien. Ce seront là les marques infaillibles de la vérité avec laquelle le Très-Haut vous visite par le moyen de ses révélations, en vous enseignant ce qu'il y a de plus saint et de plus parfait dans la loi chrétienne, dans son imitation et dans la mienne.

 

        642. Afin donc, ma très-chère fille, que vous mettiez en pratique cette doctrine que le Seigneur vous enseigne par un effet de son infinie bouté, tâchez de n'oublier jamais, ni de perde de vue les faveurs qu'il vous a faites, de vous l'avoir enseignée avec tant d'amour et de tendresse. Renoncez à toute sorte d'attache et de consolation humaine, aux plaisirs et aux appâts que le monde vous offre; résistez avec une forte résolution à tout ce que les inclinations terrestres demandent, quoique ce soit en des choses permises et petites; et après que vous aurez tourné le dos à tout ce qui est sensible, je veux que vous n'ayez de l'amour que pour les souffrances. Les visites du Très-Haut vous ont enseigné, vous enseignent et vous enseigneront cette science et cette philosophie divine; par ces mêmes visites vous sentirez la force du feu divin, qui ne se doit jamais éteindre dans votre cœur ni par aucun péché ni par la moindre tiédeur. Soyez sur vos gardes, préparez votre cœur et ceignez-vous de la force pour recevoir et pour opérer de grandes choses, et soyez ferme en la foi de ces instructions, en les croyant, les estimant et les gravant dans votre cœur avec une humble affection et un profond respect de votre âme, comme étant envoyées par la fidélité de votre Époux, et distribuées par moi , qui suis votre Maîtresse.

 

- - - - - - - - - - - -

  

  

LA CITÉ MYSTIQUE DE DIEU, Vénérable Mère Marie de Jésus, Abbesse du Monastère de l’Immaculée Conception de la ville d’Agréda (Espagne), 1602 - 1665, IIIe Partie, Livre 8e, chap. 7e

 

 

La bienheureuse Marie termine ses divers combats, triomphant glorieusement des démons, comme saint Jean le rapporte dans le chapitre douzième de son Apocalypse.

 

503. Pour mieux comprendre les mystères cachés de ce chapitre, il faut se rappeler ceux dont j’ai traité dans la première partie, livre premier, chapitres huitième, neuvième et dixième, où j’ai expliqué le douxième chapitre de l’Apocalypse tel qu’il m’a été découvert. Et non seulement alors, mais dans tout le cours de cette divine histoire, j’ai remis à cette troisième partie à décrire les combats que la bienheureuse Marie soutint contre Lucifer et ses démons, les victoires qu’elle remporta sur eux, et l’état dans lequel elle la laissa le Très-Haut après ces triomphes mystérieux tant qu’elle vécut encore dans sa chair mortelle (1). L’évangéliste saint Jean eut connaissance de tous ces vénérables secrets, et les renferma dans son Apocalypse (comme je l’ai déjà dit), particulièrement dans les chapitres douzième et vingt-unième, dont je répète les détails dans cette histoire, y étant obligée pour deux raisons.

 

1) Précisons que la bienheureuse Marie ayant été conçue sans péché, la mort n’avait aucun droit sur elle, mais qu’elle l’a choisie pour imiter son Fils dans son œuvre rédemptrice. – Cf. infra l’ « Instruction de la grande Reine du ciel », ch. XIX, § 742.

 

504. L’une des raisons est que ces mystères sont en si grand nombre et si sublimes, qu’on ne saurait jamais les approfondir et les développer entièrement, d’autant plus que l’évangéliste les a renfermés, comme le secret du Roi et de la Reine, dans des énigmes et des métaphores très obscures, afin qu’il n’y eût que le Seigneur même qui les expliquât quand il le jugerait à propos ; et en cela l’évangéliste suivit l’ordre de l’auguste Marie. L’autre raison est que, tout en consistant dans la résistance à la volonté et aux ordres du Dieu très haut et tout puissant, l’orgueilleuse révolte de Lucifer retomba, comme sur sa cause principale, sur notre Seigneur Jésus-Christ et sa très sainte Mère, à la dignité et à l’excellence desquels les anges apostats et rebelles ne voulurent point s’assujettir. Et quoique cette révolte ait donné lieu au premier combat qu’ils livrèrent dans le ciel à saint Michel et à ses anges, ils ne purent néanmoins le livrer alors au Verbe incarné et à sa Mère Vierge en personne ; ils ne luttèrent que préfigurativement avec l’image de la femme mystérieuse qui leur fut annoncée et manifestée dans le ciel avec les mystères qu’elle renfermait comme Mère du Verbe éternel qui devait prendre dans son sein la forme humaine. Et lorsque le temps arriva auquel ces admirables mystères s’accomplirent, et auquel le Verbe s’incarna dans le sein virginal de Marie, il fut convenable que ce combat se renouvelât avec Jésus-Christ et Marie en personne, et qu’ils triomphasent par eux-mêmes des démons, suivant la menace que le Seigneur lui-même leur avait faite, tant dans le ciel que dans le paradis terrestre, en disant qu’il mettrait une inimitié entre la femme et le serpent, et entre leurs postérités, afin qu’elle lui brisât la tête (1).

