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1 février 2011 2 01 /02 /février /2011 15:10

 

SAINT IRÉNÉE (135/140-202/203)

 ÉVÊQUE DE LYON

HONORÉ PAR L’ÉGLISE COMME MARTYR

LE FONDATEUR DE LA THÉOLOGIE CATHOLIQUE

ET

LE MARTEAU DES HÉRÉSIES

(jamais réfuté ni nommément condamné)

 

« CONTRE LES HÉRÉSIES »

DÉNONCIATION ET RÉFUTATION

DE LA GNOSE AU NOM MENTEUR

dont le vrai titre est :

«  FAUSSE GNOSE DÉMASQUÉE ET RÉFUTÉE »

(ElegcoV kai anatroph thV yeudwnumou gnwsewV)

 

 

Traduction française par Adelin Rousseau

Moine de l’Abbaye d’Orval

Internet : www.JESUSMARIE.com

 

LIVRE V

 

TROISIÈME PARTIE

 

 

L'IDENTITÉ DU DIEU CRÉATEUR ET DU DIEU PÈRE PROUVÉE PAR L'ENSEIGNEMENT DES ÉCRITURES RELATIF À LA FIN DES TEMPS

  

2. LA RÉSURRECTION DES JUSTES

 

 

Conclusion

 

36, 3. Ainsi donc, de façon précise, Jean a vu par avance la première résurrection (1), qui est celle des justes, et l'héritage de la terre qui doit se réaliser dans le royaume ; de leur côté, en plein accord avec Jean, les prophètes avaient déjà prophétisé sur cette résurrection. C'est exactement cela que le Seigneur a enseigné lui aussi, quand il a promis de boire le mélange nouveau de la coupe avec ses disciples dans le royaume (2), et encore lorsqu'il a dit : « Des jours viennent où les morts qui sont dans les tombeaux entendront la voix du Fils de l'homme, et ils ressusciteront, ceux qui auront fait le bien pour une résurrection de vie, et ceux qui auront fait le mal pour une résurrection de jugement (3) » : il dit par là que ceux qui auront fait le bien ressusciteront les premiers pour aller vers le repos, et qu'ensuite ressusciteront ceux qui doivent être jugés. C'est ce qu'on trouve déjà dans le livre de la Genèse, d'après lequel la consommation de ce siècle aura lieu le sixième jour (4), c'est-à-dire la six millième année; puis ce sera le septième jour, jour du repos, au sujet duquel David dit : « C'est là mon repos, les justes y entreront (5) » : ce septième jour est le septième millénaire (6), celui du royaume des justes, dans lequel ils s'exerceront à l'incorruptibilité, après qu'aura été renouvelée la création pour ceux qui auront été gardés dans ce but. C'est ce que confesse l'apôtre Paul, lorsqu'il dit que la création sera libérée de l'esclavage de la corruption pour avoir part à la liberté glorieuse des enfants de Dieu (7).

 

 Et en tout cela et à travers tout cela apparaît un seul et même Dieu Père : c'est lui qui a modelé l'homme et promis aux pères l'héritage de la terre (8) ; c'est lui qui le donnera lors de la résurrection des justes (9) et réalisera ses promesses dans le royaume de son Fils ; c'est lui enfin qui accordera, selon sa paternité, ces biens que l'œil n'a pas vus, que l'oreille n'a pas entendus et qui ne sont pas montés au cœur de l'homme (10). Il n'y a en effet qu'un seul Fils, qui a accompli la volonté du Père, et qu'un seul genre humain, en lequel s'accomplissent les mystères de Dieu. Ces mystères, « les anges aspirent à les contempler » (11), mais ils ne peuvent scruter la Sagesse de Dieu [l’Esprit Saint], par l'action de laquelle l'ouvrage [l’homme] par lui [le Père] modelé est rendu conforme et concorporel au Fils (12) : car Dieu a voulu que sa Progéniture, le Verbe premier-né, descende vers la créature, c'est-à-dire vers l'ouvrage modelé, et soit saisie par elle [sa Progéniture ou son Verbe premier-né], et que la créature [l’homme] à son tour saisisse le Verbe et monte vers lui, dépassant ainsi les anges (13) et devenant à l'image et à la ressemblance de Dieu (14).

