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5 janvier 2014 7 05 /01 /janvier /2014 16:06

« IL FAUT QUE TOUT D’ABORD L’ÉVANGILE SOIT PRÊCHÉ À TOUTES LES NATIONS » (Mc. XIII, 10).

 

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Sur le Talmud et les faux Juifs,

cliquez sur les fichiers :

 

NOMBREUX PASSAGES DU TALMUD (I/IV). - Le Présent éternel

 

NOMBREUX PASSAGES DU TALMUD (II/IV). - Le Présent éternel

 

NOMBREUX PASSAGES DU TALMUD (III/IV). - Le Présent éternel

 

NOMBREUX PASSAGES DU TALMUD (IV/IV). - Le Présent éternel

 

 

COLLUSION DE L’ÉGLISE CONCILIAIRE AVEC LE B’NAÏ B’RITH - TALMUDISTE (I/VI) - Le Présent éternel

 

COLLUSION DE L’ÉGLISE CONCILIAIRE AVEC LE B’NAÏ B’RITH - TALMUDISTE (II/VI) - Le Présent éternel

 

COLLUSION DE L’ÉGLISE CONCILIAIRE AVEC LE B’NAÏ B’RITH - TALMUDISTE (III/VI) - Le Présent éternel

 

COLLUSION DE L’ÉGLISE CONCILIAIRE AVEC LE B’NAÏ B’RITH - TALMUDISTE (IV/VI) - Le Présent éternel

 

COLLUSION DE L’ÉGLISE CONCILIAIRE AVEC LE B’NAÏ B’RITH – TALMUDISTE (V/VI) - Le Présent éternel

 

COLLUSION DE L’ÉGLISE CONCILIAIRE AVEC LE B’NAÏ B’RITH - TALMUDISTE (VI/VI) - Le Présent éternel

 

 

LA VÉRITÉ SUR L’EXÉCRABLE TALMUD A.M.D.G. (I/X) - Le Présent éternel

 

LA VÉRITÉ SUR L’EXÉCRABLE TALMUD A.M.D.G. (II/X) - Le Présent éternel

 

LA VÉRITÉ SUR L’EXÉCRABLE TALMUD A.M.D.G. (III/X) - Le Présent éternel

 

LA VÉRITÉ SUR L’EXÉCRABLE TALMUD A.M.D.G. (IV/X) - Le Présent éternel

 

LA VÉRITÉ SUR L’EXÉCRABLE TALMUD A.M.D.G. (V/X) - Le Présent éternel

 

LA VÉRITÉ SUR L’EXÉCRABLE TALMUD A.M.D.G. (VI/X) - Le Présent éternel

 

LA VÉRITÉ SUR L’EXÉCRABLE TALMUD A.M.D.G. (VII/X) - Le Présent éternel

 

LA VÉRITÉ SUR L’EXÉCRABLE TALMUD A.M.D.G. (VIII/X) - Le Présent éternel

 

LA VÉRITÉ SUR L’EXÉCRABLE TALMUD A.M.D.G. (IX/X) - Le Présent éternel

 

LA VÉRITÉ SUR L’EXÉCRABLE TALMUD A.M.D.G. (X/X) - Le Présent éternel

 

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Sur l’origine de la franc-maçonnerie :

 

LA « FORCE MYSTÉRIEUSE » : L’ORIGINE DE LA FRANC-MAÇONNERIE (1/19). - Le Présent éternel

 

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Nous vous conseillons également  de cliquer sur le site suivant :

 

LES CATHOLIQUES ROMAINS DE LA SAINTE TRADITION APOSTOLIQUE

 

Notre site :

 

http://premiumorange.com/thomiste/

 

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Notre blog :

 

Sur le septième millénaire :

 

LE SEPTIÈME MILLÉNAIRE, LE ROYAUME DES JUSTES, SELON SAINT IRÉNÉE. - Le Présent éternel

 

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La sagesse de saint Irénée, l’évêque de Lyon, un martyr tant décrié des hérétiques et/ou du monde !

 

 

SAINT IRÉNÉE (IIe siècle) – « CONTRE LES HÉRÉSIES »

 

Livre IV

 

Deuxième partie

 

L’ANCIEN TESTAMENT,

PROPHÉTIE DU NOUVEAU :

UNE LECTURE ECCLÉSIALE,

DES ÉCRITURES

 

 

3. Une lecture ecclésiale des Écritures : spécimens d’exégèse vétéro-testamentaire.

 

Les Écritures, prophétie du Christ.

 

26, 1. Si donc quelqu'un lit les Écritures de cette manière, il y trouvera une parole concernant le Christ et une préfiguration de la vocation nouvelle. Car c'est lui le « trésor caché dans le champ (a) », c'est-à-dire dans le monde, puisque « le champ, c'est le monde (b) ». Trésor caché dans les Écritures, car il était signifié par des figures et des paraboles qui, humainement, ne pouvaient être comprises avant l'accomplissement des prophéties, c'est-à-dire avant la venue du Seigneur. Et c'est pourquoi il avait été dit au prophète Daniel : « Obstrue ces paroles et scelle ce livre jusqu'au temps de l'accomplissement, jusqu'à ce que beaucoup apprennent et que la connaissance abonde; car, lorsque la dispersion aura pris fin, ils comprendront toutes ces choses (c). » Jérémie dit aussi : « Lors des derniers jours, ils comprendront ces choses (d). » Car toute prophétie, avant son accomplissement, n'est qu'énigmes et ambiguïtés pour les hommes ; mais, lorsqu'arrive le moment et que s'accomplit la prédiction, alors celle-ci trouve son exacte interprétation. Voilà pourquoi, lue par les Juifs à l'époque présente, la Loi ressemble à une fable : car ils n'ont pas ce qui est l'explication de tout, à savoir la venue du Fils de Dieu comme homme. Au contraire, lue par les chrétiens, elle est ce trésor naguère caché dans le champ, mais que la croix du Christ révèle et explique : elle enrichit l'intelligence des hommes, montre la sagesse de Dieu, fait connaître les « économies » de celui-ci à l'égard de l'homme; elle préfigure le royaume du Christ et annonce par avance la bonne nouvelle de l'héritage de la sainte Jérusalem ; elle prédit que l'homme qui aime Dieu progressera jusqu'à voir Dieu et entendre sa parole et qu'il sera glorifié par l'audition de cette parole, au point que les autres hommes ne pourront fixer leurs yeux sur son visage glorieux (e) selon qu'il fut dit à Daniel : « Les sages brilleront comme la splendeur du firmament et, parmi la multitude des justes, comme les étoiles, éternellement et à jamais (f). » Si donc quelqu'un lit les Écritures de la manière que nous venons de montrer, — et c'est de cette manière que le Seigneur les expliqua à ses disciples après sa résurrection d'entre les morts, leur prouvant par elles qu'« il fallait que le Christ souffrît et entrât dans sa gloire (g) » et « qu'en son nom la rémission des péchés fût prêchée (h) » dans le monde entier, — il sera un disciple parfait (i), « semblable au Maître de maison qui extrait de son trésor des choses nouvelles et des choses anciennes (j) ».

 

a) S. Matthieu, 13 : 44. - b) S. Matthieu, 13 : 38. - c) Daniel, 12 : 4, 7. - d) Jérémie, 23 : 20. - e) Cf. II Corinthiens, 3 : 7 ; Exode, 34 : 29-35. - f) Daniel, 12 : 3. - g) S. Luc, 24 : 26, 46. - h) S. Luc, 24 : 47. - i) Cf. S. Luc, 6 : 40. - j) S. Matthieu, 13 : 52.

 

Lire les Écritures auprès des presbytres qui sont dans l'Église.

 

26, 2. C'est pourquoi il faut écouter les presbytres qui sont dans l'Église : ils sont les successeurs des apôtres, ainsi que nous l'avons montré, et, avec la succession dans l'épiscopat, ils ont reçu le sûr charisme de la vérité selon le bon plaisir du Père. Quant à tous les autres, qui se séparent de la succession originelle, quelle que soit la façon dont ils tiennent leurs conventicules, il faut les regarder comme suspects : ce sont des hérétiques à l'esprit faussé, ou des schismatiques pleins d'orgueil et de suffisance, ou encore des hypocrites n'agissant que pour le lucre et la vaine gloire.

 

Tous ces gens se sont égarés loin de la vérité. Les hérétiques, qui apportent à l'autel de Dieu un feu étranger, c'est-à-dire des doctrines étrangères, seront consumés par le feu du ciel comme Nadab et Abiud (a). Ceux qui se dressent contre la vérité et excitent les autres contre l'Église de Dieu auront leur séjour aux enfers, après avoir été engloutis dans les abîmes de la terre comme les gens de Coré, de Dathan et d'Abiron (b). Ceux qui déchirent et mettent en pièces l'unité de l'Église subiront de la part de Dieu le même châtiment que Jéroboam (c).

 

a) Cf. Lévitique, 10 : 1-2. - b) Cf. Nombre, 16 : 33. - c) Cf. III Rois, 14 : 10-16.

 

26, 3. Quant à ceux qui passent pour des presbytres aux yeux de beaucoup, mais sont les esclaves de leurs passions, qui ne mettent pas avant tout la crainte de Dieu dans leurs cœurs, mais outragent les autres, s'enflent d'orgueil à cause de leur première place et font le mal en cachette en disant : « Nul ne nous voit » (a), ceux-là seront repris par le Verbe, qui ne juge pas selon l'opinion (b) et ne regarde pas le visage, mais le cœur (c), et ils entendront ces paroles dites prophétiquement par Daniel : « Race de Canaan, et non de Juda, la beauté t'a égaré et la passion a perverti ton cœur. Homme vieilli dans le mal, ils sont maintenant venus, les péchés que tu commettais naguère en rendant des jugements injustes, en condamnant les innocents et en relâchant les coupables, alors que le Seigneur a dit : Tu ne feras pas mourir l'innocent et le juste (d). » C'est à leur sujet que le Seigneur a dit : « Si un mauvais serviteur dit en son cœur : "Mon Maître tarde", et qu'il se mette à battre serviteurs et servantes, à manger, à boire et à s'enivrer, le Maître de ce serviteur viendra un jour où il ne s'y attend pas et à une heure qu'il ne connaît pas, et il le retranchera et lui assignera sa part avec les incrédules (e). »

 

a) Daniel, 13 : 20. - b) Cf. Isaïe, 11 : 3. - c) Cf. I Samuel, 16 : 4. - d) Daniel, 13 : 56, 52-53. -  e) Matthieu, 24 : 48-51 ; S. Luc, 12 : 45-46.

 

 

Livre V

 

Troisième partie

 

L'IDENTITÉ DU DIEU CRÉATEUR ET DU DIEU PÈRE

 PROUVÉE PAR L'ENSEIGNEMENT DES ÉCRITURES

RELATIF À LA FIN DES TEMPS

 

2. La résurrection des justes

 

Étapes progressives dans l'acheminement des justes vers la vie céleste

 

31, 1. Mais certains, qui passent pour croire avec rectitude, négligent l'ordre suivant lequel devront progresser les justes et méconnaissent le rythme selon lequel ils s'exerceront à l'incorruptibilité. Ils ont ainsi en eux des pensées hérétiques : car les hérétiques, méprisant l'ouvrage modelé par Dieu et n'acceptant pas le salut de leur chair, dédaignant aussi, par ailleurs, la promesse de Dieu et dépassant complètement Dieu par leurs pensées, assurent qu'aussitôt après leur mort ils monteront par-dessus les cieux et par-dessus le Créateur lui-même, pour aller vers la « Mère », ou vers le Père faussement imaginé par eux. Ceux donc qui rejettent catégoriquement la résurrection et, autant qu'il dépend d'eux, la suppriment, qu'y a-t-il d'étonnant s'ils ignorent jusqu'à l'ordre selon lequel aura lieu cette résurrection ? Ils ne veulent pas comprendre que, si les choses étaient telles qu'ils le prétendent, le Seigneur lui-même, en qui ils se targuent de croire, n'aurait pas opéré sa résurrection après trois jours, mais, après avoir expiré sur la croix, serait aussitôt remonté dans les hauteurs en abandonnant son corps à la terre. En fait, trois jours durant, il a séjourné là où étaient les morts, selon ce que le prophète dit de lui : « Le Seigneur s'est souvenu de ses saints morts qui dormaient dans la terre du tombeau, et il est descendu vers eux pour les libérer, pour les sauver (1). » Le Seigneur lui-même dit de son côté : « De même que Jonas fut trois jours et trois nuits dans le ventre du poisson, ainsi le Fils de l'homme sera dans le sein de la terre (2). » Son Apôtre dit aussi : « Que signifie : "Il est monté", sinon qu'il était descendu dans les régions inférieures de la terre (3) ? » David, prophétisant de lui, avait dit de même : « Tu as délivré mon âme des profondeurs de l'enfer (4). » Et, après être ressuscité le troisième jour, le Seigneur disait à Marie, qui était la première à le voir et qui s'était jetée à ses pieds : « Ne me touche pas, car je ne suis pas encore monté vers le Père ; mais va vers mes disciples et dis-leur : Je monte vers mon Père et votre éternel (5). »

 

1) Psaumes, LXVII, 19 ;

2) S. Matthieu, XII, 40 ;

3) Éphésiens, IV, 9 ;

4) Psaumes, LXXXV, 13 ;

5) Cf. S. Matthieu, XXV, 34 et 41.

 

Le royaume des justes, accomplissement de la promesse faite par Dieu aux pères.

 

32, 1. Ainsi donc, certains se laissent induire en erreur par les discours hérétiques, au point de méconnaître les « économies » de Dieu et le mystère de la résurrection des justes (1) et du royaume qui sera le prélude de l'incorruptibilité, royaume par lequel ceux qui en auront été jugés dignes s'accoutumeront peu à peu à saisir Dieu. Aussi est-il nécessaire de déclarer à ce sujet que les justes doivent d'abord, dans ce monde rénové, après être ressuscites à la suite de l'apparition du Seigneur, recevoir l'héritage promis par Dieu aux pères et y régner ; ensuite seulement aura lieu le jugement de tous les hommes. Il est juste, en effet, que, dans ce monde même où ils ont peiné et où ils ont été éprouvés de toutes manières par la patience, ils recueillent le fruit de cette patience ; que, dans le monde où ils ont été mis à mort à cause de leur amour pour Dieu, ils retrouvent la vie ; que, dans le monde où ils ont enduré la servitude, ils règnent. Car Dieu est riche en tous biens, et tout lui appartient. Il convient donc que le monde lui-même, restauré en son état premier, soit, sans plus aucun obstacle, au service des justes. C'est ce que l'Apôtre fait connaître dans son épître aux Romains, lorsqu'il dit : « La création attend avec un ardent désir la révélation des fils de Dieu : car elle a été assujettie à la vanité, non de son gré, mais à cause de celui qui l'y a assujettie, avec l'espérance qu'elle aussi serait un jour libérée de l'esclavage de la corruption pour avoir part à la liberté glorieuse des enfants de Dieu (2). »

 

1) Cf. S. Luc, XIV, 14 ; cf. Actes, 1 : 6 ; cf. Apocalypse, 20 : 5-6 ; cf. Irénée, IV, 22, 2 ; 

2) Romains, VIII, 19-21.

 

Livre V

 

Deuxième partie

 

L'IDENTITÉ DU DIEU CRÉATEUR

ET DU DIEU PÈRE

 PROUVÉE PAR TROIS FAITS

DE LA VIE DU CHRIST

 

3. La tentation du Christ

 

Les royautés terrestres établies par Dieu, non par le démon

 

24, 1. De même donc qu'il mentit au commencement, il mentit aussi à la fin en disant : « Tout cela m'a été livré et je le donne à qui je veux (a). » Ce n'est pas lui, en effet, qui a délimité les royaumes de ce monde, mais Dieu, car « le cœur du roi est dans la main de Dieu (b) ». Et le Verbe dit par la bouche de Salomon : « C'est par moi que les rois règnent et que les puissants gardent la justice; c'est par moi que les princes sont exaltés et que les chefs régissent la terre (c). » L'apôtre Paul dit dans le même sens : « Soyez soumis à toutes les autorités supérieures, car il n'y a point d'autorité qui ne vienne de Dieu, et celles qui existent [de l’ordre de l’être] ont été établies par Dieu (d). » Il dit encore à ce sujet : « Car ce n'est pas pour rien que l'autorité porte le glaive : elle est, en effet, ministre de Dieu pour exercer la colère et tirer vengeance de celui qui fait le mal (e). » Et la preuve qu'il ne parle pas des puissances angéliques ni des principautés invisibles, comme d'aucuns ont l'audace de l'interpréter, mais des autorités humaines, c'est qu'il dit : « C'est aussi pour cette raison que vous payez les impôts, car les magistrats sont les ministres de Dieu en s'employant assidûment à cela même (f). » Tout cela, le Seigneur l'a confirmé en ne faisant pas ce que lui suggérait le diable et en ordonnant, d'autre part, de payer l'impôt aux percepteurs tant pour lui-même que pour Pierre (g) : car « ils sont les ministres de Dieu en s'employant assidûment à cela même (h) ».

 

  1. S. Luc, 4 : 6 ;
  2. Proverbes, 21 : 1 ;
  3. Proverbes, 8 : 15-16 ;
  4. Romains, 13 : 1. — Cf. également Isaïe, 45 : 5-7 ; 10 : 5-6 ; Amos, 3 : 6 ; Ecclésiastique, 11 : 14 ; II Rois (Vulgate), 12 : 11 ; S. Jean, 19 : 11 
  5. Romains, 13 : 4 ;
  6. Romains, 13 : 6 ;
  7. Cf. S. Matthieu, 17 : 27 ;
  8. Romains, 13 : 6.

 

24, 2. En effet, lorsqu'il se fut séparé de Dieu, l'homme en vint à un tel degré de sauvagerie, qu'il considéra comme ennemis jusqu'à ceux de sa parenté et qu'il se précipita sans la moindre crainte dans toute espèce de désordre, de meurtre et de cupidité. Aussi Dieu leur imposa-t-il la crainte des hommes — car ils ne connaissaient plus celle de Dieu —, afin que, soumis à une autorité humaine et éduqués par ses lois, ils parviennent à une certaine justice et usent de modération les uns envers les autres, craignant le glaive placé ostensiblement devant leurs yeux, selon ce que dit l'Apôtre : « Car ce n'est pas pour rien que l'autorité porte le glaive : elle est, en effet, ministre de Dieu pour exercer la colère et tirer vengeance de celui qui fait le mal (a). » Et c'est pourquoi les magistrats eux-mêmes, qui ont les lois pour vêtement de justice, ne seront pas interrogés pour ce qu'ils auront fait de juste et de conforme aux lois ; en revanche, pour tout ce qu'ils auront accompli au détriment de la justice, en agissant d'une façon inique, illégale et tyrannique, ils périront : car le juste jugement de Dieu atteint pareillement tous les hommes et ne connaît nulle défaillance. C'est donc pour le profit des païens qu'une autorité terrestre a été établie par Dieu, — et non par le diable, qui non seulement n'est jamais en repos, mais ne saurait accepter que même les païens vivent en paix, — afin que, craignant cette autorité, les hommes ne s'entredévorent pas à la manière des poissons, mais refrènent par l'établissement de lois la grande injustice des païens. Et en cela « les magistrats sont les ministres de Dieu (b) ».

 

Si donc ceux qui réclament de nous l'impôt « sont les ministres de Dieu en s'employant assidûment à cela même (c) »,

 

  1. Romains, 13 : 4 ;
  2. Romains, 13 : 6 ;
  3. Romains, 13 : 6 ;

 

24, 3. et si « les autorités qui existent ont été établies par Dieu (d) », il est clair que le diable mentait, lorsqu'il disait : « Tout cela m'a été livré, et je le donne à qui je veux (e). » Car Celui sur l'ordre de qui naissent les hommes est aussi Celui sur l'ordre de qui sont établis des rois convenant à ceux qui, à tel moment, sont gouvernés par eux. Certains d'entre eux, en effet, sont donnés pour l'amendement et le profit de leurs sujets et pour la sauvegarde de la justice ; d'autres, pour la crainte, le châtiment et la réprimande ; d'autres encore, pour la moquerie, l'insolence et l'orgueil, selon que leurs sujets le méritent : car, comme nous l'avons dit, le juste jugement de Dieu atteint pareillement tous les hommes. Quant au diable, qui n'est qu'un ange apostat, il peut tout juste faire ce qu'il a fait au commencement, c'est-à-dire séduire et détourner l'esprit de l'homme, pour qu'il transgresse le commandement de Dieu, et aveugler peu à peu les cœurs de ceux qui l'écoutent, pour qu'ils oublient le vrai Dieu et l'adorent lui-même comme Dieu.

 

  1. Romains, 13 : 1 ;
  2. S. Luc, 4, 6.

 

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À L’INTENTION DE TOUS LES LECTEURS DE LA REVUE DU CESHE

 

http://digilander.libero.it/crombette/fr_scife01.htm

 

http://digilander.libero.it/crombette/fr_gpii_evolution.htm

 

SCIENCE ET FOI

 

Voici ce que nous communique le présentateur de la revue :

 

« Jean-Paul II n’a jamais accepté la théorie de l’évolution (« Le bienheureux Jean-Paul II »  - de la Revue Le Cep – n° 60 - Juillet 2012) (New) . »

 

Est-ce suffisant pour être un Pape authentique ? N’a-t-il pas adhéré à la déclaration « Nostra Ætate sur l’Église et les religions non-chrétiennes » du pseudo Concile Vatican II ?

 

Il est évident que celui qui se dit uni à un hérétique participe de son hérésie et n’est plus par conséquent membre de la véritable Église de Jésus-Christ et, à moins qu’il se repente de son apostasie et fasse pénitence et réparation, encourt ipso facto la damnation éternelle. Telle est la foi catholique de toujours fondée sur les Saintes Écritures et sur la Tradition qui ne doit jamais les contredire (a). Que les responsables de la revue du CESHE prennent conscience de leur aveuglement spirituel et vivent de la foi qui ne supporte aucune contradiction (b) ! C’est ce que nous leur souhaitons de tout notre cœur, car, sans la grâce, à l’exception de la bienheureuse Vierge, Marie Immaculée ! nous sommes tous pécheurs et même incapables de commencer à faire  le bien (c).

 

a) Cf. http://la-foi.fr/conversion/sacrements.aspx ;

b) Cf. II Thessaloniciens, II, 11-12 ;

c) Cf. S. Jean, XV, 5 ; II Corinthiens, III, 5 ; Isaïe, I, 18 ; Ezéchiel, XVIII, 32 ; I Thessaloniciens, IV, 3, 7 ; Romains, VII, 14-24 ; VIII, 32 ; XVIII, 1 ;  I Corinthiens, X, 12 ; XV, 10 ; Galates, VI, 3 ; S. Luc, XXI, 36.

 

LE PSEUDO VATICAN II : UN CONTRE-ÉVANGILE ET UN CONTRE-SYLLABUS.

 

Déclaration Nostra Ætate sur l’Église et les religions non-chrétiennes du pseudo Concile Vatican II produite sous l’autorité et le paraphe de Paul VI et soutenue par tous ses successeurs qui se partageront le royaume de ceux sur lesquels viendra le fils de perdition :

 

       « Ainsi, dans l'Hindouisme, les hommes scrutent le mystère divin et l'expriment par la fécondité inépuisable des mythes et par les efforts pénétrants de la philosophie [sagesse naturelle et non divine, et par conséquent limitée] ; ils cherchent la libération des angoisses de notre condition, soit par les formes de la vie ascétique, soit par la méditation profonde, soit par le refuge en Dieu [quel Dieu ?] avec amour et confiance. Dans le Bouddhisme selon ses formes variées, l'insuffisance radicale de ce monde changeant est reconnue et on enseigne une voie par laquelle les hommes, avec un cœur dévot et confiant, pourront soit acquérir l'état de libération parfaite, soit atteindre l'illumination suprême [quelle folie !] par leurs propres efforts [l’orgueil de Lucifer] ou par un secours venu d'en haut [de quelle origine ? – Cf. le discernement des esprits des Exercices spirituels de saint Ignace de Loyola]. [...] De même aussi, les autres religions qu’on trouve de par le monde […] L’Église regarde aussi avec estime les musulmans qui adorent le Dieu Un [la doctrine de Dieu Trine et Un étant condamnée par le Coran (chap. V, Le festin, verset 73), - précisons-le], vivant et subsistant, miséricordieux  et tout-puissant, créateur du ciel et de la terre [Allons-y pour le Credo catholique !], qui a  parlé aux hommes [par son Fils unique Jésus-Christ, - précisons-le également]. Ils cherchent à se soumettre de toute leur âme aux décrets de Dieu, même s'ils sont cachés, comme s'est soumis à Dieu Abraham, auquel la foi islamique  se réfère volontiers [Cela c'est une autre paire de manches ! En réalité, en relisant plus attentivement cette Déclaration, nous ne pouvons que rejeter ce que celle-ci soutient, car il n’est pas possible qu’un même Dieu tienne un langage contradictoire selon qu’il s’adresse aux catholiques, aux bouddhistes ou aux musulmans. L’estime des personnes ne doit pas s’étendre jusqu’à leurs fausses religions. C’est là véritablement une incitation à l’apostasie. – Cliquez sur :  http://taraquebec.org/presenta.html : Présentation - Les Maîtres de Sagesse – Maitreya. — La déclaration « Nostra Ætate » rejoint la pensée de Maitreya et fait le lit du « New Age ».]

 

Des aveux de taille de Ratzinger/Benoît XVI :

 

Cardinal RATZINGER (Benoît XVI), Les principes de la théologie catholique (1982), Esquisse et matériaux, Pierre Téqui, éditeur, 82, rue Bonaparte, Paris, 2005, L’Église et le monde à propos de la question de la réception du [pseudo] IIe Concile du Vatican, pp. 423, 426 et 427 :

 

« De tous les textes du [pseudo] IIe Concile du Vatican, la constitution pastorale « sur l’Église dans le monde de ce temps » (Gaudium et Spes) a été incontestablement le plus difficile et aussi, à côté de la constitution sur la liturgie et du décret sur l’œcuménisme, le plus riche en conséquences [ ?] . Par sa forme et la direction de ses déclarations, il s’écarte dans une large mesure [sic] de la ligne de l’histoire des conciles et permet par le fait même, plus que tous les autres textes, de percevoir la physionomie spéciale du dernier [pseudo] Concile[…] Si l’on cherche un diagnostic global du texte, on pourrait dire qu’il est (en liaison avec les textes sur la liberté religieuse et sur les religions du monde) une révision [misérable euphémisme] du Syllabus de Pie IX, une sorte de contre-Syllabus[…] Contentons-nous ici de constater que le texte joue le rôle d’un contre-Syllabus dans la mesure où il représente une tentative pour une réconciliation officielle de l’Église avec le monde tel qu’il est devenu depuis 1789. »

 

Il est vrai que les propositions de la Déclaration solennelle d’Apostasie du pseudo Concile Vatican II ont toutes été condamnées par l’Église catholique à travers les siècles depuis sa fondation par les bienheureux apôtres et que l’on retrouve l’essentiel de ces propositions dans le Syllabus du Pape Pie IX (1). N’est-ce pas là le signe indubitable que nous sommes parvenus au temps de l’Antéchrist et de l’abomination de la désolation dressée dans le lieu saint dont a parlé le prophète Daniel ? (2). Celui qui le nie ne peut le nier sans nier également le charisme prophétique que Dieu a donné à son Verbe ou à son Fils unique et à l’Esprit Saint et dont l’authenticité a été confirmée par des faits incontestables(3). Il vit comme un animal sans se préoccuper de sa destinée. Comme le Démon, il se nomme Légion ! Afin de l’aider à trouver ou à retrouver le bon chemin qui conduit à la vie éternelle bienheureuse pour laquelle il a été créé, nous lui devons la vérité, car nous en rendrons compte à Dieu (4). « Partout, en effet, dit S. Irénée, l’Eglise prêche la vérité : elle est le candélabre à sept lampes qui porte la lumière du Christ » (5).

 

1) Cf. S. Irénée, 135/140 – 202/203, évêque de Lyon, « Contre les hérésies », Livre III, Préliminaire, La vérité des Écritures, La Tradition apostolique de l’Église, 3, 3 ;

2) Cf. S. Irénée, « Contre les hérésies », Livre V, Troisième partie, L’identité du Dieu Créateur et du Dieu Père prouvée par l’enseignement des Écritures relatif à la fin des temps, 1. L’Antéchrist, L’apostasie de l’Antéchrist et sa prétention à être adoré comme Dieu dans le Temple de Jérusalem, 25, 1-5 ;

3) Cf. S. Irénée, « Contre les hérésies », Livre IV, Deuxième partie, L’Ancien Testament, prophétie du Nouveau, 3. Une lecture ecclésiale des Écritures, Le prophétisme, 20, 4 à 22, 2 ;

4) Cf. II Thessaloniciens, II, 10 ; Éphésiens, IV, 25 : « Dites la vérité chacun à son prochain » ; S. Irénée, « Contre les hérésies », Livre IV, Troisième partie, Un seul Dieu, auteur des deux Testaments, prouvé par les paraboles du Christ, 2. La liberté humaine, La loi de la liberté, 37, 4 ; Ibid., Livre V, Deuxième partie, L’identité du Dieu Créateur et du Dieu Père prouvée par trois fais de la vie du Christ, 2. La crucifixion, Contradictions des systèmes hérétiques, face à l’unité de l’enseignement de l’Église, 20, 1 ; cf. également le Catéchisme du Concile de Trente sur l’Unité, le premier caractère propre de l’Église et la citation de S. Irénée, du Livre III de son traité « Contre les hérésies » et de sa Lettre relative à « La prédication des Apôtres et ses preuves ou la foi chrétienne » ;

5) Cf. Apocalypse, I, 12 ; II S. Timothée, III, 7 (cf. note précédente, « Contre les hérésies », V, 20, 1)

 

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IRÉNÉE DE LYON († 202), « La prédication des Apôtres et ses preuves ou la foi chrétienne »

 

Sur internet, cliquez sur :

 

http://www.migne.fr/irenee_traduction.htm

 

Vous pouvez retrouver également sur internet les écrits de saint Irénée cités en notes en cliquant sur :

 

Saint Irénée, Contre les hérésies, livre I.

 

Saint Irénée, Contre les hérésies, livre II.

 

Saint Irénée, Contre les hérésies, livre III.

 

Saint Irénée, Contre les hérésies, livre IV.

 

Saint Irénée, Contre les hérésies, livre V.

 

Nombreux extraits du traité « Contre les hérésies » de S. Irénée

et tout particulièrement la dernière partie avec ses notes :

 

http://premiumorange.com/thomiste/irentier.htm

 

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Les hérésies de Jean-Paul 2 (1978-2005)
le plus grand voyageur et peut-être le plus grand hérétique de l'histoire

- Frère Michael Dimond et Frère Peter Dimond -
du livre :


« La Vérité : ce qui est vraiment arrivé à l’Église Catholique après Vatican 2 »

 

Et cf. le site sur internet :

 

http://www.la-foi.fr/secte/antipapes/jean_paul2.aspx

 

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POUR PARVENIR À UNE RÉSURRECTION DE VIE (CF. S. JEAN, V, 25, 28-29) - Le Présent éternel

 

 

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28 décembre 2013 6 28 /12 /décembre /2013 15:53

 

 

S. IRÉNÉE : LE SIÈGE DE L’ANTÉCHRIST

 

 

SAINT IRÉNÉE – « CONTRE LES HÉRÉSIES »

 

Livre V

 

Troisième partie

 

L'IDENTITÉ DU DIEU CRÉATEUR ET DU DIEU PÈRE

PROUVÉE PAR L'ENSEIGNEMENT DES ÉCRITURES

RELATIF À LA FIN DES TEMPS

 

1. L'Antéchrist

 

L'apostasie de l'Antéchrist et sa prétention à être adoré comme Dieu dans le Temple de Jérusalem

 

25, 1. Non seulement par ce qui vient d'être dit, mais encore par les événements qui auront lieu au temps de l'Antéchrist, il apparaît que le diable veut se faire adorer comme Dieu, alors qu'il n'est qu'un apostat et un brigand, et se faire proclamer roi, alors qu'il n'est qu'un esclave. Car l'Antéchrist, après avoir reçu toute la puissance du diable, viendra, non comme un roi juste ni comme soumis à Dieu et docile à sa loi, mais en impie et en effréné, comme un apostat, un injuste et un meurtrier, comme un brigand, récapitulant en lui toute l'apostasie du diable; il jettera bien à bas les idoles pour faire croire qu'il est Dieu, mais il se dressera lui-même comme l'unique idole qui concentrera en elle l'erreur multiforme de toutes les autres idoles, afin que ceux qui adoraient le diable par le truchement d'une multitude d'abominations le servent par l'entremise de cette unique idole. C'est de cet Antéchrist que l'Apôtre dit dans sa deuxième épître aux Thessaloniciens : « Car il faut que vienne d'abord l'apostasie et que se révèle l'homme de péché, le fils de la perdition, l'Adversaire, celui qui s'élève au-dessus de tout ce qui s'appelle dieu ou objet de culte, jusqu'à siéger en qualité de Dieu dans le Temple de Dieu, en se donnant lui-même comme Dieu (1) . » L'Apôtre indique donc de façon évidente et l'apostasie de l'Antéchrist et le fait qu'il s'élèvera au-dessus de tout ce qui s'appelle dieu ou objet de culte, c'est-à-dire de toute idole – car ce sont bien là les êtres qui sont dits « dieux » par les hommes, mais ne le sont pas, –  et qu'il tentera d'une manière tyrannique de se faire passer pour Dieu.

 

25, 2. En outre, il fait connaître une chose que nous avons déjà abondamment démontrée, à savoir que le Temple de Jérusalem avait été bâti conformément à une prescription du vrai Dieu. Car l'Apôtre lui-même, parlant en son propre nom, l'appelle proprement «Temple de Dieu». Or nous avons montré dans le troisième livre [et nous en sommes ici au cinquième et par conséquent en toute continuité avec le troisième] que nul autre n'est appelé Dieu par les apôtres parlant en leur propre nom, hormis le vrai Dieu, le Père de notre Seigneur. C'est donc sur son ordre qu'avait été bâti le Temple de Jérusalem, pour les motifs que nous avons dits antérieurement. Et c'est précisément dans ce Temple que siégera l'Adversaire, lorsqu'il tentera de se faire passer pour le Christ, selon ce que dit aussi le Seigneur : « Quand vous verrez l'abomination de la désolation, dont a parlé le prophète Daniel, dressée dans le lieu saint – que celui qui lit comprenne ! – alors, que ceux qui seront en Judée s'enfuient dans les montagnes, que celui qui sera sur la terrasse ne descende pas prendre quelque chose dans sa maison ! Car il y aura alors une grande tribulation, telle qu'il n'y en a pas eu depuis le commencement du monde jusqu’à présent et qu’il n’y en aura plus (2). »

 

25, 3. Or Daniel, contemplant la fin du dernier royaume, c'est-à-dire les dix derniers rois entre lesquels sera partagé le royaume de ceux sur lesquels viendra le fils de perdition, dit que dix cornes poussèrent à la bête, puis qu'une autre corne, petite, poussa au milieu d'elles, puis que trois des premières cornes furent arrachées devant cette dernière (3). « Et voici, dit-il, que cette corne avait des yeux comme des yeux d'homme et une bouche proférant de grandes choses, et son aspect était plus grand que celui des autres. Je regardais, et cette corne faisait la guerre aux saints et l'emportait sur eux, jusqu'à ce que vînt l'Ancien des jours, qu'il donnât le jugement aux saints du Très-Haut, que le temps arrivât et que les saints prissent possession du royaume (4). » Ensuite, dans l'explication des visions, il lui fut dit : « La quatrième bête, c'est un quatrième royaume qui sera sur la terre : il l'emportera sur tous les autres royaumes, dévorera toute la terre, la foulera aux pieds et la mettra en pièces. Les dix cornes de cette bête, ce sont dix rois qui se lèveront; après eux, il s'en lèvera un autre, qui l'emportera en méchanceté sur tous ses prédécesseurs ; il abattra trois rois, il proférera des paroles contre le Très-Haut, il opprimera les saints du Très-Haut, et il formera le dessein de changer les temps et la Loi, et la possibilité lui en sera donnée jusqu'à un temps, des temps et une moitié de temps (5)», c'est-à-dire durant trois ans et six mois, laps de temps pendant lequel, à dater de sa venue, il régnera despotiquement sur la terre.