 

1) Gen., III, 15.

 

505. Tout cela fut accompli à la lettre en Jésus-Christ et en sa très sainte Mère : car saint Paul a dit que notre grand Pontife et Sauveur avait été, pour l’exemple, tenté par toutes choses sans péché : et il en arriva de même à l’égard de la bienheureuse Marie. Lucifer avait permission de les tenter après sa chute du ciel, ainsi que je l’ai dit dans le chapitre dixième de la première partie déjà citée. Et comme ce combat de l’auguste Marie correspondait au premier qui se donna dans le ciel, et qu’il fut pour les démons l’exécution de la menace qui leur fut faite par le signe qui les représentait, il était naturel que l’évangéliste saint Jean les décrivit dans les mêmes termes, et les renfermât sous les mêmes énigmes. Or, ayant expliqué ce qui regarde le premier combat, je dois déclarer ce qui se passa dans le second. Et quoique Lucifer et ses démons eussent été punis, lors de leur première rébellion, par la privation éternelle de la vision béatifique, et précipités dans l’enfer, ils furent encore, dans ce second combat, punis par des peines accidentelles, qui correspondaient à l’ardeur et à la violence avec lesquelles ils persécutaient et tentaient notre invincible Reine. La raison de ceci est qu’il est naturel à la créature, quand ses puissances obtiennent ce qu’elles désirent, de les sentir satisfaites à proportion de la vivacité avec laquelle elles le désiraient ; comme, au contraire, d’éprouver de la douleur et du déplaisir lorsqu’elles ne l’obtiennent point, ou qu’il leur arrive le contraire de ce qu’elles convoitaient et espéraient ; or les démons, depuis leur chute, n’avaient rien désiré avec tant de véhémence que de faire déchoir de la grâce Celle qui en avait été la médiatrice, pour la transmettre aux enfants d’Adam. C’est pourquoi ce fut pour les dragons infernaux un tourment incompréhensible de se voir vaincus, domptés, et hors d’espérance d’accomplir leurs désirs, et de réussir dans les desseins impies qu’ils avaient machinés pendant des siècles.

 

506. Pour les mêmes raisons et pour plusieurs autres, la divine Mère ressentit une joie singulière de ce triomphe, et de voir l’antique serpent écrasé. Pour la fin de la lutte et pour le commencement du nouvel état auquel elle devait être élevée après tant de victoires, son très saint Fils la prévint de faveurs si extraordinaires, qu’elles surpassent tout entendement humain et angélique. Et afin de faire comprendre une partie de ce qui m’en a été découvert, il faut que je fasse remarquer à celui qui lira cette histoire, que nos paroles et nos expressions sont toujours les mêmes, que nos facultés et notre capacité sont si bornées, que nous nous trouvons dans la nécessité de nous en servir pour expliquer les mystères surnaturels, ceux-ci et les autres, tant les plus sublimes, que ceux qui sont moins éloignés de notre portée ; mais, dans l’objet dont je parle, il y a une capacité ou étendue infinie, de sorte que le Tout-Puissant a pu élever la bienheureuse Vierge d’un état qui nous semble très sublime à un autre état plus haut, et de celui-ci à un autre encore plus éminent, et la confirmer de plus en plus en ce même genre de grâces, de dons et de faveurs : car la très pure Marie, étant elle-même tout ce qui n’est pas Dieu, renferme une étendue immense, et forme à elle seule une hiérarchie plus grande et plus élevée que tout le reste des autres créatures humaines et angéliques.

 