1) Cf. Apocalypse, 20 : 5-6 ;

2) Cf. S. Matthieu, 26 : 29 ;

3) S. Jean, 5 : 25, 28-9 ;

4) Cf. Genèse, 1 : 31 ; 2 : 1-2 ;

5) Psaumes (Vulgate), 131 : 15-16 ; 117 : 20 ;

6) Cf. Apocalypse, 20 : 4-6 ;

7) Cf. Romains, 8 : 19-21 ;

8) Cf. Genèse, 13 : 14-15, 17 ; Actes, 7 : 5 ; Genèse, 23 : 4 ; Galates, 4 : 28 ; 3 : 16, 6-9 ; S. Matthieu, 5 : 4 ; S. Luc, 1 : 55 ; 3 : 8 ; S. Matthieu, 3 : 9 ;  

9) Cf. S. Luc, 14 : 14 ; S. Matthieu, 13 : 43 ;

10) Cf.  I Corinthiens, 2 : 9 ; 6 : 3 ; S. Matthieu, 22 : 30 ;

11) Cf. I Pierre, 1 : 12 ;

12) Romains, 8 : 29 ; Éphésiens, 3 : 6 ;

13) Cf. I Corinthiens, 2 : 9 ; 6 : 3 ;

14) Cf. Genèse, 1 : 26. 

  

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LES ÉGAREMENTS D’ÉMINENTS THÉOLOGIENS À TRAVERS LES SIÈCLESAU SUJET DU RÈGNE MILLÉNAIRE PROPHÉTISÉ PAR LE CHAPITRE DE L’APOCALYPSE

 

Voir sur internet le site :

 

La fin du monde sur Croixsens.net pour une nette croissance

 

 

La sainte Bible selon la Vulgate, 19O2-2002, traduite en français et approuvée par l’Église, Nouvelle Édition, Éditions D.F.T., 2e trimestre 2002, p. 3011, Apocalypse de saint Jean (Révélation de Jésus-Christ), XX, 1-6, note « Règneront avec lui pendant mille ans » (verset 6) :

 

« D’après ce qui précède, nous pouvons nous figurer ce règne de mille ans, prélude de la gloire définitive, comme une réalisation plus complète de l’adveniat regnum tuum de l’oraison dominicale. […] Pendant les premiers siècles de l’Église [de l’Église primitive], le millénarisme fut conçu comme le retour glorieux de Jésus-Christ venant régner sur la terre avec ses saints pendant mille ans avant le jugement général [Ce que ne soutient pas saint Irénée, évêque de Lyon, qui ne parle que de « l’apparition de notre Seigneur » – cf. « Contre les hérésies », livre V, IIIe partie, 26, 1]. Cette attente était commune, nous pourrions dire populaire parmi les premiers fidèles (S. Papias, évêque de Hiérapolis, 110, S. Polycarpe, 69/70-155/156, évêque de Smyrne, S. Irénée, évêque de Lyon, 177,  S. Justin, martyr, S. Méliton, évêque de Sardes, Tertullien, etc.) ; elle les soutient et les console sous le feu de la persécution. [Hélas] [sic !] des hérétiques y mêlèrent des idées grossières qui la firent bien vite  [?] rejeter. De ce temps de S. Jérôme, [on pensa autrement] : c’est du haut du ciel avec ses Saints, non pas visiblement présent sur la terre, d’après saint Jean [d’après S. Jérôme !], doit régner pendant mille ans, et ce règne doit précéder le second avènement, sans se confondre avec lui. S. Augustin, après quelques hésitations, finit par voir dans le règne de mille ans toute la durée l’existence terrestre de l’Église (De Civitate Dei, XX, VII, 13). Bossuet le fait commencer avec Jésus-Christ et finir en l’an mille. D’autres le placent entre Charlemagne et la Révolution française [quelle cacophonie doctrinale !]. Nous pensons, avec Bisping, que le millénium n’a pas encore fait son apparition » (Chanoine Crampon, 1885). [Il convient également de signaler que dans cette même Bible traduite selon la Vulgate, à la page 1585, Isaïe, XI, note 6-9, le chapitre V, IIIe partie, 33, 4 : « Certains ne l’ignorent pas… », le traité de saint Irénée « Contre les hérésies » est cité pour prouver l’accomplissement de la promesse faite par Dieu aux Pères, afin que les fils d’Abraham aient part aux biens du Seigneur, lorsque « la terre sera rénovée ou restaurée en son état premier » (cf. S. Irénée, Contre les hérésies, livre V, 3e partie, 32, 1). — Pauvres théologiens qui se croient obligés de rejeter la doctrine catholique du millénarisme sous prétexte que des hérétiques n’ont vu que le côté matériel des choses, — qui existe pourtant bel et bien ! Les saints ci-dessus nommés feraient-ils également partie de ces hérétiques ? Avant la chute originelle, la Genèse ne nous révèle-t-elle pas que l’état de notre terre était différent de son état actuel (cf. Genèse, III, 17-19) ? Et cette « plaisanterie » dure depuis des siècles ! Si le fait de mésuser et/ou abuser d’une bonne chose constitue une raison suffisante pour la supprimer, pourquoi ne pas l’appliquer à la Bible elle-même qui a engendré une multitude d’hérésies ? L’abus d’une chose bonne en soi entraîne-t-il sa suppression ? Où va-t-on avec un principe pareil ? Ils font un tort infini à cette doctrine et en ont éloigné les catholiques, sous prétexte d’en détruire les abus. Le comble de cela, c’est d’oser écrire que pour la majorité des chrétiens du IIe siècle la venue du Règne glorieux et spirituel du Christ était imminente en citant saint Irénée, alors que celui-ci précise bien dans ses écrits que ce Règne ne se réalisera qu’au septième millénaire. Grâce à leur foi, les premiers chrétiens de l’Église primitive vivaient déjà dans l’espérance de leur résurrection sans avoir nécessairement besoin de savoir que ce monde voué au péché est destiné à être restauré dans son premier état, — ce dont ils devaient d’ailleurs se douter.]