 

À son sujet, l'apôtre Paul dit encore dans la deuxième épître aux Thessaloniciens, annonçant en même temps le motif de sa venue : « Et alors se révélera l'Impie, que le Seigneur Jésus tuera du souffle de sa bouche et anéantira par l'éclat de sa venue, – l'Impie dont la venue s'accompagnera, grâce à l'intervention de Satan, de toutes sortes de miracles, de signes et de prodiges mensongers et de toutes les séductions de l'iniquité, à l'adresse de ceux qui se perdent pour n'avoir pas accueilli l'amour de la vérité qui les eût sauvés [et si cela s’était produit dans le passé, les historiens nous en auraient parlé dans leurs écrits, or aucun historien n’en parle]. Et c'est pourquoi Dieu leur envoie une Puissance d'égarement pour qu'ils croient au mensonge, afin que soient condamnés tous ceux qui n’auront pas cru à la vérité, mais se seront complu dans l’iniquité (6). »

 

25, 4. Le Seigneur disait de même à ceux qui ne croyaient pas en lui : «Je suis venu au nom de mon Père, et vous ne me recevez pas ; qu'un autre vienne en son propre nom, et vous le recevrez (7) » : par ce mot « autre » il entendait l'Antéchrist, parce qu'il est étranger à Dieu. C'est lui aussi qui est ce juge inique (8) dont le Seigneur a dit qu'« il ne craignait pas Dieu et ne faisait aucun cas des hommes (9) », et vers lequel se réfugia la veuve oublieuse de Dieu, c'est-à-dire la Jérusalem terrestre, pour réclamer vengeance de son ennemi (10). C'est précisément ce que fera l'Antéchrist au temps de son règne : il transportera sa royauté dans Jérusalem et siégera dans le Temple de Dieu, persuadant insidieusement à ses adorateurs qu’il est le Christ.

 

C’est pourquoi Daniel dit encore : « Le sanctuaire sera dévasté; le péché a remplacé le sacrifice et la justice a été jetée par terre ; il a fait cela, et cela lui a réussi (11). » Et l'ange Gabriel, expliquant à Daniel les visions, disait de ce même Antéchrist : « A la fin de leur règne se lèvera un roi impudent de visage et habile à saisir les problèmes. Sa force sera considérable; il fera de prodigieux ravages, réussira dans ses entreprises, fera périr les puissants et le peuple saint; le joug de son carcan s'affermira; la ruse sera dans sa main et il s'enorgueillira dans son cœur ; par la ruse il fera périr beaucoup de gens et se dressera pour la perte d'un grand nombre ; il les brisera de sa main comme des œufs (12). » Dans la suite, l'ange indique encore le temps de sa domination tyrannique, temps durant lequel seront persécutés les saints qui offrent à Dieu un sacrifice pur : « A la moitié de la semaine, dit-il, cesseront mon sacrifice et ma libation, et dans le sanctuaire sera l'abomination de la désolation, et jusqu'à la consommation du temps la consommation sera donnée par-dessus la désolation la désolation (13). » La « moitié de la semaine », ce sont trois ans et six mois.

 

25, 5. Tout cela ne nous fait pas seulement connaître ce qui a trait à l'apostasie et à celui qui récapitulera en lui toute l'erreur diabolique, mais nous indique aussi qu'il n'y a qu'un seul et même Dieu Père, à savoir Celui qui fut annoncé par les prophètes et manifesté par le Christ. Car, si les prophéties de Daniel relatives à la fin des temps ont été confirmées par le Seigneur – « Quand vous verrez, dit celui-ci, l'abomination de la désolation, dont a parlé le prophète Daniel (14) ... » – ; si, d'autre part, Daniel a reçu de l'ange Gabriel l'explication de ses visions et si ce dernier est tout à la fois l'archange du Créateur et celui qui annonça à Marie la bonne nouvelle de la venue visible et de l'incarnation du Christ (15) : la preuve est faite avec évidence qu'il n'y a qu'un seul et même Dieu, qui a envoyé les prophètes, puis a envoyé son Fils, et nous a ainsi appelés à sa connaissance.

 

1) II Thessaloniciens, II, 3-4 ;

3) Cf. Daniel, VII, 7-8 ;

4) Daniel, VII, 8, 20-22 ;

5) Daniel, VII, 23-25 ;

6) II Thessaloniciens, 2 : 8-12 ;

7) S. Jean, V, 43 ;

8) Cf. S. Luc, XVIII, 6;

9) S. Luc, XVIII, 2 ;

10) Cf. S. Luc, XVIII, 3 ;

11) Daniel, VIII, 11-12 ;

12) Daniel, VIII, 23-25 ;

13) Daniel, IX, 27 ;

14) S. Matthieu, XXIV, 15 ;

15) Cf. S. Luc, I, 26 s.

 

F I N

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LA FIN DES TEMPS ET L’ANTÉCHRIST :

 

 

S. IRÉNÉE, LA FIN DES TEMPS ET L’ANTÉCHRIST (1/6). - Le Présent éternel

 

S. IRENEE, LA FIN DES TEMPS ET L’ANTÉCHRIST (2/6). - Le Présent éternel

 

S. IRÉNÉE, LA FIN DES TEMPS ET L’ANTÉCHRIST (3/6). - Le Présent éternel

 

S. IRÉNÉE, LA FIN DES TEMPS ET L’ANTÉCHRIST (4/6). - Le Présent éternel

 

S. IRÉNÉE, LA FIN DES TEMPS ET L’ANTÉCHRIST (5/6). - Le Présent éternel

 

S. IRÉNÉE, LA FIN DES TEMPS ET L’ANTÉCHRIST (6/6). - Le Présent éternel ou :

 

LA FIN DES TEMPS ET L'ANTECHRIST - Le Présent éternel

 

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POUR PARVENIR À UNE RÉSURRECTION DE VIE (CF. S. JEAN, V, 25, 28-29) - Le Présent éternel

 

 

 

 

 

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13 décembre 2013 5 13 /12 /décembre /2013 09:44

 

POUR PARVENIR À UNE RÉSURRECTION DE VIE (CF. S. JEAN, V, 25, 28-29)

 

G L O I R E   A U   PÈRE   E T   A U   F I L S   E T   À   L ’ E S P R I T   S A I N T  !

 

S U I T E

 

Saint François de Sales, Docteur de l'Église, le Docteur de l'Amour (Pie IX), l'aigle de douceur et l'apôtre du Chablais, Traité de l'Amour de Dieu, livre XI, chap. II [ne confondons surtout pas charité, vertu morale théologale ou divine, et philanthropie, vertu purement humaine] :

 

« Que l'amour sacré rend les vertus excellemment plus agréables à Dieu qu'elles ne le sont par leur propre nature » et XI : « Comme les actions humaines sont sans valeur lorsqu'elles sont faites sans le divin amour » (Psaumes, Vg. 126 : 1 : « Si ce n'est pas Dieu qui bâtit la cité, c'est en vain que travaillent ceux qui la construisent »)

 

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Prière proposée par le Vénérable P. Du Pont, S. J., dans la quatrième partie de ses « Méditations sur les mystères de notre sainte Foi », Méditation XXXIX, III. — Les Juifs forcent un étranger de porter la croix de Jésus :

 

Ô bon Jésus, si vous marchez devant moi chargé de cette croix pesante qui vous fait plier les genoux, est-ce beaucoup que je vous suive, chargé, moi aussi, d’une croix dont votre grâce diminue le poids ? La croix que je porte, Seigneur, est à la fois la vôtre et la mienne : elle est vôtre, car vous l’avez portée le premier, elle me vient par votre ordre, et je la porte à cause de vous ; elle est mienne, parce que vous l’avez proportionnée à mes forces (a), et que vous me l’envoyez pour le bien de mon âme (a) : car si vous me gratifiez de votre croix, c’est afin que je recueille des fruits abondants et glorieux qu’elle produit.

 

  1. Cf. Romains, VIII, 28 et 17 ; S. Luc, IX, 23 ; S. Matthieu, X, 34-39 ; XI, 28-30 ; Philippiens, III, 18-19.

 

Prière inspirée du fascicule de saint Alphonse de Liguori (1696 – 1787), confesseur et Docteur de l’Église, sur « La Volonté de Dieu », traduction du Père Delerue, Éd. Nouvelle Cité, 1952, traité paru en 1755, dans la seconde partie des « Operette spirituali », 6e édition, Naples, chez Gessari (extraits) :

 

Abba, Père, uni à Jésus crucifié, votre Fils unique bien-aimé, notre Sauveur et notre Rédempteur, avec votre grâce, entre vos mains nous remettons notre esprit dans une mort totale à notre volonté propre (« quodidie morior » : I Cor., 15 : 31 ; cf. Rom., 7 : 24), car, sachant par la foi que vous ne faites et ne permettez rien autour de nous et en nous que pour votre gloire et notre plus grand avantage, nous nous abandonnons sans réserve à votre divine volonté en vous laissant disposer de nous à votre gré.

 

Ibid., « Le grand moyen de la prière (prière perpétuelle et persévérance finale)  : Le grand moyen de la Prière par Saint Alphonse de Liguori

 

Prière inspirée du « Traité sur l’oraison du cœur » de Jean-Pierre de Caussade (1675 – 1751), S.J., Instructions spirituelles, Dialogue VIII :

 

Ô Dieu, donnez-nous la grâce de ne plus jamais consentir à la tentation quand celle-ci surgit, afin que nos vices, nos passions si chéries, deviennent nos propres bourreaux, et que nous en soyons guéris qu’après avoir éprouvé cent et cent fois notre misère, notre faiblesse, nos impuissances, et que Dieu seul en ait toute la gloire et que personne ne puisse jamais se glorifier qu’en Lui, surtout de la plus importante victoire.

 

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 Saint Grégoire-le-Grand, dans sa Vie de Saint Benoît, décrit le séjour du saint dans la solitude de Subiaco :

 

« Solus in supernis Inspectoris oculis habitavit secum » : « L’âme tranquille, il revint alors au lieu de sa solitude bien-aimée, et, seul, sous le regard du souverain Juge, il habita avec lui-même » (Dialogues II, chap. III).

 

Saint Irénée (135/140 – 202/203), évêque de Lyon, martyr, « Contre les hérésies », Livre IV, Par son Verbe et son Esprit, Dieu se manifeste à sa créature, 20, 7 :

 

« Car la gloire de Dieu c’est l’homme vivant, et la vie de l’homme c’est la vision de Dieu : si déjà la révélation de Dieu par la création procure la vie à tous les êtres qui vivent sur la terre, combien plus la manifestation du Père par le Verbe procure-t-elle la vie à ceux qui voient Dieu ! »

 

Ste Angèle de Foligno (1248 – 1309), Le « Livre », Deuxième partie, Documents, lettres et récits, ch. XXVI : « Où se découvrent les pièges de l’amour spirituel », Librairie de l’Art Catholique, 1926, pp. 314, 315, 324, 325 :

 

« Mais après que l’âme est parfaitement unie à Dieu (« transformée en la volonté de Dieu ») et est posée en lumière de vérité, comme la vérité est siège de l’âme, […] elle se connaît indigne de tout bien et de tout don de Dieu, et digne d’un enfer plus grand que celui qui a été fait. […] Et elle voit Celui qui est et que toutes les autres choses sont néant, sinon autant qu’elles ont l’être de Celui qui est. […] Et l’amour de Dieu ne se tient jamais oisif, même en suivant corporellement la voie de la croix. C’est en effet, le signe de l’opération du vrai amour, de porter et de donner la croix à l’âme qui veut suivre Dieu, savoir, pénitence, et longue autant qu’elle vit, et grande autant qu’elle peut, et dure. […] … car le vrai Maître (« le Christ, celui de la croix, le Maître de la  perfection ») vint pour faire pénitence pour nous et en tout temps de sa vie, vécut en continue et très amère croix et pénitence pour nous ; et ceux qui sont élevés à la vision de l’Incréé et à la vision de l’Être de Dieu, en se tenant en croix et en ces opérations vertueuses, où qu’ils se trouvent, ils se reposent, et avec un nouvel amour et enflammé pour opérer encore plus virilement. »

 

Ibid., pp. 276, 277, 278, 279, 282-283, 351-352, IIIe partie, Documents, lettres et récits, Derniers enseignements et mort, ch. XXXV : « Des très précieuses paroles que fit en son heureux départ la sainte Mère ; et comme elle bénit ses fils [spirituels] ; et comment le Seigneur vint quérir son Épouse longtemps aimée » :

 

« Et le premier degré de très parfaite pauvreté du Christ, qui est voie et maître de l’âme, fut qu’il voulut vivre et être pauvre de toutes choses temporelles de ce monde ; en sorte qu’Il ne se réserva ni maison, ni vigne, ni terre, ni possession, ni deniers, ni argent, ni domaines, ni vaiselles, ni aucune chose propre. Et il ne reçut des choses de ce monde, et ne voulut recevoir, sinon extrême indigence de sa vie corporelle, avec ménurie, et faim, et soif, avec froid, et chaleur, et avec grand travail et austérité et dureté […] ;

« La seconde fut plus grande que la première. […] Et Lui-même se dépouilla telle de l’amour et des proches et des parents que, ni pour Mère ni pour frère et pour aucun ami, Il n’omit ni voulut omettre aucune chose qui plairait ou pourrait plaire à la volonté de son Père très haut.

Et la troisième et suprême pauvreté fut qu’il se dépouilla soi-même de soi-même ; savoir, se fit pauvre de propre puissance, de propre sagesse et de propre gloire. […]

« Ô pauvreté expulsée ! Et pauvreté bannie à son de trompes aujourd’hui par tout état en ce monde ! […]

« La seconde compagnie par laquelle continuellement fut accompagnée en ce monde la vie du Christ, fut le volontaire et parfait mépris. […] Donc toujours Il fuit les honneurs du monde, et toujours en ce monde se procura honte et mépris, ne donnant cependant par sa faute ni cause ni occasion raisonnable de sa part [Nous sommes là aux antipodes de l’ouverture au monde préconisée par le pseudo et sinistre Concile Vatican II !].

« Comment donc marche selon Celui, qui est la voie de douleur, cette misérable âme qui, en ce monde, veut toujours avoir des consolations ? En vérité, l’âme qui serait parfaitement enamourée [éprise d’amour] de son Aimé ne voudrait autre lit ni autre état en ce monde, sinon celui qu’Il eût. […] Et l’âme trouvera par pauvreté temporelle, des richesses éternelles ; par mépris et honte, suprême honneur et grandeur de gloire ; et par petite pénitence faite avec peine et douleur, elle possédera le souverain Bien, Dieu éternel, avec infinie douceur et consolation ; bien que l’âme, comme il a été dit, doive servir Dieu seulement pour Lui-même, lequel est digne d’être aimé, et à qui toute créature raisonnable doit servir pour sa souveraine Bonté. »

 

À DIEU TOUJOURS GRÂCES . AMEN.

 

Et puis elle dit : « Ô mes petits enfants, efforcez-vous d’avoir cette charité pour tous les hommes. Car, en vérité, je vous dis que mon âme reçut davantage du Seigneur Dieu quand je pleurai et souffris pour les péchés du prochain avec tous mon cœur, que quand je pleurai mes péchés. Et en vérité, il n’est charité plus grande sur la terre que de pleurer les péchés du prochain. Le monde se gausse de ce que je dis ; car cela me semble être contre nature, savoir que l’homme puisse pleurer et souffrir des péchés du prochain comme des siens, plus que des siens. Mais la charité qui fait cela n’est pas de ce monde. Ô mes petits enfants, efforcez-vous d’avoir cette charité ! Et ne jugez personne, même si vous voyiez un homme pécher mortellement. Je ne dis pas que ne vous déplaise le péché et que vous ne deviez abborer le péché ; mais je dis que vous ne jugiez les pécheurs, car vous ne savez les jugements de Dieu. Car plusieurs auprès des hommes semblent damnés, qui auprès de Dieu sont sauvés. Et plusieurs auprès des hommes semblents sauvés et auprès de Dieu sont damnés. Et je pourrais vous dire qu’il en est que vous avez méprisés et qui vont gâchant leur vie, c’est-à-dire détruisant le bien qu’ils ont commencé, mais pour lesquels j’ai le ferme espoir que Dieu les ramènera sur le droit chemin. »

 

Ibid., Deuxième partie, Documents, lettres et récits, ch. XVII : Lettre à un fils, où elle lui enseigne qu’il soit fervent malgré l’absence de Dieu, pp. 254-255 :

 

« […] Je te prie encore, mon fils très cher, moi sotte, que le monde ne soit pas ton soutien. Ne t’appuie pas au monde ! Car quiconque s’appuira au monde, se trouvera déçu. Car le monde est tout faux. Mais que ton appui soit ce Dieu Homme martyrisé. Donc quiconque verrait ce Dieu Homme martyrisé si pauvre et très plein d’ineffable douleur et continue, et si méprisé et tout annihilé, et si cette vision était par grâce, je suis sûre qu’il Le suivrait par pauvreté et par continue douleur et mépris et vileté (a).

« Quant à la grâce divine, nul ne peut s’excuser qu’il ne la puisse trouver. Ce Dieu très libéral distribue à tous très libéralement sa grâce, savoir, à ceux qui la veulent et la suivent [par la Croix !]. […] »

 

  1. Cf. I S. Jean, 15-17 ; S. Luc, 6 : 37 ; 9 : 23.

 

Ibid., ch. XVI : Lettre à un fils où elle lui mande qu’il soit vrai fils de Dieu, p. 250 :

 

« Item, elle dit que les tribulations de ce monde signifiaient des consolations éternelles ; et aussi ne faut-il avoir cure en ces tribulations temporelles qui ont une fin.

« Je te demande, cher, moi misérable ce que j’ai grande vergogne (scrupule) à dire. Tu sais mieux endormi que moi éveillée. Quoique tu m’annonces par là des tribulations ; cependant si j’étais bonne chrétienne les tribulations me seraient consolations. Je te prie encore de ne t’occuper aux choses extérieures, pour lesquelles tu es sollicité en ce moment ; et le monde de sa part continuellement te sollicite. Tu sais, en effet, bien mieux que moi qu’autre chose font ceux qui sont fils seulement par création, et autre chose ceux qui sont fils par grâce […]. »

 

Ibid., ch. XVIII : Comment par sept dons de Dieu peut être parfaite la consommation au très doux Jésus, p. 259 :

 

« […]  Le septième (don) est que sur nulle créature (l’âme) ne porte jugement, et ne s’empêtre à juger les autres, comme dit l’Évangile (a) ; et même qu’elle se répute plus vile que tous, si mauvais soient-ils, et indigne de toute grâce de Dieu.  Et pour ce qu’encore elle ne peut servir Dieu sans espoir de récompense, qu’elle sache que par cela on mérite d’avoir Dieu pleinement dans la patrie. Et enfin que l’âme soit par transformation toute faite Dieu. Et ainsi il est vrai que, même en cette vie, Dieu donne beaucoup de cette transformation  à cette âme qui est ainsi transformée en ses mépris, pénuries et douleurs (savoir, en pauvreté, et en mépris et en douleur du Fils de Dieu) ; cependant l’âme ne doit en cette vie souhaiter et désirer des consolations de Dieu, sinon peut-être pour ranimer son infirmité. Mais elle doit seulement désirer la parfaite crucifixion du Christ douloureuse, pauvre et méprisée (b). »

 

  1. Cf. S. Matthieu, 7 : 3-5 ; S. Luc, 6 : 37 ; 9 : 23 ;
  2. Cf. Galates, 2 : 19 ; I Corinthiens, 15 : 31 ; Romains, 7 : 14-24.

 

Cf. la BIENHEUREUSE ANGÈLE DE FOLIGNO. 

 

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S. Irénée (135/140 – 202/203), évêque de Lyon, martyr, « Contre les hérésies », Livre V, La résurrection des justes, Conclusion (36, 3) :

 

36, 3. Ainsi donc, de façon précise, Jean a vu par avance la première résurrection (1), qui est celle des justes, et l'héritage de la terre qui doit se réaliser dans le royaume ; de leur côté, en plein accord avec Jean, les prophètes avaient déjà prophétisé sur cette résurrection. C'est exactement cela que le Seigneur a enseigné lui aussi, quand il a promis de boire le mélange nouveau de la coupe avec ses disciples dans le royaume (2), et encore lorsqu'il a dit : « Des jours viennent où les morts qui sont dans les tombeaux entendront la voix du Fils de l'homme, et ils ressusciteront, ceux qui auront fait le bien pour une résurrection de vie, et ceux qui auront fait le mal pour une résurrection de jugement (3) » : il dit par là que ceux qui auront fait le bien ressusciteront les premiers pour aller vers le repos, et qu'ensuite ressusciteront ceux qui doivent être jugés. C'est ce qu'on trouve déjà dans le livre de la Genèse, d'après lequel la consommation de ce siècle aura lieu le sixième jour (4), c'est-à-dire la six millième année ; puis ce sera le septième jour, jour du repos, au sujet duquel David dit : « C'est là mon repos, les justes y entreront (5) » : ce septième jour est le septième millénaire (6), celui du royaume des justes, dans lequel ils s'exerceront à l'incorruptibilité, après qu'aura été renouvelée la création pour ceux qui auront été gardés dans ce but. C'est ce que confesse l'apôtre Paul, lorsqu'il dit que la création sera libérée de l'esclavage de la corruption pour avoir part à la liberté glorieuse des enfants de Dieu (7).

 

  1. Cf. Apocalypse, 20 : 5-6 ;
  2. Cf. Saint Matthieu, 26 : 29 ;
  3. S. Jean, 5 : 25, 28-29 ;
  4. Cf. Genèse, 1 : 31 ; 2 : 1-2 ;
  5. Psaumes, 131 : 14 ; 117 : 20 ;
  6. Cf. Apocalypse, 20 : 4-6 ;
  7. Cf. Romains, 8 : 19-21.

 

Et en tout cela et à travers tout cela apparaît un seul et même Dieu Père : c'est lui qui a modelé l'homme et promis aux pères l'héritage de la terre (8) ; c'est lui qui le donnera lors de la résurrection des justes (9) et réalisera ses promesses dans le royaume de son Fils ; c'est lui enfin qui accordera, selon sa paternité, ces biens que l'œil n'a pas vus, que l'oreille n'a pas entendus et qui ne sont pas montés au cœur de l'homme (10). Il n'y a en effet qu'un seul Fils, qui a accompli la volonté du Père, et qu'un seul genre humain, en lequel s'accomplissent les mystères de Dieu. Ces mystères, « les anges aspirent à les contempler » (11), mais ils ne peuvent scruter la Sagesse de Dieu [l’Esprit Saint (12)], par l'action de laquelle l'ouvrage (l’homme) par lui (le Père) modelé est rendu conforme et concorporel au Fils (13) : car Dieu a voulu que sa Progéniture, le Verbe premier-né, descende vers la créature, c'est-à-dire vers l'ouvrage modelé, et soit saisie par elle (sa Progéniture ou son Verbe premier-né), et que la créature (l’homme) à son tour saisisse le Verbe et monte vers lui, dépassant ainsi les anges et devenant à l'image et à la ressemblance de Dieu (14).

 

  1. Cf. Éz., 37 : 12-14 ; 28 : 25-26 ;
  2. Cf. S. Luc, 14 : 14 ;
  3. I Corinthiens, 2 : 9 ; 6 : 3 ; S. Matthieu, 22 : 30 ;
  4. I Pierre, 1 : 12 ;
  5. Cf. S. Irénée, « Contre les hérésies », II, 30, 9 ; III, 24, 2 ; IV, 7, 4 ; 20, 1-4, 8-10 ;
  6. Cf. Romains, 8 : 29 ; Éphésiens, 3 : 6 ;
  7. Cf. Genèse, 1 : 26.

 

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LIVRE IV

DEUXIÈME PARTIE DU LIVRE IV

L’ANCIEN TESTAMENT,

PROPHÉTIE DU NOUVEAU :

UNE LECTURE ECCLÉSIALE,

DES ÉCRITURES

 

1. Le prophétisme

 

Les visions de Jean

 

20, 11. […] Jean, le disciple du Seigneur, vit lui aussi, dans l'Apocalypse, la venue pontificale et glorieuse de son royaume : « Je me retournai, dit-il, pour voir la voix qui me parlait ; m'étant retourné, je vis sept chandeliers d'or et, au milieu des chandeliers, quelqu'un de pareil à un Fils d'homme. Il était vêtu d'une tunique descendant jusqu'aux pieds et portait à hauteur de poitrine une ceinture d'or ; sa tête et ses cheveux étaient blancs comme de la laine d'un blanc de neige ; ses yeux étaient comme une flamme de feu ; ses pieds étaient pareils à de l'airain qu'on aurait embrasé dans une fournaise ; sa voix était comme la voix des grandes eaux ; dans la main droite il tenait sept étoiles ; de sa bouche sortait un glaive aigu à deux tranchants, et son visage était comme le soleil lorsqu'il brille dans sa force (a). » Parmi toutes ces choses, en effet, il en est une qui signifie la splendeur qu'il reçoit du Père, à savoir la tête ; une autre signifie le pontificat, à savoir la tunique descendant jusqu'aux pieds — et pour ce motif Moïse revêtit le pontife selon ce modèle même (b) — ; une autre encore signifie ce qui a trait à la fin, à savoir l'airain embrasé dans la fournaise, qui est la fermeté de la foi et la persévérance de la prière à cause de l'embrasement qui doit se produire à la fin. Mais Jean ne put supporter cette vision : « Je tombai, dit-il, à ses pieds comme mort (c). » C'était afin qu'arrivât ce qui est écrit : « Personne ne peut voir Dieu et vivre (d). » Alors le Verbe le ranima et lui rappela qu'il était Celui sur la poitrine de qui il s'était penché à la cène, lorsqu'il demandait quel était celui qui devait le trahir (e) : « Je suis, lui dit-il, le premier et le dernier, et le vivant; j'ai été mort, et voici que je suis vivant pour les siècles des siècles ; j'ai les clefs de la mort et des enfers (f). » Après cela, dans une seconde vision, il vit le même Seigneur : « Je vis, dit-il, au milieu du trône et des quatre animaux et au milieu des vieillards, un agneau debout, comme égorgé ; il avait sept cornes et sept yeux, qui sont les sept Esprits de Dieu envoyés par toute la terre (g). » Et de nouveau, au sujet de ce même agneau, il dit : « Parut alors un cheval blanc. Celui qui le montait s'appelle Fidèle et Véridique : il juge et combat avec justice. Ses yeux sont comme une flamme de feu ; il a sur la tête plusieurs diadèmes et porte un nom inscrit que nul ne connaît sinon lui-même ; il est revêtu d'un manteau teint de sang ; son nom est : Verbe de Dieu. Les armées du ciel le suivaient sur des chevaux blancs, vêtues d'un lin fin d'une blancheur éclatante. De sa bouche sort un glaive affilé pour en frapper les nations : c'est lui qui les gouvernera avec un sceptre de fer, et c'est lui qui foule la cuve du vin de l'ardente colère du Dieu tout-puissant. Sur son manteau et sur sa cuisse il porte inscrit ce nom : Roi des rois et Seigneur des seigneurs (h). » Voilà comment, en tout temps, le Verbe de Dieu montrait aux hommes les images des choses qu'il devait accomplir et les figures des « économies » du Père, nous enseignant par là les choses de Dieu.

 

  1. Apocalypse, 1 : 12-16 ;
  2. Cf. Exode, 28 : 4 ; Lévitique, 8 : 7 ;
  3. Apocalypse, 1 : 17 ;
  4. Exode, 33 : 20 ;
  5. Cf. saint Jean, 13 : 25 ;
  6. Apocalypse, 1 : 17-18 ;
  7. Apocalypse, 5 : 6-7 ;
  8. Apocalypse, 19 : 11-16.

 

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 FIN

 

Voir la première partie en cliquant sur :

 

POUR PARVENIR À UNE RÉSURRECTION DE VIE (CF. S. JEAN, V, 25, 28-29) - Le Présent éternel

 

 

 

 

 

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12 décembre 2013 4 12 /12 /décembre /2013 16:14

 

S. IRÉNÉE DE LYON RÉFUTE LE PSEUDO CONCILE VAT. II

 

SAINT  IRÉNÉE (135/140-202/203)

ÉVÊQUE DE LYON

HONORÉ PAR L’ÉGLISE COMME MARTYR

LE FONDATEUR DE LA THÉOLOGIE CATHOLIQUE

ET

LE MARTEAU DES HÉRÉSIES

(jamais réfuté ni nommément condamné)

 

« CONTRE LES HÉRÉSIES »

DÉNONCIATION ET RÉFUTATION

DE LA GNOSE AU NOM MENTEUR

dont le vrai titre est :

«  FAUSSE GNOSE DÉMASQUÉE ET RÉFUTÉE »

(Elegcoς kaί anatroph thς yeudwnumou gnώsewς)

 Traduction française par Adelin Rousseau

Moine de l’Abbaye d’Orval

Internet : www.JESUSMARIE.com et

Saint Irénée de Lyon : table des matières

 

Livre V

 

Troisième partie

 

L'IDENTITÉ DU DIEU CRÉATEUR

ET DU DIEU PÈRE

 PROUVÉE PAR TROIS FAITS

DE LA VIE DU CHRIST

 

33, 3. C'est le contenu même de cette bénédiction dont Isaac bénit Jacob, son fils cadet, en lui disant : « Voici que l'odeur de mon fils est comme l'odeur d'un champ rempli de blé qu'a béni le Seigneur (a). » Or le champ, c'est le monde (b). Aussi Isaac ajouta-t-il : « Que Dieu te donne, de la rosée du ciel et de la graisse de la terre, abondance de blé et de vin ! Que les nations te servent, et que les princes se prosternent devant toi ! Sois le seigneur de ton frère, et que les fils de ton père se prosternent devant toi ! Maudit soit qui te maudira, et béni soit qui te bénira (c) » Si l'on n'entend pas cela des temps du royaume dont nous venons de parler, on tombera dans  des  contradictions  et  des  difficultés  considérables, celles-là mêmes où les Juifs tombent et se débattent. Car non seulement, durant son séjour sur terre, Jacob ne vit pas les nations le servir, mais, à peine reçue la bénédiction, ce fut lui qui partit servir son oncle Laban le Syrien durant vingt ans (d). Et non seulement il ne devint pas le seigneur de son frère, mais ce fut lui qui se prosterna devant Isaïe, quand il revint de Mésopotamie vers  son père, et qui lui offrit quantité de présents (e).  Et l'abondance du blé et du vin, comment les reçut-il ici-bas en héritage, lui qui, à la suite d'une famine survenue dans le pays qu'il habitait, émigra en Egypte, pour y devenir sujet de Pharaon qui régnait alors en Égypte (f) ? La bénédiction dont nous venons de parler se rapporte donc sans conteste aux temps du royaume : alors régneront les justes, après être ressuscites d'entre les morts et avoir été, du fait de cette résurrection même, comblés d'honneur par Dieu ; alors aussi la création, libérée et renouvelée, produira en abondance toute espèce de nourriture grâce à la rosée du ciel et à la graisse de la terre.

 

C'est ce que les presbytres qui ont vu Jean, le disciple du Seigneur,  se souviennent avoir entendu de lui,  lorsqu'il évoquait l'enseignement du Seigneur relatif à ces temps-là. Voici donc ces paroles du Seigneur : « Il viendra des jours où des vignes croîtront, qui auront chacune dix mille ceps, et sur chaque cep dix mille branches, et sur chaque branche dix mille bourgeons, et sur chaque bourgeon dix mille grappes, et sur chaque grappe dix mille grains, et chaque grain pressé donnera vingt-cinq cuves de vin. Et lorsque l'un des saints cueillera une grappe, une autre grappe lui criera : Je suis meilleure, cueille-moi et, par moi, bénis le Seigneur ! De même le grain de blé produira dix mille épis, chaque épi aura dix mille grains et chaque grain donnera cinq tonnes de belle farine ; et il en sera de même, toute proportion gardée, pour les autres fruits, pour les semences et pour l'herbe. Et tous les animaux, usant de cette nourriture qu'ils recevront de la terre, vivront en paix et en harmonie les uns avec les autres et seront pleinement soumis aux hommes. »

 

  1. Genèse, XXVII, 27 ;
  2. Cf. S. Matthieu, XIII, 38 ;
  3. Genèse, XXVII, 28-29 ;
  4. Genèse, XXVII, 28-31 ;
  5. Genèse, XXVII, 32-33 ;
  6. Genèse, XXVII, 46-47.

 

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Note supplémentaire :

 

À toutes fins utiles, pour les âmes de peu de Foi qui auraient tendance à ressembler à Judas, citons cet article émanant d'une revue scientiste et donc, peu soucieuse d'étayer le Millénarisme. Dans la revue “Science & Avenir” (octobre 1960), on trouve les lignes suivantes : « Le lion se nourrit de chair animale mais une fois qu'il a tué son zèbre, par quelle partie du corps commence-t-il son repas ? Très régulièrement, il commence par se précipiter sur l'estomac. Comme tous les autres mammifères, le lion a en effet un besoin absolu d'ALIMENTS VÉGÉTAUX, et il trouve principalement ces aliments, tous frais avalés ou à demi-digérés, dans l’ “intérieur” de ses victimes … »

« Or, l'estomac d'un lion qui vient d'éventrer un zèbre ou un buffle pour manger son estomac et ses boyaux peut renfermer jusqu'à 60 et même 70% de matière végétale… »

 « Ainsi, en définitive, LE RÉGIME ALIMENTAIRE DES HERBIVORES ET DES CARNIVORES APPARAÎT COMME BIEN MOINS OPPOSÉ QU'ON SE L'IMAGINE TROP FACILEMENT » (« Le messie que j'attends », étude biblique sur le retour du Christ, abbé Adaire, p. 318 ; les majuscules sont de l'auteur lui-même).