507. Or, tout cela supposé, je dirai comme je pourrai ce qui arriva à Lucifer jusqu’à ce qu’il fut vaincu par l’auguste Marie et par son adorable Fils, notre Sauveur. Le dragon et ses démons ne furent point entièrement désabusés par les victoires que j’ai rapportées dans le chapitre précédent, et à la suite desquelles notre invincible Pincesse les chassa et les précipita de la région de l’air jusqu’au fond de l’abîme ; ils ne le furent pas non plus par l’insuccès des sortilèges dont ils essayèrent par le moyen de ces femmes de Jérusalem. Mais, se doutant, dans son opiniâtre malice, qu’il ne lui restait que peu de temps pour user de la permission qu’il avait de tenter et persécuter la bienheureuse Vierge, l’ennemi entreprit de nouveau de compenser ce peu de temps qu’il présumait lui rester, par un surcroît de fureur et d’audace. En conséquence il alla d’abord trouver des hommes qu’il savait être plus versés dans l’art magique que les sorcières de Jérusalem, et leur donnant de nouvelles instructions, il les chargea d’ôter la vie à Celle qu’il regardait comme son ennemie. Ces ministres d’iniquité l’entreprirent plusieurs fois, se servant de divers maléfices, des plus violents et des plus efficaces. Mais il leur fut impossible de nuire le moins du monde à la santé et à la vie de la bienheureuse Mère, parce que les effets du péché ne pouvaient s’étendre sur Celle qui n’y eut aucune part, et qui était, à d’autres titres, privilégiée et au-dessus de tous les agents de la nature. Le dragon, voyant l’inutilité de toutes les tentatives qu’il avait faites avec tant d’obstination, maltraita d’une manière impitoyable les magiciens dont il s’était servi, le Seigneur le permettant, parce qu’ils le méritaient eux-mêmes par leur témérité, et afin qu’ils sussent à quel maître ils avaient affaire.

 

508. Lucifer, s’exitant lui-même à une nouvelle rage, assembla tous les princes des ténèbres, et, lorsqu’il leut eut exposé avec véhémence les raisons qu’ils avaient, depuis qu’ils avaient été précipités du ciel, de déployer toutes leurs forces et toute leur malice pour abattre cette femme, leur ennemie, qu’ils connaissaient déjà être Celle qui leur avait été représentée dans le ciel, ils résolurent d’aller l’attaquer tous ensemble dans sa retraite, s’imaginant que dans cette solitude ils la trouveraient, une fois ou l’autre, moins sur ses gardes, ou moins vigilamment protégée par Celui qui la défendait. Ils profitèrent aussitôt de l’occasion qui leur semblait favorable, et sortant presque tous de l’enfer pour cette entreprise, ils attaquèrent tous ensemble la bienheureuse Marie dans son oratoire. Ce combat fut le plus grand qui se soit jamais vu, et qui se verra avec une simple créature, depuis le premier qui se donna dans l’empyrée jusqu’à la fin du monde ; car celui-ci fut fort semblable au premier. Et pour comprendre quelle devait être la fureur de Lucifer et de ses démons, on n’a qu’à considérer le tourment qu’ils enduraient lorsqu’ils ne faisaient que s’approcher du lieu où était l’auguste Vierge, ou que la regarder, tant à cause de la vertu divine qu’ils sentaient en elle, qu’au souvenir des diverses victoires qu’elle avait remportées sur eux. Leur rage et leur envie prévalurent cependant sur leur honte et sur tous leurs maux, et les forcèrent à braver leurs propres supplices, à se jeter, pour ainsi dire, à travers les piques et les épées, pourvu qu’ils pussent se venger de notre grande Reine ; car ne point l’entreprendre était pour Lucifer un plus grand supplice que tout autre tourment.

 

509. Dans cette attaque, les esprits malins dirigèrent principalement leurs premiers efforts contre les sens extérieurs de la très pure Marie, et ils y mêlèrent des hurlements et des cris confus, remplissant l’air des phénomènes les plus étranges et d’un bruit effroyable, qu’il semblait que toute la machine du monde dût se briser, et, pour rendre ce spectacle plus épouvantable, ils prirent diverses figures visibles, les uns de démons d’une laideur horrible, les autres d’anges de lumière, et simulèrent entre les uns et les autres dans les ténèbres un combat acharné, sans qu’on en pût connaître la cause, ni ouïr autre chose qu’un affreux tumulte. Ils tâchaient, par cette tentation, de jeter la terreur et le trouble dans notre grande Reine. Et assurément toute autre créature humaine n’aurait pu la supporter sans perde la vie, eût-elle été sainte, si le Seigneur l’eût laissée dans l’ordre commun de la grâce ; car cet assaut se prolongea pendant douze heures entière.

 

510. Mais, au milieu de tout cela, notre auguste Maîtresse resta tranquille, sereine, immobile, aussi calme que si elle n’eût rien vu ni entendu ; elle ne montra aucun trouble, aucune émotion, aucune tristesse, et tout ce désordre infernal ne put ni altérer sa physionomie, ni lui faire faire un seul mouvement. Les démons assaillirent ensuite par d’autres tentations les puissances intérieures de l’invincible Mère, et répandirent alors tout leur venin diabolique au-delà de tout ce que je puis dire ; car ils firent leurs derniers efforts, se servant de fausses révélations, d’illusions, de promesses, de menaces, sans laisser aucun vertu qu’ils ne tentasse par tous les vices contraires, et par tous les moyens et toutes les manières que leur malice put inventer. Je ne m’arrête point à particulariser ces tentations, parce qu’ici les détails ne sont ni nécessaires ni convenables. Mais notre grande Reine les vainquit toutes avec tant de gloire, qu’en toutes les matières des vices elle fit des actes contraires et aussi héroïques qu’on peut l’imaginer, sachant qu’elle agissait toujours avec toute l’énergie de la grâce, des vertus et des dons qu’elle possédait dans l’état de sainteté où elle se trouvait alors.

