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6 juillet 2015 1 06 /07 /juillet /2015 18:16

 

S. IRÉNÉE DE LYON – « Contre les hérésies »

 

Deuxième partie

 

UNITÉ DE LA FOI DE L’ÉGLISE

ET VARIATIONS

DES SYSTÈMES HÉRÉTIQUES

 

1. Unité de la foi de l’Église

 

Les données de la foi

 

10, 2. ayant donc reçu cette prédication et cette foi, ainsi que nous venons de le dire, l'Église, bien que dispersée dans le monde entier, les garde avec soin, comme n'habitant qu'une seule maison, elle y croit d'une manière identique, comme n'ayant qu'une seule âme et qu'un même cœur (a), et elle les prêche, les enseigne et les transmet d'une voix unanime, comme ne possédant qu'une seule bouche.

 

a) Car, si les langues diffèrent à travers le monde, le contenu de la Tradition est un et identique. Et ni les Églises établies en Germanie n'ont d'autre foi ou d'autre Tradition, ni celles qui sont chez les Ibères, ni celles qui sont chez les Celtes, ni celles de l'Orient, de l'Egypte, de la Libye, ni celles qui sont établies au centre du monde ; mais, de même que le soleil, cette créature de Dieu, est un et identique dans le monde entier, de même cette lumière qu'est la prédication de la vérité brille (b) partout et illumine tous les hommes (c) qui veulent « parvenir à la connaissance de la vérité (d) ». Et ni le plus puissant en discours parmi les chefs ne dira autre chose que cela, - car personne n’est au-dessus du Maître (e) -, ni celui qui est faible en paroles n’amoindrira cette Tradition : car la foi étant une et identique, ni celui qui peut en disserter abondamment n’a plus, ni celui qui n’en parle que peu n’a moins (f).

 

a) Cf. Act., IV, 32 ; - b) Cf. S. Jn, I, 5 ; c) Cf. S. Jn, I, 9 ; d) I Tim., II, 4 ; e) Cf. S. Matt., X, 24 ; f) Cf. II Co., VIII, 15 ; Ex., XVI, 18.

 

Livre III, 18, 6 et 7 :

 

Témoignage du Christ [contre le CORAN de l'ISLAM]

 

18, 6. Le même raionnement vaut également contre ceux qui disent qu'il n'a souffert qu'en apparence. En effet, s'il n'a pas réellement souffert, aucune gratitude ne lui est due, puisqu'il n'a pas eu de Passion. Et quand nous aurons, nous, à souffrir réellement, il apparaîtra comme un imposteur en nous exhortant, lorsqu'on nous frappe à présenter  encore l'autre jour (cf. Lc 6, 29 ; Matth. 5, 39), si lui-même n'a pas en toute vérité souffert le premier : car en ce cas, comme  il a trompé les hommes d'alors en paraissant être ce qu'il n'était pas, il nous trompe nous aussi en nous exhortant ce qu'il n'a pas supporté lui-même ; nous serons même au-dessus du Maître (cf. Matth. 10, 24. Lc 6. 40), quand nous souffrirons et supporterons ce que ce prétendu Maître n'a ni souffert ni supporté !  Mais, en fait, notre Seigneur est bien le seul vrai Maître ; il est vraiment bon, lui, le Fils de Dieu ; il a supporté la souffrance, lui, le Verbe de Dieu le Père devenu le Fils de l'homme. Car il a lutté et vaincu : d'une part, il était homme, combattant pour ses pères et rachetant leur désobéissance (cf. Rom. 5, 19) ; il a enchaîné le " fort " (cf. Matth. 12, 29 ; Mc 3, 27), libéré les faibles et octroyé le salut à l'ouvrage par lui modelé, en détruisant le péché. Car " le Seigneur est compatissant et miséricordieux (cf. Ps. 102, 8 ; 144, 8) " et il aime le genre humain (cf. Tite 3, 4).

 

Il fallait que le Fils de Dieu se fît vraiment homme pour sauver l'homme

 

18, 7. Il a donc mélangé et uni, comme nous l'avons déjà dit, l'homme à Dieu. Car si ce n'était pas un homme qui avait vaincu l'adversaire de l'homme, l'ennemi n'aurait pas été vaincu en toute justice. D'autre part, si ce n'était pas Dieu qui nous avait octroyé le salut, nous ne l'aurions pas reçu d'une façon stable. Et si l'homme n'avait pas été uni à Dieu, il n'aurait pu recevoir en participation l'incorruptibilité. Car il fallait que le " Médiateur de Dieu et des hommes (cf. I Tim. 2, 5) ", par sa parenté avec chacune des deux parties, les ramenât l'une et l'autre à l'amitié et à la concorde, en sorte que tout à la fois Dieu accueillît et que l'homme s'offrît à Dieu. Comment aurions pu en effet avoir part à la filiation adoptive à l'égard de Dieu  (cf. Gal. 4, 5), si nous n'avions pas reçu, par le Fils, la communion avec Dieu ? Et comment aurions-nous reçu cette communion avec Dieu, si son Verbe n'était pas entré en communion avec nous en se faisant chair (cf. Jn 1, 14) ? C'est d'ailleurs pourquoi il est passé par tous les âges de la vie, rendant par là à tous les hommes la communion avec Dieu.

 

FIN

 

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