 

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33, 4. Voilà ce que Papias, auditeur de Jean, familier de Polycarpe, homme vénérable, atteste par écrit dans le quatrième de ses livres, – car il existe cinq livres composés par lui. Il ajoute : « Tout cela est croyable pour ceux qui ont la foi. Car, poursuit-il, comme Judas le traître demeurait incrédule et demandait : Comment Dieu pourra-t-il créer de tels fruits ? – le Seigneur lui répondit : Ceux-là le verront, qui vivront encore jusqu’alors ».

 

Tels sont donc les temps que prophétisait Isaïe, lorsqu'il disait : « Le loup paîtra avec l'agneau, le léopard reposera avec le chevreau ; le veau, le taureau et le lion paîtront ensemble, et un petit enfant les conduira. Le bœuf et l'ours paîtront ensemble, et leurs petits seront ensemble ; le lion comme le bœuf mangera de la paille. L'enfant en bas âge mettra sa main dans le trou de la vipère et dans le gîte des petits de la vipère, et ils ne feront pas de mal et ils ne pourront plus faire périr personne sur ma montagne sainte (a). » Reprenant les mêmes traits, il dit encore ailleurs : « Alors loups et agneaux paîtront ensemble ; le lion, comme le bœuf, mangera de la paille, et le serpent mangera de la terre en guise de pain, et ils ne feront ni mal ni dommage sur ma montagne sainte, dit le Seigneur (b). » Certains, je ne l'ignore pas, tentent d'appliquer ces textes de façon métaphorique à ces hommes sauvages qui, issus de diverses nations et ayant eu toute espèce de comportements, ont embrassé la foi et, depuis qu'ils ont cru, vivent en bonne entente avec les justes. Mais, même si cela a lieu dès à présent pour des hommes issus de toutes sortes de nations et venus à une même disposition de foi, cela n'en aura pas moins lieu pour ces animaux lors de la résurrection des justes, ainsi que nous l'avons dit ; car Dieu est riche en toutes choses, et il faut que, lorsque le monde aura été rétabli dans son état premier, toutes les bêtes sauvages obéissent à l'homme et lui soient soumises et qu'elles reviennent à la première nourriture donnée par Dieu, à la manière dont elles étaient soumises à Adam avant sa désobéissance (c) et dont elles mangeaient les fruits de la terre (d). Ce n'est d'ailleurs pas le moment de prouver que le lion se nourrira de paille; mais ce trait indique bien la grandeur et l'opulence des fruits : car, si une bête telle que le lion doit se nourrir de paille, quel ne sera pas le blé dont la simple paille suffira à nourrir des lions !

 

  1. Isaïe, XI, 6-9 ;
  2. Isaïe, LXV, 25 ;
  3. Cf. Genèse, I, 26-28 ;
  4. Cf. Genèse, I, 30.

 

Israël rétabli dans sa terre, afin d'y avoir part aux biens du Seigneur.

 

34, 1. Isaïe lui-même annonce clairement qu'une joie de cette sorte aura lieu à la résurrection des justes, lorsqu'il dit : « Les morts ressusciteront, ceux qui sont dans les tombeaux se lèveront et ceux qui sont dans la terre se  réjouiront, car la rosée qui vient de toi est pour eux une guérison (a) » Ézéchiel dit de même : « Voici que je vais ouvrir vos tombeaux, et je vous ferai sortir de vos tombeaux, et je vous introduirai dans la terre d'Israël. Et vous saurez que je suis le Seigneur, quand j’ouvrirai vos tombeaux, quand je ferai sortir des tombeaux mon peuple. Je mettrai mon Esprit en vous, et vous vivrez, et je vous établirai sur votre terre, et vous saurez que je suis le Seigneur. » Le même prophète dit encore (b) : «Voici ce que dit le Seigneur : Je rassemblerai Israël d'entre toutes les nations parmi lesquelles ils ont été dispersés, et je me sanctifierai en eux aux yeux des peuples des nations, et ils habiteront sur leur terre, que j'ai donnée à mon serviteur Jacob. Ils y habiteront en sécurité ; ils bâtiront des maisons et planteront des vignes ; ils habiteront en sécurité, quand j'exercerai un jugement sur tous ceux qui les auront méprisés, sur ceux de leurs alentours, et ils sauront que je suis le Seigneur, leur Dieu et le Dieu de leurs pères (c). » Or nous avons montré un peu plus haut que c'est l'Église qui est la postérité d'Abraham. Et c'est pourquoi, afin que nous sachions que tout cela se réalisera dans la Nouvelle Alliance, qui, de toutes les nations, rassemble ceux qui sont sauvés, suscitant ainsi à partir des pierres des fils à Abraham (d), Jérémie dit : « C'est pourquoi voici que des jours viennent, dit le Seigneur, où l'on ne dira plus : "Le Seigneur est vivant, lui qui a ramené les fils d'Israël de l'Egypte", mais : "Le Seigneur est vivant, lui qui a ramené les fils d'Israël du pays du septentrion et de toutes les contrées où ils avaient été chassés, et qui va les rétablir sur leur terre, celle qu’il avait donnée à leurs pères (e). »

 

  1. Isaïe, XXVI, 19 ;
  2. Ézéchiel, XXXVII, 12-14 ;
  3. Ézéchiel, XXVIII, 25-26 ;
  4. Cf. S. Matthieu, III, 9 ; S. Luc, III, 8 ;
  5. Jérémie, XVI, 14-15 ; XXIII, 7-8.

 

34, 2. Que toute créature doive, selon la volonté de Dieu, croître et parvenir à la plénitude de sa stature, pour produire et faire mûrir de tels fruits, c'est ce que dit Isaïe : « Sur toute haute montagne et sur toute colline élevée il y aura des cours d'eau, en ce jour où beaucoup périront et où les tours tomberont. La lumière de la lune sera comme la lumière du soleil, et la lumière du soleil sera septuplée, le jour où le Seigneur portera remède à la ruine de son peuple et guérira la douleur de ta plaie (a).» La «douleur de la plaie», c'est celle de cette plaie dont fut frappé l'homme à l'origine, lorsqu'il désobéit en Adam ; cette plaie, qui est la mort, Dieu la guérira en nous ressuscitant d'entre les morts et en nous établissant dans l'héritage des pères, selon ce que contient la bénédiction de Japhet : « Que Dieu donne de l'espace à Japhet, et qu'il habite dans les demeures de Sem (b). » Isaïe dit encore : « Tu mettras ta confiance dans le Seigneur, et il t'introduira dans les biens de la terre, et il te nourrira de l'héritage de Jacob ton père (c). » C'est ce que dit aussi le Seigneur : « Heureux ces serviteurs que le maître, à son arrivée, trouvera veillant ! En vérité, je vous le dis, il se ceindra, les fera mettre à table et, passant devant eux, les servira. S'il arrive à la veille du soir et qu'il les trouve ainsi, heureux sont-ils, car il les fera mettre à table et les servira; et si c'est à la deuxième ou à la troisième veille qu'il arrive, heureux sont-ils (d). » C'est cela même que Jean dit aussi dans l'Apocalypse : « Heureux et saint celui qui a part à la première résurrection (e) ! » Isaïe a également indiqué le moment où auront lieu ces événements : « Et je dis : Jusque à quand, Seigneur ? Jusqu'à ce que les villes soient dépeuplées, faute d'habitants, ainsi que les maisons, faute d'hommes, et que la terre soit laissée déserte. Après cela le Seigneur éloignera les hommes, et ceux qui auront été laissés se multiplieront sur la terre (f). » Daniel dit de même : « Le règne, la puissance et la grandeur des rois qui sont sous le ciel ont été donnés aux saints du Très-Haut ; son règne est un règne éternel, et tous les empires le serviront et lui obéiront (g). » Et pour qu'on ne s'imagine pas que cette promesse concerne l'époque présente, il fut dit au prophète : « Pour toi, viens et tiens-toi dans ton héritage lors de la consommation des jours (h). »

 

  1. Isaïe, XXX, 25-26 ;
  2. Genèse, IX, 27 ;
  3. Isaïe, LVIII, 14 ;
  4. S. Luc, XII, 37-38 ;
  5. Apocalypse, XX, 6 ;
  6. Isaïe, VI, 11-12 ;
  7. Daniel, VII, 27 ;
  8. Daniel, XII, 13.

 

34, 3. Que ces promesses s'adressent non seulement aux prophètes et aux pères, mais aux Eglises rassemblées d'entre les gentils – à ces Églises auxquelles l'Esprit donne le nom d' « îles » parce qu'elles se trouvent placées au milieu du tumulte, qu'elles subissent la tempête des blasphèmes, qu'elles sont un port de salut pour ceux qui sont en péril et un refuge pour ceux qui aiment la vérité et s'efforcent de fuir l'abîme de l'erreur, – c'est ce que Jérémie dit en ces termes : « Nations, écoutez la parole du Seigneur et annoncez-la dans les îles lointaines ; dites : "Celui qui a dispersé Israël le rassemblera et le gardera comme un berger son troupeau ; car le Seigneur a racheté Jacob, il l'a délivré de la main d'un plus fort que lui". Ils viendront et se réjouiront sur la montagne de Sion ; ils viendront vers les biens du Seigneur, vers une terre de blé, de vin et de fruits, de bœufs et de brebis ; leur âme sera comme un arbre fertile, et ils n'auront plus faim désormais. Alors les jeunes filles se réjouiront dans l'assemblée des jeunes gens, et les vieillards se réjouiront ; je changerai leur deuil en joie, je les réjouirai. Je fortifierai et j'enivrerai l'âme des prêtres, fils de Lévi, et mon peuple se rassasiera de mes biens (a). » Les lévites et les prêtres, nous l'avons montré dans le livre précédent, ce sont tous les disciples du Seigneur, qui, eux aussi, « enfreignent le sabbat dans le Temple et ne sont pas coupables (b)». De telles promesses signifient donc, de toute évidence, le festin que fournira cette création dans le royaume des justes et que Dieu a promis d'y servir.

 

  1. Jérémie, XXXI, 10-14 ;
  2. S. Matthieu, XII, 5.

 

Jérusalem glorieusement rebâtie

 

34, 4. Isaïe dit encore au sujet de Jérusalem et de Celui qui y régnera : « Voici ce que dit le Seigneur : Heureux celui qui a une postérité dans Sion et une parenté dans Jérusalem ! Voici qu'un Roi juste régnera, et les princes gouverneront avec droiture (a). » Et à propos des préparatifs de sa reconstruction il dit : « Voici que je te prépare pour pierres de l'escarboucle et pour fondements du saphir ; je ferai tes créneaux de jaspe, tes portes de cristal et ton enceinte de pierres précieuses ; tous tes fils seront enseignés par le Seigneur, tes enfants seront dans une grande paix, et tu seras édifiée dans la justice (b). » Le même prophète dit encore : « Voici que je crée Jérusalem pour l'allégresse, et mon peuple pour la joie. Je serai dans l'allégresse au sujet de Jérusalem, et dans la joie au sujet de mon peuple. On n'y entendra plus désormais le bruit des lamentations ni le bruit des clameurs ; il n'y aura plus là d'homme frappé d'une mort prématurée, ni de vieillard qui n'accomplisse pas son temps : car le jeune homme aura cent ans, et le pécheur qui mourra aura cent ans et sera maudit. Ils bâtiront des maisons et eux-mêmes les habiteront ; ils planteront des vignes et eux-mêmes en mangeront les fruits. Ils ne bâtiront pas pour que d'autres habitent ; ils ne planteront pas pour que d'autres mangent. Car les jours de mon peuple seront les jours de l’arbre de vie : ils useront les ouvrages de leurs mains (c). »

 

  1. Isaïe, XXXI, 9-32, 1 ;
  2. Isaïe, LIV, 11-14 ;
  3. Isaïe, LXV, 18-22.

 

35, 1. Si certains essaient d'entendre de telles prophéties dans un sens allégorique, ils ne parviendront même pas à tomber d'accord entre eux sur tous les points. D'ailleurs, ils seront convaincus d'erreur par les textes eux-mêmes, qui disent : « Lorsque les villes des nations seront dépeuplées, faute d'habitants, ainsi que les maisons, faute d'hommes, et lorsque la terre sera laissée déserte ... (a) ». « Car voici, dit Isaïe, que le Jour du Seigneur vient, porteur de mort, plein de fureur et de colère, pour réduire la terre en désert et en exterminer les pécheurs (b). » Il dit encore : « Que l'impie soit enlevé, pour ne point voir la gloire du Seigneur (c) ! » « Et après » que « cela » aura eu lieu, « Dieu, dit-il, éloignera les hommes, et ceux qui auront été laissés se multiplieront sur la terre (d). » « Ils bâtiront des maisons et eux-mêmes les habiteront; ils planteront des vignes et eux-mêmes en mangeront (e). » Toutes les prophéties de ce genre se rapportent sans conteste à la résurrection des justes, qui aura lieu après l'avènement de l'Antéchrist et l'anéantissement des nations soumises à son autorité : alors les justes régneront sur la terre, croissant à la suite de l'apparition du Seigneur ; ils s'accoutumeront, grâce à lui, à saisir la gloire du Père et, dans ce royaume, ils accéderont au commerce des saints anges ainsi qu'à la communion et à l'union avec les réalités spirituelles. Et tous ceux que le Seigneur trouvera en leur chair, l'attendant des cieux après avoir enduré la tribulation et avoir échappé aux mains de l'Impie, ce sont ceux dont le prophète a dit : « Et ceux qui auront été laissés se multiplieront sur la terre (f). » Ces derniers sont aussi tous ceux d'entre les païens que Dieu préparera d'avance pour que, après avoir été laissés, ils se multiplient sur la terre, soient gouvernés par les saints et servent à Jérusalem.

 

Plus clairement encore, au sujet de Jérusalem et du royaume qui y sera établi, le prophète Jérémie a déclaré : « Regarde vers l'Orient, ô Jérusalem, et vois la joie qui te vient de la part de Dieu. Voici qu'ils viennent, tes fils que tu avais congédiés, ils viennent, rassemblés de l'Orient à l'Occident par la parole du Saint, se réjouissant de la gloire de Dieu. Quitte, Jérusalem, la robe de ton deuil et de ton affliction, et revêts pour toujours la parure de la gloire venant de ton Dieu. Enveloppe-toi du manteau de la justice venant de Dieu ; mets sur ta tête le diadème de la gloire éternelle. Car Dieu montrera ta splendeur à toute la terre qui est sous le ciel. Car ton nom te sera donné par Dieu pour jamais : "Paix de la justice" et "Gloire de la piété". Lève-toi, Jérusalem, tiens-toi sur la hauteur, et regarde vers l'Orient ; et vois tes fils rassemblés du couchant au levant par la parole du Saint, se réjouissant de ce que Dieu s'est souvenu d'eux. Ils t'avaient quittée à pied, emmenés par les ennemis ; Dieu te les ramène portés avec honneur, comme un trône royal. Car Dieu a ordonné de s'abaisser à toute montagne élevée et aux collines éternelles, et aux vallées de se combler pour aplanir la terre, afin qu'Israël marche en sécurité sous la gloire de Dieu. Les forêts et tous les arbres odoriférants ont prêté leur ombre à Israël par ordre de Dieu. Car Dieu conduira Israël avec joie à la lumière de sa gloire, avec la miséricorde et la justice qui viennent de lui-même (g). »

 

  1. Isaïe, VI, 11 ;
  2. Isaïe, XIII, 9 ;
  3. Isaïe, XXVI, 10 ;
  4. Isaïe, VI, 12 ;
  5. Isaïe, LXV, 21 ;
  6. Isaïe, VI, 12 ;
  7. Baruch, IV, 36- V, 9.

 

35, 2. Ces événements ne sauraient se situer dans les lieux supra célestes, — « car Dieu, vient de dire le prophète, montrera ta splendeur à toute la terre qui est sous le ciel (a) », — mais ils se produiront aux temps du royaume, lorsque la terre aura été renouvelée par le Christ et que Jérusalem aura été rebâtie sur le modèle de la Jérusalem d'en haut.

 

Après le royaume des justes : la Jérusalem d'en haut et le royaume du Père.

 

C'est au sujet de celle-ci que le prophète Isaïe a dit : « Voici que sur mes mains j'ai peint tes murs, et tu es sans cesse devant mes yeux (b). » L'Apôtre dit pareillement aux Galates : « Mais la Jérusalem d'en haut est libre, et c'est elle qui est notre Mère (c) » : il ne dit pas cela de l'Enthymésis d'un Éon égaré, ni d'une Puissance séparée du Plérôme et dénommée Prounikos, mais de la Jérusalem peinte sur les mains de Dieu.

 

C'est aussi cette dernière que, dans l'Apocalypse, Jean a vue descendre sur la terre nouvelle. Car, après les temps du royaume, «je vis, dit-il, un grand trône blanc et Celui qui y était assis ; de devant sa face le ciel et la terre s'enfuirent, et il ne se trouva plus de place pour eux (d). » Il décrit alors en détail la résurrection et le jugement universels : « Je vis, dit-il, les morts, les grands et les petits. Car la mort rendit les morts qui se trouvaient en elle; la mort et l'enfer rendirent ceux qui étaient en eux. Des livres furent ouverts. On ouvrit aussi le livre de vie, et les morts furent jugés, d'après ce qui était écrit dans ces livres, selon leurs œuvres. Puis la mort et l'enfer furent jetés dans l'étang de feu : cet étang de feu, c'est la seconde mort (e). » C'est ce qu'on appelle la Géhenne, dite aussi « feu éternel (f) » par le Seigneur. « Et quiconque, dit Jean, ne fut pas trouvé inscrit dans le livre de vie fut jeté dans l'étang de feu (g). » Il dit ensuite : « Et je vis un ciel nouveau et une terre nouvelle  ; car le premier ciel et la première terre s'en étaient allés, et la mer n'était plus. Et je vis la cité sainte, la Jérusalem nouvelle, descendre du ciel, d'auprès de Dieu, apprêtée comme une fiancée parée pour son époux. Et j'entendis une grande voix, sortant du trône, qui disait : "Voici le tabernacle de Dieu avec les hommes : il habitera avec eux, et ils seront ses peuples ; Dieu lui-même sera avec eux et sera leur Dieu. Et il essuiera toute larme de leurs yeux, et la mort ne sera plus, et il n'y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur, car les premières choses s'en sont allées (h)". » Isaïe l'avait déjà dit : «Ce sera le ciel nouveau et la terre nouvelle ; on ne se souviendra plus des premières choses et elles ne reviendront plus à l'esprit ; mais on trouvera joie et allégresse dans cette terre nouvelle (i). » C'est ce que dit l'Apôtre : « Car elle passe, la figure de ce monde (j). » Et le Seigneur dit pareillement : « Le ciel et la terre passeront (k). » Quand donc ces choses auront passé, nous dit Jean, le disciple du Seigneur, sur la terre nouvelle descendra la Jérusalem d'en haut, telle une fiancée parée pour son époux, et c'est elle qui sera le tabernacle de Dieu, en lequel Dieu habitera avec les hommes. C'est de cette Jérusalem-là que sera l'image, la Jérusalem de la première terre, où les justes s'exerceront à l'incorruptibilité et se prépareront au salut, comme c'est aussi de ce tabernacle-là que Moïse a reçu le modèle sur la montagne (l).

 

Et rien de tout cela ne peut s'entendre allégoriquement, mais  au  contraire  tout  est  ferme,   vrai,   possédant  une existence authentique, réalisé par Dieu pour la jouissance des hommes justes. Car, de même qu'est réellement Dieu Celui qui ressuscitera l'homme, c'est réellement aussi que l'homme ressuscitera d'entre les morts, et non allégoriquement, ainsi que nous l'avons abondamment montré. Et de même qu'il ressuscitera réellement,  c'est réellement aussi qu'il  s'exercera  à l'incorruptibilité,   qu'il croîtra et  qu'il parviendra  à la  plénitude  de sa vigueur  aux temps  du royaume, jusqu'à devenir capable de saisir la gloire du Père. Puis, quand toutes choses auront été renouvelées, c'est réellement qu'il habitera la cité de Dieu.  Car,  dit Jean, « Celui qui était assis sur le trône dit : Voici que je fais toutes choses nouvelles. Et il ajouta : Écris, car ces paroles sont sûres et véridiques. Et il me dit : C’est fait (m) ! »

 

  1. Baruch, V, 3 ;
  2. Isaïe, XLIX, 16 ;
  3. Galates, IV, 26 ;
  4. Apocalypse, XX, 11 ;
  5. Apocalypse, XX, 12-14 ;
  6. Cf. S. Matthieu, XXV, 41 ;
  7. Apocalypse, XX, 15 ;
  8. Apocalypse, XXI, 1-4 ;
  9. Isaïe, LXV, 17-18 ;
  10. I Corinthiens, VII, 31 ;
  11. S. Matthieu, XXVI, 35 ;
  12. Exode, XXV, 40. Hébreux, VIII, 5 ;
  13. Apocalypse, XXI, 5-6.

 

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Nul n’est capable de dénigrer saint Irénée, martyr, sans perdre la raison et tomber sous le jugement de Dieu (cf. II Thessaloniciens, II, 3-4, 7 et 11-12 ; Ecclésiaste, I, 15 ; Psaumes, 13 : 1 ; 52 : 1.)

 

Ecclésiaste, I, 15 : « stultorum infinitus est numerus » ; Psaumes,  XIII, 1 et LII 1 : « Dixit insipiens in corde suo : Non est Deus ».

 

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SAINT IRÉNÉE DE LYON (135/140 – 203/293)

 

« CONTRE LES HÉRÉSIES »

 

LIVRE II

 

Troisième partie

 

RÉFUTATION DES SPÉCULATIONS VALENTINIENNES RELATIVES AUX NOMBRES

 

 

3. L’orgueil gnostique

 

Petitesse de l'homme face à la grandeur infinie de son Créateur.

 

25, 3. Et si quelqu'un n'arrive pas à trouver la raison d'être de tout ce à quoi il applique sa recherche, qu'il fasse réflexion qu'il n'est qu'un homme infiniment au-dessous de Dieu, qu'il n'a reçu la grâce que « d'une manière partielle (a) », qu'il n'est point encore égal ou semblable à son Auteur et qu'il ne peut avoir l'expérience et la connaissance de toutes choses à la façon de Dieu. Autant l'homme qui a été fait et a reçu aujourd'hui le commencement de son existence est inférieur à Celui qui n'a pas été fait et est depuis toujours identique à lui-même, autant ce même homme est inférieur à son Auteur en ce qui concerne la science et la recherche des raisons d'être de toutes choses. Car tu n'es pas incréé, ô homme, et tu n'existes pas depuis toujours avec Dieu, comme son propre Verbe ; mais, grâce à sa suréminente bonté, après avoir reçu présentement le commencement de ton existence, tu apprends peu à peu du Verbe les « économies » du Dieu qui t'a fait.

 

a) I Corinthiens, 13 : 9, 12.

 

24, 4. Garde donc le rang qui convient à ta science et ne prétends pas, dans ton ignorance des biens, dépasser Dieu lui-même, car il est indépassable. Ne cherche pas ce qu'il pourrait y avoir au-dessus du Créateur : tu ne trouveras pas, car ton Artisan est sans limites. Ne va pas, comme si tu l'avais mesuré tout entier, comme si tu avais exploré toute son activité créatrice, comme si tu avais considéré sa profondeur, sa longueur et sa hauteur, imaginer au-dessus de lui un autre Père : tu ne découvriras rien, mais, pour avoir pensé au rebours de la nature des choses, tu seras insensé ; et si tu persévères en cette voie, tu tomberas dans la folie, te prenant pour plus élevé et plus excellent que ton Créateur et t'imaginant que tu aurais dépassé sa sphère.

 

Supériorité d'un amour ignorant sur une science orgueilleuse

 

26, 1. Il est donc meilleur et plus utile d'être ignorant ou de peu de savoir et de s'approcher de Dieu par l'amour, que de se croire savant et habile et de se trouver blasphémateur à l'égard de son Seigneur pour avoir imaginé un autre Dieu et Père que lui. C'est pourquoi Paul s'est écrié : « La science enfle, tandis que la charité édifie (a). » Non qu'il ait incriminé la vraie connaissance de Dieu, sinon il se serait accusé le premier; mais il savait que certains, enflés d'orgueil sous prétexte de science, en venaient à déchoir de l'amour de Dieu et, à cause de cela, à se croire eux-mêmes parfaits, tout en introduisant un Démiurge imparfait. C'est pour retrancher leur orgueil, fruit de cette prétendue science, que Paul disait : « La science enfle, tandis que la charité édifie. » Car il n'y a pas de plus grand orgueil que de se croire meilleur et plus parfait que Celui qui nous a faits, nous a modelés (b), nous a donné le souffle de vie (c), nous a procuré l'être même. Mieux vaut donc, comme nous l'avons déjà dit, ne rien savoir du tout, pas même la cause, le pourquoi, d'une seule des choses qui ont été faites, et croire en Dieu et demeurer dans son amour (d), que de s'enfler d'orgueil à cause d'une prétendue science et de déchoir de cet amour qui vivifie l'homme. Mieux vaut ne rien chercher à savoir, sinon Jésus-Christ, le Fils de Dieu, crucifié pour nous (e), que de se jeter dans la subtilité des recherches et de tomber par là dans la négation de Dieu.

 

a) I Corinthiens, 8 : 1 ;

b) Cf. Psaumes, 118 : 73 ; Job, 10 : 8 ;

c) Cf. Genèse, 2 : 7 ;

d) Cf. S. Jean, 15 : 9-10 ;

e) Cf. I Corinthiens, 2 : 2.

 

Recherches aberrantes

 

26, 2. Que penser, en effet, d'un homme qui, enorgueilli quelque peu par ces tentatives et s'avisant que le Seigneur a dit : « Même les cheveux de votre tête sont tous comptés (a) », voudrait chercher curieusement le nombre des cheveux de chaque tête et la raison pour laquelle l'un en a tel nombre et l'autre tel autre ? Car tous n'en ont pas le même nombre, et il se rencontre des milliers et des milliers de nombres différents, du fait que les uns ont une plus grosse tête et les autres une plus petite, ou du fait que les uns ont des cheveux épais, d'autres, des cheveux clairsemés, d'autres enfin, un très petit nombre de cheveux seulement. Et quand ces gens-là croiront avoir trouvé le nombre des cheveux en question, qu'ils essaient donc d'en tirer un témoignage en faveur du système qu'ils ont inventé ! Ou encore, que penser d'un homme qui, sous prétexte qu'il est dit dans l'Evangile : « Deux passereaux ne se vendent-ils pas un as ? Pourtant, pas un seul d'entre eux ne tombe à terre sans la volonté de votre Père (b) », se mettrait en tête de dénombrer les passereaux pris chaque jour dans le monde entier ou dans chaque pays et de rechercher la raison pour laquelle tel nombre a été pris hier, tel autre avant-hier, tel autre encore aujourd'hui, et mettrait alors le nombre de ces passereaux en connexion avec son système ? Un tel homme ne se duperait-il pas lui-même et ne pousserait-il pas dans une grande folie ceux qui se fieraient à lui ? Car les hommes seront toujours prompts, en un tel domaine, à croire qu'ils ont trouvé mieux que leurs maîtres.

 

a) S. Matthieu, 10 : 30 ;

b) S. Matthieu, 10 : 29.

 

26, 3. Quelqu'un nous demandera peut-être si le nombre total de toutes les choses qui ont été faites et qui sont faites est connu de Dieu et si c'est conformément à sa providence que chacune d'entre elles a reçu la quantité qui lui est propre. Nous accorderons à cet homme que rien absolument de ce qui s'est fait et se fait n'échappe à la science de Dieu : c'est par la providence de celui-ci que chaque chose a reçu et reçoit forme, ordonnance, nombre et quantité propres ; absolument rien n'a été fait ou n'est fait sans raison et au hasard, mais au contraire tout a été fait avec une profonde harmonie et un art sublime, et il existe un Logos admirable et vraiment divin qui est capable de discerner toutes ces choses et de faire connaître leurs raisons d'être. Supposons que l'homme dont nous parlons, fort de ce témoignage et de cet accord reçu de nous, entreprenne alors de compter les grains de sable et les cailloux de la terre, ainsi que les flots de la mer et les étoiles du ciel, et de découvrir les raisons d'être des nombres qu'il croira avoir trouvés : cet homme ne sera-t-il pas à juste titre considéré comme perdant son temps et comme extravagant et fou par tous ceux qui ont encore leur bon sens ? Et plus il s'absorbera, en dehors des autres hommes, dans des recherches de cette sorte et s'imaginera dépasser les autres par ses découvertes, traitant tous les autres d'incapables, d'ignorants et de psychiques parce qu'ils refusent d'entreprendre un aussi vain labeur, plus en réalité il sera insensé et stupide, pareil à quelqu'un que la foudre aurait frappé : car plutôt que de s'en remettre à Dieu pour quoi que ce soit, il change Dieu lui-même par la science qu'il croit avoir découverte et il lance sa pensée par-dessus la grandeur du Créateur.

 

Recherches légitimes

 

27, 1.  En revanche, une intelligence saine, circonspecte, pieuse et éprise de vérité se tournera vers les choses que Dieu a mises à la portée des hommes et dont il a fait le domaine de notre connaissance.  C'est à ces choses qu'elle s'appliquera de toute son ardeur, c'est en elles qu'elle progressera, s'instruisant sur elles avec facilité moyennant l'exercice quotidien. Ces choses, ce sont, pour une part, celles qui tombent sous notre regard et, pour une autre part, tout ce qui est contenu clairement et sans ambiguïté, en propres termes, dans les Écritures. Voilà pourquoi les paraboles doivent être comprises à la lumière des choses non ambiguës : de la sorte, celui qui les interprète les interprétera sans péril, les paraboles recevront de tous une interprétation semblable, et le corps de la vérité demeurera complet, harmonieusement structuré et exempt de dislocation. Par contre, rattacher des choses non clairement exprimées et ne tombant pas sous notre regard à des interprétations de paraboles que chacun imagine de la manière qu'il veut, c'est déraisonnable : de la sorte, en effet, il n'y aura de  règle de vérité  chez personne, mais, autant il y aura d'hommes à interpréter les paraboles, autant on verra surgir de vérités antagonistes et de théories contradictoires, comme c'est le cas pour les questions débattues par les philosophes païens.

 

27, 2. Dans une telle perspective, l'homme cherchera toujours et ne trouvera jamais, parce qu'il aura rejeté la méthode même qui lui eût permis de trouver. Et alors que l'Époux est là,  l'homme dont la lampe n'est point préparée et ne brille point de la splendeur de la claire lumière court vers ceux qui trafiquent dans les ténèbres des interprétations de paraboles  ; il délaisse ainsi Celui qui, par sa claire prédication, donne gratuitement d'avoir accès auprès de lui et il s'exclut de la chambre nuptiale (a).

 

Ainsi donc toutes les Écritures, tant prophétiques qu'évangéliques, — que tous peuvent pareillement entendre, lors même que tous ne croient pas pour autant, — proclament clairement et sans ambiguïté qu'un seul et unique Dieu, à l'exclusion de tout autre, a fait toutes choses par son Verbe, les visibles et les invisibles, les célestes et les terrestres, celles qui vivent dans les eaux et celles qui rampent sous la terre, comme nous l'avons prouvé par les paroles mêmes des Écritures  ; de son côté, le monde même où nous sommes, par tout ce qu'il offre à nos regards, atteste lui aussi qu'unique est Celui qui l'a fait et le gouverne. Dès lors, combien stupides apparaîtront ces gens qui, en présence d'une manifestation aussi claire, sont aveugles des yeux et ne veulent pas voir la lumière de la prédication ; qui s'enchaînent eux-mêmes et qui, par de ténébreuses explications de paraboles, s'imaginent avoir trouvé chacun son propre Dieu. Car, en ce qui concerne le Père imaginé par les hérétiques, aucune Écriture ne dit quoi que ce soit de façon claire, en propres termes et sans contestation possible : eux-mêmes en témoignent en disant que c'est en secret que le Sauveur aurait livré ces enseignements, et cela non pas à tous, mais à quelques disciples capables de saisir (b) et comprenant ce qu'il indiquait au moyen d'énigmes et de paraboles. Ils en viennent ainsi à dire qu'autre est celui qui est prêché comme Dieu, et autre celui qui est indiqué par les paraboles et les énigmes, à savoir le Père.

 

a) Cf. S. Matthieu, 25 : 1-12 ; 

b) Cf. S. Matthieu, 19 : 12.

 

27, 3. Mais, puisque les paraboles sont susceptibles d'explications multiples, fonder sur elles sa recherche de Dieu en délaissant ce qui est certain, indubitable et vrai, quel homme épris de vérité ne conviendra que c'est se précipiter en plein danger et agir à l'encontre de la raison ? N'est-ce pas là bâtir sa maison, non sur le roc ferme, solide et découvert, mais sur l'incertitude d'un sable mouvant ? Aussi un tel édifice sera-t-il facilement renversé (a).

 

a) Cf. S. Matthieu, 7 : 24-27.

 

Réserver à Dieu la connaissance des choses qui nous dépassent

 

28, 1. Ainsi donc, puisque nous possédons la règle même de la vérité et un témoignage tout à fait clair sur Dieu, nous ne devons pas, en cherchant dans toutes sortes d'autres directions des réponses aux questions, rejeter la solide et vraie connaissance de Dieu ; nous devons bien plutôt, en orientant la solution des questions dans le sens qui a été précisé, nous exercer dans une réflexion sur le mystère et sur l'« économie » du seul Dieu existant, grandir dans l'amour de Celui qui a fait et ne cesse de faire pour nous de si grandes choses et ne jamais nous écarter de cette conviction qui nous fait proclamer de la façon la plus catégorique que Celui-là seul est véritablement Dieu et Père qui a fait ce monde, modelé l'homme, donné la croissance à sa créature et appelé celle-ci de ses biens moindres aux biens plus grands qui sont auprès de lui. Ainsi l'enfant, après avoir été conçu dans le sein maternel, est-il amené par lui à la lumière du soleil, et le froment, après avoir grandi sur sa tige, est-il déposé par lui dans le grenier ; mais c'est un seul et même Créateur qui a modelé (a) le sein maternel et créé le soleil, et c'est aussi un seul et même Seigneur qui a produit la tige, fait croître et se multiplier (b) le froment et préparé le grenier.

 

a) Cf. S. Matthieu, 3 : 12 ;

b) Cf. Genèse, 1 : 28.