 

511. Elle pria dans cette occasion pour tous ceux qui seraient tentés et affligés du démon, comme celle qui expérimentait la force de sa malice, et le besoin que l’on a du secours divin pour la surmonter. Le Seigneur lui promit que tous ceux qui l’invoqueraient dans les tentations dont ils seraient affligés, seraient défendus et protégés par son intercession. Les démons s’acharnèrent à la lutte jusqu’à ce qu’ils eurent épuisé toute leur malice contre la plus sainte des créatures. Et alors elle appela la justice de son côté, et pria le Seigneur de se lever et de juger sa cause, comme dit David (1), afin que ses ennemis fussent dissipés, et que ceux qui le haïssaient prissent la fuite en sa présence. Pour faire ce jugement, le Verbe incarné descendit du ciel dans le Cénacle et dans la retraite où était sa Mère Vierge, pour celle comme un Fils très doux et très tendre, pour les démons comme un juge très sévère, sur le trône de la souveraine Majesté. Il était accompagné d’une multitude innombrable d’anges, des anciens saints, d’Adam et Ève, de plusieurs patriarches et prophètes, de saint Joachim et de sainte Anne, qui se présentèrent et apparurent tous à la bienheureuse Vierge dans son oratoire.

 

1) Ps. LXXIII, 22 ; LXVII, 2.

 

512. La grande Dame adora son Fils et Dieu véritable prosternée avec toute la vénération qui lui était ordinaire. Les démons ne virent point le Seigneur, mais ils sentirent et reconnurent sa divine présence d’une manière différente, et, par la terreur qu’ils en eurent, ils essayèrent de fuir pour se soustraire à ce qu’elle leur annonçait. Mais le pouvoir divin les retint comme attachés avec de fortes chaînes, en la manière que l’on doit supposer qu’il peut lier les natures spirituelles, et le Seigneur mit le bout de ces chaînes entre les mains de de sa très sainte Mère [cf. Notre Dame de La Salette].

 

513. Tout à coup il sortit une voix du trône qui disait contre eux : « Aujourd’hui la colère du Tout-Puissant tombera sur vous, une femme descendante d’Adam et Ève vous brisera la tête (1), et la sentence qui fut prononcée dans le ciel et ensuite dans le paradis terrestre sera exécutée, parce que par votre désobéissance et votre orgueil vous avez méprisé l’humanité du Verbe et celle qui devait la lui  donner dans son sein virginal. » À l’instant la bienheureuse Marie fut relevée de terre où elle était, par le ministère de six des plus hauts séraphins qui entouraient le trône ; et l’ayant enveloppée d’une nuée toute resplendissante, ils la placèrent à côté du trône même de son très saint Fils. Et de son propre Être et de sa Divinté jaillit une splendeur ineffable qui la ceignit tout entière et qui la revêtit, comme si c’eût été le globe du soleil (2). La lune parut aussi sous ses pieds, marquant par là que l’auguste Vierge foulait toutes les choses terrestres et passagères, signifiées par les divers changements de cette planète. Ils lui mirent sur la tête un diadème ou une couronne de douze étoiles, symbole des perfections divines qui lui avaient été communiquées dans le degré possible à une simple créature. Elle paraissait être aussi grosse de la haute idée qu’elle avait au fond de son âme de l’Être de Dieu, et de l’amour qui y correspondait dans une juste proportion. Elle criait comme étant dans les douleurs de l’enfantement (3), parce qu’elle voulait faire participer toutes les créatures qui en étaient capables à cette idée de Dieu, à cet amour pour Dieu qu’elle avait conçus ; et elles y résistaient, quoiqu’elle le désirât avec une ardeur qu’elle témoignait par ses larmes et ses gémissements.

 

1) Gen., III, 15 ;

2) Apoc., XII, 1 ;

3) Ibid., 2.

 

514. Ce prodige si grand fut montré dans ce ciel tel qu’il avait été tracé dans l’entendement humain, à Lucifer, qui avait la forme d’un grand dragon roux, avec sept têtes, et dix cornes, et sept diadèmes sur ses têtes (1), marquant par cet horrible symbole qu’il était l’auteur des sept péchés capitaux, qu’il voulait les couronner dans le monde par les hérésies qu’il allait forger, et qui pour cela étaient représentés par sept diadèmes ; et que, par la subtilité et la force de ses artifices et de ses attaques, il avait presque détruit parmi les mortels la Loi divine réduite aux dix commandements, contre lesquels il s’armait de dix cornes. Il entraînait ainsi de sa queue la troisième partie des étoiles du ciel (2), qui figuraient non seulement le grand nombre d’anges apostats qui le suivirent dans sa désobéissance, mais aussi de fidèles qu’il a fait tomber du ciel de l’Église, et qui semblaient s’élever au-dessus des étoiles, soit par leur dignité, soit par leur sainteté.

