Partager l'article ! SAINT IRÉNÉE (IIe SIÈCLE) ET LA VÉRITÉ DES SAINTES ÉCRITURES (1/4).: Un retour à saint Irénée, évêque de Lyon, et ...
Un retour à saint Irénée, évêque de Lyon, et, par lui, aux Saintes Écritures qu'il maîtrisait parfaitement en logicien émérite.
En effet, nul, sur cette terre vouée à « la colère de l’Agneau » (Ap., 6 : 16), n’a dépassé les commentaires géniaux de saint Irénée. Tout catholique intègre devrait, en toute logique, lire et méditer en permanence son incomparable traité « Contre les hérésies », car il contient la substantifique moelle de l’Écriture et la réponse à tous ses contempteurs.
Ceux qui prétendent que certains commentaires et conclusions ont été ajoutés au traité de saint Irénée n’ont même pas pris la peine de lire et de méditer toutes les citations sur lesquellles sont fondés les travaux de cet évêque, car ils se seraient aperçus que ces citations sont intimement liées entre elles et non choisies en dépit du bon sens et nous entraînent aux mêmes conclusions que les siennes. Nous touchons-là le domaine du réalisable sans pouvoir cependant en prouver la réalisation, car on démontre pas un effet par sa cause parce qu’il ne peut y avoir pour deux événements séparés par le temps, la prophétie et son accomplissement, de moyen terme qui les unit dans l’être. Cela échappe à l’homme et relève uniquement de Dieu qui est l’Être de Soi-même et de tout (a).
a) Platon, Critias, 130a-120c ; Aristote, Organon, livre II, ch. 12, De la simultanéité de la cause et de l’effet », 95a10-96-a15.
Nous avons noté avec satisfaction que le site PAROUSIE INTERMÉDIAIRE a consacré au traité « Contre les hérésies » de saint Irénée, évêque de Lyon du IIe siècle, une analyse dityrambique jusqu’à reconnaître que ce « Père de la dogmatique » « contribue beaucoup à la formulation de tout ce qui concerne l’Anti-Christ » en disant « par exemple que celui-ci viendra résumer en lui-même l’iniquité humaine de six mille ans, les six mille qui à ce moment-là seront écoulés à partir de la création d’Adam » (a). Nous tenons à le souligner parce que ce site est le seul à l’avoir affirmé péremptoirement, alors que d’autres n’en ont pas eu le courage bien que se qualifiant de sédévacantistes. Nous déplorons néanmoins que site fasse l’apologie du pseudo Vatican II et se mette sous l’autorité de Ratzinger/Benoît XVI dont l’imposture a été dûment constatée et démontrée par la considération attentive de ses paroles, de ses écrits et de ses actes. On y comprend vraiment plus rien ! C’en est fini de l’unité de l’Église, le premier caractère que lui donne le Symbole de Nicée. Oui, pour reprendre les termes de Notre-Dame de La Salette, « Rome a perdu la foi et est le siège de l’Antéchrist, et le monde est dans la consternation » (Secret de La Salette, 19 septembre 1846).