 

28, 2. Que si nous ne pouvons trouver la solution de toutes les questions soulevées par les Écritures, n'allons pas pour cela chercher un autre Dieu en dehors de Celui qui est le vrai Dieu : ce serait le comble de l'impiété. Nous devons abandonner de telles questions au Dieu qui nous a faits, sachant très bien que les Écritures sont parfaites, données qu'elles ont été par le Verbe de Dieu et par son Esprit, mais que nous, dans toute la mesure où nous sommes inférieurs au Verbe de Dieu et à son Esprit, dans cette même mesure nous avons besoin de recevoir la connaissance des mystères de Dieu. Rien d'étonnant, d'ailleurs, que nous ressentions cette ignorance en face des réalités spirituelles et célestes et de toutes celles qui ont besoin de nous être révélées, puisque, même parmi les choses qui sont à notre portée, — je veux parler de celles qui appartiennent à ce monde créé, qui sont maniées et vues par nous et qui nous sont présentes, — beaucoup échappent à notre science, et nous nous en remettons à Dieu pour ces choses mêmes : car il faut qu'il l'emporte en excellence sur tout être. Qu'en est-il, par exemple, si nous essayons d'exposer la cause de la crue du Nil ? Nous disons un bon nombre de choses plus ou moins plausibles, mais la vérité sûre et certaine est l'affaire de Dieu. Même la résidence des oiseaux qui viennent chez nous au printemps et repartent à l'automne échappe à notre connaissance, alors qu'il s'agit d'un fait se passant dans notre monde. Et quelle explication pouvons-nous donner du flux et du reflux de la mer, puisqu'il est évident que ces phénomènes ont une cause bien déterminée? Ou encore, que pouvons-nous dire des mondes situés au delà de l'Océan ? Ou que savons-nous sur l'origine de la pluie, des éclairs, du tonnerre, des nuages, du brouillard, des vents et des choses de ce genre ? ou sur les réserves de neige, de grêle (a) et de ce qui leur est apparenté ? ou sur la formation des nuages et la constitution du brouillard ? Et quelle est la cause pour laquelle la lune croît et décroît ? Ou encore, quelle est la cause de la différence des eaux, des métaux, des pierres et autres choses semblables ? En tout cela nous pourrons bien être loquaces, nous qui cherchons les causes des choses ; mais  seul  Celui  qui les  a faites,   c'est-à-dire Dieu,   sera véridique.

 

a) Cf. Job, 38 : 22.

 

28, 3. Si donc, même dans ce monde créé, il est des choses qui sont réservées à Dieu et d'autres qui rentrent aussi dans le domaine de notre science, est-il surprenant que, parmi les questions soulevées par les Écritures,  — ces Écritures  qui sont tout entières spirituelles, — il y en ait que nous résolvions avec la grâce de Dieu, mais qu'il y en ait aussi que nous abandonnions à Dieu, et cela, non seulement dans le monde présent, mais même dans le monde futur, afin que toujours Dieu enseigne et que toujours l'homme soit le disciple de Dieu ? Car, selon le mot de l'Apôtre, quand sera aboli tout ce qui n'est que partiel, ces trois choses demeureront, à savoir la foi, l'espérance et la charité (a). Toujours, en effet, la foi en notre Maître demeurera stable, nous assurant qu'il est le seul vrai Dieu, en sorte que nous l'aimions toujours, parce qu'il est le seul Père, et que nous espérions recevoir et apprendre de lui toujours davantage, parce qu'il est bon, que ses richesses sont sans limites, son royaume, sans fin, et sa science, sans mesure. Si donc, de la manière que nous venons de dire, nous savons abandonner à Dieu certaines questions, nous garderons notre foi et nous demeurerons à l'abri du péril ; toute l'Écriture, qui nous a été donnée par Dieu, nous paraîtra concordante ; les paraboles s'accorderont avec les passages clairs et les passages clairs fourniront l'explication des paraboles ; à travers la polyphonie des textes, une seule mélodie harmonieuse résonnera en nous, chantant le Dieu qui a fait toutes choses. Si, par exemple, on nous demande : Avant que Dieu ne fît le monde, que faisait-il ? nous dirons que la réponse à cette question est au pouvoir de Dieu. Que ce monde ait été fait par Dieu par mode de production et qu'il ait commencé dans le temps, toutes les Écritures nous l'enseignent ; mais quant à savoir ce que Dieu aurait fait auparavant, nulle Écriture ne nous l'indique. Donc la réponse à la question posée appartient à Dieu, et il ne faut pas vouloir imaginer des émanations folles, stupides et blasphématoires, et, dans l'illusion d'avoir découvert l'origine de la matière, rejeter le Dieu qui a fait toutes choses.

 

 

Refus des hérétiques de rien réserver à Dieu

 

28, 4. Songez en effet, vous qui inventez de telles fables, que Celui que vous appelez le Démiurge est seul à être appelé et à être vraiment le Dieu Père ; que les Écritures  ne connaissent que ce seul Dieu ; que le Seigneur le proclame seul son Père (a) et n'en connaît point d'autre, ainsi que nous le montrerons par ses propres paroles. Quand alors, de ce Dieu, vous faites un « fruit de déchéance » et un « produit d'ignorance » ; quand vous le faites ignorer ce qui est au-dessus de lui et que vous dites de lui d'autres choses du même genre, considérez l'énormité du blasphème proféré par vous contre Celui qui est le vrai Dieu. Vous paraissez d'abord dire avec gravité que vous croyez en Dieu; après quoi, alors que vous êtes bien incapables de nous montrer un autre Dieu, vous proclamez « fruit de déchéance » et « produit d'ignorance » Celui-là même en qui vous dites que vous croyez. Cet aveuglement et cette folie viennent de ce que vous refusez de réserver quoi que ce soit à Dieu. Vous prétendez exposer la genèse et la production de Dieu lui-même et de sa Pensée et du Logos et de la Vie et du Christ, et tout cela, vous ne le tirez pas d'une autre source que de la psychologie humaine. Vous ne comprenez pas que, dans le cas de l'homme, qui est un être vivant composé de parties, il est légitime de distinguer l'intellect et la pensée, ainsi que nous l'avons fait plus haut : de l'intellect procède la pensée, de la pensée, la réflexion, et de la réflexion, la parole, — car autre est, selon les Grecs, la faculté directrice qui élabore la pensée et autre l'organe par le moyen duquel est émise la parole, et tantôt l'homme demeure immobile et silencieux, et tantôt il parle et agit ; — mais Dieu, lui, est tout entier Intellect, tout entier Logos, tout entier Esprit agissant, tout entier Lumière, toujours identique et semblable à lui-même, comme il nous convient de le penser de Dieu et comme nous l'apprenons par les Écritures , et, dès lors, des processus et des distinctions de cette sorte ne sauraient exister en lui. En effet, parce qu'elle est charnelle, la langue est incapable de seconder la rapidité de l'intellect humain, qui est spirituel, et de là vient que notre parole étouffe pour ainsi dire au dedans et qu'elle est produite au dehors non d'une seule fois, telle qu'elle a été conçue par l'intellect, mais par parties, selon que la langue est capable de faire son service ;

 

a) Cf. S. Matthieu, 11 : 25 ; S. Luc, 10 : 21.

 

28, 5. par contre, Dieu étant tout entier Intellect et tout entier Logos, ce qu'il conçoit, il le dit, et ce qu'il dit, il le conçoit, car son Intellect est sa Parole et sa Parole est son Intellect, et l'Intellect qui renferme tout n'est autre que le Père lui-même. Si donc on pose un Intellect en Dieu et si l'on affirme que cet Intellect a été émis, on introduit une composition en Dieu, puisqu'en ce cas Dieu est une chose et l'Intellect directeur en est une autre. De même, en donnant au Logos le troisième rang d'émission à partir du Père — ce qui expliquerait que le Logos ignore la grandeur du Père —, on établit une profonde séparation entre le Logos et Dieu. Le prophète disait du Verbe : « Sa génération, qui la racontera (a) ? » Mais vous, vous scrutez la génération du Verbe par le Père. La prolation d'un verbe humain par le moyen de la langue, vous l'appliquez telle quelle au Verbe de Dieu. Vous êtes ainsi justement convaincus par vous-mêmes de ne connaître ni les choses humaines ni les choses divines.

 

a) Isaïe, 53 : 8.

 

28, 6. Stupidement enflés d'orgueil, vous prétendez audacieusement connaître les inexprimables mystères de Dieu, alors que le Seigneur, le Fils de Dieu en personne, avoue que le jour et l'heure du jugement [qu’il ne faut surtout pas confondre avec les temps du royaume ou de la résurrection des justes. — Cf. S. Irénée, Livre V, 33, 3 ; 35, 2 ; 36, 2] ne sont connus que du Père seul. Il dit en effet sans ambages : « Pour ce qui est de ce jour et de cette heure, nul ne les connaît, par même le Fils, mais le Père seul (a). » Si donc le Fils n'a pas rougi de réserver au Père la connaissance de ce jour et s'il a dit la vérité, ne rougissons pas non plus de réserver à Dieu les questions qui nous dépassent, car nul n'est au-dessus du Maître (b). C'est pourquoi, si quelqu'un nous demande : Comment donc le Fils a-t-il été émis par le Père ? nous lui répondrons que cette émission, ou génération, ou énonciation, ou manifestation, ou quelque autre nom dont on veuille appeler cette génération ineffable (c), personne ne la connaît, ni Valentin, ni Marcion, ni Saturnin, ni Basilide, ni les Anges, ni les Archanges, ni les Principautés, ni les Puissances, mais seulement le Père qui a engendré et le Fils qui est né. Si donc sa génération est ineffable, tous ceux, quels qu'ils soient, qui essaient d'expliquer les générations et les émissions sont hors de sens, puisqu'ils promettent de dire ce qui est indicible. Que de la pensée et de l'intellect procède le verbe, tout le monde le sait assurément. Ils n'ont donc rien trouvé de bien grand, ceux qui ont inventé les émissions, ni découvert un bien secret mystère, en transposant dans le Verbe, Fils unique de Dieu, ce qui est compris par tout le monde : celui qu'ils disent ineffable et innommable, ils le nomment et le décrivent, et, comme s'ils avaient fait eux-mêmes l'accouchement, ils racontent son émission et sa génération premières, en assimilant le Verbe de Dieu au verbe que profèrent les hommes.

 

a) S. Matthieu, 24 : 36 ;

b) Cf. S. Matthieu, 10 : 24 ;

c) Cf. Isaïe, 53 : 8.

 

28, 7. En parlant de même à propos de l'origine de la matière, c'est-à-dire en disant que c'est Dieu qui l'a produite, nous ne nous tromperons pas non plus, car nous savons par les Écritures que Dieu détient la primauté sur toutes choses. Mais d'où l'a-t-il émise, et comment ? Cela, aucune Écriture ne l'explique, et nous n'avons pas le droit de nous lancer, à partir de nos propres opinions, dans une infinité de conjectures sur Dieu : une telle connaissance doit être réservée à Dieu.

 

De même encore, pourquoi, alors que tout a été fait par Dieu, certains êtres ont-ils transgressé et se sont-ils détournés de la soumission à Dieu, tandis que d'autres, ou, pour mieux dire, le plus grand nombre, ont persévéré et persévèrent dans la soumission à leur Créateur ? De quelle nature sont ceux qui ont transgressé, et de quelle nature sont ceux qui persévèrent ? Autant de questions qu'il faut réserver à Dieu et à son Verbe. C'est à ce dernier seul que Dieu a dit : « Siège à ma droite, jusqu'à ce que je fasse de tes ennemis un escabeau pour tes pieds (a) » ; quant à nous, nous sommes encore sur terre, nous ne sommes point encore assis sur le trône de Dieu (b). En effet, si l'« Esprit » du Sauveur, qui est en lui, « scrute tout, même les profondeurs de Dieu (c) », pour ce qui nous concerne, « il y a division des grâces, division des ministères et division des opérations (d) » et, sur terre, comme le dit encore Paul, « nous ne connaissons que partiellement et nous ne prophétisons que partiellement (e) ». De même donc que nous ne connaissons que partiellement, ainsi devons-nous, sur toutes les questions, nous en remettre à Celui qui ne nous donne encore que partiellement sa grâce.

 

Qu'un feu éternel ait été préparé pour les transgresseurs, le Seigneur l'a dit clairement et toutes les Écritures  le démontrent ; que Dieu ait su d'avance que cette transgression se produirait, les Écritures  le prouvent de même, car, ce feu éternel, c'est dès le commencement que Dieu l'a préparé pour ceux qui transgresseraient (f) mais pour quelle cause précise certains êtres ont-ils transgressé, ni une Écriture quelconque ne l'a rapporté, ni l'Apôtre ne l'a dit, ni le Seigneur ne l'a enseigné. Aussi faut-il laisser à Dieu cette connaissance, comme le Seigneur l'a fait pour le jour et l'heure du jugement (g), et ne pas tomber dans cet extrême péril de ne rien réserver à Dieu, et cela, alors que l'on n'a encore que partiellement reçu sa grâce. En cherchant au contraire ce qui est au-dessus de nous et nous est présentement inaccessible, on en vient à un tel degré d'audace que l'on dissèque Dieu ; comme si l'on avait déjà découvert ce qui n'a jamais encore été découvert, en s'appuyant sur la mensongère théorie des émissions, on affirme que le Dieu Créateur de toutes choses est issu d'une déchéance et d'une ignorance et l'on forge ainsi un système impie contre Dieu ;

 

a) Psaumes, 109 : 1 ;

b) Cf. Apocalypse, 3 : 21 ; 

c) I Corinthiens, 2 : 10 ;

d) I Corinthiens, 12 : 4-6 ;

e) I Corinthiens, 13 : 9 ;

f) Cf. S. Matthieu, 25 : 25 : 41 ;

g) Cf. S. Matthieu, 24 : 36.

 

28, 8. après quoi, tout en n'ayant aucun témoignage appuyant cette fiction que l'on vient d'inventer, on recourt tantôt aux premiers nombres venus, tantôt à des syllabes, tantôt à des noms, tantôt encore aux lettres contenues dans d'autres lettres, tantôt à des paraboles incorrectement expliquées, ou encore à des suppositions gratuites, pour tenter de donner consistance à la fable que l'on a échafaudée.

 

Si quelqu'un cherche, en effet, à savoir pour quel motif le Père, qui a tout en commun avec le Fils, a été présenté par le Seigneur comme étant seul à connaître le jour et l'heure du jugement (a), il n'en trouvera pas présentement de plus adapté, de plus convenable et de plus sûr que celui-ci : étant le seul Maître véridique, le Seigneur voulait que nous sachions, par lui, que le Père est au-dessus de tout. Car « le Père », dit-il, « est plus grand que moi (b) ». Si donc le Père a été présenté par le Seigneur comme supérieur sous le rapport de la science, c'est afin que nous aussi, tant que nous sommes dans la « figure de ce monde (c) », nous réservions à Dieu la science parfaite et la solution de semblables questions, et de peur que, cherchant à sonder la profondeur (d) du Père, nous ne tombions dans l'extrême péril de nous demander si, au-dessus de Dieu, il n'y aurait point un autre Dieu.

 

a) Cf. S. Matthieu, 24 : 36 ;

b) S. Jean, 14 : 28 ;

c) Cf. I Corinthiens, 7 : 31 ;

d) Cf. Romains, 11 : 33.

 

28, 9. Mais si quelque chicaneur conteste ce que nous venons de dire et notamment la parole de l'Apôtre : « Nous ne connaissons que partiellement et nous ne prophétisons que partiellement (a) » ; s'il estime que sa connaissance à lui n'est point partielle, mais qu'il possède l'universelle connaissance de tout ce qui existe ; s'il se croit un Valentin, un Ptolémée, un Basilide ou quelqu'un de ceux qui prétendent avoir scruté les profondeurs de Dieu (b) : qu'il ne se vante pas, dans la vaine jactance dont il fait parade, de connaître mieux que les autres des réalités invisibles et indémontrables, mais qu'il s'occupe plutôt de choses relevant de notre monde et ignorées de nous, telles que le nombre des cheveux de sa tête, le nombre des passereaux pris chaque jour et tout ce qui nous demeure imprévisible; qu'il fasse de diligentes recherches, qu'il se mette à l'école de son prétendu Père, et qu'il nous apprenne ensuite tout cela, afin que nous puissions le croire aussi quand il nous révélera de plus grands secrets. Mais si ces « parfaits » ne connaissent pas encore ce qui est en leurs mains, devant leurs pieds, sous leurs yeux, en ce monde terrestre, et, d'abord, la façon dont sont disposés les cheveux de leur tête, comment les croirons-nous lorsqu'ils nous parlent à grand renfort d'arguments spécieux des réalités pneumatiques et supracélestes et de ce qui est au-dessus de Dieu ? Mais nous en avons dit assez sur les nombres, les noms, les syllabes, les questions relatives aux réalités qui sont au-dessus de nous et la façon incorrecte dont ils expliquent les paraboles ; tu pourras, certes, dire là-dessus bien davantage encore.

 

a) I Corinthiens, 13 : 9 ;

b) Cf. I Corinthiens, 2 : 10.

 

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U N E   M ÉD I T A T I O N   S U R   N O S   F I N S   D E R N I È R E S

 

Le Fils unique nous révèle la protection que son Père réserve à celui qui s’abrite sous cette divine Protection en se confiant en lui et en faisant de lui son refuge et sa forteresse (cf. le verset 14 du psaume ci-dessous et S. Matthieu, XI, 27 et S. Luc, X, 22 ; et, sur la foi : S. Marc, XI, 20-25 ; S. Matthieu, VIII, 113 ; IX, 29).

 

Psaume 91 (Psaume 90 dans la Vulgate)

 

1 Celui qui s'abrite sous la protection du Très-Haut repose à l'ombre du Tout-Puissant. 2 Il dit au Seigneur : « Vous êtes mon refuge et ma forteresse, mon Dieu en qui je me confie. » 3 Car c'est le Seigneur qui le délivre du filet de l'oiseleur et de la peste funeste. 4 Il le couvrira de ses ailes, et sous ses plumes il trouvera un refuge. Sa vérité l’environnera comme un bouclier ; il ne craindra rien de tout ce qui effraye durant la nuit. 5 Il n’aura à craindre ni les terreurs de la nuit ; 6 ni la flèche qui vole pendant le jour, ni les maux que l’on prépare dans les ténèbres, ni les attaques du démon de midi. 7 Que mille tombent à son côté, et dix mille à sa droite, il ne sera pas atteint. 8 De ses yeux seulement il regardera, et il verra la rétribution des méchants. 9 Car il a dit : « Vous êtes mon refuge, Seigneur ! » Il a fait du Très-Haut son asile. 10 Le malheur ne viendra pas jusqu'à lui, aucun fléau n'approchera de sa tente. 11 Car il ordonnera à ses anges de le garder dans toutes ses voies. 12 Ils le porteront sur leurs mains, de peur que son pied ne heurte contre la pierre. 13 Il marchera sur l’aspic et le basilic : et il foulera aux pieds le lion et le dragon (a). 14 « Puisqu'il s'est confié en moi [le Père], je le délivrerai ; je le protégerai puisqu'il connaît mon nom [le Fils] (b). 15 Il m’invoquera et je l’exaucerai ; je serai avec lui dans la détresse. Je le délivrerai et le glorifierai. 16 Je le rassasierai de longs jours, et je lui ferai voir mon salut (c). »

 

a) Verset 13 : S. Irénée de Lyon, « Contre les hérésies », III, 23, 7 : « Tu marcheras sur l’aspic et le basilic, tu fouleras aux pieds le lion et le dragon (1) ». Ce texte signifiait que le péché, qui se dressait et se déployait contre l’homme, qui éteignait en lui la vie, serait détruit, et avec lui l’empire de la mort, que serait foulé aux pieds par la postérité de la femme, dans les derniers temps, le lion qui doit assaillir le genre humain, c’est-à-dire l’Antéchrist, et enfin que « le dragon, l’antique serpent », serait enchaîné et soumis au pouvoir de l’homme jadis vaincu, pour que celui-ci foule aux pieds toute sa puissance. » - Cf. Apocalypse, XII, 16-17 (« La postérité de la femme ») ; Genèse, III, 15 ; Apocalypse, XX, 2 : « (Un ange) maîtrisa le Dragon, l’antique Serpent, c’est-à-dire le Diable, Satan (le règne des mille années) ;

 

b) Verset 14 : Cf. S. Matthieu, XI, 27 ; S. Luc (« Nul n’a connu le Fils si ce n’est le Fils, ni le Fils si ce n’est le Père, et celui à qui le Fils les révélera » ; S. Jean, XIV, 13-14 (« … et quoi que vous demandiez en mon nom, je le ferai ») ; XVI, 23-24 ; S. Matthieu, XI, 28-30 (« Venez à moi , vous tous qui êtes fatigués et ployez sous le fardeau, et je vous soulagerai. »)

 

c) Verset 16 : Cf. Apocalypse, XX, 4 (« … mais les autres morts n’eurent point la vie, jusqu’à ce que les mille ans fussent écoulés. »)

 

 

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S. Matthieu, IV, 6 :

 

Jésus lui répondit (au diable ou à Satan) : « L’homme ne vit pas seulement de pain, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu ». Alors le diable le transporta dans la ville sainte, et l’ayant posé sur le pinacle du temple, il lui dit : « Si vous êtes le Fils de Dieu, jetez-vous en bas ; car il es écrit : Il a donné pour vous des ordres à ses anges, et ils vous porteront sur leurs mains, de peur que votre pied ne heurte contre la pierre ». Jésus lui dit : « Il est écrit aussi : Tu ne tenteras point le Seigneur, ton Dieu ». — Cf. S. Irénée, « Contre les hérésies », Livre V, Le Christ triomphant du démon à l’aide des commandements de Dieu, 21, 2.

 

S. Luc, X, 22 :

 

« Toutes choses m’ont été données par mon Père ; et personne ne sait  ce qu’est le Fils, si ce n’est le Père, et ce qu’est le Père, si ce n’est le Fils, et celui à qui le Fils veut bien le révéler. » — (Cf. S. Irénée, « Contre les hérésies », Livre IV, Objection : Nul n’a connu le Père avant la venue du Christ, 6, 1.)

 

Puis Jésus leur dit (aux Onze et à leurs compagnons : verset 33) : « C’est là ce que je vous disais, étant encore avec vous, qu’il fallait que tout ce qui est écrit de moi dans la loi de Moïse, dans les Prophètes et dans les Psaumes, s’accomplît ». Alors il leur ouvrit l’esprit, pour comprendre les Écritures ». (Cf. S. Irénée, « Contre les hérésies », Livre III, Témoignage de Marc et de Luc, 16, 5.) — (Cf. S. Irénée, « Contre les hérésies », Livre IV, Objection : Nul n’a connu le Père avant la venue du Christ, 6, 1.)

 

S. Matthieu, XI, 27 :

 

« Toutes choses m’ont été données par mon Père ; personne ne connaît le Fils, si ce n’est le Père, et personne ne connaît le Père, si ce n’est le Fils, et celui à qui le Fils a voulu le révéler. »

 

S. Matthieu, VI, 9, 10 (cf. également S. Luc, XI, 2) :

 

« Vous donc, priez ainsi : Notre Père qui êtes aux cieux, que votre nom soit sanctifié. Que votre règne arrive ; que votre volonté soit faite sur la terre comme au ciel. » — (S. Irénée,« Contre les hérésies », Livre II, Prétendue mortalité des âmes, 34, 4 : « Car ce qui doit commander et dominer en tout, c’est la volonté de Dieu ; tout le reste doit céder devant elle, se subordonner à elle, se mettre à son service. ») 

 

Deutéronome, VIII, 3 :

 

Il (Dieu) t’a humilié, il t’a fait avoir faim, et il t’a nourri de la manne, que tu ne connaissais pas et que n’avaient pas connue tes pères, afin de t’apprendre que l’homme ne vit pas de pain seulement, mais que l’homme vit de tout ce qui sort de la bouche de Dieu. »

 

Deutéronome, VI, 16 :

 

« Vous ne tenterez point le Seigneur, votre Dieu, comme vous l’avez tenté à Massah. »

 

Genèse, III, 15 :

 

« Je (le Seigneur Dieu) mettrai une inimitié entre toi et la femme, entre ta postérité et sa postérité : elle te brisera la tête, et toi, tu lui tendras des embûches au talon. »

 

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Le Fils unique, qui est Dieu, révèle son Père (cf. Psaumes, XC, 14-16. Apocalypse, I, 1 : " Révélation de J.-C. que Dieu lui a donnée ... :  Apocalypsi Jesu-Christi, quam dedit illi Deus ..." ).

 

 

Nous soulignerons la densité exceptionnelle et la fécondité mystique de ce Psaume qui, du Deutéronome à l’Apocalypse, en passant par les Apôtres S. Matthieu et S. Luc, nous rappelle nos devoirs de fidèles du Christ des derniers temps et les promesses du Père qui nous sont faites si nous nous nourrissons des Saintes Écritures et si nous nous confions en Dieu en écoutant son Fils unique (a) qui nous Le fait connaître (b) par son Esprit Saint (c).

 

a) Cf. S. Matthieu, XVII, 5 ;

b) Cf. S. Matthieu, XI, 27 ;

c) Cf. S. Jean, XIV, 26.

 

Voici une analyse qui nous permet de constater l’incompréhension fatale des travaux de M. Dalencourt développés sur son site « Le Grand Réveil » au sujet du VIIe millénaire, ― incompréhension qu’il convient de révéler afin « que chacun dise la vérité à son prochain » (Éphésiens, IV, 25) pour la gloire de Dieu et le salut des âmes.

 

Les égarements séculaires au sujet du règne millénaire

et la résurrection des justes prophétisée

par le chapitre XX de l’Apocalypse

 

 

S. Irénée, « Contre les hérésies », Conclusion (36, 3)

 

2. LA RÉSURRECTION DES JUSTES

 

 

Conclusion

 

36, 3. Ainsi donc, de façon précise, Jean a vu par avance la première résurrection (1), qui est celle des justes, et l'héritage de la terre qui doit se réaliser dans le royaume ; de leur côté, en plein accord avec Jean, les prophètes avaient déjà prophétisé sur cette résurrection. C'est exactement cela que le Seigneur a enseigné lui aussi, quand il a promis de boire le mélange nouveau de la coupe avec ses disciples dans le royaume (2), et encore lorsqu'il a dit : « Des jours viennent où les morts qui sont dans les tombeaux entendront la voix du Fils de l'homme, et ils ressusciteront, ceux qui auront fait le bien pour une résurrection de vie, et ceux qui auront fait le mal pour une résurrection de jugement (3) » : il dit par là que ceux qui auront fait le bien ressusciteront les premiers pour aller vers le repos, et qu'ensuite ressusciteront ceux qui doivent être jugés. C'est ce qu'on trouve déjà dans le livre de la Genèse, d'après lequel la consommation de ce siècle aura lieu le sixième jour (4), c'est-à-dire la six millième année; puis ce sera le septième jour, jour du repos, au sujet duquel David dit : « C'est là mon repos, les justes y entreront (5) » : ce septième jour est le septième millénaire (6), celui du royaume des justes, dans lequel ils s'exerceront à l'incorruptibilité, après qu'aura été renouvelée la création pour ceux qui auront été gardés dans ce but. C'est ce que confesse l'apôtre Paul, lorsqu'il dit que la création sera libérée de l'esclavage de la corruption pour avoir part à la liberté glorieuse des enfants de Dieu (7).

 

 Et en tout cela et à travers tout cela apparaît un seul et même Dieu Père : c'est lui qui a modelé l'homme et promis aux pères l'héritage de la terre (8) ; c'est lui qui le donnera lors de la résurrection des justes (9) et réalisera ses promesses dans le royaume de son Fils ; c'est lui enfin qui accordera, selon sa paternité, ces biens que l'œil n'a pas vus, que l'oreille n'a pas entendus et qui ne sont pas montés au cœur de l'homme (10). Il n'y a en effet qu'un seul Fils, qui a accompli la volonté du Père, et qu'un seul genre humain, en lequel s'accomplissent les mystères de Dieu. Ces mystères, « les anges aspirent à les contempler » (11), mais ils ne peuvent scruter la Sagesse de Dieu [l’Esprit Saint], par l'action de laquelle l'ouvrage [l’homme] par lui [le Père] modelé est rendu conforme et concorporel au Fils (12) : car Dieu a voulu que sa Progéniture, le Verbe premier-né, descende vers la créature, c'est-à-dire vers l'ouvrage modelé, et soit saisie par elle [sa Progéniture ou son Verbe premier-né], et que la créature [l’homme] à son tour saisisse le Verbe et monte vers lui, dépassant ainsi les anges (13) et devenant à l'image et à la ressemblance de Dieu (14).

 

1) Cf. Apocalypse, 20 : 5-6 ;

2) Cf. S. Matthieu, 26 : 29 ;

3) S. Jean, 5 : 25, 28-9 ;

4) Cf. Genèse, 1 : 31 ; 2 : 1-2 ;

5) Psaumes (Vulgate), 131 : 15-16 ; 117 : 20 ;

6) Cf. Apocalypse, 20 : 4-6 ;

7) Cf. Romains, 8 : 19-21 ;

8) Cf. Genèse, 13 : 14-15, 17 ; Actes, 7 : 5 ; Genèse, 23 : 4 ; Galates, 4 : 28 ; 3 : 16, 6-9 ; S. Matthieu, 5 : 4 ; S. Luc, 1 : 55 ; 3 : 8 ; S. Matthieu, 3 : 9 ;  

9) Cf. S. Luc, 14 : 14 ; S. Matthieu, 13 : 43 ;

10) Cf.  I Corinthiens, 2 : 9 ; 6 : 3 ; S. Matthieu, 22 : 30 ;

11) Cf. I Pierre, 1 : 12 ;

12) Romains, 8 : 29 ; Éphésiens, 3 : 6 ;

13) Cf. I Corinthiens, 2 : 9 ; 6 : 3 ;

14) Cf. Genèse, 1 : 26. 

 

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S. IRÉNÉE DE LYON RÉFUTE LE PSEUDO CONCILE VAT II (3/3) - - Le Présent éternel

 

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POUR PARVENIR À UNE RÉSURRECTION DE VIE (CF. S. JEAN, V, 25, 28-29) - Le Présent éternel

 

 

 

 

 

 

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27 septembre 2013 5 27 /09 /septembre /2013 08:54

 

Nous mettons le présent site sous la protection de la Vierge Marie, l’Immaculée Conception, la Reine des Cieux et des Anges, pour la plus grande gloire de la Très Sainte Trinité, notre Père céleste, son fils Unique Jésus-Christ  et le Saint-Esprit qui en procède éternellement, et pour le salut des âmes (cf. Genèse, II, 15 ; Isaïe, VII, 14 ; Mat., I, 23 ; Apo., XII, 1-2, 17 ; le Credo ou le Symbole de Nicée, en 325). Avec le Credo de Nicée, nous faisons également nôtre la pérennité du Règne social de Notre-Seigneur Jésus-Christ sur toute la création.

 

Si nous nous égarons, que notre Père céleste nous vienne en aide et se hâte de nous secourir (a), car, sans le divin secours de son Esprit Saint, il n’est rien de bon en l’homme, rien  en lui qui soit pur, et, pour cela, nous méritons l’enfer (b) !

a) Cf. la Xe Conférence de S. Jean Cassien avec l’abbé Isaac : « DE LA PRIÈRE » ;

b) Cf. la fête de la Pentecôte : « VENI SANCTE SPIRITUS ».

 

La vertu divine par excellence : la CONFIANCE EN DIEU.

 

Jérémie, XVII, 5 : Ainsi parle Dieu : Maudit soit l'homme qui se confie en l'homme !

 

Psaumes 90 (Vulgate), 1-2 : Celui qui s'abrite sous la protection du Très-Haut repose à l'ombre du Tout-Puissant. Il dit au Seigneur : " Vous êtes mon refuge et ma forteresse, mon Dieu en qui je me confie ".

 

En conséquence, demandons à notre Père céleste, au nom de Jésus Christ son Fils Notre Seigneur et par son Esprit Saint, de nous donner la grâce de toujours nous confier en Lui.

 

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Pour aller à l’union à Dieu ou entrer dans la voie mystique :

 

Dire continuellement un AVE jusqu’à la mort [grâce à toujours réclamer à Dieu].

 

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Épître aux Galates, IV, 4-7 :

 

Mais lorsque est venue la plénitude des temps, Dieu a envoyé son Fils, formé d’une femme, né sous la Loi, afin de nous conférer l’adoption. Et parce que vous êtes fils, Dieu a envoyé dans votre cœur l’Esprit de son Fils, lequel crie : Abba ! Père ! Ainsi tu n’es plus esclave, tu es fils ; et si tu es fils, tu es aussi héritier, grâce à Dieu.

 

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Nos adresses électroniques :

 

Thomiste12@orange.fr

 

thomiste@wanadoo.fr

 

 

Notons que notre blog est parsemé d’appels à la publicité en mettant en majuscules certains de nos mots. Ce procédé déshonore leurs utilisateurs qui mériteraient d’être poursuivis en justice. 

 

 

  • Le Seigneur Jésus dit bien à son Père céleste (cf. S. Luc, X, 22 ; S. Matthieu, XI, 27) : « Tout m’a été remis et nul ne sait  qui est le Fils si ce n’est le Père, ni qui est le Père, ni qui est le Père si ce n’est le Fils, et celui à qui le Fils veut bien le révéler, disant « Je suis la Voie, la Vérité » (c’est-à-dire id quod est en latin ou « ce qui est ») et la Vie (cf. S. Irénée de Lyon, « Contre les hérésies », Livre I, 20, 3 ; Livre III, Le Christ est homme et Dieu, 19, 2). Cette révélation du Seigneur prouve incontestablement aux gens sensés que l’Islam n’est que l’œuvre du Dragon ou l’antique Serpent, le Diable, Satan. Le Coran lui-même nie catégoriquement la divinité du Christ.

 

Coran (traduction du Dr Salah ed-Dine Kechrid), chap. V, Le festin, verset 73, p. 102 :

 

« Ont effectivement renié ceux qui ont dit : "Dieu est le troisième de trois". Et il n'est de Dieu qu'un Dieu unique. S'ils ne mettent pas fin à leurs dires, un supplice douloureux touchera très certainement ceux d'entre eux qui auront renié. » [Les chrétiens en croyant au mystère de la Très Sainte Trinité sont donc voués aux supplices de l'enfer éternel. - Cf. S. Irénée de Lyon, " Contre les hérésies ", III, 18, 6 et 7.]

 

Le Coran et l'apologie de la chair et du monde

 

Cf. ch. LXXVIII, La Nouvelle, verset 33 (des jeunes filles aux seins juvéniles) ; ch. LXXVI, L'Homme, verset 19 (des adolescents à la jeunesse éternelle) ; ch. LII, Le Mont Tor, verset 20 (des houris ou des épouses aux yeux grands et beaux) : L'antithèse de la théologie mystique de l'Eglise catholique traditionnelle (cf. S. Jean de la Croix, Docteur mystique, Vie et Oeuvres).

 

l'origine satanique de la fête d' Halloween, cliquez sur Google http://www.info-sectes.org/haloween.htm.

 

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À  M É D I T E R

 

S. Paul aux Galates (1) nous signale qu’ « il y a des gens qui vous troublent et qui veulent pervertir l’Évangile du Christ », en nous précisant bien qu’ils sont excommuniés. De quelle façon cela peut-il se produire ? Il est évident que celui qui avoue son union avec une personne infidèle au dépôt de la foi catholique traditionnelle participe de son infidélité et encourt le même châtiment ou anathème. Dieu est un Dieu jaloux (2). Il est notre souverain Bien, le principe et la fin de toutes choses (3). Il aime sa créature pour Lui et non pour elle qui doit L’aimer pour Lui. Cet amour de la créature pour elle se nomme philanthropie ou l’amour de l’homme pour homme et conduit à la perte de notre âme qui est ainsi vouée à la privation éternelle de notre vue de Dieu. En vérité, - question de bon sens, - l’homme se damne ainsi lui-même ! Qu’il se convertisse et fasse pénitence, et mette sa vie en ordre avec son épouse (s’il est marié) et sa progéniture (s’il en a) ! Il n’y pas d’autre moyen de salut (4). 