 

1) Apoc., XII, 3 ;

2) Ibid., 4.

 

515. Lucifer gardait cette forme si monstrueuse, et ses démons avaient d’autres formes très diverses, mais toutes des plus épouvantables. Tous se tenaient en ordre de bataille devant l’auguste Marie, qui allait produire le fruit spirituel par lequel l’Église devait se perpétuer et se nourrir. Et le dragon attendait qu’elle enfantât ce Fils pour le dévorer, en tachant de détruire la nouvelle Église, par l’envie et la rage incroyable qu’il avait, de voir que cette femme coopérât si puissamment à l’établissement de l’Église, et parvînt à la remplir de tant d’enfants et de tant de grâces par la fécondité de ses mérites, de ses exemples et de ses intercessions, et à attirer après elle tant de prédestinés pour le bonheur éternel. Et nonobstant l’envie du dragon, elle mit au monde un enfant mâle qui devait gouverner toutes les nations avec un sceptre de fer (1). Cet enfant fut l’esprit infaillible et irrésistible de la même Église, qui, par la rectitude et la puissance de notre Seigneur Jésus-Christ, gouverne toutes les nations en justice ; il en est de même de tous les hommes apostoliques qui seront appelés, au jugement universel, à juger comme le Seigneur, avec le sceptre de fer de la divine Justice (2). Tout cela fut l’enfantement de la bienheureuse Marie, non seulement parce qu’elle enfanta Jésus-Christ, mais encore parce qu’elle enfanta par ses mérites et ses soins l’Église même à la sainteté et à la rectitude spirituelle, parce qu’elle la nourrit et l’éleva tant qu’elle vécut sur la terre, et enfin parce que maintenant et toujours elle la conserve et la maintient dans le même esprit fort avec lequel elle la fit naître, en continuant à assurer l’intégrité de la foi catholique et de la doctrine contre laquelle les portes de l’enfer ne prévaudront point (3).

 

1) Apoc., XII, 5 ;

2) Matth., XIX, 28 ;

3) Ibid., XVI, 18. – Cf. le Secret de Notre-Dame de La Salette délivré le 19 septembre 1846, apparaissant et pleurant à genoux puis se relevant avec deux chaînes et la Croix et ses instruments de torture autour du cou, comme si elle nous annonçait le septième millénaire décrit dès le début du XXe chapitre de l’Apocalypse en rejoignant ainsi un Ange descendu ciel tenant la clef de l’Abîme et une énorme chaîne pour enchaîner le Dragon, le Diable, Satan, afin qu’il cesse de fourvoyer les nations pour 1000 années, ― un temps qui donne aux paroles de la Mère de Dieu toute son extension en disant qu’elle s’était réservée le septième jour pour observer la sanctification du dimanche (cf. Les Nombres, XV, 32 et suiv. ; Catéchisme du Concile de Trente, ch. 38, Du troisième Commandement). 

 

516. Saint Jean dit que ce Fils fut enlevé vers Dieu et mis sur le trône de Dieu, et que la femme s’enfuit dans un désert où Dieu lui avait préparé une retraite pour y être nourrie pendant mille deux cent soixante jours (1). C’est que tous les fruits légitimes de cette incomparable femme, tant dans la sainteté commune de l’esprit de l’Eglise que dans les âmes particulières qu’elle engendra et qu’elle engendre comme son propre enfantement spirituel, tous arrivèrent au trône, où se trouve le fruit de l’enfantement naturel, qui est Jésus-Christ, dans lequel et pour lequel elle les engendre et les entretient. Quant au désert où la bienheureuse Marie se retira après ce combat, ce fut un état très sublime et plein de mystères dont je dirai quelques mots dans la suite ; et cet état est appelé désert, parce qu’elle est la seule de toutes les créatures qui y ait été élevée, et qu’aucune autre n’a pu l’obtenir ni y arriver. Ainsi elle s’y trouva seule, loin de toutes les créatures, comme je l’expliquerai ; elle y fut surtout seule pour le démon, qui ignorait ce mystère plus que tous les autres, et qui ne put plus la tenter ni la persécuter en sa personne. Et le Seigneur la nourrit dans cette solitude pendant mille deux cent soixante jours, tant qu’elle vécut dans cet état avant de passer à un autre.

 

1) Apoc., XII, 5 et 6.