 

Les âmes des martyrs ayant été « décapités pour le témoignage de Jésus et la parole de Dieu »  (a) et ayant « refusé d’adorer la Bête et son image » et de recevoir sa marque sur leur front (b) et jouissant par conséquent de la vision béatifique ou de la vie éternelle, n’avaient nul besoin d’une vie nouvelle, si ce n’est de reprendre possession de leur corps au septième millénaire et régner avec le Christ, « à la suite de son apparition » (c) période durant laquelle l’antique serpent, qui est le Diable ou Satan, sera enchaîné et notre terre renouvelée et rétablie dans son état premier (d). Il ne s’agit pas non plus de l’Église durant ses deux millénaires qui a pratiqué des exorcismes et connu par conséquent des âmes possédés du démon, ni des nations séduites ou fourvoyées par celui-ci. Toute autre explication contient une contradiction. L’Église primitive n’en doutait pas et saint Irénée, l’évêque de Lyon, au IIe siècle, nous en a donné tout simplement la confirmation et la démonstration dans son traité « Contre les hérésies » cité par le Catéchisme du Concile de Trente dans le Symbole des Apôtres, § IV, relatif aux « Caractères propres de l’Église : Unité ». Ce qui est écrit est écrit. Nous noterons également que, d’après l’apôtre saint Luc, dans son évangile, au verset 18 du chapitre 10, précise que « le diable avait été précipité sur toute la terre comme un éclair » (e) (ce qui n’est pas le cas du 7e millénaire), « afin que le Diable ou Satan ne séduisît plus les nations »  dit l’Apocalypse, au verset 3 du chapitre 20. N’est-ce pas là une doctrine qui appartient au dépôt de la foi catholique ? Nul ne peut donc s’en écarter sans commettre une hérésie et encourir la damnation éternelle. Saint Irénée nous dit bien : « Ils ont ainsi des pensées hérétiques » et que certains se laissent induire en erreur par les hérétiques qui tiennent de tels discours (f).

 

a) Apocalypse ou Révélation de Jésus-Christ, 20 : 4 ; et cf. 1 : 2 ;

b) Apocalypse, 20 : 4 ; 13 : 12-17 ;

c) S. Irénée, « Contre les hérésies », V, 32, 1 ;

d) Cf. Apocalypse, XII, 8-9 ; XX, 1-4 ; Actes, III, 17-22 ;

e) Ce qui n’est pas le cas du 7e millénaire ;

f) S. Irénée, « Contre les hérésies », Livre V, 2. La résurrection des justes, Étapes progressives dans l’acheminement des justes vers la vie céleste, 31, 1 ; Le royaume des justes, accomplissement de la promesse faite par Dieu aux pères, 32, 1.

 

Notons bien que S. Irénée est avant tout un homme de foi qui s’appuie constamment sur la parole de Dieu ou sur les divines Écritures, en tirant de celles-ci toutes les prémisses nécessaires à ses conclusions, ce qui fait qu’on ne peut le réfuter sans réfuter également les Écritures (ce qui est également notre façon de travailler et de servir Dieu, notre Seigneur). Et c’est la raison pour laquelle on préfère ne jamais le citer et tout particulièrement sur la question du temps de l’Antéchrist qui récapitule en lui toute l’apostasie du diable, question qu’il développe magistralement dans la troisième partie de son dernier livre de son « Traité contre les hérésies » en concluant que sa position ne fait que confirmer les écrits des prophètes et des apôtres qu’il cite constamment en observant stricto sensu sa règle de vérité. Nous avons là un témoin de l’Église primitive ajouté à celui d’un évêque, d’un martyr et d’un saint, et ce cité de surcroit par le Catéchisme du Concile de Trente. Que nous faut-il de plus pour suivre son enseignement ? 