 

1) Cf. Galates, 1, 7-8 ;

2) Cf. Exode, XX, 5 ;

3) Cf. S. Thomas d’Aquin, Somme théologique, Ire Partie, qu. 6, art. 2 et 4 : Question de S. Thomas d’Aquin : « Dieu est-il souverain Bien ? » - S. Matthieu, XIX, 17 : Le Christ, le Verbe de Dieu : « Pourquoi m’interroges-tu ? Dieu seul est bon » ; I S. Jean, 1 : 5 et 4 : 8 : Dieu est Lumière et Dieu est Amour ; S. Thomas d’Aquin : « tout ce qui est désiré présente le caractère de bien », « Celui qui est le premier principe exemplaire, efficient et final de toute bonté »; La vie du monde à venir, c'est-à-dire la vie éternelle, conformément au Credo ou au Symbole de Nicée.

4) Cf. S. Matthieu, VII, 13-14, Jésus, le Verbe de Dieu : « Efforcez-vous d’entrer par la porte étroite ; car la porte est large et la voie spacieuse la route qui mène à la perdition et nombreux ceux qui s’engagent. Combien étroite est la porte, et resserrée la route qui conduit à la vie ; et il en est peu qui la trouvent ! » Fuyons la chair et le monde en utilisant les Exercices spirituels de Loyola. Puissions-nous dire avec S. Paul : " Je meurs chaque jour (I Cor., 15 :31) ", c'est-à-dire à tout et à soi-même. - Cf. S. Jean de la Croix, Cantique spirituel, Strophe XXI : " ... alors on dit qu'elle (l'âme) s'est véritablement gagnée à Dieu parce qu'elle s'est vraiment perdue à tout ce qui n'est point Dieu et à tout ce qui est en elle : " ... porque de veras se ha perdido a todo lo que  no es Dios y a lo que es en si ". (cf. I Corinthiens, XV, 30 : " Chaque jour je meurs : Quotidie morior."

Cela étant précisé et considérant que nous sommes parvenus au temps de l'Antéchrist indiqué par l'Apôtre Paul (cf. II Thess. 2, 3-4), nous devons nous préparer à la grande moisson spirituelle (cf. S. Luc, 17, 34-36 ; S. Matthieu, 24, 40-41 ; 13, 36-43).

 

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La vérité étant ce qui est, aucun argument ne prévaut, d’où la formule latine : « Contra factum non valet argumentum » : Contre un fait ne prévaut aucun argument ».

 

Œuvres du cardinal Pie, Évêque de Poitiers, tome I, 1872, p. 117 :

 

Affirmer est facile ; prouver l’est beaucoup moins ; mais comme l’évidence n’existera jamais contre un fait, nous nous retranchons dans la certitude du fait (l’être), et nous nous armons d’un adage philosophique qu’aucune critique ne peut récuser : c’est que « de l’existence d’un fait à sa possibilité, la conclusion est rigoureuse » : Ab actu ad posse valet consecutio.

 

Pour servir à l’histoire réelle de LA SALETTE, Documents II, NEL, 1964, Sur l’Entymème de Descates, p. 185 :

 

Au bas de la statut (de Descartes, à Tours) on lit le célèbre Entymème du Philosophe : Ego Cogito, Ergo Existo. Il conclut de sa pensée à son existence : je pense donc je suis. Comme il ne prouve pas son antécédent, la conséquence qu’il en tire n’a pas plus de valeur que lui ; sa démonstration n’est pas rigoureuse ; il pose en principe ce qui est en question ; c’est pour cela qu’un philosophe d’un déplorable souvenir a dit de lui qu’en élevant l’échafaudage de son système philosophique, le grand homme a posé dans l’air la première pierre de son édifice.

 

Ce monde a perdu son échelle des valeurs entre la vérité et l’erreur au point de ne plus mériter notre considération. L’Apôtre saint Paul l’avait déjà admirablement prophétisé au chapitre II de sa IIe Épître aux Thessaloniciens des versets 9 à 12 [il faut le lire !]

 

Sur Google en faisant un copier coller avec https://www.youtube.com/watch?v=44vzMNG2fZc#t=14.

 

Saint Irénée, « Contre les hérésies », Livre V, IIIe partie, 1. L’Antéchrist, 25, 2 :

 

25, 2. … selon ce que dit aussi le Seigneur : « […] Car il y aura alors une grande tribulation, telle qu’il n’y en pas eu depuis le commencement du monde et qu’il n’y en aura plus (S. Matthieu, XXIV, 21). »

 

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Exorcisme

contre Satan et les Anges révoltés

Publié par ordre de Léon XIII, Pape (Traduction I)

 

Très glorieux Prince des armées célestes, saint Michel archange, défendez-nous dans le combat, contre les principautés et les puissances, contre les chefs de ce monde de ténèbres, contre les esprits de malice répandus dans les airs (Éph. VI, 12). Venez en aide aux hommes que Dieu a faits à son image et à sa ressemblance, et rachetés à si haut prix de la tyrannie du démon (Sag. Il 23; Cor. VI 20). C'est vous que la sainte Église vénère comme son gardien et son protecteur ; vous à qui le Seigneur a confié les âmes rachetées, pour les introduire dans la céleste félicité. Conjurez le Dieu de paix qu'il écrase Satan sous nos pieds afin de lui enlever tout pouvoir de retenir encore les hommes captifs et de nuire à l'Église. Présentez au Très-Haut nos prières, afin que, bien vite, descendent sur nous les miséricordes du Seigneur; et saisissez vous-même l'antique serpent qui n'est autre que le diable ou Satan, pour le précipiter enchaîné dans les abîmes, en sorte qu'il ne puisse plus jamais séduire les nations (Apoc., XX, 2-3).

 

(1) Cette prière composée pour mettre le démon en fuite, peut préserver de grands maux la famille et la société et si, en particulier, elle est récitée avec ferveur, même par les simples fidèles. On s’en servira, spécialement dans les cas où l’on peut supposer une action du démon, soit par des tentations, des maladies [et des maux de toutes sortes que l’on prépare dans les ténèbres].

 

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Conseil pour savoir agir surnaturellement

 

Prière du coeur,

inspirée du Saint Esprit, notre

Défenseur et Consolateur (Cf. S. Jean, 14 : 16), pour

être éternellement épargné des peines de l'enfer :

 

" Que ce soit là ma consolation de n'être point

épargné dans les douleurs dont Dieu

m'afflige, " - pour sauver mon âme !

Amen. Alléluia. "

 

JOB (Vulgate), VI, 9-10 : 9 et qui (Deus) coepit ipse me conterat solvat manum suam et succidat me ; 10 et haec mihi sit consolatio ut adfligens me dolore non parcat nec contradicam sermonibus Sancti : " Que celui (Dieu) qui a commencé me brise lui-même, et qu'il m'achève ; et qu'il donne libre cours à sa main ? Et que j'ai cette consolation, que, tandis que m'afligeant par la douleur, il ne m'épargne point, je ne contredise pas les paroles du Saint ? " On retrouve bien dans cette citation de Job, par la méthode Crombette, cette prière du coeur. S. Augustin disait souvent ces paroles : " Seigneur, brûlez, coupez, ne m'épargnez point ici-bas, afin de m'épargner dans l'éternité (S. Marc, IX, 43 et 45 : manchot et borgne). "

 

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IIe Ép. à Timothée, III, 16-17 :

 

« Toute Écriture est inspirée de Dieu et utile pour enseigner, réfuter, redresser, former à la justice : c’est ainsi l’homme de Dieu se trouve-t-il accompli, équipé pour toute bonne œuvre. » (Cf. S. Luc, XXIV, 4

 

Ne pas juger afin de ne pas l'être

 

S. Matthieu, VI, 1-3 : Ne jugez pas, afin que vous ne soyez pas jugés ; car de la façon dont vous jugez, vous serez jugés, et on se servira envers vous de la mesure dont vous vous servez.)

 

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Le pardon des offenses dans le Notre Père

 

Moyennement la grâce de notre Père céleste, l’auteur de ces lignes demande à son prochain d’être pardonné de ses offenses comme il lui pardonne en retour les siennes.

 

Ire Épître de saint Paul aux Thessaloniciens, IV, 3 et 7 :

 

 « Car la volonté de Dieu, c’est votre sanctification, c’est que vous vous absteniez de la fornication ; [… ] Car Dieu ne vous a point appelés à l’impureté, mais à la sanctification (cf. également Ézéchiel, 18 : 32). »

 

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UNE RÉVÉLATION CAPITALE DE JÉSUS-CHRIST :

 

S. Matthieu, V, 8 : « Bienheureux ceux qui ont le cœur pur, parce qu’ils verront Dieu »,

autrement dit : « Malheureux les cœurs impurs, parce qu’ils ne Le verront point,

 c’est-à-dire qu’ils seront damnés

(cf. S. Matthieu, XIX, 12, -

célibat et eunuques).

 

En notre temps de grande apostasie, bien des femmes,

par leur tenue indécente,  corrompent les cœurs

de ceux qui les regardent complaisamment et

qui perdent ainsi inéluctablement leur âme.

 

S. Matt., V, 28 : " Et moi (Jésus), je vous dis que

quiconque regarde une femme avec convoitise,

a déja commis avec elle l'adultère

dans son coeur.".

 

Mourir à l'impureté pour voir Dieu (cf. S. Mat., V, 8).

 

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Dieu est un Dieu jaloux :

 

Saint François de Sales, Docteur de l'Église, le Docteur de l'Amour (Pie IX), l'aigle de douceur et l'apôtre du Chablais, Traité de l'Amour de Dieu, livre XI, chap. II [ne confondons surtout pas charité, vertu morale théologale ou divine, et philanthropie, vertu purement humaine] :

« Que l'amour sacré rend les vertus excellemment plus agréables à Dieu qu'elles ne le sont par leur propre nature » et XI : « Comme les actions humaines sont sans valeur lorsqu'elles sont faites sans le divin amour » (Psaumes, Vg. 126 : 1 : « Si ce  n'est pas Dieu qui bâtit la cité, c'est en vain que travaillent ceux qui la construisent »).

 

Id., Ibid., Livre X, chapitre XIII : Comme Dieu est jaloux de nous :

 

Dieu dit ainsi ; Je suis le Seigneur ton Dieu, fort, jaloux (Exode, XX, 5 ; XXXIV, 14) ; Le Seigneur a pour son nom, jaloux (cf. S. Matthieu, VI, 24).

 

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L’IMPOSTURE FLAGRANTE DE LUTHER, LE PÈRE DU PROTESTANTISME :

 

Saint Alphonse de Liguori, alphonse_les_verites_de_la_foi.pdf, IIIe Partie, Fausseté de la religion prétendue réformée (cf. S. Matthieu, XVIII, 17 : « Ainsi, tous ceux qui seront hors de cette arche de salut seront à jamais perdus » (p. 318 des vérités de la foi). Luther a rejeté de l’Ancien Testament Tobie, Judith, la Sagesse, l’Ecclésiaste, les Macchabées et Baruch ; et du Nouveau Testament, l’Épître aux Hébreux et celles de saint Jacques et de saint Jude, et l’Apocalypse de saint Jean (cf. p. 396, § 11). Que nous faut-il de plus pour être convaincus de l’imposture de Luther, le Père du protestantisme ?

http://jesusmarie.free.fr/alphonse_verite_de_la_foi_rendue_evidente.pdf

 

Saint Alphonse de Liguori, né le 27 septembre 1696 en Italie et décédé le 1er août 1787, évêque de Nocera, fondateur des Rédemptoristes, confesseur et Docteur de l’Église.

 

Ceux qui refusent d’adhérer aux prophéties des divines Écritures remettent en cause l’authenticité du christianisme originel que les deux très glorieux apôtres Pierre et Paul fondèrent et établirent à Rome et que le Christ Jésus, le Fils unique de Dieu, avait choisis.

Ceux-là sont des apostats et, à moins de se convertir à la vraie religion et de dirent la vérité à leurs enfants et à leurs amis (a), ils n’échapperont pas aux flammes éternelles de l’enfer.

 

a) Cf. S. Marc, XVI 16 : S. Jean, III, 36 ; Épître aux Éphésiens, IV, 25 ; IIe Épître aux Thessaloniciens, II, 8-9.

 

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Maria Valtorta,

Hors de l’Église traditionnelle

Notons bien que le CESHE a rejoint cette hérésie

et n’est donc plus catholique

 

Cliquez sur : http://foicatholique.me/le-demon-action-et-signe/faux-signes-et-merveilles/maria-valtorta-le-poeme-de-lhomme-dieu/

 

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Psaumes, XIII (Vulg.), 2, et LII, 2 : L’insensé dit dans son cœur :

« Il n’y a pas de Dieu ! » :

 

La bêtise de l’athéisme a été magistralement prouvée par saint Irénée de Lyon, au IIe siècle, dans son traité « Contre les hérésies », puis repris et développée au XVIIIe siècle par saint Alphonse de Liguori, dans  son livre fort volumineux « Les vérités de la foi », - véritable réquisitoire peu connu de ce monde présentement en état d’apostasie. Nous ne pouvons que déplorer ceux qui ont préféré l’abrutissement de l’école laïque d’obédience ouvertement maçonnique. Puissent-il en venir à résipiscence ! Encore faut ajouter que les établissements privés ou prétendument catholiques doivent se conformer aux études officielles, c'est-à-dire à des ouvrages choisis par la secte maçonnique et qu’on y perd également la foi. Les dés sont manifestement pipés. La neutralité est un masque.

 

http://jesusmarie.free.fr/alphonse_les_verites_de_la_foi.pdf

 

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Celui qui refuse obstinément de considérer les arguments de S. Irénée qui réfute magistralement dans son « Traité contre les hérésies » « les connaissants au nom menteur » montre son incapacité de remonter à Dieu à partir des choses créées et de donner ainsi au monde ou au cosmos toute sa raison d’être en se rendant semblable aux bêtes de somme (cf. le Psaume 48 la Vulgate, verset 21).

 

Aussi sera-t-il justement frappé d'exclusion, puisque, créé raisonnable, il a rejeté la droite raison pour mener une vie de brute, se détournant de la justice de Dieu, se livrant à tout esprit terrestre et se faisant l'esclave de toutes les voluptés (d). Comme le dit le prophète : « L'homme, alors qu'il était comblé d'honneur, se rendit semblable aux bêtes de somme (e). »

 

d) Cf. S. Tite, 3 : 3 ;

e) Psaumes, 48 : 21.

 

Retour à la page principale :

 

http://thomiste12.over-blog.com/pour-parvenir-%C3%A0-une-r%C3%A9surrection-de-vie-cf.-s.-jean-v-25-28-29 et voir les « les vérités de la foi » de S. Alphonse de Liguori.

 

Voir sur Google :

 

https://www.google.fr/#q=alphonse+les_verites_de_la_foi.pdf

 

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La monstruosité des « Juifs de la synagogue de Satan (Ap., I, 9) »

 

Ces Juifs menteurs avec leur Talmud insensé rejettent Adam et Ève, nos premiers parents, que « Dieu fit à son image, selon sa ressemblance (Genèse, 1, 26) », et nient manifestement la parole de Dieu que le premier livre de la Bible, la Genèse, révèle, encourant ainsi l’anathème de Dieu. Espérons qu’ils en viennent à se convertir à la vraie religion et à sauver leur âme (cf. Ézéchiel, 18, 22). Notons bien également que selon le Zohar (II, 64b), à l’exemple de la folie satanique d’Hitler, « le taux de naissance des chrétiens (cf. Makkoth, 7b) doit être diminué matériellement » (cf. http://www.contre-info.com/talmud-un-best-of

et

 http://pekeles.over-blog.com/pages/EXTRAITS_DU_TALMUD_LES_LOIS_CONTRE_LES_NONJUIFS-1747613.html ).

 

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Colloque marial 2006 de Lyon

 

Cette exégèse circonstanciée de la décision romaine est la seule qui rende intelligible la décision. Elle amène deux conclusions. La première, c’est que Montfort semble bel et bien réfractaire, en soi, à la doctrine du Concile Vatican II. Quel signe d’orthodoxie catholique plus élogieux pourrait-on réclamer pour saint Louis-Marie quand il s’agit de lui attribuer le titre de Docteur de l’Église catholique ? La deuxième, c’est que le refus du titre de Docteur de l’Église à Montfort du 2 août 2001, n’est qu’un refus temporaire et circonstancié. Voici donc un fait nouveau dans l’histoire de l’Église qui permet de garder l’espérance de voir attribuer à Montfort le titre prestigieux de Docteur de l’Église : pour la première fois Rome aura parlé et la cause n’aura pas été terminée, pour la simple et bonne raison que, si la Rome néo-moderniste s’est exprimée, la Rome éternelle ne s’est pas encore prononcée.

 

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Le temps de l'Antéchrist et les deux témoins :

 

Apocalypse, XI, 3-4 :

 

« Je ferai prophétiser mes deux témoins (Hénoch et Élie), revêtus de sacs, pendant 1 260 jours : ce sont les Deux Oliviers et les deux candélabres dressés devant le Seigneur de la terre. » (S. Thomas d’Aquin, S. th., Ire P., qu. 102, art. 2, diff. et sol. 3 : « Mais depuis le péché, le Paradis n’est pas le lieu de l’habitation des hommes. […] D’ailleurs, comme il est dit (en S. Augustin), Hénoch et Élie habitent maintenant dans ce Paradis. »)

 

 

L’Ecclésiastique (Vulgate), XLIV, 16 :

 

« Hénoch a été agréable à Dieu et il a été transporté : il est destiné à prêcher la conversion aux nations. » (Cf. S. Irénée, « Contre les hérésies », IV, 16, 2 ; V, 1.)

 

ID., XLVIII, 1, 9-10 :

 

« Ensuite se leva Élie, prophète semblable au feu, et sa parole était enflammée comme un flambeau. […] toi qui fus transporté dans un tourbillon de flamme, dans un char aux chevaux de feu, toi qui as été désigné dans de sévères écrits pour des temps à venir, afin d’apaiser la colère avant qu’elle s’enflamme, ramener vers l’enfant le cœur du père, et rétablir les tribus d’Israël. » [Cf. Malachie, III, 5-6 ; Sophonie, II, 1-2 ; III, 8 ; et Joël, IV, 1-2.] 

 

Saint Matthieu, XVII, 10-11 :

 

« Les disciples demandèrent à Jésus : “ Pourquoi donc les scribes disent-ils qu’Elie doit venir d’abord ” ? Jésus répondit : “Élie vient et il va tout restaurer.” »

 

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Une confirmation qui arrive à point nommé sur internet

en cliquant sur Google.fr (texte en PDF) :

 

L'étrange pontificat du pape François.- Novus Watch

 

et consulter également sur youtube internet :

 

" illuminati : La face cachée du Vatican "

 

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Le Psaume 90 de la Vulgate nous donne la clé des derniers temps :

(vers la fin de l'article)

 

http://thomiste12.over-blog.com/pour-parvenir-%C3%A0-une-r%C3%A9surrection-de-vie-cf.-s.-jean-v-25-28-29

 

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Les OVNIS ? – Des manœuvres diaboliques.

 

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LES ACTUALITÉS EN DIRECT SUR INTERNET :

 

http://www.france24.com/fr/

 

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Le rejet universel de la morale catholique a sonné le glas du monde !

 

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Saint Jean, XV, 24 :

 

« Si je n’avais pas fait parmi eux les œuvres que nul autre n’a faites, ils n’auraient point de péchés ; mais maintenant, et ils les ont vues, et ils ont haï et moi et mon Père. »

 

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Tout Pape légitime est toujours inclus dans le Canon de la Messe et un Pape apostat inclus dans le Canon annule la prétendue Messe et entraîne ipso facto l’hérésie et la damnation de ceux ou de celles qui y participent.

 

Catéchisme du Concile de Trente : Prières pendant la Messe :

 

CANON :

 

Nous vous conjurons, au nom de Jésus Christ, votre Fils et Notre Seigneur, ô Père infiniment miséricordieux ! d’avoir pour agréable et de bénir l’Offrande que nous Vous présentons, afin qu’Il vous plaise de conserver, de défendre et de gouverner votre Ste Église Catholique avec tous les membres qui la composent, le Pape, notre Évêque, et généralement tous ceux qui font profession de votre sainte Foi.

 

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Le vrai saint Denys de l’Aréopage (cf. Actes, XVII, 34)

 

 

Pour répondre aux articles manifestement orientés et de parti pris de Wikipédia au sujet de saint Denys de l’Aréopage (ses affinités avec la franc-maçonnerie en sont d'ailleurs la preuve formelle) :

 

Qu’en est-il de saint Denys de l’Aréopage ?

 

R. P. Dom Prosper Guéranger, abbé de Solesme, L’Année liturgique, volume V, Le IX octobre, Saint Denys, Évêque et Martyr et les SS. Rustique et Éleuthère, Martyrs, pp. 461, 462 et 467, Librairie Religieuse Oudin, Paris – Poitiers, 1903 (notons que ce fut finalement dom Guéranger qui restaura la Messe dans sa pureté et les chants liturgiques au cours du XIXe siècle - restauration qui fut achevée par St Pie X) :

« Annoncé par Brigitte [Ste Brigittte de Suède, 1302-1373], la voyante du Nord (a), Denys paraît comme le flambeau le plus brillant de cette constellation des mystiques sacrés qui illumine le Cycle à son déclin des premières lueurs de l’union éternelle [cité sept fois par le Catéchisme du Concile de Trente]. […] Or donc, initiateur incomparable, Denys préside aujourd’hui l’assemblée fidèle. […] Rome cependant va nous dire comment, venu d’Athènes en nos régions, le révélateur des célestes hiérarchies féconda de son  sang généreux la semence répandue par lui dans la future capitale du pays des Francs. Riche de son très saint corps, l’humble bourgade devenue Saint-Denys en France l’emporta longtemps sur Lutèce, sa voisine, en renommée. »

a) ID., Ibid., Le VIII octobre, Sainte Brigitte, Veuve, pp. 456-457:

 

En prélude au récit liturgique de l'Eglise, rappelons que Brigitte s'envola vers la vraie patrie le 23 juillet 1373 ; le VIII octobre est l'anniversaire  du jour  où pour la première fois, au lendemain de la canonisation, la Messe de sainte Brigitte fut célébrée par Boniface IX (1). Martin V confirma depuis les actes de Boniface IX en son honneur ; il approuva comme lui ses Révélations ; vivement attaquées aux conciles de Constance et de Bâle, elles n'en sortirent que mieux recommandées à la piété des fidèles . On connaît également les indulgences précieuses attachées au chapelet qui porte le nom de la Sainte ; par la faveur du Siège apostolique, elles sont fréquemment appliquées de nos jours aux chapelets ordinaires; mais il est bon de rappeler que le vrai chapelet de sainte Brigitte se composait pour elle de soixante-trois Ave Maria, sept Pater et sept Credo, en l'honneur des années présumées de Notre-Dame ici-bas, de ses allégresses et de ses douleurs. C'est cette même pensée d'honorer Marie qui lui fit déférer la supériorité à l'Abbesse, dans les monastères doubles de son Ordre du Sauveur.

 

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Il convient également signaler que l’on détient le manuscrit intact de L’Amour de la Sagesse éternelle de St Louis-Marie Grignion de Montfort dont l’écriture révèle immédiatement la main de son auteur. En réalité, cet ouvrage a été rejeté parce qu’il n’est pas en accord avec les textes du pseudo Concile Vatican II manifestement opposés aux Écritures et à la Tradition de la véritable Église de Jésus-Christ, - ce que tout un chacun de bonne volonté peut constater.

 

La preuve formelle de ce que nous avançons

(cf. en fin d'article : " Il existe donc une

décision romaine du 2 août 2001

qui refuse ... ") :

 

http://laportelatine.org/confreries/marierei/bibliotheque_marie_reine/Montfort_docteur_mediation%20_universelle_de_Marie.pdf

 

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La résurrection des justes :

 

S. Luc, XIV, 14 :

 

« … car cela te sera rendu à la résurrection des justes » - et non à la résurrection universelle ou de tous les morts (a).

a) Cf. Apocalypse, XX, 5-6, 12, 14.

 

L’enlèvement des justes, à la fin des temps :

 

Saint Irénée, en plein accord avec l’Écriture, soutient le juste jugement de Dieu contre Satan et tous ceux qui participeront à son apostasie que l'Antéchrist récapitule intégralement (a).

a) Cf. Saint Irénée de Lyon, « Contre les hérésies », Livre V, 27, 1 ; 25, 1 ; S. Matthieu, X, 10 ; S. Luc, XVII, 34-35 ; S. Matthieu, XXIV, 40-41 ; S. Luc, XIV, 14.

 

De deux hommes étendus sur un même lit, l'un sera enlevé et laissé ; et de deux femmes occupées à moudre ensemble, l'une sera enlevée et l'autre laissée. - Cf. S. Luc, XIV, 14 ; XVII, 34-35 ; S. Matthieu, XXIV, 40-41.

 

Un sermon manifestement eschatologique :

 

Sermon eschatologique : Isaïe, LXV, 17, 20 : « Car voici que je crée de nouveaux cieux et une nouvelle terre … », « Il n’y aura plus d’enfant né pour peu de jours, ni de vieillard qui n’accomplisse pas le nombre de ses jours ; car ce sera mourir jeune que de mourir centenaire … » (Il est absolument logique que cette période de temps ne se passe pas aux quatre premiers siècles de l’Église, mais, en toute certitude, au sixième millénaire.)

 

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Les données de la Foi – S. Irénée de Lyon

(Cité par le « Catéchisme du Concile de Trente »,

Caractères propres de l’Église. Unité et note 2)

 

http://thomiste12.over-blog.com/2015/07/les-donnees-de-la-foi-s-irenee-de-lyon.html

 

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Nos considérations et implications sur l’âme humaine suivies

des derniers temps avec l'Antéchrist qui ne saurait tarder :

 

CONSIDÉRATIONS ET IMPLICATIONS SUR L’ÂME HUMAINE

 

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Monastère de la Très Sainte Famille

La Secte Vatican II démasquée

Le Monde arrive-t-il à sa Fin ? L’Apocalypse

 

La Foi • Secte Vatican II démasquée

 

(Ce Site, bien qu’il nous communique d’excellentes informations doctrinales, mais qui néglige néanmoins le traité « Contre les hérésies » de S. Irénée, justifie de notre part de sérieuses réserves au sujet des derniers temps (cf. le Catéchisme du Concile de Trente sur l’Unité, le premier caractère propre de l’Église et la citation de S. Irénée, du Livre III de son traité « Contre les hérésies » et de sa Lettre relative à « La prédication des Apôtres et ses preuves ou la foi chrétienne ».)

 

 

 

« Puisque tous les dieux des païens, des démons » : « Quoniam  omnes dii gentium dæmonia » (Psaumes, Vulg., 95 : 5 ; S. Irénée, « Contre les hérésies », Livre III, 6, 3 ; 12, 6).

 

 

L'EXODE, L'EFFONDREMENT DE L'ATLANTIDE ET LE VOYAGE DES ARGONAUTES :

 

Les conclusions que l’on peut tirer du voyage des Argonautes

Pour la plus grande gloire de Dieu et le salut du monde.

 

http://ceshe.chez.com/publications/publications.htm

 

http://ceshe.chez.com/crombette/travaux.htm

 

Au sujet de la philosophie thomiste, CESHE, Fernand Crombette, cf. la « Synthèse préhistorique et esquisses assyriologiques », réf. 2. 26, tome I, page 269.

 

Id, Ibid., p. 260 : « … saint Irénée, qui se révèle ici autrement profond que saint Thomas (cf. S. Irénée, « Contre les hérésies », Livre I, 22, 1 : 3. La règle de vérité).

 

La résurrection des justes

 

Fernand Crombette, cf. « La révélation de la Révélation », réf. 2002/01/2.42, tome I, page 9 :

 

« Dans son Épître aux Romains, saint Paul écrit (VIII, 19-20 ; cf. également S. Luc, XIV, 14) : “ Or, la création attend avec espoir la Révélation des fils de Dieu, parce qu’elle est assujettie à la vanité ”. Ce texte est généralement interprété en ce sens que la Nature, ayant été frappée par Dieu à cause des péchés des hommes, peut s’attendre à recouvrer son intégrité première à la résurrection des justes. »

 

Id., Ibid., p. 183 :

 

« La chronologie biblique existe donc bien ; elle est en parfait accord avec les faits et avec celles des autres nations bien interprétées, car ces dernières ont besoin de l’être ; on en faisait trop facilement des années avec des jours Elle donne au Livre Saint un caractère historique rigoureux ; elle authentifie l’Écriture Sacrée. ; elle est déjà une preuve de la vérité de la Révélation : si les faits sont exactement datés, il y a de grandes chances pour qu’ils soient exactement relatés même s’ils sont d’ordre surnaturel. »

 

Fernand Crombette (dont tous les manuscrits sont signés : « un catholique français »), « Joseph, Maître du monde et Maître Ès-Sciences », réf. 2.37, page 28 ; cf. Genèse (Vulgate), 41 : 45 ; 49 : 26 ; Ézéchiel, 28 : 25-26 ; 37 : 12-14 ; Jérémie, 16 : 14-15 ; 23 : 7-8 ; S. Irénée de Lyon, « Contre les hérésies », Livre V, 34, 1.

 

Une œuvre qui nous laisse pantois et

qui ne souffre aucune contradiction :

 

Fernand Crombette, « La révélation de la Révélation », tome II, réf. 2.43. ― Au sujet de la grande apostasie que nous sommes en train de vivre et de la fin des temps avec l’avènement de l’Antéchrist et la réapparition d’Hénoch et d’Élie, consultons les pages 144-145 et 28 (en ce qui concerne le sixième millénaire ou le millénium avec la première incarcération du diable, Satan).

 

Que savons-nous de la Création ?

 

Fernand Crombette réfute magistralement les astronomes qui refusent de rapporter leur « Science » à Dieu, la Cause première, et se mettent ainsi au service du diable et Satan, en se réclamant de l’autorité d’Einstein qui est très largement cité et dont « le cerveau, et non pas les horloges, est déréglé », constate l’auteur à la page 203 de son livre « Galilée avait-il tort ou raison ? » (cf. également la « Révélation de la Révélation », Tome I, les pages 198-201, 254 [Genèse, I, 14-15]).

 

Fernand Crombette, « La Révélation de la Révélation », Tome I, pages 245-246, Psaume 73 : 12 (Vulgate), traduction par le copte :

 

En texte coordonné : Celui qu’Ehélohidjm a constitué pour régir les extrémités de la Terre, qu’il a engendré avant de [Le] par la Parole au commencement, a opéré le salut de l’espèce humaine, élevé en croix en otage dans l’axe de la surface de la Terre.

 

Or, nous avons vu que la Terre est au centre de gravité du système solaire ; d’autre part la généralités des astronomes est d’avis que le système solaire est pratiquement au foyer de la Galaxie. Dès lors, le point où Notre Seigneur Jésus-Christ a été crucifié pour nous étant au centre de la Terre, du système stellaire, est véritablement le point central de l’univers, le centre de tout le système astronomique. Que les athées se voilent la face et s’arrachent les cheveux, la véritable astronomie n’est pas seulement géocentrique, anthropocentrique, mais christocentrique. Et n’est-ce pas logique, puisque le Christ, Verbe de Dieu, est le Créateur du monde ? Cette traduction confirme la sublime découverte archéologique de Ron Wyatt à laquelle nous vous renvoyons ci-dessous. 

 

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Les Cahiers du Ceshe, L’ETHER, « Agent universel des forces de la Nature et constituant substantiel », Yves NOURRISSAT, X-61 (École polytechnique), Réf. : 7.03, page 85 : ANNEXE VI, LES LIMITES DE LA MÉCANIQUE RATIONNELLE :

 

Les sciences peuvent se constituer de façon autonome selon les critères de l’observation et la raison, mais elles n’échappent pas en dernier ressort à la théologie comme l’avait bien expliqué S. Thomas d’Aquin pour qui cette discipline étant la science de Dieu, Créateur et Maître de l’Univers, contient toutes les autres sciences.

 

La mécanique rationnelle qui n’est pas une science d’observation, mais une science mathématique fondée sur un principe artificiel ne peut donc, par son principe même, atteindre la réalité, et sa radicale autonomie par rapport à la théologie la condamne à n’être qu’une approche humaine sujette à caution et laissant place au mystère de la nature, de sa matière et de ses mouvements [cf. S. Luc, 24 : 25-27, 32, 45].

 

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Recherches archéologiques de Ron Wyatt qui

confirment les données de la Bible :

 

http://translate.google.fr/translate?hl=fr&sl=en&u=http://wyattmuseum.com/&prev=search

 

Ron Wyatt fait analyser le sang séché de Jésus :

 

http://www.dailymotion.com/video/x4mjmk_sang-seche-de-jesus-decouverte-alla_people

 

 

Les Pères apostoliques, le Pasteur d’Hermas :

 

 

http://fdier02140.free.fr/PeresAposto.pdf

 

Justin : Dialogue de Saint Julien avec le Juif Tryphon.

 

 

LES HÉRÉSIES JEAN-PAUL II/KAROL JOZEF WOJTYLA (VII/I). - Le Présent éternel

 

 

La Révolution liturgique – Une Nouvelle Messe :

 

La Foi • Secte Vatican II démasquée

 

 

Les 24 thèses thomistes :

 

 

LES XXIV THÈSES THOMISTES - Le Présent éternel

 

 

La logique :

 

L’ORGANON D’ARISTOTE OU LOGIQUE - Le Présent éternel

 

 

La philosophie scolastique (« philosophia perennis ») :

 

Le Présent éternel (1/7) - Le Présent éternel

 

 

Contre la thèse de Cassiciacum de Mgr Guérard des Lauriers :

 

CONTRE LA THÈSE DE CASSICIACUM DE MGR GUÉRARD DES LAURIERS (I) - Le Présent éternel

 

 

Guérard des Lauriers et sa théorie absurde de Cassacium 2 (ou de Cassiciacum) :

 

http://www.la-foi.fr/doctrine/faux_tradis.aspx

 

La Politique :

 

LA POLITIQUE (1/14) - Le Présent éternel

 

 

De Dieu viennent tous les biens et tous les maux :

 

Ô DIEU, QUE VOTRE VOLONTÉ SOIT FAITE ! (1/3 ) - Le Présent éternel (§ 8)

 

Dieu, notre Père céleste, et son Fils unique, Jésus-Christ, d’abord !

 

À moins de se convertir, un prétendu catholique ne peut absolument pas donner ses voix à une république qui se réclame des principes maçonniques sans encourir les peines éternelles de l’enfer (cf. l’encyclique « Humanum Genus » de Léon XIII, Pape ; et également l'encyclique « Quanta cura » ainsi que le « Syllabus » du Pape Pie IX).