 

517. Lucifer connut tout cela, parce que tout cela lui fut annoncé avant que cette divine Femme, ce signe vivant que lui et les démons regardaient, se dérobât à leur vue. Par cette connaissance il perdit entièrement l’espoir dans lequel son grand orgueil l’avait entretenu pendant plus de cinq mille ans, de vaincre Celle qui devait être la Mère du Verbe incarné. On peut par là comprendre jusqu’à un certain point quels étaient le dépit et le tourment de ce grand dragon et de ses démons, dépit d’autant plus violent, tourment d’autant plus affreux, qu’ils se voyaient domptés et enchaînés par la Femme, qu’ils avaient tant désiré faire déchoir de la grâce, et empêcher par leur furieux acharnement d’enrichir l’Église de ses mérites et de ses œuvres. Le dragon faisait tous ses efforts pour se retirer, et disait : « Ô Femme ! donnez-moi la permission de me précipiter dans l’abîme ; je ne puis demeurer en votre présence, et je ne m’y mettrai plus tant que vous vivrez dans ce monde. Vous avez vaincu, ô Femme ! vous avez vaincu, et je reconnais que vous être puissante en la vertu de Celui qui vous a choisie pour être sa Mère. Dieu tout puissant, punissez-nous par vous-même, car nous ne pouvons vous résister, et ne vous servez plus pour instrument d’une Femme qui est d’une nature inférieure à la nôtre. Sa charité nous consume, son humilité nous accable, elle est en tout un témoignage de votre miséricorde envers les hommes, et c’est ce qui nous tourmente plus que mille supplice. Allons donc, démons ! aidez-moi ; mais que pouvons-nous tous ensemble contre cette Femme, puisque avec toutes nos forces nous ne saurions nous en éloigner tant qu’elle ne voudra pas nous chasser de son insupportable présence ? Ô stupides enfants d’Adam ! pourquoi me suivez-vous, et pourquoi laissez-vous la vie pour la mort, la vérité pour le mensonge ? Quel aveuglement est le vôtre (c’est ce que j’avoue malgré moi), puisque vous avez de votre côté et en votre nature le Verbe incarné et cette Femme ? Votre ingratitude est plus grande que la mienne, et cette Femme m’oblige de confesser les vérités que j’abhorre de tout mon cœur. Maudite soit la résolution que j’ai prise de persécuter cette Fille d’Adam, qui me tourmente et m’opprime de la sorte ! »

 

518. Tandis que le dragon exhalait ces plaintes, le prince des milices célestes, saint Michel, apparut pour défendre la cause de la bienheureuse Marie et du Verbe incarné ; et il engagea un autre combat avec le dragon et ses sectateurs par les armes de l’intelligence (1). Saint Michel et ses anges disputèrent avec eux, et les convainquirent de nouveau de leur ancien orgueil, de la désobéissance qu’ils avaient commise dans le ciel, et de la témérité avec laquelle ils avaient persécuté et tenté le Verbe incarné et sa Mère, sur lesquels ils n’avaient nul droit, puisqu’ils étaient exempts de tout péché, de tout défaut et de toute imperfection. Saint Michel justifia les œuvres de la divine Justice, déclarant qu’elles étaient très équitables et irrépréhensibles en la punition de la désobéissance et de l’apostasie de Lucifer et de ses démons ; et les saints anges les anathématisèrent, leur intimèrent de nouveau la sentence de leur punition, et proclamèrent le Tout-Puissant Saint et Juste en toutes ses œuvres. Le dragon et les siens défendaient de leur côté la rébellion et l’audace de leur orgueil ; mais toutes leurs raisons étaient fausses, vaines et pleine de présomption et d’erreurs diaboliques.

 

1)  Apoc., XII, 7.

 

519. Il se fit un silence dans cette dispute, et le Seigneur des armées s’adressa en ces termes à la bienheureuse Vierge : « Ma Mère, ma bien-aimée, mon élue entre les créatures par ma Sagesse éternelle, pour être ma demeure et mon saint temple, c’est vous qui m’avez donné la forme d’homme, et qui avez réparé la perte du genre humain ; c’est vous qui m’avez suivi et imité ; vous qui avez mérité la grâce et les dons que je vous ai communiqués plus qu’à toutes mes créatures, et en vous ils n’ont jamais été oisifs et inutiles. Vous êtes l’objet digne de mon amour infini, la Protectrice, la Reine et la Maîtresse de mon Église. Vous avez ma commission et mon pouvoir, que, comme Dieu tout-puissant, j’ai mis à la disposition de votre très fidèle volonté. Servez-vous-en donc pour ordonner au dragon infernal de ne point semer dans l’Église, tant que vous y vivrez, l’ivraie des erreurs et des hérésies qu’il a inventées ; abattez son orgueil et brisez-lui la tête (1), car je veux que, pendant votre vie, l’Eglise jouisse de cette faveur par votre présence. »

 

1) Gen., III, 15.