 

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Le traité de S. Irénée « Contre les hérésies »

peut être reconstitué en reprenant

toutes les citations des Écritures.

 

Il suffit de consulter toutes les citations des Écritures auxquelles se réfère constamment saint Irénée pour conclure que les arguments de son traité « Contre les hérésies » jouissent d’une infaillibilité identique à celle de l’Ancien Testament que Dieu nous a transmis avec l’Évangile et que soit ainsi établi jusqu’au jugement dernier le fondement et la colonne de notre foi (a) « pour rendre à chacun son œuvre » (b) en rattachant le Nouveau Testament à l’Ancien par son Fils unique (c). En effet, en reprenant toutes les citations des Écritures, une telle osmose nous a permis de constater qu’une réfutation de ce traité « Contre les hérésies » revenait également à rejeter les fondements du christianisme.

 

a) Cf. I Timothée, III, 15 ;

b) Apocalypse, I, 1 ; XX, 12-15 ; XXII, 12 ;

c) Cf. S. Luc, XXIV, 44-49 ; III, 22 ; IX, 35 ; X, 22 ; S. Matthieu, XI, 27.

 

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LA RÈGLE DE VÉRITÉ

 

S. Irénée de Lyon (135/140 – 202/203), « Contre les hérésies », Livre II, 27, 1 :

 

Recherches légitimes

 

27, 1. En revanche, une intelligence saine, circonspecte, pieuse et éprise de vérité se tournera vers les choses que Dieu a mises à la portée des hommes et dont il a fait le domaine de notre connaissance. C'est à ces choses qu'elle s'appliquera de toute son ardeur, c'est en elles qu'elle progressera, s'instruisant sur elles avec facilité moyennant l'exercice quotidien. Ces choses, ce sont, pour une part, celles qui tombent sous notre regard et, pour une autre part, tout ce qui est contenu clairement et sans ambiguïté, en propres termes, dans les Écritures. Voilà pourquoi les paraboles doivent être comprises à la lumière des choses non ambiguës : de la sorte, celui qui les interprète les interprétera sans péril, les paraboles recevront de tous une interprétation semblable, et le corps de la vérité demeurera complet, harmonieusement structuré et exempt de dislocation. Par contre, rattacher des choses non clairement exprimées et ne tombant pas sous notre regard à des interprétations de paraboles que chacun imagine de la manière qu'il veut, c'est déraisonnable : de la sorte, en effet, il n'y aura de règle de vérité chez personne, mais, autant il y aura d'hommes à interpréter les paraboles, autant on verra surgir de vérités antagonistes et de théories contradictoires, comme c'est le cas pour les questions débattues par les philosophes païens.

 

27, 2. Dans une telle perspective, l'homme cherchera toujours et ne trouvera jamais, parce qu'il aura rejeté la méthode même qui lui eût permis de trouver. Et alors que l'Époux est là, l'homme dont la lampe n'est point préparée et ne brille point de la splendeur de la claire lumière court vers ceux qui trafiquent dans les ténèbres des interprétations de paraboles ; il délaisse ainsi Celui qui, par sa claire prédication, donne gratuitement d'avoir accès auprès de lui et il s'exclut de la chambre nuptiale (a).

 

Ainsi donc toutes les Écritures, tant prophétiques qu'évangéliques, — que tous peuvent pareillement entendre, lors même que tous ne croient pas pour autant, — proclament clairement et sans ambiguïté qu'un seul et unique Dieu, à l'exclusion de tout autre, a fait toutes choses par son Verbe, les visibles et les invisibles, les célestes et les terrestres, celles qui vivent dans les eaux et celles qui rampent sous la terre, comme nous l'avons prouvé par les paroles mêmes des Écritures  ; de son côté, le monde même où nous sommes, par tout ce qu'il offre à nos regards, atteste lui aussi qu'unique est Celui qui l'a fait et le gouverne. Dès lors, combien stupides apparaîtront ces gens qui, en présence d'une manifestation aussi claire, sont aveugles des yeux et ne veulent pas voir la lumière de la prédication ; qui s'enchaînent eux-mêmes et qui, par de ténébreuses explications de paraboles, s'imaginent avoir trouvé chacun son propre Dieu. Car, en ce qui concerne le Père imaginé par les hérétiques, aucune Écriture ne dit quoi que ce soit de façon claire, en propres termes et sans contestation possible : eux-mêmes en témoignent en disant que c'est en secret que le Sauveur aurait livré ces enseignements, et cela non pas à tous, mais à quelques disciples capables de saisir (b) et comprenant ce qu'il indiquait au moyen d'énigmes et de paraboles. Ils en viennent ainsi à dire qu'autre est celui qui est prêché comme Dieu, et autre celui qui est indiqué par les paraboles et les énigmes, à savoir le Père.