a) Cf. S. Irénée, Contre les hérésies, Livre V, IIIe Partie. – Cf. S. Matthieu, 5 : 37 ; S. Jacques, 5 : 12 ; II Corinthiens, 1 : 17-20 ; Actes, 4, 32 ; Éphésiens, 4 : 4 ; S. Jean, 3 : 18 ; IIe Épître de S. Jean, 10-11 ; Tite, 3 : 10-11 ; Galates, 1 : 8 ; cf. Don Francesco Palladino, « Petrus es tu ? : Es-tu Pierre ? », Éditions Delacroix (en pareille matière, cet ouvrage domine tous les autres que nous avons consultés). — Cliquer sur notre site : dertemps.htm et sur :
Don Francesco Palladino, Petrus es tu ? (« Es-tu Pierre ? »), Éditions Delacroix (en pareille matière, cet ouvrage domine tous les autres que nous avons consultés)
Gloria.tv: VATICAN II: CONCILE INFAILLIBLE OU CONCILIABULE FAILLIBLE
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SAINT IRÉNÉE (135/140-202/203)
ÉVÊQUE DE LYON
HONORÉ PAR L’ÉGLISE COMME MARTYR
LE FONDATEUR DE LA THÉOLOGIE CATHOLIQUE
ET
LE MARTEAU DES HÉRÉSIES
(jamais réfuté ni nommément condamné)
« CONTRE LES HÉRÉSIES »
DÉNONCIATION ET RÉFUTATION
DE LA GNOSE AU NOM MENTEUR
dont le vrai titre est :
« FAUSSE GNOSE DÉMASQUÉE ET RÉFUTÉE »
(Elegcoς kaί anatroph thς yeudwnumou gnώsewς)
Traduction française par Adelin Rousseau
Moine de l’Abbaye d’Orval
Internet : www.JESUSMARIE.com et
Saint Irénée de Lyon : table des matières
LIVRE III
PRÉLIMINAIRE
LA VÉRITÉ DES ÉCRITURES
Comment, par les apôtres, l’Église a reçu l’Évangile.
Le Seigneur de toutes choses a en effet donné à ses apôtres le pouvoir d'annoncer l'Évangile (a) et c'est par eux que nous avons connu la vérité, c'est-à-dire l'enseignement du Fils de Dieu. C'est aussi à eux que le Seigneur a dit : « Qui vous écoute m'écoute, et qui vous méprise me méprise et méprise Celui qui m'a envoyé (b). »
a) Cf. S. Matthieu, 28 : 18-19 ; S. Marc, 16 : 15. - b) S. Luc, 10 : 16.
1, 1. Car ce n'est pas par d'autres que nous avons connu l'« économie » de notre salut, mais bien par ceux par qui l'Évangile nous est parvenu. Cet Évangile, ils l'ont d'abord prêché ; ensuite, par la volonté de Dieu, ils nous l'ont transmis dans des Écritures, pour qu'il soit le fondement et la colonne (a) de notre foi.
Car il n'est pas non plus permis de dire qu'ils ont prêché avant d'avoir reçu la connaissance parfaite, comme osent le prétendre certains, qui se targuent d'être les correcteurs des apôtres. En effet, après que notre Seigneur fut ressuscité d'entre les morts et que les apôtres eurent été, par la venue de l'Esprit Saint (b), revêtus de la force d'en haut (c), ils furent remplis de certitude au sujet de tout et ils possédèrent la connaissance parfaite ; et c'est alors qu'ils s'en allèrent jusqu'aux extrémités de la terre (d), proclamant la bonne nouvelle des biens (e) qui nous viennent de Dieu et annonçant aux hommes la paix céleste (f) : ils avaient, tous ensemble et chacun pour son compte, l'« Évangile de Dieu (g) ».
Ainsi Matthieu publia-t-il chez les Hébreux, dans leur propre langue, une forme écrite d'Évangile, à l'époque où Pierre et Paul évangélisaient Rome et y fondaient l'Église . Après la mort de ces derniers, Marc, le disciple et l'interprète de Pierre, nous transmit lui aussi par écrit ce que prêchait Pierre. De son côté, Luc, le compagnon de Paul, consigna en un livre l'Évangile que prêchait celui-ci (h). Puis Jean, le disciple du Seigneur, celui-là même qui avait reposé sur sa poitrine (i), publia lui aussi l'Évangile, tandis qu'il séjournait à Éphèse, en Asie.
a) Cf. I Timothée, 3 : 15. - b) Cf. Actes, 1 : 8. - c) Cf. S. Luc, 24 : 49. - d) Cf. Psaumes, 18 : 5 ; Romains, 10 : 18 ; Actes, 1 : 8. - e) Cf. Isaïe, 52 : 7 ; Romains, 10 : 15. - f) Cf. S. Luc, 2 : 13-14. - g) Cf. Romains, 1 : 1 ; 15 : 16 ; II Corinthiens, 11 : 7 ; I Thessaloniciens, 2 : 2, 8, 9 ; I S. Pierre, 4 : 17. - h) Cf. Galates, 2 : 2 ; I Thessaloniciens, 2 : 9. - i) Cf. S. Jean, 13 : 23 ; 21 : 20.