 

 

Les mathématiques modernes et les extravagances du naturalisme absolu :

 

LES MATHÉMATIQUES MODERNES - Le Présent éternel

 

L’origine de la franc-maçonnerie :

 

LA « FORCE MYSTÉRIEUSE » : L’ORIGINE DE LA FRANC-MAÇONNERIE (1/19). - Le Présent éternel

 

La franc-maçonnerie : secte pernicieuse illégitime :

 

http://dondevamos.canalblog.com/archives/2013/06/02/27308507.html

 

Le prétendu Pape François et ses éloges dithyrambiques

du Rotary-Club ou de la Franc-Maçonnerie :

 

http://gloria.tv/?media=428085&language=MnVpcnQGQh7

 

 

La nature de l’âme  (cf. S. Luc, XII, 4, 20) :

 

L'ÂME HUMAINE (1/3) - Le Présent éternel

 

 

L’acte d’être :

 

L'ACTE D'ÊTRE OU D'EXISTER (1/2) - Le Présent éternel

 

 

La structure de l'âme :

 

LA STRUCTURE DE L’ÂME ET L’EXPÉRIENCE MYSTIQUE (I) - Le Présent éternel

 

 

La réincarnation :

 

 

SAINT IRÉNÉE DE LYON : LA PRÉTENDUE RÉINCARNATION. - Le Présent éternel

 

Cf. Dom Guéranger, L’année liturgique, le vendredi de la Passion : Les sept Douleurs de la Bienheureuse Vierge Marie. Cliquez sur :

 

PASSION VENDREDI

 

La fête des sept Douleurs de la Bienheureuse Vierge Marie. Cliquez sur :

 

N-D des DOULEURS

 

La dévotion à Notre-Dame est essentielle. Priez le rosaire

 

La Foi • Vie de Prières

 

 

La Salette :

 

LE SECRET DE LA SALETTE (1/2) - Le Présent éternel

 

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Que l’Église soit éclipsée signifie qu’aucune Église ne se voit plus et que celles qui se voient sont toutes fausses.

 

Cf. IIe Ép. aux Thessaloniciens, II, 3, 9-12, 17 ; Apocalypse, XVII, 9, 12-14 ; XIII, 11-14 ; S. Luc, XVII, 34-35.

 

À BIEN RETENIR AFIN DE NE PAS SOMBRER DANS LA GRANDE APOSTASIE

 

(Cf. S. Irénée de Lyon, IIe siècle, « Contre les hérésies », 1. L’ANTÉCHRIST, l , Livre V, 25, 1.)

 

RÉVÉLATION CAPITALE DE LA VIERGE MARIE SUR LE TEMPS DE L’ANTÉCHRIST 

 

Secret de LA SALETTE, 18 septembre 1846 : L’Église sera éclipsée – Rome perdra la foi et deviendra le siège de l’Antéchrist – Plus de Pape – Plus de Consécration des Saintes Espèces du pain et du vinPlus de sacerdoceLa foi seule vivra.

 

Les fondements scripturaires du culte marial ou d’hyperdulie :

 

FONDEMENTS SCRIPTURAIRES DU CULTE MARIAL. - 1 - Le Présent éternel

 

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L’image miraculeuse de Guadalupe :

 

recits_des_apparitions_de_notre_dame_de_guadalupe

 

 Le septième millénaire :

 

LE SEPTIÈME MILLÉNAIRE, LE ROYAUME DES JUSTES, SELON SAINT IRÉNÉE. - Le Présent éternel

 

 

La volonté de Dieu (S. Alphonse de Liguori) :

 

Ô DIEU, QUE VOTRE VOLONTÉ SOIT FAITE ! (1/3 ) - Le Présent éternel

 

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Sur la Volonté de Dieu avec Ste Marie Madeleine de Pazzi et S. Alphonse de Liguori, consultez le site :

 

http://voiemystique.free.fr/madeleine_de_pazzi_index.htm

 

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Douleurs, épreuves et nombreux miracles de S. Alphonse de Liguori : 

 

DOULEURS, ÉPREUVES ET NOMBREUX MIRACLES DE S. ALPHONSE DE LIGUORI (2/3). - Le Présent éternel

 

Devant Dieu, que nul ne prenne le risque de critiquer saint Alphonse de Liguori !

Pour en comprendre la raison, nous vous prions de lire et de méditer l’histoire de sa vie que l’on trouve sur internet en cliquant sur :

 

http://livres-mystiques.com/partieTEXTES/Ligori/vie.html

 

 

et sur :

 

 

http://jesusmarie.free.fr/alphonse_histoire_des_heresies_01.pdf

 

Saint Alphonse de Liguori, Docteur de l’Eglise, 18e siècle : « Maintenant, il est de fide que les hommes sont également sauvés par le Baptême de désir, conformément au Canon Apostolicam « de presbytero non baptizato » et au Concile de Trente, session 6, chapitre 4, où l’on y mentionne que nul ne peut être sauvé « sans le bain de la régénération ou le désir de celui-ci ». » (Theologia Moralis, t. VI, 95. 7)

 

http://jesusmarie.free.fr/alphonse_traite_contre_les_heretiques_protestants.pdf

 

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Pour sauver son âme : les preuves irréfutables des aberrations doctrinales et morales de Luther :

 

http://jesusmarie.free.fr/alphonse_les_verites_de_la_foi.pdf

 

Cf. IIIe et dernière partie, pages 318-339.  

 

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http://jesusmarie.free.fr/alphonse_verite_de_la_foi_rendue_evidente.pdf

 

http://jesusmarie.free.fr/alphonse_reflexions_sur_la_verite_de_la_revelation.pdf

 

http://jesusmarie.free.fr/alphonse_traite_contre_les_heretiques_protestants.pdf

 

http://jesusmarie.free.fr/alphonse_dissertation_contre_les_erreurs_des_incredules.pdf

http://livres-mystiques.com/partieTEXTES/Ligori/vie.html 

 

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Nos ultimes conclusions :

 

NOS ULTIMES CONCLUSIONS TIRÉES DE L’ÉCRITURE AU SUJET DE LA FIN DES TEMPS (1/2) - Le Présent éternel

 

 

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POUR PARVENIR À UNE RÉSURRECTION DE VIE (CF. S. JEAN, V, 25, 28-29)

 

G L O I R E  A U  PÈRE  E T  A U  F I L S  E T  À  L’ E S P R I T  S A I N T  !

 

 

Saint Matthieu, XVII, 5 (cf. S. Luc, IX, 35 ; S. Marc, IX, 7) :

 

« Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui je me suis complu : ÉCOUTEZ-LE. »

 

S. Jean, IV, 34 :

 

« Jésus leur dit : ̏ Ma nourriture est de faire la volonté de celui qui m’a envoyé et d’accomplir son œuvre. ̋ »

 

Épître de l’apôtre S. Paul aux Colossiens, III, 2 :

 

« Songez aux choses d’en-haut et non à celles de la terre. »

 

Épître de l’apôtre S. Paul aux Philippiens, III, 18-21 :

 

« Car il est est plusieurs qui marchent en ennemis de la croix du Christ : je vous en ai souvent parlé, et j’en parle maintenant encore avec larmes. Leur fin, c’est la perdition, eux qui font leur Dieu de leur ventre, et mettent leur gloire dans ce qui fait leur honte, n’ayant de goût que pour les choses de la terre. Pour nous, notre cité est dans les cieux, d’où nous attendons aussi comme Sauveur le Seigneur Jésus-Christ, qui transformera notre corps si misérable, en le rendant semblable à son corps glorieux, par sa vertu puissante qui lui assujettit toutes choses. »

 

Épître de l’apôtre S. Paul aux Éphésiens, IV, 25 :

 

« Dès lors, plus de mensonge : que chacun dise la vérité à son prochain (Zacharie, VIII, 16) ; ne sommes-nous pas membres les uns des autres ? »

 

Saint Matthieu, XXIV, 35 :

 

Jésus : « … mes paroles ne passeront point. » ― Cf. La Foi • La Bible prouve les enseignements de l’Église catholique.

 

Ibid., XVI, 18-19 :

 

« Et moi, je te dis que tu es Pierre, et sur cette Pierre je bâtirai mon Église, et les portes de l’enfer ne prévaudront point contre elle. Et je te donnerai les clefs du royaume des cieux : tout ce que tu lieras sur la terre sera lié dans les cieux, et tout ce que tu délieras sur la terre sera délié dans les cieux. » (Cf. S. Irénée, IIe siècle, La Tradition apostolique de l’Église, Livre III, 3, 1 à 4.)

 

Notre note :

 

Il suffit de consulter toutes les citations des Écritures auxquelles se réfère constamment saint Irénée pour conclure que ses arguments jouissent d’une infaillibilité identique à celles-ci que notre Père céleste a transmises avec l’Évangile et que soit ainsi établi jusqu’au jugement dernier le fondement et la colonne de notre foi (a) « pour rendre à chacun son œuvre » (b) en rattachant le Nouveau Testament à l’Ancien par son Fils unique (c).

a) Cf. I Timothée, III, 15 ;

b) Apocalypse, I, 1 ; XX, 12-15 ; XXII, 12 ;

c) Cf. S. Luc, XXIV, 44-49 ; III, 22 ; IX, 35 ; X, 22 ; S. Matthieu, XI, 27.

 

Nécessité du Baptême pour entrer dans le royaume de Dieu :

 

S. Jean, III, 5 (cf. également S. Marc, XVI, 15-16)  :

 

Jésus répondit : « En vérité, en vérité, je vous le dis, à moins de naître d’eau et du Saint Esprit, nul ne peut entrer dans le royaume de Dieu. » : « Nisi enim quis renatus fuerit ex aqua et Spiritu Sancto, non poteste introire in regnum Dei (a). — A.S. (« Que soit  anathème » celui qui dément cette parole).

 

  1. Cf. Denziger, PAULUS III 1534-1549, Conc. TRID. (oec. XIX) 1545-1563, (Sess.V) Decretum super peccato originali, nos 790 et 791. S. ZOSIMUS 417-418 [Conc. MILEVITANUM II 416, ab INNOCENTIO I] et Conc. CARTHAGINENSE (XVI) 418, a ZOSIMO approbatum (contra Pelagianos), De peccato originali et gratia, Can 2.

 

S. Jean, I, 29 :

 

S. Jean-Baptiste : « Voici l’Agneau de Dieu, voici celui qui ôte le péché du monde. »

 

Ire Ép. de S. Jean, I, 8-10 :

 

« Si nous disons que nous sommes sans péché, nous nous séduisons nous-mêmes, et la vérité n’est point en nous. Si nous confessons nos péchés, Dieu est fidèle et juste pour les pardonner, et pour nous purifier de toute iniquité. Si nous disons que nous sommes sans péché, nous le faisons un menteur, et sa parole n’est point en nous. »

 

S. Marc, XVI, 15-16 :

 

Et Jésus leur dit : « Allez par le monde entier prêcher l’Évangile à toute créature. Celui qui croira et sera baptisé sera sauvé ; celui qui ne croira pas, sera condamné. » - Formule du Baptême : cliquez sur : Formule du Baptême • La Foi (Ces paroles du Christ ou du Verbe incarné sont absolument opposées à la Déclaration Nostra Ætate du Concile Vatican II, l’œuvre du grand Dragon, le Serpent antique, appelé le Diable et Satan, qui donne puissance à la Bête ou à l’Antéchrist, le lion (cf. Apocalypse, XII, 9 ; XIII, 2 : lat. leo, onis, et verset  4). ― Psaumes (Vulg.), XCV, 5 : « Quoniam omnes dii gentium dæmonia : Dominus autem cœlos fecit » : « Parce que tous les dieux sont des démons : mais le Seigneur a fait les cieux » (cf. S. Irénée, « Contre les hérésies », Livre III, 6, 3 ; 12, 6).

 

S. Matthieu, XXVIII, 18-20 :

 

Et Jésus, s’étant approché, leur parla en ces termes : « Toute puissance m’a été donnée dans le ciel et sur la terre. Allez donc enseigner toutes les nations, les baptisant au nom du Père, et du Fils et du Saint-Esprit, leur apprenant à garder tout ce que je vous ai commandé. Et voici que je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la consommation du siècle. »

 

 S. Irénée (135/140 – 202/203), évêque de Lyon, martyr, « Contre les hérésies », III, 17, 2 :

 

« Car nos corps, par le bain (a) du baptême, ont reçu l’incorruptibilité, tandis que nos âmes l’ont reçue par l’Esprit (b). C’est pourquoi l’un et l’autre sont nécessaires, puisque l’un et l’autre contribuent à donner la vie de Dieu. »

 

a) Cf. Éphésiens, V, 26 ; Tite, III, 5 ;

b) S. Jean, III, 5.

 

Imaginons que Jésus ait dit : « En vérité, en vérité, je vous le dit, celui qui désire être baptisé sera sauvé ». Quelle catastrophe ! Il n’y aura plus grand monde à se faire baptiser : on attendra !

 

Catéchisme du Saint Concile de Trente, Chapitre XVIe, Suite du Sacrement de Baptême, § I, Nécessité du Baptême :

 

Ce que nous avons dit jusqu’ici de ce Sacrement est très utile à connaître pour les Fidèles. Mais ce qu’il est absolument nécessaire de ne pas leur laisser ignorer, c’est que Notre Seigneur a fait a tous les hommes une loi de se faire baptiser, loi si rigoureuse que ceux qui ne seraient pas régénérés en Dieu par la grâce de ce Sacrement, ne viendraient au monde que pour leur malheur et leur perte éternelle, que leurs parents d’ailleurs fussent chrétiens ou païens. C’est pourquoi les Pasteurs ne sauraient expliquer trop souvent ces paroles de l’Évangile [de Jésus] (1) : « En vérité, en vérité, je vous le dis, si quelqu’un ne renaît de l’eau et de l’Esprit-Saint, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu ». - Cf. le cas des catéchumènes.

1) S. Jean, 3 : 5.

 

Ibid., Continuation du même sujet :

 

« Malgré cela l’Église n’est pas dans l’usage de donner le Baptême aux adultes aussitôt après leur conversion. Elle veut au contraire qu’on le diffère un certain temps. Ce retard n’entraîne point pour eux les dangers qui menacent les enfants, ainsi que nous l’avons dit plus haut. Comme ils ont l’usage de la raison, le désir et la résolution de recevoir le Baptême, joints au repentir de leurs péchés, suffiraient pour arriver à la grâce et à la justification, si quelque accident soudain les empêchaient de se purifier dans les Fonts salutaires. » 

 

Ibid., IIe Partie, Des Sacrements, Chapitre XXIe, § II, De la Pénitence, considérée comme Sacrement :

 

En second lieu, personne ne peut obtenir le salut que par Jésus Christ, et par les mérites de sa Passion. Il était donc très convenable en soi, et très utile pour nous qu’il y eût un Sacrement qui ferait couler sur nos âmes le Sang de Jésus Christ ; un Sacrement qui par sa vertu et son efficacité serait capable d’effacer tous les péchés commis après le Baptême [qui a effacé la tâche du péché originel], et nous obligerait à reconnaître  que c’est à notre divin Sauveur, et à Lui seul, que nous devons le bienfait de notre réconciliation.

 

Cf. « La Sainte de la Patrie », en 2 vol., Mgr Touchet, Évêque d’Orléans, Éd. Lethielleux, Paris, 1921 : Preuve de la validité du baptême d’un enfant décédé à l’âge de trois jours et revenu à la vie (le 3 mars 1431).

 

Épître de S. Paul, apôtre, aux Galates, I, 8 (cf. également Hébreux, I, 1) :

 

Mais quand nous-mêmes, quand un ange venu du ciel vous annoncerait un autre Évangile que celui que nous vous avons annoncé, qu’il soit anathème !

 

Saint Jean, XIV, 18, 25 (Paroles du Fils, le Verbe de Dieu incarné : cf. S. Jean, I, 14) :

 

Notre Père céleste nous a envoyé l’Esprit-Saint (Vulgate : « Spiritus sanctus ») :

 

« Je ne vous laisserez point orphelins ; je viendrai à vous. Encore un peu de temps et le monde ne me verra plus ; mais vous, vous me verrez, parce que je vis, et que vous vivrez. En ce jour-là, vous connaîtrez que je suis en mon Père, et vous en moi, et moi en vous. […] Je vous ai dit ces choses pendant que je demeure avec vous. Mais le Consolateur, l’Esprit-Saint, que mon Père enverra en mon nom, lui, vous enseignera toutes choses, et vous rappellera tout ce que je vous ai dit. Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix ; je ne la donne pas comme la donne le monde. »

 

Ibid, XIV, 23 :

 

« Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole, et mon Père l’aimera, et nous viendrons à lui, et nous ferons en lui notre demeure. »

 

S. Jean, XVII, 20-23 :

 

« Je ne prie pas pour eux seulement, mais encore pour ceux qui, par leurs paroles, croiront en moi ; afin qu’ils soient tous une seule chose, comme vous, mon Père, êtes en moi, et moi en vous ; qu’ils soient de même une seule chose en nous, et qu’ainsi le monde croie que c’est vous qui m’avez envoyé. Pour moi, je leur ai donné la gloire que vous m’avez donnée, afin qu’ils soient une seule chose, comme nous sommes une seule chose. Je suis en eux et vous en moi, afin qu’ils soient consommés dans l’unité, et que le monde connaisse que c’est vous qui m’avez envoyé, et que vous les avez aimés comme vous m’avez aimé. »

 

Épître de S. Paul aux Philippiens, IV, 13 :

 

« Je puis tout en celui qui me fortifie. »

 

Ibid., XIV, 11-14 :

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thomiste
13 septembre 2013 5 13 /09 /septembre /2013 18:42

 

Saint Irénée de Lyon réfute le pseudo Concile Vatican II

 

 

Ce commentaire de saint Irénée extrait de son traité Contre les hérésies se référant en permanence aux Saintes Écritures nous démontre magistralement que la Déclaration « Nostra Ætate sur l’Église et les religions non chrétiennes » du pseudo Concile Vatican II est une déclaration solennelle d’apostasie que tout catholique fidèle doit catégoriquement rejeter avec le prétendu Pape qui l’a entérinée et avec tous ses suivants du même acabit. Les religions non chrétiennes, musulmane, boudhiste et autres, sans oublier celle des faux Juifs de la synagogue de Satan (cf. Apocalypse, 2 : 9, 13 ; 3 : 9) avec leur Talmud aberrant, auraient-elles la connaissance de notre Père céleste, alors que c’est en connaissant son Fils, comme Abraham, qu’on peut le connaître ? Tirons-nous de cela toutes les conséquences logiques. Ne nous moquons pas des paroles de son Fils, car le salut de notre âme en dépend formellement et nécessairement.

 

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U N   B R E F   R A P P E L

 

LE PSEUDO VATICAN II : UN CONTRE-ÉVANGILE ET UN CONTRE-SYLLABUS

UNE VÉRITABLE ET SOLENNELLE DÉCLARATION D’APOSTASIE

 

 

Pseudo Concile Vatican II, 28 octobre 1965, Déclaration Nostra Ætate sur l’Église et les religions non-chrétiennes, sous l’autorité et le paraphe de Paul VI et soutenue jusqu’à Benoît XVI (et l’antipape François) :

 

       « Ainsi, dans l'Hindouisme, les hommes scrutent le mystère divin et l'expriment par la fécondité inépuisable des mythes et par les efforts pénétrants de la philosophie [sagesse naturelle et non divine, et par conséquent limitée] ; ils cherchent la libération des angoisses de notre condition, soit par les formes de la vie ascétique, soit par la méditation profonde, soit par le refuge en Dieu [quel Dieu ?] avec amour et confiance. Dans le Bouddhisme selon ses formes variées, l'insuffisance radicale de ce monde changeant est reconnue et on enseigne une voie par laquelle les hommes, avec un cœur dévot et confiant, pourront soit acquérir l'état de libération parfaite, soit atteindre l'illumination suprême [quelle folie !] par leurs propres efforts [l’orgueil de Lucifer] ou par un secours venu d'en haut [de quelle origine ? – Cf. le discernement des esprits des Exercices spirituels de saint Ignace de Loyola]. [...] De même aussi, les autres religions qu’on trouve de par le monde […] L’Église regarde aussi avec estime les musulmans qui adorent le Dieu Un [la doctrine de Dieu Trine et Un étant condamnée par le Coran (chap. V, Le festin, verset 73), - précisons-le], vivant et subsistant, miséricordieux  et tout-puissant, créateur du ciel et de la terre [Allons-y pour le Credo catholique !], qui a  parlé aux hommes [par son Fils unique Jésus-Christ, - précisons-le également]. Ils cherchent à se soumettre de toute leur âme aux décrets de Dieu, même s'ils sont cachés, comme s'est soumis à Dieu Abraham, auquel la foi islamique  se réfère volontiers [Cela c'est une autre paire de manches ! En réalité, en relisant plus attentivement cette Déclaration, nous ne pouvons que rejeter ce que celle-ci soutient, car il n’est pas possible qu’un même Dieu tienne un langage contradictoire selon qu’il s’adresse aux catholiques, aux bouddhistes ou aux musulmans. L’estime des personnes ne doit pas s’étendre jusqu’à leurs fausses religions. C’est là véritablement une incitation à l’apostasie. – Cliquez sur :  http://taraquebec.org/presenta.html : Présentation - Les Maîtres de Sagesse – Maitreya. — La déclaration « Nostra Ætate » rejoint la pensée de Maitreya et fait le lit du « New Age ».]

 

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Hérésie. Définition : Doctrine qui diffère des croyances établies, condamnée par l'Église catholique

comme contraire aux dogmes ou à la Sainte Écriture et à la Tradition.

 

Conférence de Mgr Lefebvre du 8 juin 1978 donnée à Ecône (Suisse) :

 

Mgr Lefebvre et la Contre-église Conciliaire

 

Extrait d'une conférence donnée aux séminaristes d'Écône le 8 juin 1978 par Monseigneur Marcel Lefebvre

 

Mgr Lefebvre et la Contre-église Conciliaire : contrefaçon de l’Église

 

Par contre je pense qu’à la prochaine rencontre, ou avant la prochaine rencontre d’ailleurs, s’ils me demandent vraiment ce colloque, c’est moi qui leur poserai des questions. C’est moi qui les interrogerai, pour leur dire : – Quelle Église êtes-vous ? À quelle Église avons-nous affaire — moi je voudrais savoir —, si j’ai affaire à l’Église catholique, ou si j’ai affaire à une autre Église, à une Contre-Église, à une contrefaçon de l’Église ?… Or je crois sincèrement que nous avons affaire à une contrefaçon de l’Église et non pas à l’Église catholique. Pourquoi ? Parce-ce qu’ils n’enseignent plus la foi catholique. Ils ne défendent plus la foi catholique. Non seulement ils n’enseignent plus la foi catholique et ne défendent plus la foi catholique, mais ils enseignent autre chose, ils entraînent l’Église dans autre chose que l’Église catholique. Ce n’est plus l’Église catholique. Ils sont assis sur le siège de leurs prédécesseurs, tous ces cardinaux qui sont dans les congrégations et tous ces secrétaires qui sont dans ces congrégations ou à la secrétairerie d’État ; ils sont bien assis là où étaient leurs prédécesseurs, mais ils ne continuent pas leurs prédécesseurs. Ils n’ont plus la même foi, ni la même doctrine, ni la même morale même que leurs prédécesseurs. Alors ce n’est plus possible. Et principalement, leur grande erreur, c’est l’œcuménisme. Ils enseignent un œcuménisme qui est contraire à la foi catholique.

Et je dirai : – Que pensez-vous des anathèmes du Concile de Trente ? Que pensez-vous des anathèmes de l’Encyclique “Autorem Fidei” sur le Concile de Pistoie ? Que pensez-vous du “Syllabus” ? Que pensez-vous de l’Encyclique “Immortale Dei” du Pape Léon XIII ? Que pensez-vous de la “lettre sur le Sillon” par le Pape Saint Pie X ? de l’Encyclique “Quas Primas” du Pape Pie XI, du “Mortalium Animos” justement du Pape Pie XI contre l’œcuménisme, contre ce faux œcuménisme ? et ainsi de suite… Pensez-vous tout cela ? Qu’ils me répondent ! Qu’ils me répondent s’ils sont toujours d’accord avec tous ces documents des papes, avec tous ces documents officiels qui définissent notre foi. Ce ne sont pas des documents quelconques, ce ne sont pas des allocutions ou des conversations privées des papes, ce sont des documents officiels qui engagent l’autorité du pape. Alors ?…

Je pense que l’on peut, que l’on doit même croire que l’Église est occupée. Elle est occupée par cette Contre-Église. Par cette Contre-Église que nous connaissons bien et que les papes connaissent parfaitement et que les papes ont condamnée tout au long des siècles. Depuis maintenant bientôt quatre siècles, l’Église ne cesse de condamner cette Contre-Église qui est née avec le protestantisme surtout, qui s’est développée avec le protestantisme, et qui est à l’origine de toutes les erreurs modernes qui a détruit toute la philosophie et qui nous a entraînés dans toutes ces erreurs que nous connaissons et que les papes ont condamnées : libéralisme, socialisme, communisme, modernisme, sillonisme et que sais-je ? Et nous en mourons. Les papes ont tout fait pour condamner cela. Et voilà que maintenant ceux qui sont sur les sièges de ceux qui ont condamné ces choses-là sont maintenant d’accord pratiquement avec ce libéralisme et avec cet œcuménisme. Alors nous ne pouvons pas accepter cela.

Et plus les choses s’éclairent, et plus nous nous apercevons que ce programme qui a été élaboré dans les loges maçonniques – tout ce programme, toutes ces erreurs ont été élaborées dans les loges maçonniques – et bien on s’aperçoit tout doucement et avec des précisions de plus en plus grandes qu’il y a tout simplement une loge maçonnique au Vatican. Et que maintenant quand on se trouve devant un secrétaire de congrégation ou un cardinal qui se trouvent assis dans le siège ou dans le bureau où se trouvaient de saints cardinaux, des cardinaux qui avaient la foi de l’Église et qui défendaient la foi de l’Église et qui étaient des hommes d’Église, et bien on se trouve devant un franc-maçon ! Alors est-ce que c’est la même chose ? Alors c’est bien, ils brandissent la même obéissance. Oui, autrefois, on nous disait d’obéir à la foi, on nous faisait faire le serment anti-moderniste, on nous faisait faire des professions de foi, et tout cela, mais maintenant ces gens-là, quelle foi ils nous demandent de professer ? Ce n’est plus la même. Alors on brandit toujours : obéissance, obéissance, obéissance ! Ah ! oui, mais quand même… Obéissance à l’Église, oui ! Obéissance à ce que l’Église a toujours commandé, oui ! Obéissance à la foi de l’Église, oui ! Mais obéissance à la Franc-Maçonnerie, non ! C’est cela, vous savez, c’est sûr !

Dernièrement on m’a apporté des documents qui semblent tout à fait véridiques, des documents qui montrent des correspondances entre Bugnini et le grand-maître de la Maçonnerie sur toute la réforme liturgique, dans lesquels le grand-maître de la Maçonnerie demande à Bugnini d’appliquer la réforme du fameux Roca, le prêtre apostat qui, lui, avait prédit déjà tout ce qui devait se faire et avait déjà prévu tout ce qui devait se faire lorsque le Vatican serait occupé par la Maçonnerie : – Voilà ce qu’il faut faire. Et alors maintenant le grand-maître de la Franc-Maçonnerie demande à Bugnini d’appliquer cela ! Et le grand principe : il faut arriver à la “naturalizatione del Incarnatione”, donc désurnaturaliser l’Incarnation. Donc on arrive au naturalisme. Et il faut appliquer les principes de la langue vernaculaire, de la démultiplicité des rites, de la démultiplicité de la liturgie pour rendre la liturgie complètement confuse et mettre la confusion partout, et les oppositions entre les différents rites.

Bugnini répond qu’il est tout à fait d’accord pour cela, mais qu’il faudra un certain temps. Il faudra peut-être dix ans, mais en l’espace de dix ans, il y arrivera, et qu’avec la confiance que lui accordent particulièrement le Cardinal Lercarro et même le Pape Paul VI, avec cette confiance qu’il a, il est assuré de pouvoir arriver à ses fins. Et il nomme tous ceux avec lesquels il travaillera dans la Curie romaine, tous ceux qui, eux aussi, ont des attaches à la Maçonnerie, alors qu’il pourra travailler avec eux. Mais il faudra en placer certains, il faudra les mettre dans des congrégations afin de pouvoir mener le travail à bien. Il faut que toutes les congrégations soient plus ou moins infiltrées et noyautées par les membres de la Maçonnerie qu’il nomme : untel, untel, untel… Il faudra chasser celui-ci parce qu’il nous gêne, est contre nous, alors il faudra le faire mettre dehors. Il faudra supprimer la congrégation des rites – il met – mais ce n’est pas la congrégation des rites, c’est la congrégation des sacrements. Il a réussi à supprimer la congrégation des sacrements pour tout mettre sous la congrégation des rites, par conséquent tout mettre sous son autorité. Tout cela, il le dit dans les lettres au grand-maître de la Maçonnerie. Alors, qu’est-ce que vous voulez ? L’obéissance ? Ah ! non ! Qu’on ne nous parle pas d’obéissance !

On veut bien obéir, bien sûr. Nous sommes les plus obéissants à l’Église et à tout ce que l’Église a toujours enseigné, toujours voulu, mais pas à des hommes qui travaillent à la destruction de l’Église à l’intérieur de l’Église. L’ennemi est à l’intérieur de l’Église. Le Pape Pie X l’avait annoncé. La Salette l’avait annoncé. Fatima l’a annoncé. Tout a été annoncé de manière publique. On sait que l’ennemi va s’introduire à l’intérieur de l’Église. Eh bien, il y est ! Il y est !

Alors qu’ils ne viennent pas demander d’arrêter les ordinations ! Qui demande d’arrêter les ordinations ? Qui demandent de ne plus faire de bons prêtres ? Qui ? C’est le Saint-Esprit ou c’est le diable ? C’est clair, c’est clair ! Est-ce qu’un pouvoir normal dans l’Église peut demander à un évêque de ne plus faire de bons prêtres ? Est-ce qu’un pouvoir normal dans l’Église peut demander une chose pareille ? Demander de supprimer les séminaires, séminaires qu’ils savent bons ? Ils le savent, ils l’ont dit. Ils ont dit que c’était de bons séminaires. Ils savent que la doctrine qu’on vous enseigne est la vraie doctrine. Ils le savent, ils l’ont écrit, ils le savent parfaitement. Ils l’ont écrit dans le rapport des visiteurs. Les visiteurs l’ont dit. Ils ont fait un excellent rapport en faveur du séminaire. C’est ce que le Cardinal Garonne m’a dit à moi-même quand il m’a demandé de venir à Rome. Il a dit : – Oui, le rapport est bon. Nous savons que le séminaire est bon, etc. etc. Alors pourquoi fermer le séminaire ? Tout simplement parce que nous ne voulons pas suivre ces orientations maçonniques de l’œcuménisme, et toutes ces orientations nouvelles qui s’étaient forgées dans les loges maçonniques. Alors on veut fermer le séminaire. Et bien non, ce n’est pas possible ! Cela, ça ne vient pas du Saint-Esprit, ça ne vient pas de l’Église. Ce n’est pas l’Église qui nous demande de fermer le séminaire. Ce n’est pas l’Église. Ce n’est pas le pape en tant que pape, ceux qui sont là en tant qu’ils sont vraiment les successeurs de ceux qui étaient avant eux, non ! C’est une loge maçonnique qui est arrivée à pénétrer à l’intérieur du Vatican et qui mène tout, et qui évidemment ne peut pas nous sentir. C’est clair, c’est évident. Nous faisons obstacle à leur plan, à leur plan de destruction du sacerdoce, de destruction de la messe, de destruction de la liturgie. C’est évident.

Alors, est-ce que nous devons obéir ? Moi je crois en conscience devant le Bon Dieu, quand il me dit : – Réfléchissez bien devant Dieu en conscience à ce que vous faites… Et bien oui, j’ai tout réfléchi devant le Bon Dieu. Si je me trompe, que le Bon Dieu me donne la lumière pour me montrer que je me trompe, mais je ne crois pas. Je crois vraiment qu’en faisant ce que je fais, en ordonnant les prêtres que je vais ordonner, je crois que je sers l’Église. Je sers l’Église. Je ne le ferais pas si j’avais seulement un instant la pensée que ça pouvait être contraire au bien de l’Église, et bien je m’abstiendrais bien sûr de faire des choses pareilles ! C’est trop grave. Mais c’est bien le contraire !

Enfin, les faits sont évidents maintenant, les effets de cette réforme et de cette persécution de l’Église à l’intérieur de l’Église sont clairs pour tout le monde, ça devient de plus en plus clairs. Il suffit de lire la Documentation catholique à chaque fois pour s’apercevoir combien les idées fausses sont infiltrées dans les documents épiscopaux, dans tous les documents, toutes ces commissions théologiques. Lisez celui qu’on a donné à midi, des commissions de théologie. Mais c’est plein d’erreurs, c’est un esprit faux, un esprit qui n’est pas du tout l’esprit de l’Église ! Alors c’est pour cela que nous n’hésitons pas un instant et j’espère que le Bon Dieu continuera à nous bénir !

 

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S. Alphonse de Liguori, « Des incrédules, connus sous les noms de matérialistes et de déistes », Deuxième partie : Contre les déistes, ch. Ier, Preuve de la vérité de la religion chrétienne révélée :

 

« … et pour cette raison plusieurs d’entre eux assurent, que les Juifs, les mahométans, et les idolâtres même peuvent obtenir le salut éternel tout en persistant dans leur religion, s’ils offrent à Dieu le culte que la religion naturelle leur inspire. […] Je réponds à ces naturalistes : D’après vos principes, un chrétien peut à juste titre vénérer Jésus-Christ, comme Dieu véritable, mais si ce chrétien renonce à sa croyance et devient juif, pourra-t-il, penser que Jésus-Christ fût un simple mortel, encore plus, qu’il fût un criminel justement condamné ? Si l’une et l’autre religion, la chrétienne et la juive sont véritables comment Dieu pourra-t-il se contenter qu’un individu embrasse successivement et par caprice tantôt l’une, tantôt l’autre ? Si Jésus-Christ est Dieu, comment permettra-t-il qu’on le considère seulement comme homme, et homme coupable ? Et s’il est un simple mortel comment Dieu consentira-t-il que ce mortel soit adoré comme Dieu ? comment tolérera-t-il que l’adoration, qui lui est due soit accordée à une créature, à laquelle, quand même Dieu le voudrait il ne pourrait céder son honneur divin ? […] Il en est de même de la religion chrétienne et de la religion mahométane. Celle-ci non seulement nie la divinité de Jésus-Christ et lui refuse l’adoration divine, mais de plus elle admet et ordonne une foule de superstitions et d’impiété que l’autre refuse. […] Au surplus, bien que les Juifs aient possédé, dans un temps, la religion vériable, néanmoins depuis la venue du Messie, qu’ils nient avec une obstination opiniâtre, ils sont tombés dans un tel aveuglement, que la religion qu’ils professent à présent est peut-être remplie, plus que toute autre, d’erreurs, de superstitions, et de blasphèmes contre la divinité. Par exemple, les talmudistes (c’est ainsi que les Juifs modernes se nomment), parmi beaucoup d’autres inepties … »

 

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O N   N E   S E   M O Q U E   P A S   D E   D I E U  !