 

a) Cf. S. Matthieu, 25 : 1-12 ; 

b) Cf. S. Matthieu, 19 : 12.

 

27, 3. Mais, puisque les paraboles sont susceptibles d'explications multiples, fonder sur elles sa recherche de Dieu en délaissant ce qui est certain, indubitable et vrai, quel homme épris de vérité ne conviendra que c'est se précipiter en plein danger et agir à l'encontre de la raison ? N'est-ce pas là bâtir sa maison, non sur le roc ferme, solide et découvert, mais sur l'incertitude d'un sable mouvant ? Aussi un tel édifice sera-t-il facilement renversé (a).

 

a) Cf. S. Matthieu, 7 : 24-27.

 

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S. Irénée, « Contre les hérésies », Vol. III, 2e partie, 1. Le Fils de Dieu s’est vraiment fait homme, La descente de l’Esprit Saint sur le Fils de Dieu fait homme :

 

17, 3. C'est parce qu'il (l’Esprit Saint) voyait d'avance la grâce de ce don que Gédéon, cet Israélite que Dieu avait choisi pour sauver le peuple d'Israël de la domination des étrangers, changea sa demande (a) : il prophétisa par là que sur la toison de laine, qui seule avait d'abord reçu la rosée et qui était la figure du peuple d'Israël, viendrait la sécheresse, c'est-à-dire que ce peuple ne recevrait plus de Dieu l'Esprit Saint , — selon ce que dit Isaïe : « Je commanderai aux nuées de ne pas pleuvoir sur elle (b) », — tandis que sur toute la terre se répandrait la rosée, qui est l'Esprit de Dieu. C'est précisément cet Esprit qui est descendu sur le Seigneur, « Esprit de sagesse et d'intelligence, Esprit de conseil et de force, Esprit de science et de piété, Esprit de crainte de Dieu (c) ». Et c'est ce même Esprit que le Seigneur à son tour a donné à l'Église , en envoyant des cieux le Paraclet (d) sur toute la terre, là où le diable avait été précipité comme l'éclair, selon la parole du Seigneur (e) : c'est pourquoi cette rosée de Dieu nous est nécessaire pour que nous ne soyons pas consumés ni rendus stériles et pour que, là où nous avons un accusateur (f), nous ayons aussi un Défenseur. Car le Seigneur a confié à l'Esprit Saint l'homme, son propre bien, qui était tombé entre les mains des brigands, cet homme dont il a eu compassion et dont il a lui-même bandé les blessures, donnant deux deniers royaux (g) pour que, après avoir reçu par l'Esprit l'image et l'inscription (h) du Père et du Fils, nous fassions fructifier le denier qui nous est confié et le remettions au Seigneur ainsi multiplié (i).

 

  1. Cf. Juges, 6 : 36-40 ;
  2. Isaïe, 5 : 6 ;
  3. Isaïe, 11 : 2-3 ;
  4. Cf. S. Jean, 15 : 26 ;
  5. Cf. S. Luc, 10 : 18 ; Apocalypse, 12 : 9 ;
  6. Cf. Apocalypse, 12 : 10 ; 20 : 1-3 [à l’exception du 7e millénaire, « afin que le Diable cessât de fourvoyer les nations »] ;
  7. Cf. S. Luc, 10 : 30-35 ;
  8. Cf. S. Matthieu, 22 : 20 ; S. Marc, 12 : 16 ; S. Luc, 20 : 24 ;
  9. Cf. S. Matthieu, 25 : 14-30 ; S. Luc, 19 : 12-27.

 

F I N

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Sur le septième millénaire et la résurrection des justes

Cliquez également sur :

 

SAINT IRENÉE DE LYON RÉFUTE LE PSEUDO CONCILE VATICAN II - Le Présent éternel

 

et sur :

 

L’ARGUMENT PÉREMPTOIRE DE S. IRÉNÉE SUR LE RÔLE NÉCESSAIRE DU VIIe MILLÉNAIRE (1/2). - Le Présent éternel

 

Pour retourner à la page principale :

 

 

POUR PARVENIR À UNE RÉSURRECTION DE VIE (CF. S. JEAN, V, 25, 28-29) - Le Présent éternel

 

 

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