 

520. La bienheureuse Marie exécuta cet ordre du Seigneur, et avec l’autorité d’une Reine elle imposa silence aux dragons infernaux, et leur défendit de répandre parmi les fidèles les faussetés qu’ils avaient machinées, et de pousser la témérité, pendant qu’elle serait sur la terre, jusqu’à vouloir séduire aucun des mortels par leurs dogmes et leurs doctrines hérétiques. Cela arriva de la sorte, quoique le serpent irrité eût l’intention, pour se venger de notre grande Reine, de répandre ce venin dans l’Église ; mais le Seigneur lui-même l’empêcha de le faire tant que la divine Mère y vécut, et l’enchaîna, à cause de l’amour qu’il avait pour elle. Après sa glorieuse mort, le Très-Haut laissa le démon agir, en punition des péchés des hommes pesés dans la balance de la divine Justice.

 

521. Ensuite, comme le dit saint Jean, le grand dragon, l’ancien serpent, appelé le démon et Satan, fut chassé avec ses anges de la présence de notre aguste Reine (1) ; il fut précipité sur la terre, où il eut une certaine liberté, comme si la chaîne avec laquelle il était lié avait été un peu allongée. Alors on entendit dans le Cénacle une voix qui fut celle de l’archange et qui disait : « Maintenant le salut de notre Dieu est affermi, et sa puissance et son règne, et la puissance de son Christ, parce que l’accusateur de nos frères qui les accusait jour et nuit a été précipité (2), et ils l’ont vaincu par le sang de l’Agneau, et par le témoignage qu’ils lui ont rendu, et pour lui ils ont méprisé leur vie jusqu’à souffrir la mort (3). C’est pourquoi, ô cieux ! réjouissez-vous, et vous qui les habitez. Malheur à vous, terre et mer, parce qe Satan est descendu vers vous dans une grande colère, sachant qu’il ne lui reste que peu de temps (4). » L’ange déclara par ces paroles qu’en vertu des victoires de la bienheureuse Marie et de elles de son Fils notre Sauveur, le royaume de Dieu, qui est l’Église, et les effets de la Rédemption du genre humain pour les justes étaient assurés. Il appela tout cela salut, règne et puissance de Jésus-Christ. Et l’ange ne se fit entendre que quand le combat fut terminé et quand le dragon fut vaincu et précipité dans la terre et dans la mer, parce que, si la bienheureuse Marie n’eût point vaincu le dragon infernal, cet impitoyable et puissant ennemi eût empêché les effets de la Rédemption ; et alors l’ange félicita les saints de ce que la grande Triomphatrice avait enfin brisé la tête et dissipé les dessein du démon qui calomniait les hommes, que le même ange appela frères par rapport à la nature spirituelle de l’âme, à la grâce et à la gloire qui établissent une espèce d’alliance entre nous et les esprits bienheureux.

 

1) Apoc., XII, 9 ;

2) Ibid., 10 ;

3) Ibid., 11 ;

4) Ibid., 12.

 

522. Les calomnies par lesquelles le dragon persécutait et accusait les mortels, étaient les illusions et les erreurs avec lesquelles il prétendait pervertir les commencements de l’Église évangélique ; et les raisons de justice qu’il alléguait devant le Seigneur consistaient en ce que les hommes, par leur ingratitude, par leurs péchés, et pour avoir ôté la vie à notre Sauveur Jésus-Christ, ne méritaient point le fruit de la Rédemption ni la miséricorde du Rédempteur, mais devait plutôt, en punition, être abandonnés dans leurs ténèbres et dans leurs péchés pour leur damnation éternelle. La très pure Marie répondit à tout cela comme une Mère très douce et très clémente ; elle nous mérita la foi et sa propagation, et l’abondance de toutes les miséricordes et de tous les dons qui nous ont été départis en vertu de la mort de son Fils, et dont ceux qui le crucifièrent, et les autres qui ne le reçurent point pour leur Rédempteur, s’étaient rendus indignes par leurs péchés. Mais l’ange avertit les habitants de la terre, avec une douloureuse compassion, de se prémunir contre les attaques de ce serpent, qui descendait vers eux dans une grande colère, parce qu’il crut sans doute qu’il lui restait peu de temps pour l’exercer, ayant connu les mystères de la Rédemption, le pouvoir de l’auguste Marie, et l’abondance des grâces, des merveilles et des faveurs avec lesquelles la primitive Église s’établissait ; car de tous ces événements il concluait que le monde finirait bientôt, ou que tous les hommes suivraient notre Seigneur Jésus-Christ, et se prévaudraient de l’intercession de sa Mère pour obtenir la vie éternelle. Mais, hélas ! les hommes ont été plus insensés et plus ingrats que le démon lui-même ne le pensait.