 

La réponse péremptoire de S. Irénée, - au IIe siècle !

 

Celui qui ne connaît pas le Christ Jésus, le Fils unique du Père, ne connaît pas Dieu.

 

Notre foi est celle d’Abraham (voir plus bas)

 

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LIVRE IV

 

PREMIÈRE PARTIE

 

UN SEUL DIEU, AUTEUR DES

DEUX TESTAMENTS, PROUVÉ

PAR LES PAROLES CLAIRES

DU CHRIST.

 

2. LE PÈRE DU CHRIST, DIEU DES ANCIENS PATRIARCHES

 

Dieu d'Abraham, d'Isaac et de Jacob.

 

5, 2. Car notre Seigneur et Maître, dans sa réponse aux Sadducéens qui niaient la résurrection et, à cause de cela, méprisaient Dieu et ridiculisaient la Loi, a tout à la fois prouvé la résurrection et fait connaître Dieu . « Pour ce qui est de la résurrection des morts, leur dit-il, n'avez-vous donc pas lu cette parole dite par Dieu . Je suis le Dieu d'Abraham, le Dieu d'Isaac et le Dieu de Jacob (a) ? » Et il ajoute : « II n'est pas Dieu de morts, mais de vivants : pour lui, en effet, tous sont vivants (b) ». Par là il a fait clairement connaître que Celui qui, du sein du buisson, parla à Moïse et déclara être le Dieu des pères, c'est lui le Dieu des vivants. Or qui donc serait le Dieu des vivants, sinon le vrai Dieu, au-dessus duquel il n'est pas d'autre Dieu ? C'est lui qu'avait annoncé le prophète Daniel, lorsqu'à Cyrus, roi des Perses, qui lui demandait : « Pourquoi n'adores-tu pas Bel ? », il répondait . «Parce que je ne vénère pas des idoles faites de main d'homme, mais le Dieu vivant qui a créé le ciel et la terre et qui a pouvoir sur toute chair (c). » Il disait encore : «J'adorerai le Seigneur, mon Dieu, parce que c'est lui le Dieu vivant (d) ». Ainsi le Dieu qu'adoraient les prophètes, le Dieu vivant, c'est lui le Dieu des vivants, ainsi que son Verbe, qui a parlé à Moïse, qui a aussi confondu les Sadducéens et octroyé la résurrection, démontrant à partir de la Loi à ces aveugles ces deux choses, la résurrection et Dieu. Car s'il n'est pas Dieu de morts, mais de vivants, et si lui-même est appelé le Dieu des pères qui se sont endormis, sans aucun doute ils sont vivants pour Dieu et n'ont pas péri, « puisqu'ils sont fils de la Résurrection (e) ». Or la Résurrection, c'est notre Seigneur en personne, ainsi qu'il le dit lui-même «Je suis la Résurrection et la Vie (f). » Et les pères sont ses fils, car il a été dit par le prophète « Au lieu de pères qu'ils étaient, ils sont devenus tes fils (g). » Le Christ lui-même est donc bien, avec le Père, le Dieu des vivants qui a parlé à Moïse et qui s'est manifesté aux pères.

 

  1. S. Matthieu, 22 : 31-32 ; cf. Exode, 3 : 6 ; 
  2. S. Matthieu, 22 : 32 ; S. Luc, 20 : 38 ;
  3. Daniel, 14 : 5 ;
  4. Daniel, 14 : 25 ;
  5. S. Luc, 20 : 36 ;
  6. S. Jean, 11 : 25 ;
  7. Psaumes, 44 : 17.

 

« Abraham a vu mon jour. »

 

5, 3. C'est précisément ce qu'il enseignait, lorsqu'il disait aux Juifs : « Abraham, votre père, a exulté à la pensée de voir mon jour ; il l'a vu, et il s'est réjoui (a). » Qu'est-ce à dire ? « Abraham crut à Dieu, et cela lui fut imputé à justice (b). » Il crut, en premier lieu, que c'était lui l'Auteur du ciel et de la terre, le seul Dieu (c), ensuite, qu'il rendrait sa postérité pareille aux étoiles du ciel (d). C'est le mot même de Paul . « Comme des luminaires dans le monde (e). »

C'est donc à juste titre que, laissant là toute sa parenté terrestre, il suivait le Verbe de Dieu, se faisant étranger avec le Verbe afin de devenir concitoyen du Verbe (f).

 

  1. S. Jean, 8 : 56 ;
  2. Romains, 4 : 3 ; Galates, 3 : 6 ; cf. Genèse, 15 : 6 ;
  3. Cf. Genèse, 14 : 22 ;
  4. Cf. Genèse, 15 : 5 ;
  5. Philippiens, 2 : 15 ;
  6. Cf. Genèse, 12 : 1-5.

 

5, 4. C'est à juste titre aussi que les apôtres, ces descendants d'Abraham, laissant là leur barque et leur père, suivaient le Verbe (a). C'est ajuste titre enfin que nous, qui avons la même foi qu'Abraham, prenant notre croix comme Isaac prit le bois (b), nous suivons ce même Verbe (c). Car, en Abraham, l'homme l’homme avait appris par avance et s'était accoutumé à suivre le Verbe de Dieu. Abraham suivit en effet dans sa foi le commandement du Verbe de Dieu, cédant avec empressement son fils unique et bien-aimé en sacrifice à Dieu (d), afin que Dieu aussi consentît, en faveur de toute sa postérité, à livrer son Fils bien-aimé et unique en sacrifice pour notre rédemption.

 

  1. Cf. S. Matthieu, 4 : 22 ;
  2. Cf. Genèse, 22 : 6 ;
  3. Cf. S. Matthieu, 16 : 24 ;
  4. Cf. Genèse, 22 : 1-18.

 

5, 5. Ainsi, comme Abraham était prophète et qu'il voyait par l'Esprit le jour de la venue du Seigneur et l'« économie» de sa Passion, par laquelle lui-même et tous ceux qui comme lui croiraient en Dieu seraient sauvés, il tressaillit d'une grande joie. Le Seigneur n'était donc pas inconnu d'Abraham, puisque celui-ci désira voir son jour. Et pas davantage le Père du Seigneur, car, par le Verbe, Abraham avait été instruit sur Dieu, et il crut en lui : aussi cela lui fut-il imputé à justice par le Seigneur (a), car c'est la foi en Dieu qui justifie l'homme. Et c'est pourquoi il disait : « J'étendrai ma main vers le Dieu Très-Haut qui a créé le ciel et la terre (b). » Mais tout cela, les tenants d'opinions fausses s'efforcent de le renverser, à cause d'une seule phrase qu'ils comprennent de travers.

 

  1. Cf. Genèse, 15 : 6 ;
  2. Genèse, 14 : 22.

 

Objection : Nul n'a connu le Père avant la venue du Christ

 

6, 1. Car, pour montrer à ses disciples que lui-même est le Verbe qui produit la connaissance du Père, et pour blâmer la prétention des Juifs à posséder Dieu tout en méprisant son Verbe, par qui Dieu est connu, le Seigneur disait : « Nul ne connaît le Fils si ce n'est le Père, et nul non plus ne connaît le Père si ce n'est le Fils, et celui à qui le Fils voudra les révéler (a). » Voilà ce qu'a écrit Matthieu, et Luc aussi, et Marc de même ; Jean a omis ce passage. Mais ces gens, qui veulent en savoir plus long que les apôtres eux-mêmes, modifient ce texte comme suit : « Nul n'a connu le Père si ce n'est le Fils, ni le Fils si ce n'est le Père, et celui à qui le Fils les révélera » ; et ils l'expliquent en ce sens que le vrai Dieu n'a été connu de personne avant la venue de notre Seigneur : le Dieu prêché par les prophètes n'est pas, disent-ils, le Père du Christ.

 

a) S. Matthieu, 11 : 27 ; S. Luc, 10 : 22.

 

6, 2. Mais, lors même que le Christ n'aurait commencé d'exister qu'au moment de sa venue comme homme, que le Père ne se serait avisé qu'à partir de l'empereur Tibère de prendre soin des hommes et que la preuve serait faite que son Verbe n'a pas toujours été présent à l'ouvrage par lui modelé, même alors, au lieu d'imaginer faussement un autre Dieu, il eût fallu rechercher les causes d'une si grande négligence de sa part. Car aucune recherche ne peut être de telle nature ou prendre de telles proportions qu'elle aboutisse à changer Dieu et à vider de son objet notre foi au Créateur, en Celui qui nous nourrit de sa propre création : tout comme notre foi au Fils, notre amour pour le Père doit être ferme et inébranlable. Et Justin dit avec raison dans son traité contre Marcion : « Je n'aurais pas cru le Seigneur lui-même, s'il avait annoncé un autre Dieu que notre Créateur, notre Auteur et notre Nourricier. Mais c'est de la part du seul Dieu, de Celui qui a fait ce monde et nous a modelés, qui soutient et dirige toutes choses, qu'est venu vers nous le Fils unique, récapitulant en lui-même l'ouvrage par lui modelé : dès lors, ferme est ma foi en lui et inébranlable mon amour pour le Père, le Seigneur nous accordant l'une et l'autre [a]. »

 

  1. Autre citation de saint Justin, Livre V, 26, 2, Troisième partie, l’Antéchrist : Le juste jugement de Dieu contre Satan et tous ceux qui participent à son apostasie.

 

6, 3. Car nul ne peut connaître le Père sans le Verbe de Dieu, c'est-à-dire si le Fils ne « révèle (a) », ni connaître le Fils sans le « bon plaisir (b) » du Père. Ce bon plaisir du Père, le Fils l'accomplit, car le Père envoie, tandis que le Fils est envoyé et vient. Et le Père, tout invisible et illimité qu'il soit en comparaison de nous, est connu de son propre Verbe et, tout inexprimable qu'il soit, est exprimé par lui (c) ; réciproquement, le Verbe n'est connu que du Père seul : telle est la double vérité que nous a manifestée le Seigneur. Et c'est pourquoi le Fils révèle la connaissance du Père par sa propre manifestation : c'est la connaissance du Père que cette manifestation du Fils, car toutes choses sont manifestées par l'entremise du Verbe. Afin donc que nous sachions que c'est le Fils venu vers nous qui produit la connaissance du Père en ceux qui croient en lui, il disait à ses disciples : « Nul ne connaît le Père si ce n'est le Fils, ni le Fils si ce n'est le Père, et ceux à qui le Fils les révélera (d) », enseignant par là et ce qu'il est lui-même et ce qu'est le Père, afin que nous n'admettions pas d'autre Père que celui que révèle le Fils.

 

  1. S. Matthieu, 11 : 27 ; S. Luc, 10 : 22 ; 
  2. S. Matthieu, 11 : 26 ; S. Luc, 10 : 21 ;
  3. Cf. S. Jean, 1 : 18 ;
  4. S. Matthieu, 11 : 27 ; S. Luc, 10 : 22.

 

6, 4. Or il est le Créateur « du ciel et de la terre (a) », comme le prouvent les paroles de celui-ci, et non le prétendu Père qu'ont faussement imaginé Marcion, Valentin, Basilide, Carpocrate, Simon ou tous les « Gnostiques » au nom menteur. Car nul d'entre eux n'était le Fils de Dieu, tandis qu'il l'est, lui, le Christ Jésus notre Seigneur, contre qui ils érigent leur doctrine en osant prêcher un Dieu inconnaissable et en ne prenant même pas garde à ce qu'ils disent : car comment peut-il être inconnaissable, s'ils le connaissent ? Ce qui est connu, fût-ce de quelques-uns, n'est pas inconnaissable. Au reste, le Seigneur n'a pas annoncé que le Père et le Fils ne pouvaient d'aucune façon être connus, sans quoi sa venue eût été sans objet. Pourquoi fut-il venu ? Simplement pour nous dire : Ne cherchez pas Dieu, car il est inconnaissable et vous ne le trouverez pas ? C'est là, en effet, ce que le Christ aurait dit à leurs Éons, s'il faut en croire les disciples de Valentin. C'est une ineptie. Ce que nous enseigne le Seigneur, le voici : personne ne peut connaître Dieu à moins que Dieu ne l'enseigne, autrement dit nous ne pouvons sans l'aide de Dieu connaître Dieu ; mais, que nous le connaissions, c'est la volonté même du Père, puisque ceux-là le connaîtront auxquels le Fils le révélera.

 

  1. S. Matthieu, 11 : 25 ; S. Luc, 10 : 21.

 

6, 5. Et tel fut bien le but dans lequel le Père révéla le Fils : se manifester par lui à tous, pour accueillir en toute justice dans l'incorruptibilité et l'éternel rafraîchissement ceux qui croient en lui — et croire en lui, c'est faire sa volonté — et enfermer en toute justice dans les ténèbres qu'ils se sont eux-mêmes choisies ceux qui ne croient pas et qui à cause de cela fuient sa lumière. C'est donc à tous que le Père s'est révélé, en rendant son Verbe visible à tous, comme c'est aussi à tous que le Verbe a montré le Père et le Fils, puisqu'il a été vu de tous : et c'est pourquoi juste sera le jugement de Dieu sur tous, puisque, après avoir vu pareillement, ils n'ont pas pareillement cru.

 

6, 6. En effet, déjà par la création le Verbe révèle le Dieu Créateur, et par le monde le Seigneur Ordonnateur du monde, et par l'ouvrage modelé l'Artiste qui l'a modelé, et par le Fils le Père qui l'a engendré : tous le disent pareillement, mais tous ne croient pas pareillement pour autant. De même, par la Loi et les prophètes, le Verbe a annoncé tout à la fois lui-même et le Père : le peuple entier a entendu pareillement, mais tous n'ont pas cru pareillement pour autant. Enfin, par l'entremise du Verbe en personne devenu visible et palpable, le Père s'est montré, et, si tous n'ont pas cru pareillement en lui, tous n'en ont pas moins vu le Père dans le Fils (a) : car la Réalité invisible qu'on voyait dans le Fils était le Père, et la Réalité visible en laquelle on voyait le Père était le Fils. C'est pourquoi, lui présent, tous . disaient qu'il était le Christ et nommaient Dieu. Même les démons disaient en voyant le Fils : « Nous savons qui tu es, le Saint de Dieu (b). » Le diable tentateur disait en le voyant : « Si tu es le Fils de Dieu (c) ... » Tous voyaient et nommaient lé Fils et le Père, mais tous ne croyaient pas pour autant.

 

  1. Cf. S. Jean, 14 : 9 ; 
  2. S. Marc, 1 : 24 ; S. Luc, 4 : 34
  3. S. Matthieu, 4 : 3 ; S. Luc, 4 : 3.

 

6, 7. Car il fallait que la vérité fût attestée par tous, pour le salut de ceux qui croiraient et la condamnation de ceux qui ne croiraient pas : de la sorte, tous seraient jugés avec justice, et la foi au Père et au Fils serait garantie par tous, c'est-à-dire corroborée par tous en recevant témoignage de tous, et de ceux du dedans à titre d'amis, et de ceux du dehors à titre d'ennemis. Car la preuve vraie et irréfragable   est   celle   qui  porte  le  sceau   du  témoignage  des adversaires eux-mêmes :  ceux-ci,  dans l'instant où ils la voyaient de leurs yeux, étaient convaincus au sujet de la réalité  présente,   lui  rendaient  témoignage et  apposaient leur sceau; mais, après cela, ils se jetaient dans une attitude hostile, se faisaient accusateurs et eussent voulu que leur propre témoignage ne fût point vrai. Ce n'était donc pas un autre qui était connu, et un autre qui disait : « Nul ne connaît le Père », mais un seul et le même. Toutes choses lui ont  été  soumises  par le  Père (a),   et  de  tous  il  reçoit  ce témoignage qu'il est vraiment homme et qu'il est vraiment Dieu, du Père, de l'Esprit, des anges, de la création, des hommes, des esprits apostats, des démons, de l'ennemi et, pour finir, de la mort elle-même (b). Ainsi le Fils, en servant le Père, conduit toutes choses à leur perfection depuis le commencement jusqu'à la fin, et sans lui personne ne peut connaître Dieu. Car la connaissance du Père, c'est le Fils ; quant à la connaissance du Fils, c'est le Père qui la révèle par l'entremise du Fils. Et c'est pourquoi le Seigneur disait : « Nul ne connaît le Père si ce n'est le Fils, ni le Fils si ce n'est le Père, et tous ceux à qui le Fils les révélera (c). » Car le mot « révélera » n'a pas exclusivement le sens futur, comme si le Verbe n'avait commencé à manifester le Père qu'après être né de Marie, mais il a une portée générale et vise la totalité du  temps.  Depuis  le  commencement,   en  effet,  le Fils, présent à l'ouvrage par lui modelé, révèle le Père à tous ceux à qui le Père le veut, et quand il le veut, et comme il le veut. Et c'est pourquoi, en toutes choses et à travers toutes choses, il n'y a qu'un seul Dieu Père, un seul Verbe, un seul Esprit et un seul salut pour tous ceux qui croient en lui.

 

  1. Cf. I Corinthiens, 15 : 27 ;
  2. Cf. I Corinthiens, 15 : 25-26 ;
  3. S. Matthieu, 11 : 27 ; S. Luc, 10 : 22.

 

Abraham a connu le Père par le Verbe

 

7, 1. Abraham connut donc, lui aussi, par le Verbe, le Père « qui a fait le ciel et la terre (a) », et c'est celui-ci qu'il proclama Dieu. Il apprit également la venue du Fils de Dieu parmi les hommes, par laquelle sa postérité deviendrait pareille aux étoiles du ciel (b) ; il désira alors voir ce jour, afin de pouvoir lui aussi embrasser le Christ, et, l'ayant vu de façon prophétique par l'Esprit, il exulta (c). C'est pourquoi Siméon, qui était de sa postérité, portait à son accomplissement la joie du patriarche et disait : « Maintenant, Seigneur, tu laisses ton serviteur s'en aller selon ta parole dans la Paix, car mes yeux ont vu ton Salut que tu as préparé à la face de tous les peuples, Lumière pour éclairer les nations et Gloire de ton peuple Israël (d). » De leur côté, les anges annoncèrent « une grande joie (e) » aux bergers qui veillaient dans la nuit. Et Elisabeth1 disait, elle aussi : « Mon âme glorifie le Seigneur, et mon esprit a exulté en Dieu mon Sauveur (f). » L'exultation d'Abraham descendait de la sorte en ceux de sa postérité qui veillaient, qui voyaient le Christ et qui croyaient en lui ; mais cette même exultation revenait aussi sur ses pas et remontait des fils vers Abraham qui, déjà, avait désiré voir le jour de la venue du Christ. C'est donc à bon droit que le Seigneur lui rendait témoignage, en disant : « Abraham, votre père, a exulté à la pensée de voir mon jour ; il l'a vu, et il s'est réjoui (g). »

 

  1. Genèse, 14 : 22 ; 
  2. Cf. Genèse, 15 : 5 ; 22 : 17 ;
  3. Cf. S. Jean, 8 : 56 ;
  4. S. Luc, 2 : 29-32 ;
  5. S. Luc, 2 : 10 ;
  6. S. Luc, 1 : 46-47 ;
  7. S. Jean, 8 : 56.

 

7, 2. Ce n'est pas seulement à propos d'Abraham qu'il disait cela, mais il entendait montrer que tous ceux qui, depuis le commencement, eurent la connaissance de Dieu et prophétisèrent la venue du Christ, avaient reçu cette révélation du Fils lui-même. Et c'est ce Fils qui, dans les derniers temps, s'est fait visible et palpable et a conversé avec le genre humain, afin de susciter à partir de pierres des fils à Abraham (b), d'accomplir la promesse faite par Dieu à celui-ci et de rendre sa postérité pareille aux étoiles du ciel. Comme le dit Jean-Baptiste : « Dieu peut, en effet, à partir de ces pierres, susciter des fils à Abraham. » Cela, Jésus l'a fait en nous arrachant au culte des pierres, en nous retirant d'une dure et stérile parenté et en créant en nous une foi semblable à celle d'Abraham. Et Paul en témoigne, lorsqu'il dit que nous sommes fils d'Abraham selon la ressemblance de la foi et la promesse de l'héritage (c).

 

  1. Cf. Genèse, 15 : 5 ; 22 : 17 ;
  2. S. Matthieu, 3 : 9 ; S. Luc, 3 : 8 ;
  3. Cf. Romains, 4 : 11-18.

 

Conclusion : un seul et même Dieu

 

7, 3. Il n'y a donc qu'un seul et même Dieu. C'est lui qui a appelé Abraham et qui lui a donné la promesse. C'est lui le Créateur, et c'est également lui qui, par le Christ, dispose « comme des luminaires dans le monde (a) » ceux d'entre les gentils qui ont cru : « Vous êtes, dit-il, la lumière du monde (b) », c'est-à-dire « pareils aux étoiles du ciel (c) ». Celui-là, ainsi que nous l'avons montré, nul ne le connaît si ce n'est le Fils et ceux à qui le Fils le révélera, mais le Fils le révèle à tous ceux par qui le Père veut être connu ; et ainsi, sans le bon plaisir du Père comme sans le ministère du Fils, personne ne connaîtra Dieu. C'est pourquoi le Seigneur disait à ses disciples : «Je suis la Voie, la Vérité et la Vie, et personne ne vient au Père que par moi. Si vous m'avez connu, vous connaîtrez aussi mon Père. Dès à présent vous l'avez connu et vous l'avez vu (d). » D'où il ressort clairement que c'est par le Fils, c'est-à-dire par le Verbe, qu'on le connaît.

 

  1. Philippiens, 2 : 15 ; 
  2. S. Matthieu, 5 : 14 ;
  3. Genèse, 15 : 5 ; 22 : 17 ;
  4. S. Jean, 14 : 6-7.

 

7, 4. Et voilà pourquoi les Juifs se sont égarés loin de Dieu : ils n'ont pas reçu son Verbe et ils se sont imaginé qu'ils pourraient connaître Dieu par le Père lui-même, sans le Verbe, c'est-à-dire sans le Fils. C'était méconnaître Celui qui, sous une forme humaine, s'était entretenu avec Abraham, et une autre fois avec Moïse, en lui disant : « J'ai vu l'affliction de mon peuple en Egypte, et je suis descendu pour les délivrer (a) » Cette activité, en effet, le Fils, qui n'est autre que le Verbe de Dieu, l'exerçait depuis le commencement. Car le Père n'avait pas besoin d'anges pour faire le monde et modeler l'homme en vue duquel fut fait le monde, et il n'était pas davantage dépourvu d'aide pour l'ordonnance des créatures et l'« économie » des affaires humaines, mais il possédait au contraire un ministère d'une richesse inexprimable, assisté qu'il est pour toutes choses par ceux qui sont tout à la fois sa Progéniture et ses Mains, à savoir le Fils et l'Esprit, le Verbe et la Sagesse, au service et sous la main desquels sont tous les anges. Ils sont donc vains ceux qui, à cause de la phrase « Nul ne connaît le Père si ce n'est le Fils (b) », introduisent un autre Père inconnaissable.

 

  1. Exode, 3 : 7-8 ; 
  2. S. Matthieu, 11 : 27 ; S. Luc, 10 : 22.

 

8, 1. Vains aussi Marcion et ses disciples, qui expulsent Abraham de l'héritage, alors que l'Esprit, par plusieurs et notamment par Paul, lui rend ce témoignage : « Il crut à Dieu, et cela lui fut imputé à justice (a). » Le Seigneur aussi lui rend témoignage : d'abord lorsque, lui suscitant des fils à partir de pierres (b) et rendant sa postérité pareille aux étoiles du ciel (c), il dit : « Ils viendront du levant et du couchant, du nord et du midi, et ils prendront place à table avec Abraham, Isaac et Jacob dans le royaume des cieux (d) » ; puis lorsqu'il redit aux Juifs : «... quand vous verrez Abraham, Isaac, Jacob et tous les prophètes dans le royaume de Dieu, tandis que vous, vous serez jetés dehors (e). » Il est donc clair que ceux qui contestent le salut d'Abraham et imaginent un autre Dieu que Celui qui lui fit la promesse, sont en dehors du royaume de Dieu et privés de l'héritage de l'incorruptibilité : car ils méprisent et blasphèment le Dieu qui introduit dans le royaume des cieux Abraham et sa postérité (f), c'est-à-dire l'Église, qui, par Jésus-Christ, reçoit la filiation adoptive et l'héritage promis à Abraham.

 

  1. Romains, 4 : 3 ; Galates, 3 : 6 ; cf. Genèse, 15 : 6 ; 
  2. Cf. S. Matthieu, 3 : 9 ; S. Luc, 3 : 8 ;
  3. Cf. Genèse, 15 : 5 ; 22 : 17 ;
  4. S. Luc, 13 : 29 ; S. Matthieu, 8 : 11 ; 
  5. S. Luc, 13 : 28 ;
  6. Cf. S. Luc, 1 : 55.

 

3. Le Christ, observateur de la Loi

 

La femme guérie par le Christ le jour du sabbat

 

8, 2. Car c'est de la postérité de celui-ci que le Seigneur prenait la défense, lorsqu'il la délivrait de ses liens et l'appelait au salut, comme il l'a clairement montré à propos de la femme guérie par lui (a), en disant à ceux qui n'avaient pas une foi semblable à celle d'Abraham : «Hypocrites, est-ce que chacun de vous, le jour du sabbat (b), ne délie pas son bœuf ou son âne pour le mener boire ? Et cette femme, une fille d'Abraham, que Satan tenait liée depuis dix-huit ans, il n'eût pas fallu la délivrer de ce lien le jour du sabbat ! » De toute évidence, il délivrait et vivifiait ceux qui, à la ressemblance d'Abraham, croyaient en lui, et il n'enfreignait pas la Loi en le faisant le jour du sabbat, car la Loi ne défendait pas de guérir des hommes le jour du sabbat : elle les faisait circoncire ce jour-là (c), prescrivait aux prêtres d'accomplir leur service pour le peuple et n'interdisait pas même le soin des animaux dépourvus de raison. Même la piscine de Siloé opérait souvent des guérisons le jour du sabbat, et pour ce motif une foule de gens la fréquentaient (d). La Loi commandait qu'on s'abstînt, le jour du sabbat, de toute œuvre servile, c'est-à-dire de tout gain réalisé par le commerce et par toute autre industrie terrestre ; en revanche, elle invitait à accomplir les œuvres de l'âme, celles qui se font par la réflexion et par les paroles, pour le bien du prochain. C'est pourquoi le Seigneur reprenait ceux qui lui reprochaient injustement de faire des guérisons le jour du sabbat : loin d'abolir la Loi, il l'accomplissait au contraire (e), exécutant l'œuvre du grand-prêtre, rendant Dieu propice aux hommes, purifiant les lépreux (f), guérissant les malades, et mourant enfin lui-même pour que l'homme exilé sortît de sa peine et revînt sans crainte dans son héritage (g).

 

  1. Cf. S. Luc, 13 : 10-13 ;
  2. S. Luc, 13 : 15-16 ;
  3. Cf. S. Jean, 7 : 22-23 ;
  4. Cf. S. Jean, 5 : 2-4 ;
  5. Cf. S. Matthieu, 5 : 17 ;
  6. Cf. Lévitique, 14 : 18-20 ;
  7. Cf. Nombres, 35 : 25, 28 ; Josué, 20 : 6.

 

 

LIVRE III

 

Deuxième  partie

 

UN SEUL CHRIST, FILS DE DIEU DEVENU FILS DE L'HOMME

 

POUR RÉCAPITULER EN LUI SA PROPRE CRÉATION

 

1. Le Fils de Dieu s’est vraiment fait homme

 

Il fallait que le Fils de Dieu se fît vraiment homme pour pouvoir sauver l’homme

 

18, 7. Il a donc mélangé et uni, comme nous l'avons déjà dit, l'homme à Dieu. Car si ce n'était pas un homme qui avait vaincu l'adversaire de l'homme, l'ennemi n'aurait pas été vaincu en toute justice. D'autre part, si ce n'était pas Dieu qui nous avait octroyé le salut, nous ne l'aurions pas reçu d'une façon stable. Et si l'homme n'avait pas été uni à Dieu, il n'aurait pu recevoir en participation l'incorruptibilité. Car il fallait que le « Médiateur de Dieu et des hommes (a) », par sa parenté avec chacune des deux parties, les ramenât l'une et l'autre à l'amitié et à la concorde, en sorte que tout à la fois Dieu accueillît l'homme et que l'homme s'offrît à Dieu. Comment aurions-nous pu en effet avoir part à la filiation adoptive à l'égard de Dieu (b), si nous n'avions pas reçu, par le Fils, la communion avec Dieu ? Et comment aurions-nous reçu cette communion avec Dieu, si son Verbe n'était pas entré en communion avec nous en se faisant chair (c) ? C'est d'ailleurs pourquoi il est passé par tous les âges de la vie, rendant par là à tous les hommes la communion avec Dieu.

Ceux donc qui disent qu'il ne s'est montré qu'en apparence, qu'il n'est pas né dans la chair et qu'il ne s'est pas vraiment fait homme, ceux-là sont encore sous le coup de l'antique condamnation. Ils se font les avocats du péché, puisque, d'après eux, la mort n'a pas été vaincue. Car celle-ci « a régné d'Adam jusqu'à Moïse, même sur ceux qui n'avaient pas péché par une transgression semblable à celle d'Adam» (d). Puis, quand la Loi donnée par Moïse est venue et qu'elle a rendu sur le péché ce témoignage qu'il est « pécheur (e) », elle lui a bien retiré son empire, en le convainquant d'agir en brigand, et non en roi, et en le faisant apparaître comme homicide (f) ; mais elle a d'autre part accablé l'homme, qui avait le péché en lui, en démontrant que cet homme était digne de mort (g). Car la Loi, toute spirituelle qu'elle était (h), a seulement manifesté le péché (i), elle ne l'a pas supprimé : car ce n'est pas sur l'Esprit que dominait le péché, mais sur l'homme. Il fallait donc que Celui qui devait tuer le péché et racheter l'homme digne de mort se fît cela même qu'était celui-ci, c'est-à-dire cet homme réduit en esclavage par le péché et retenu sous le pouvoir de la mort (j), afin que le péché fût tué par un homme et que l'homme sortît ainsi de la mort. Car, de même que, « par la désobéissance d'un seul homme » qui fut, le premier, modelé à partir d'une terre vierge (k), « beaucoup ont été constitués pécheurs » et ont perdu la vie, ainsi fallait-il que, « par l'obéissance d'un seul homme » qui est, le premier, né de la Vierge, « beaucoup soient justifiés » et reçoivent le salut (l) . C'est donc en toute vérité que le Verbe de Dieu s'est fait homme, selon ce que dit aussi Moïse : « Dieu, ses œuvres sont vraies (m). » Si, sans s'être fait chair, il n'avait pris que l'apparence de la chair, son œuvre n'eût pas été vraie. Mais ce qu'il paraissait être, il l'était réellement, à savoir Dieu récapitulant en lui-même cet antique ouvrage modelé qu'était l'homme, afin de tuer le péché, de détruire la mort (n) et de vivifier l'homme : c'est pourquoi ses œuvres étaient vraies.

 

a) I Timothée, 2 : 5. - b) Cf. Galates, 4 : 5. - c) Cf. S. Jean, 1 : 14. - d) Cf. Romains, 5 : 14. - e) Cf. Romains, 7 : 13. - f) Cf. Romains, 7 : 11-13. - g) Cf. Romains, 7 : 14-24. - h) Cf. Romains, 7 : 14. - i) Cf. Romains, 7 : 7. - j) Cf. Romains, 5 : 12 ; 6 : 20-21. - k) Cf. Genèse, 2 : 5. - l) Cf. Romains, 5 : 19. - m) Deutéronome, 32 : 4. - n) Cf. II Timothée, 1 : 10.

 

3. La récapitulation d’Adam

 

Le nouvel Adam : naissance virginale, 21, 10 :

 

C’est donc aussi l’ouvrage modelé à l’origine qu’il (le Seigneur, le Roi éternel) a récapitulé en Lui-même.

21, 10. En effet, de même que, par la désobéissance d’un seul homme, le péché a fait son entrée et que, par le péché, la mort a prévalu (a), de même, par l’obéissance d’un seul homme, la justice a été introduite (b) et a produit des fruits de vie chez les hommes qui autrefois étaient morts. Et de même que ce premier homme modelé, Adam, a reçu sa substance d’une terre intacte et vierge encore ― « car Dieu n’avait pas encore fait pleuvoir et l’homme n’avait pas encore travaillé la terre (c) » ― et qu’il a été modelé par la Main de Dieu (d), c’est-à-dire par le Verbe de Dieu ― car « tout a été fait par son entremise (e) », et : «  Le Seigneur prit du limon de la terre et en modela l’homme (f) », ― de même, récapitulant en lui-même Adam, lui, le Verbe, c’est de Marie encore Vierge qu’à juste titre il a reçu cette génération qui est la récapitulation d’Adam. Si donc le premier Adam (g) avait eu pour père un homme et était né d’une semence d’homme [voire « d’une matière déjà existante et vivante » : Encyclique « Humani Generis » du 12 août 1950 – matière et forme étant deux réalités différentes], ils auraient raison de dire que le second Adam (h) a été aussi engendré de Joseph. Mais si le premier Adam a été pris de la terre [la matière en tant que telle n’étant pas vivante] et modelé par le Verbe de Dieu, il fallait que ce même Verbe, effectuant en lui-même la récapitulation d’Adam, possédât la similitude d’une génération identique. ― Mais alors, objectera-t-on pourquoi Dieu n’a-t-il pas pris de nouveau du limon et a-t-il fait sortir de Marie l’ouvrage qu’il modelait ? ― Pour qu’il n’y eût pas un autre ouvrage modelé et que ce ne fut pas un autre ouvrage qui fût sauvé, mais celui-là même fût récapitulé, du fait que serait sauvegardé la similitude en question.

 

a) Cf. Romains, 5 : 12, 19 .- b) Cf. Romains, 5 : 19 .- c) Genèse, 2 : 5 .- d) Cf. Psaumes, 118, 73 ; Job, 10 : 8 .- e) Jean, 1 : 3 .- f) Genèse, 2 : 7 ; Sagesse, 7 : 1 .- g) Cf. I Corinthiens, 15 : 45 .- h) Cf. I Corinthiens, 15 : 47.

 

Le nouvel Adam et la nouvelle Ève, 22, 3 :

 

22, 3. C’est pourquoi Luc présente une généalogie allant de la naissance de notre Seigneur à Adam et comportant soixante-douze générations (a) : il rattache de la sorte la fin au commencement et donne à entendre que le Seigneur est Celui qui a récapitulé en lui-même toutes les nations dispersées à partir d’Adam, toutes les langues et les générations des hommes, y compris Adam lui-même. C’est aussi pour cela que Paul appelle Adam lui-même la « figure de Celui qui devait venir (b) » : car le Verbe, Artisan de l’univers, avait ébauché d’avance en Adam la future « économie » de l’humanité dont se revêtirait le Fils de Dieu, Dieu ayant établi en premier lieu l’homme psychique afin, de toute évidence, qu’il fût sauvé par l’Homme spirituel (c). En effet, puisqu’existait déjà Celui qui sauverait, il fallait que ce qui serait sauvé vînt aussi à l’existence, afin que ce Sauveur ne fût point sans raison d’être.