1, 2. Et tous ceux-là nous ont transmis l'enseignement suivant : un seul Dieu, Créateur du ciel et de la terre, qui fut prêché par la Loi et les prophètes, et un seul Christ, Fils de Dieu. Si donc quelqu'un leur refuse son assentiment, il méprise ceux qui ont eu part au Seigneur (a), méprise aussi le Seigneur lui-même, méprise enfin le Père (b) ; il se condamne lui-même (c), parce qu'il résiste (d) et s'oppose à son salut, — ce que font précisément tous les hérétiques.
a) Hébreux, 3 : 14. - b) Cf. S. Luc, 10 : 16. - c) Cf. Tite, 3 : 11. - d) Cf. II Timothée, 2 : 25.
Les hérétiques n'admettent ni les Écritures ni la Tradition
2, 1. En effet, lorsqu'ils se voient convaincus à partir des Écritures, ils se mettent à accuser les Écritures elles-mêmes : elles ne sont ni correctes ni propres à faire autorité, leur langage est équivoque, et l'on ne peut trouver la vérité à partir d'elles si l'on ignore la Tradition. Car, disent-ils, ce n'est pas par des écrits que cette vérité a été transmise, mais de vive voix, ce qui a fait dire à Paul : « Nous "parlons" sagesse parmi les parfaits, mais sagesse qui n'est pas celle de ce siècle (a) » Et cette sagesse, chacun d'eux veut qu'elle soit celle qu'il a découverte par lui-même, autrement dit une fiction de son imagination. Aussi est-il normal que, d'après eux, la vérité soit tantôt chez Valentin, tantôt chez Marcion, tantôt chez Cérinthe, puis chez Basilide, ou encore chez quelque autre disputeur n'ayant jamais pu prononcer une parole salutaire. Car chacun d'eux est si foncièrement perverti que, corrompant la règle de vérité, il ne rougit pas de se prêcher lui-même (b).
a) I Corinthiens, 2 : 6. - b) Cf. II Corinthiens, 4 : 5.
2, 2. Mais lorsqu'à notre tour nous en appelons à la Tradition qui vient des apôtres et qui, grâce aux successions des presbytres, se garde dans les Églises, ils s'opposent à cette Tradition : plus sages que les presbytres et même que les apôtres, ils ont, assurent-ils, trouvé la vérité pure, car les apôtres ont mêlé des prescriptions de la Loi aux paroles du Sauveur ; et non seulement les apôtres, mais le Seigneur lui-même a prononcé des paroles venant tantôt du Démiurge, tantôt de l'Intermédiaire, tantôt de la Suprême Puissance ; quant à eux, c'est sans le moindre doute, sans contamination aucune et à l'état pur qu'ils connaissent le mystère secret (a). Et voilà bien le plus impudent des blasphèmes à l'endroit de leur Créateur ! Il se trouve donc qu'ils ne s'accordent plus ni avec les Écritures ni avec la Tradition.
a) Cf. Éphésiens, 3 : 9 ; Colossiens, 1 : 26.
2, 3. Tels sont les gens qu'il nous faut combattre, mon cher ami. Glissant comme des serpents, ils cherchent à s'échapper de tous côtés : aussi est-ce de toutes parts qu'il faut leur tenir tête, dans l'espoir que nous pourrons, en les refoulant, amener quelques-uns d'entre eux à se convertir à la vérité. Car, s'il n'est pas facile de faire changer de sentiment une âme possédée par l'erreur, du moins n'est-il pas absolument impossible que l'erreur s'enfuie quand on met en face d'elle la vérité.
À SUIVRE