 

523. L’évangéliste, continuant l’exposition de ces mystères, dit que le grand dragon, se voyant précipité sur la terre, entreprit de poursuivre la Femme mystérieuse qui avait mis au monde un enfant mâle (1) ; mais que deux ailes d’un grand aigle lui furent données, afin qu’elle s’envolât au désert, au lieu de sa retraite, où elle est nourrie pendant un temps, des temps, et la moitié d’un temps, hors de la présence du serpent (2). C’est pourquoi le même serpent lança de sa gueule contre la Femme de l’eau comme un fleuve, pour l’entraîner s’il était possible (3). En ces paroles on découvre davantage la colère de Lucifer contre Dieu, contre sa Mère et contre l’Église ; car on voit que, de son côté, ce dragon est toujours dévoré par la même envie, enflé du même orgueil ; et il lui resta encore assez de malice pour tenter notre auguste Reine, s’il lui était resté assez de forces, et s’il avait pu se prévaloir de la même permission. Mais il ne l’avait plus pour la tenter ; c’est pourquoi l’évangéliste dit que deux ailes d’aigle lui furent données afin qu’elle s’envolât dans le désert, où elle est nourrie pendant les temps qui sont fixés dans ce chapitre. Ces ailes mystérieuses furent la Puissance ou la Vertu divine, que le Seigneur donna à la bienheureuse Marie pour voler et monter à la vue de la Divinité, et descendre de là vers l’Église, afin de distribuer aux hommes les trésors de la grâce, dont nous parlerons dans le chapitre suivant.

 

1) Apoc., XII, 13 ;

2) Ibid., 14 ;

3) Ibid., 15.

 

524. L’évangéliste ajoute que, dans cette solitude, dans ce désert, elle était hors de la présence du serpent, parce que dès lors le démon n’eut plus permission de la tenter en sa personne. Et le temps, les temps et la moitié d’un temps, font trois ans et demi, qui font, à quelques jours près, les mille deux cent soixante jours qui ont été marqués. La très pure Marie passa le reste de sa vie mortelle dans cet état et en divers autres que je rapporterai. Mais comme le dragon perdit l’espoir de la tenter, il jeta le fleuve de sa malice venimeuse après cette incomparable Femme (1). En effet, après la victoire qu’elle remporta sur lui, il se mit à tenter les fidèles avec de nouvelles ruses, et à persévérer par le moyen des Juifs et des Gentils ; et surtout après la mort glorieuse de notre grande Dame, il lâcha le torrent des hérésies et des fausses doctrines, qu’il tenait comme renfermées dans son sein. Et les menaces qu’il proféra contre la bienheureuse Vierge furent les guerres qu’il prétendit lui faire en persécutant les hommes, objet de sa tendresse maternelle, pour se venger de ce qu’il ne pouvait exercer sa rage sur la personne de cette puissante Reine.

 

1) Apoc., XII, 15.

 

525. C’est pour cette raison que saint Jean dit ensuite (1) que le dragon s’irrita contre la Femme et alla combattre ses autres enfants, qui gardent la Loi de Dieu, et rendent témoignage à Jésus-Christ. Et ce dragon s’arrêta sur la sable de la mer (2), c’est-à-dire au milieu des innombrables infidèles, des idolâtres et des juifs, d’où il fait la guerre à la sainte Église, outre celle qu’il fait secrètement en tentant les fidèles. Mais la terre ferme et stable qui est l’immutabilité de la sainte Église et son incontestable vérité catholique, secourut la mystérieuse Femme ; car elle s’entrouvit et engloutit le fleuve que le serpent lança contre elle (3). Et c’est ce qui arrive : puisque la sainte Église, qui est l’organe et la bouche du Saint-Esprit, a condamné et convaincu toutes les erreurs et toutes les sectes pernicieuses par les paroles et par la doctrine qui sortent de cette bouche, et que transmettent les divines Écritures, les conciles, les décisions, les docteurs et les prédicateurs de l’Évangile.

 

1) Apoc., XII, 17 ;

2) Ibid., 18 ;

3) Ibid., 16.

 

Page précédente (8) :

 

FONDEMENTS SCRIPTURAIRES DU CULTE MARIAL. - 8 - Le Présent éternel

 

Retour page principale :

 

POUR PARVENIR À UNE RÉSURRECTION DE VIE (CF. S. JEAN, V, 25, 28-29) - Le Présent éternel

 

F I N

 

- - - - - - - - - - - -

Partager cet article

Repost 0

commentaires

Présentation

  • : Le Présent éternel
  • Le Présent éternel
  • : Thèse et synthèse sur la logique, la philosophie, la métaphysique, la politique, les mathématiques, la physique, la chimie, la théologie et la mystique élaborées à la lumière des premiers principes de la raison spéculative, principes immuables et éternels qui constituent les fondements du thomisme
  • Contact

Recherche

Liens