 

a) Cf. S. Luc, 3 : 23-38 .- b) Romains, 5 : 14 .- c) Cf. I Corinthiens, 15 : 46.

 

 

SAINT IRÉNÉE – « CONTRE LES HÉRÉSIES »

 

LIVRE V

 

Troisième partie

 

L'IDENTITÉ DU DIEU CRÉATEUR ET DU DIEU PÈRE

PROUVÉE PAR L'ENSEIGNEMENT DES ÉCRITURES

RELATIF À LA FIN DES TEMPS

 

2. La résurrection des justes

 

Le royaume des justes, accomplissement de la promesse faite par Dieu aux Pères

 

32, 2. De cette manière, également, la promesse faite jadis par Dieu à Abraham demeure stable. Il lui avait dit, en effet : « Lève les yeux et, du lieu où tu es, regarde vers le nord et vers le midi, vers l'orient et vers la mer : toute la terre que tu vois, je la donnerai à toi et à ta postérité à jamais (1). » Il lui avait dit encore : «Lève-toi, parcours la terre dans sa longueur et dans sa largeur, car je te la donnerai (2). » Pourtant Abraham ne reçut sur terre aucun héritage, pas même un pouce de terrain (3), mais toujours il y fut « un étranger et un hôte de passage (4) ». Et lorsque mourut Sara, sa femme, comme les Hétéens voulaient lui donner gratuitement un lieu pour l'ensevelir, il ne voulut point l'accepter, mais il acheta un tombeau pour quatre cents didrachmes d'argent à Éphron, fils de Séor, le Hétéen (5). Il attendait la promesse de Dieu et ne voulait point paraître recevoir des hommes ce que Dieu avait promis de lui donner, en disant : « Je donnerai à ta postérité cette terre, depuis le fleuve d'Égypte jusqu'au grand fleuve, l'Euphrate (6) » ; et il lui avait énuméré les dix nations qui habitaient toute cette contrée (7). Si donc Dieu lui a promis l'héritage de la terre et s'il ne l'a pas reçu durant tout son séjour ici-bas, il faut qu'il le reçoive avec sa postérité, c'est-à-dire avec ceux qui craignent Dieu et croient en lui, lors de la résurrection des justes. Or sa postérité c'est l'Église, qui, par le Seigneur, reçoit la filiation adoptive à l'égard d'Abraham, comme le dit Jean-Baptiste : « Car Dieu peut, à partir des pierres, susciter des fils à Abraham (8). » L'Apôtre aussi dit dans son épître aux Galates : « Pour vous, frères, vous êtes, à la manière d'Isaac, les enfants de la promesse (9). » Il dit encore clairement, dans la même épître, que ceux qui ont cru au Christ reçoivent, par le Christ, la promesse faite à Abraham : « C'est à Abraham que les promesses ont été faites et à sa postérité. On ne dit pas : "et à ses descendants", au pluriel, mais au singulier : "et à sa postérité", laquelle n'est autre que le Christ (10). » Et, pour confirmer tout cela, il dit encore : « C'est ainsi qu'Abraham crut à Dieu et cela lui fut imputé à justice. Reconnaissez-le donc : ceux qui sont de la foi, ce sont eux les fils d'Abraham. Or, prévoyant que Dieu justifierait les gentils par la foi, l'Écriture annonça d'avance à Abraham cette bonne nouvelle : Toutes les nations seront bénies en toi. Ceux qui sont de la foi sont donc bénis avec Abraham le croyant (11). » Ainsi donc, ceux qui sont de la foi sont bénis avec Abraham le croyant, et ce sont eux les fils d'Abraham. Or Dieu a promis l'héritage de la terre à Abraham et à sa postérité. Si donc ni Abraham ni sa postérité, c'est-à-dire ceux qui sont justifiés par la foi, ne reçoivent maintenant d'héritage sur terre, ils le recevront lors de la résurrection des justes, car Dieu est véridique et stable en toutes choses. Et c'est pour ce motif que le Seigneur disait : « Bienheureux les doux, parce qu'ils posséderont la terre en héritage (12). »

  1. Genèse, XIII, 14-15 ;
  2. Genèse, XIII, 17 ;
  3. Cf. Actes (de l’Évangéliste S. Luc), VII, 5 ;
  4. Genèse, XXIII, 4 ;
  5. Cf. Genèse, XXIII, 3-20 ;
  6. Genèse, XV, 18 ;
  7. Cf. Genèse, XV, 19-21 ;
  8. S. Matthieu, III, 9. S. Luc, III, 8 ;
  9. Galates, IV, 28 ;
  10. Galates, III, 16 ;
  11. Galates, III, 6-9 ;
  12. S. Matthieu, V, 5.

 

2. La résurrection des justes

 

L'héritage de la terre annoncé par le Christ et prophétisé par la bénédiction de Jacob et par Isaïe

 

33, 1. C'est pourquoi, lorsqu'il vint à sa Passion, pour annoncer à Abraham et à ceux qui étaient avec lui la bonne nouvelle de l'ouverture de cet héritage, après avoir rendu grâces sur la coupe, en avoir bu et l'avoir donnée à ses disciples, il leur dit : « Buvez-en tous, car ceci est mon sang, le sang de la nouvelle alliance, qui va être répandu pour un grand nombre en rémission des péchés. Je vous le dis, je ne boirai plus désormais du fruit de cette vigne, jusqu'au jour où j'en boirai du nouveau avec vous dans le royaume de mon Père (a). » Sans aucun doute, c'est dans l'héritage de la terre qu'il le boira, de cette terre que lui-même renouvellera et rétablira dans son état premier pour le service de la gloire des enfants de Dieu, selon ce que dit David : « Il renouvellera la face de la terre (b). » En promettant d'y boire du fruit de la vigne avec ses disciples, il a fait connaître ces deux choses : l'héritage de la terre, en lequel sera bu le fruit nouveau de la vigne, et la résurrection corporelle de ses disciples. Car la chair qui ressuscitera dans une condition nouvelle est aussi celle-là même qui aura part à la coupe nouvelle. Ce n'est pas, en effet, alors qu'il serait dans un lieu supérieur et supra céleste avec ses disciples, que le Seigneur peut être conçu comme buvant du fruit de la vigne ; et ce ne sont pas davantage des êtres dépourvus de chair qui pourraient en boire, car la boisson tirée de la vigne a trait à la chair, non à l’esprit.

 

  1. S. Matthieu, XXVI, 27-29 ;
  2. Psaumes, CIII, 30.

 

33, 2. C'est pourquoi le Seigneur disait : « Lorsque tu donnes un dîner ou un souper, n'invite pas des riches, ni des amis, des voisins et des parents, de peur qu'eux aussi ne t'invitent à leur tour et qu'ils ne te le rendent ; mais invite des estropiés, des aveugles, des pauvres, et heureux seras-tu de ce qu'ils n'ont pas de quoi te rendre, car cela te sera rendu lors de la résurrection des justes (a). » Il dit encore : « Quiconque aura quitté champs, ou maisons, ou parents, ou frères, ou enfants à cause de moi, recevra le centuple en ce siècle et héritera de la vie éternelle dans le siècle à venir (b). » Quel est en effet le centuple que l'on recevra en ce siècle, et quels sont les dîners et les soupers qui auront été donnés aux pauvres et qui seront rendus ? Ce sont ceux qui auront lieu au temps du royaume, c'est-à-dire en ce septième jour qui a été sanctifié et en lequel Dieu s'est reposé de toutes les œuvres qu'il avait faites (c) : vrai sabbat des justes, en lequel ceux-ci, sans plus avoir à faire aucun travail pénible, auront devant eux une table préparée par Dieu et regorgeant de tous les mets.

 

  1. S. Luc, XIV, 12-14 ;
  2. S. Matthieu, XIX, 29. S. Luc, XVIII, 29-30 ;
  3. Cf. Genèse, II, 2-3.

 

Voir la suite en cliquant sur (2/3) :

 

S. IRÉNÉE DE LYON RÉFUTE LE PSEUDO CONCILE VAT II (2/3) - - Le Présent éternel

 

Pour retourner à la page principale :

 

POUR PARVENIR À UNE RÉSURRECTION DE VIE (CF. S. JEAN, V, 25, 28-29) - Le Présent éternel

 

 

 

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13 août 2013 2 13 /08 /août /2013 17:51



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VOICI QUELQUES EXTRAITS DU DIALOGUE DE SAINT JUSTIN AVEC LE JUIF TRYPHON.

 

Notons l’identité de vues entre S. Justin et S. Irénée, martyrs, sur le salut des morts antérieurs à la résurrection du Christ, sur l’altération juive de la prophétie concernant la Vierge Marie et sur le règne millénaire.

 

Justin : Dialogue de Saint Julien avec le Juif Tryphon.

 

S. Justin Martyr (100 – 165 ap. J.-C.) s’adressant au (faux) Juif Tryphon :

 

XLIII

 

2 Pour nous, qui devons au Christ le bonheur de connaître Dieu, nous avons reçu non la circoncision de la chair, mais celle de l'esprit qu'Hénoch et les autres justes ont observée; nous l'avons reçue dans le baptême, grâce à la miséricorde divine qui nous a affranchis du péché ; et vous pouvez tous la recevoir comme nous. 3 Mais puisque la discussion exige que nous entrions dans le mystère de la naissance du Christ, j'aborde ce sujet. Isaïe nous dit que sa génération est ineffable.

« Qui pourrait la raconter ? s'écrie-t-il. il a été enlevé à la terre, les iniquités de mon peuple l'ont conduit à la mort. »

Ainsi l'Esprit saint lui-même vous déclare que la génération de celui qui doit mourir pour guérir les pécheurs par ses meurtrissures ne peut être racontée; 4 mais comment est-il né, comment a-t-il paru dans le monde ? Pour l'apprendre à ceux qui croient en lui, voici comme l'Esprit saint a prédit, par la bouche du même prophète, ce qui s'est accompli :

5  « Alors le Seigneur parla encore à Achaz et lui dit : Demande un prodige au Seigneur ton Dieu, au plus profond de l'abîme ou au plus haut des cieux.»  

Achaz répondit :

« Je me tairai et je ne tenterai point le Seigneur. »

Le prophète s'écria :

 « Écoutez, maison de David, n'est-ce donc pas assez pour vous de lasser la patience des hommes, faut-il encore que vous lassiez celle de mon Dieu ? C'est pourquoi le Seigneur vous donnera lui-même un signe. Voilà que la vierge concevra et enfantera un fils, et il sera appelé Emmanuel; il se nourrira de lait et de miel jusqu'à ce qu'il sache rejeter le mal et choisir le bien. 6 Avant que l'enfant puisse discerner le bien du mal, qu'il éprouve le mal et choisisse le bien ; avant que l'enfant sache appeler son père et sa mère, il détruira la puissance de Damas, et emportera les dépouilles de Samarie devant le roi des Assyriens ; et cette terre que vous détestez, à cause de ces deux rois, sera abandonnée ; le Seigneur amènera, par les armes du roi d'Assyrie, sur vous et sur votre peuple, et sur la maison de votre père, des jours tels qu'on en aura jamais vu de semblables depuis la séparation d'Ephraïm et de Juda. »  

7 Excepté notre Christ, il n'est pas on seul descendant d'Abraham qui soit né ou qu'on ait fait naître d'une vierge, tout le monde en convient 8 Mais comme vous et vos docteurs vous osez assurer que le texte ne dit pas : « Voilà qu'une vierge, » mais, « qu'une jeune fille concevra dans son sein et enfantera son fils » ; comme vous prétendez d'ailleurs que la prophétie ne peut s'entendre que d'Ezéchias, un de vos rois, je vais essayer de vous montrer en peu de mots qu'il s'agit ici d'une vierge et que la prophétie regarde celui que nous reconnaissons pour le Christ.

 

LXXII

 

1 — Vous le désirez, lui répondis-je, je vais vous satisfaire.  De l'endroit où Esdras parle de la loi portée sur la pâque, ils ont retranché ces mots :

« Et Esdras dit au peuple : Cette pâque, c'est notre Sauveur et notre refuge. Si vous saviez, s'il entrait dans votre esprit qu'il arrivera que nous l'humilierons par la croix ? Si du moins dans la suite nous espérions en lui, ce lieu ne serait pas désolé pour toujours, nous dit le Dieu des vertus. Mais si vous ne croyez pas à sa parole, si vous ne l'écoutez pas lorsqu'elle vous sera annoncée, voos serez le jouet des nations. »

2 De Jérémie, ils ont supprimé ces mots : Je suis comme un agneau que l'on porte au lieu du sacrifice. Voici ce qu'ils méditaient contre moi, ils disaient :

« Venez, donnons-lui du bois au lieu de pain. Retranchons-le de la terre des vivants, et que son nom s'efface à jamais. »

3 Ce passage se lit encore dans quelques-uns des exemplaires conservés par vos synagogues ; car il n'y a pas longtemps qu'il a été retranché.

Quand on prouve aux Juifs, d'après ce passage, que leur projet était de crucifier le Christ et de le faire mourir; quand on leur montre d'ailleurs l'identité de ce même passage avec celui d'Isaîe, qui nous présente le Messie conduit à la mort comme une brebis, ils se trouvent dans un étrange embarras et vous les voyez recourir aux injures et aux blasphèmes. 4 N'oublions pas cet autre endroit de Jérémie qu'ils ont également supprimé :

« Le Seigneur Dieu s'est souvenu de ses morts d'Israël, qui sont endormis dans la terre des tombeaux, et il est descendu vers eux pour leur évangéliser son salut. »

 

2 — Tryphon, je ne suis pas homme à dire ce que je ne pense pas. Je vous ai déjà fait l'aveu que plusieurs partageaient avec moi ce sentiment ; mais je vous ai dit aussi que beaucoup d'autres dont la doctrine est pure et saine sont d'un avis différent Nous ne tenons pas compte 3 de ceux qui se disent Chrétiens, mais qui au fond ne sont que des hérétiques impies ou athées ; je vous ai dit que tout ce qu'ils enseignaient n'était qu'un tissu de blasphèmes aussi impies qu'extravagants ; et pour que vous soyez bien convaincu qee ce n'est pas seulement devant vous que je m'exprime comme je l'ai fait, je composerai un ouvrage selon mes faibles talents qui reproduira toutes les discussions que nous avons eues ensemble, et dans lequel je professerai toutes les doctrines que je professe en votre présence; car je déclare qu'il ne faut pas s'attacher à l'homme ou à sa doctrine, mais à Dieu et à tout ce qu'il enseigne. 4 Si vous rencontrez des gens qui se disent Chrétiens et qui, au lieu de suivre ces principes, osent blasphémer le Dieu d'Abraham, le Dieu d’Isaac et de Jacob, et dire qu'il n'y a pas de résurrection des morts, mais qu'aussitôt après cette vie les âmes sont reçues dans le ciel, gardez-vous de les considérer comme Chrétiens ; ainsi tout homme de bon sens ne rangera point parmi les Juifs ceux qu'on appelle sadducéens, et les sectes semblables connues sous le nom de genistes, de méristes, de galiléens, de hellénistes, de pharisiens, de baptistes. Souffrez que je vous dise tout ce que je pense; il ne comptera pas non plus parmi les Juifs ceux qui ne sont Juifs et enfants d'Abraham que de nom, et qui honorent seulement Dieu des lèvres, tandis que leur cœur est loin de lui, ainsi qu'il s'en plaint lui-même. Mais, pour moi et pour les Chrétiens dont la doctrine est pure sur tous les points, nous savons qu'il y aura une résurrection des corps, que nous passerons mille ans dans Jérusalem rebâtie, embellie, agrandie, comme nous le promettent Isale, Ézéchiel, et d'autres prophètes.

 

LXXXI

 

1 Écoutez ce que dit Isaïe sur ce règne de mille ans :

 

« Je vais créer de nouveaux cieux et de nouvelles terres, et le passé ne sera plus dans ma mémoire et ne s'élèvera plus sur mon cœur. Réjouissez-vous pour l'éternité, soyez dans l'allégresse; je vais créer une Jérusalem toute de délices, et un peuple pour la joie. J'aimerai mon peuple, je trouverai ma joie dans Jérusalem. On n'y entendra plus ni plainte, ni clameur, on n'y verra point de vieillard ou d'enfant qui n'accomplisse ses jours; la vie de l'enfant sera aussi précieuse que celle du vieillard, et le pécheur à tous les âges sera maudit. 2 Mon peuple bâtira des maisons et les habitera, il plantera des vignes et en recueillera le fruit. Mes élus n'abandonneront plus leur maison et leurs vignes à des étrangers. Les jours de mon peuple égaleront les jours des plus grands arbres. Les œuvres de ses mains ne vieilliront jamais. Ses travaux ne seront pas vains. Les femmes n'enfanteront plus dans le trouble. Race bénie du Seigneur, leur postérité le sera avec eux. Je les exaucerai avant leur prière et je les écouterai encore. Le loup et l'agneau joueront ensemble, le lion et le taureau iront aux mêmes pâturages, la poussière sera l'aliment du serpent. Aucun de ces animaux, dit le Seigneur, ne nuira ni ne donnera la mort, sur toute la montagne sainte. »

 

Ces paroles :

 

3 « Les jours de mon peuple égaleront les jours des plus grands arbres, et les œuvres de ses mains ne vieilliront jamais », ne semblent-elles pas désigner d'une manière mystérieuse une durée de mille ans ? Il fut dit à Adam qu'il mourrait, le jour même qu'il aurait mangé du fruit défendu, et nous savons qu'il vécut près de mille ans ? C'est qu'en effet, au yeux du Seigneur, mille ans sont comme un jour, et ces mots du prophète trouvent encore ici leur application. 4 Ajoutez le témoignage d'un apôtre de Jésus-Christ, un de nos écrivains sacrés, nommé Jean. Il nous annonce, parmi les choses qui lui furent révélées, que ceux qui auront eu la foi en notre Christ passeront mille ans à Jérusalem, qu'ensuite tous les hommes ressusciteront ensemble et en un même moment, que cette résurrection sera générale, éternelle, et qu'il y aura pour tous un jugement. Notre-Seigneur lui-même nous l'apprend par ces paroles :

 

« Ils ne se marieront point, mais ils seront semblables aux anges en leur qualité d'enfants de Dieu dignes de la résurrection. »

 

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TEXTES PARALLÈLES DE SAINT IRÉNÉE DE LYON EXTRAITS DE SON TRAITÉ « CONTRE LES HÉRÉSIES »

 

 

S. Irénée, martyr (135-140 – 202-203 ap. J.-C.), « Contre les hérésies », Livre III, Deuxième partie, Un seul Christ, Fils de Dieu devenu fils de l’homme pour récapituler en lui sa propre création

 

2. Jésus n’est pas un pur homme, mais le Fils de Dieu incarné dans le sein de la Vierge.

 

Le Seigneur lui-même s’est fait le Sauveur de l’homme impuissant à se sauver

 

20, 3. Telle est donc la raison pour laquelle le signe de notre salut, à savoir l'Emmanuel né de la Vierge, a été donné par « le Seigneur lui-même (a) » : c'était le Seigneur lui-même qui sauvait ceux qui ne pouvaient se sauver par eux-mêmes. Aussi Paul proclame-t-il cette impuissance de l'homme : «Je sais, dit-il, que le bien n'habite pas dans ma chair (b). » Il indique par là que ce n'est pas de nous, mais de Dieu, que vient ce « bien » qu'est notre salut. Il dit encore : « Malheureux homme que je suis ! Qui me délivrera de ce corps de mort (c) ? » Il présente ensuite le Libérateur : « C'est la grâce de Jésus-Christ notre Seigneur (d). »

C'est ce qu'Isaïe dit aussi de son côté : « Affermissez-vous, mains défaillantes et genoux chancelants ; prenez courage, cœurs pusillanimes, affermissez-vous, ne craignez point ! Voici que notre Dieu rend le jugement, et il le rendra ; il viendra lui-même et il nous sauvera (e). » Ces paroles témoignent assez que ce n'est pas par nous-mêmes, mais par le secours de Dieu, que nous pouvions être sauvés.
 

  1. Cf. Isaïe, 7 : 14 ;
  2. Romains, 7 : 18 ;
  3. Romains, 7 : 24 ;
  4. Romains, 7 : 25 ;
  5. Isaïe, 35 : 3-4.

 

20, 4. De même encore, que Celui qui devait nous sauver ne serait ni purement un homme, ni un être sans chair, — car les anges n'ont pas de chair, — Isaïe l'a annoncé en disant : « Ce n'est pas un ancien, ni un ange, mais le Seigneur lui-même qui les sauvera, parce qu'il les aime et qu'il les épargne ; lui-même les délivrera (a).» Et qu'il serait un homme véritable et visible, tout en étant le Verbe Sauveur, Isaïe le dit encore : « Voici, cité de Sion, que tes yeux verront notre Salut (b). » Et qu'il n'était pas simplement un homme, Celui qui mourait pour nous, c'est ce que dit Jérémie : « Le Seigneur, le Saint d'Israël, s'est souvenu de ses morts endormis dans la terre du tombeau, et il est descendu vers eux pour leur annoncer la bonne nouvelle du salut qui vient de lui, pour les sauver (c). » C'est identiquement ce que dit le prophète Amos : « Lui-même se retournera vers nous et aura pitié de nous ; il immergera nos iniquités et jettera au fond de la mer tous nos péchés (d). » Il indique encore le lieu de sa venue : « De Sion le Seigneur a parlé, et de Jérusalem il a fait entendre sa voix (e). » Et que de cette région qui est au midi de l'héritage de Juda viendrait le Fils de Dieu, qui serait Dieu — région à laquelle appartenait Bethléem, où est né le Seigneur, qui a répandu de la sorte sa louange sur toute la terre —, c'est ce que dit en ces termes le prophète Habacuc : « Dieu viendra du côté du midi, et le Saint, du mont Ephrem ; sa puissance a couvert le ciel, et la terre est remplie de sa louange ; devant sa face marchera le Verbe, et ses pieds avanceront dans les plaines (f). » Il indique clairement par là qu'il est Dieu ; ensuite, que sa venue aura lieu en Bethléem, du mont Ephrem, qui est vers le midi de l'héritage ; enfin, qu'il est homme, car « ses pieds, précise-t-il, avanceront dans les plaines », ce qui est la marque propre d'un homme.

 

  1. Isaïe, 63 : 9 ;
  2. Isaïe, 33 : 20 ;
  3. S. Irénée reprend ici la citation de S. Justin au Livre III, 20, 4 et au Livre IV, 22, 1 ;
  4. Michée, 7 : 19 ;
  5. Amos, 1 : 2 ;
  6. Habaquq, 3 : 3, 5.

 

Une altération juive de la prophétie de l'Emmanuel

 

21, 1. Dieu s'est donc fait homme, et le Seigneur lui-même nous a sauvés (a) nous donnant lui-même le signe de la Vierge. On ne saurait dès lors donner raison à certains, qui osent maintenant traduire ainsi l'Écriture : « Voici que la jeune femme concevra et enfantera un fils (b). » Ainsi traduisent en effet Théodotion d'Éphèse et Aquila du Pont, tous les deux prosélytes juifs. Ils sont suivis par les Ébionites, qui disent Jésus né de Joseph, détruisant ainsi autant qu'il est en eux cette grande « économie » de Dieu et réduisant à néant le témoignage des prophètes, qui fut l'œuvre de Dieu (c). Il s'agit en effet d'une prophétie qui fut faite avant la déportation du peuple à Babylone, c'est-à-dire avant l'hégémonie des Mèdes et des Perses ; cette prophétie fut ensuite traduite en grec par les Juifs eux-mêmes longtemps avant la venue de notre Seigneur, en sorte que personne ne puisse les soupçonner d'avoir traduit comme ils l'ont fait dans l'éventuelle pensée de nous faire plaisir : car, s'ils avaient su que nous existerions un jour et que nous utiliserions les témoignages tirés des Écritures, ils n'auraient certes pas hésité à brûler de leurs mains leurs propres Écritures, elles qui déclarent ouvertement que toutes les autres nations auront part à la vie et qui montrent que ceux-là mêmes qui se vantent d'être la maison de Jacob et le peuple d'Israël sont déchus de l'héritage de la grâce de Dieu.

 

a) Cf. Isaïe, 63 : 9 . - b) Isaïe, 7 : 4. – Cf. la célèbre Bible de Jérusalem, dite catholique, sous la direction de l’École Biblique de Jérusalem par R. de Vaux, O. P., Directeur de cette École, Bible publiée aux Éditions du Cerf, Paris, 1955 (déjà !), avec ses principaux collaborateurs dont, pour Isaïe, Q. Steinmann (faux Juif – cf. Ap., 2 : 9 ; 3 : 9) : « Voici : la jeune fille est enceinte et va enfanter un fils qu’elle appellera Emmanuel », traduction contredite textuellement par le verset 23 du premier chapitre de l’Évangile selon saint Matthieu,. - c) Cf. « La foi chrétienne hier et aujourd’hui » de Ratzinger/Benoît (pages 192 et 194, Éd. du Cerf, 2000) qui ne semble pas en être offusqué le moins du monde !

 

Ibid., Livre IV, Première partie, Un seul Dieu, auteur des deux Testaments, prouvé par les paroles claires du Christ

 

2. Le Père du Christ, Dieu des anciens patriarches

 

Objection : Nul n’a connu le Père avant la venue du Christ

 

6, 1. Car, pour montrer à ses disciples que lui-même est le Verbe qui produit la connaissance du Père, et pour blâmer la prétention des Juifs à posséder Dieu tout en méprisant son Verbe, par qui Dieu est connu, le Seigneur disait : « Nul ne connaît le Fils si ce n'est le Père, et nul non plus ne connaît le Père si ce n'est le Fils, et celui à qui le Fils voudra les révéler (a). » Voilà ce qu'a écrit Matthieu, et Luc aussi, et Marc de même ; Jean a omis ce passage. Mais ces gens, qui veulent en savoir plus long que les apôtres eux-mêmes, modifient ce texte comme suit : « Nul n'a connu le Père si ce n'est le Fils, ni le Fils si ce n'est le Père, et celui à qui le Fils les révélera » ; et ils l'expliquent en ce sens que le vrai Dieu n'a été connu de personne avant la venue de notre Seigneur : le Dieu prêché par les prophètes n'est pas, disent-ils, le Père du Christ.

 

  1. S. Matthieu, 11 : 27 ; S. Luc, 10 : 22.

 

6, 2. Mais, lors même que le Christ n'aurait commencé d'exister qu'au moment de sa venue comme homme, que le Père ne se serait avisé qu'à partir de l'empereur Tibère de prendre soin des hommes et que la preuve serait faite que son Verbe n'a pas toujours été présent à l'ouvrage par lui modelé, même alors, au lieu d'imaginer faussement un autre Dieu, il eût fallu rechercher les causes d'une si grande négligence de sa part. Car aucune recherche ne peut être de telle nature ou prendre de telles proportions qu'elle aboutisse à changer Dieu et à vider de son objet notre foi au Créateur, en Celui qui nous nourrit de sa propre création : tout comme notre foi au Fils, notre amour pour le Père doit être ferme et inébranlable. Et Justin dit avec raison dans son traité contre Marcion : «Je n'aurais pas cru le Seigneur lui-même, s'il avait annoncé un autre Dieu que notre Créateur, notre Auteur et notre Nourricier. Mais c'est de la part du seul Dieu, de Celui qui a fait ce monde et nous a modelés, qui soutient et dirige toutes choses, qu'est venu vers nous le Fils unique, récapitulant en lui-même l'ouvrage par lui modelé : dès lors, ferme est ma foi en lui et inébranlable mon amour pour le Père, le Seigneur nous accordant l'une et l'autre. »

 

Ibid., Livre IV, Les actes préfiguratifs du Christ.

 

22, 1. Mais, dans les derniers temps, « quand fut venue la plénitude du temps (a) » de la liberté, le Verbe a par lui-même « purifié la souillure des filles de Sion (b) », en lavant de ses propres mains les pieds de ses disciples (c), c'est-à-dire de l'humanité recevant à la fin Dieu en héritage. De la sorte, de même que, au commencement, en la personne des premiers hommes, nous avons tous été réduits en esclavage en devenant les débiteurs de la mort, de même à la fin, en la personne des derniers, tous ceux qui depuis le commencement furent les disciples du Verbe ont été purifiés et lavés de la mort et ont accédé à la vie de Dieu : car Celui qui a lavé les pieds des disciples a sanctifié et amené à la purification le corps tout entier.

 

C'est pourquoi aussi il leur servait la nourriture tandis qu'ils étaient étendus, pour signifier ceux qui étaient étendus dans la terre et auxquels il venait apporter la vie. Comme le dit Jérémie :  « Le Seigneur, le Saint d'Israël, s'est souvenu de ses morts endormis dans la terre du tombeau, et il est descendu vers eux pour leur annoncer la bonne nouvelle de son salut, pour les sauver (d) » .

 

C'est pourquoi encore les yeux des disciples étaient alourdis (e), quand le Christ vint à sa Passion ; les trouvant endormis, le Seigneur les laissa d'abord, pour signifier la patience de Dieu devant le sommeil des hommes ; mais, étant venu une seconde fois, il les réveilla et les mit debout, pour signifier que sa Passion serait le réveil de ses disciples endormis : car c'est pour eux qu'«il descendit dans les régions inférieures de la terre (f) », afin de voir de ses yeux la partie inachevée (g) de la création, ces hommes au sujet desquels il disait à ses disciples : « Beaucoup de prophètes et de justes ont désiré voir et entendre ce que vous voyez et entendez (h). » Car le Christ n'est pas venu pour ceux-là seuls qui, à partir du temps de l'empereur Tibère, ont cru en lui ; et le Père n'a pas exercé sa providence en faveur des seuls hommes de maintenant, mais en faveur de tous les hommes sans exception qui, depuis le commencement, selon leurs capacités et en leur temps, ont craint et aimé Dieu, ont pratiqué la justice et la bonté envers le prochain, ont désiré voir le Christ et entendre sa voix. Tous ces hommes-là, lors de sa seconde venue, il les réveillera et les mettra debout avant les autres, c'est-à-dire avant ceux qui seront jugés, et il les établira dans son royaume.

 

  1. Galates, 4 : 4 ;
  2. Isaïe, 4 : 4 ; cf. également S. Irénée, même Livre, Les visions de Jean, 20, 11 et note n : Apocalypse, 19 : 11-16 ; 
  3. Cf. S. Jean, 13 : 5 ;
  4. S. Irénée reprend ici une seconde fois la citation de S. Justin ;
  5. Cf. S. Matthieu, 26 : 43 ;
  6. Éphésiens, 4 : 9 ;
  7. Cf. Psaumes, 138, 16 ;
  8. S. Matthieu, 13 : 17.

 

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8 août 2013 4 08 /08 /août /2013 16:15

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N’oubliez surtout pas de consulter également notre page principale :

 

POUR PARVENIR À UNE RÉSURRECTION DE VIE (CF. S. JEAN, V, 25, 28-29) - Le Présent éternel

 

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QUELQUES COMMENTAIRES D’UN AMI DU MONASTÈRE DE LA TRÈS SAINTE FAMILLE

SUR

LA NÉCESSITÉ ABSOLUE DU BAPTÊME 

 

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     Il n’y a pas de dogmes sur ce qui va suivre. Mais les dogmes sont des vérités qui viennent du Ciel. Ces vérités existaient AVANT que le dogme ne soit défini sur terre.

 

S. Luc, 23 : 43 :

 

     « Et Jésus lui dit : En vérité, je te le dis, aujourd’hui tu seras avec moi dans le paradis. »

 

     L’Église catholique a infaillliblement enseigné que personne n’est sauvé sans le baptême d’eau. (Concile de Florence ; concile de Trente ; et autres déclarations infaillibles). L’Église comprend les mots de S. Jean, 3 : 5 comme ils sont écrits [cf. également S. Marc, 16 : 15-16].

     Sachez que le Bon Larron est l’objection la plus commune aux avocats du Baptême de désir et de sang. Frère Peter Dimond du Monastère de la Très Sainte Famille (MHFM) avait fait une vidéo sur ce thème il y a 2 ans. Vous la verrez dans ce mail.

 

     Le Bon Larron a été sauvé dans l’Ancienne Loi (tout comme Moïse, Abraham…) Quand Notre-Seigneur est mort, Il s’est rendu aux Limbes non pas pour baptiser les justes, mais pour se montrer et les instruire.

 

     De l’Épître de S. Paul aux Colossiens, 1 : 18, nous savons en tant que fait établi, que Jésus Christ est « le premie né d’entre les morts, afin qu’en toutes choses Il garde la primauté ».

 

DONC IL GARDE LA PRIMAUTÉ DANS LE FAIT QU’IL DEVAIT ÊTRE LE PREMIER À MONTER AUX CIEUX.

 

     Les justes ont bien ressuscité pour recevoir la marque d’eau salutaire du Baptême. Il y a des preuves patristiques. La compréhension qu’avaient les Pères de S. Luc, 23 : 43 n’est pas dite de façon officielle et de S. Jean, 20 : 17 mais prouvent que Jésus était le premier à devoir entrer au Paradis.

 

S. Matthieu, 27 : 52 :

 

     « Les sépulcres s’ouvrirent, et beaucoup de corps des saints qui s’étaient endormis se levèrent. Et sortant de leurs tombeaux, après Sa Résurrection, ils vinrent dans la cité sainte, et apparurent à un grand nombre de personnes.»

 

DONC C’EST UN FAIT DE  RÉVÉLATION  DIVINE que les saints de l’Ancien Testament ONT RESSUSCITÉ.

 

     Pourquoi l’auraient-ils fait ? Pour voir ce qui se passait dans la ville ? Alors que Jésus Christ avait défini en S. Jean, 3 : 5 (confirmé par Son Église – dans ses déclarations infaillibles – que le sacrement du Baptême unique (celui d’eau et du St Esprit) devait être reçu de tous pour aller au Paradis ?

 

     St Ignace d’Antioche, élève de l’apôtre Jean, dans sa Lettre aux Magnésiens écrite en 107, au point 9, parlant des prophètes de l’Ancien Testament :

 

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     IX, 1. « Si donc ceux qui vivaient dans l'ancien ordre de choses sont venus à la nouvelle espérance, n'observant plus le sabbat, mais le jour du Seigneur, jour où notre vie s'est levée par lui et par sa mort, — quelques-uns le nient, mais c'est par ce mystère que nous avons reçu la foi, et c'est pour cela que nous tenons ferme, afin d'être trouvés de véritables disciples de Jésus-Christ, notre seul maître. 2. « Comment pourrions-nous sans Lui, puisque les prophètes aussi, étant ses disciples par l’Esprit, L’attendaient comme leur Maître ? Et c’est pourquoi Celui qu’ils attendaient justement les a, par Sa présence, ressuscités des morts. »

 

Autre preuve (Le Berger d’Hermas : références de la nécessité du baptême d’eau pour le salut) :

 

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     « C’est que, répondit-il, il y avait nécessité pour elles à remonter à travers l’eau, afin qu’elles fussent vivifiées ; car elles ne pouvaient entrer dans le royaume de Dieu autrement qu’en déposant la mort de leur vie antérieure. Eux qui étaient entrés dans le sommeil de la mort ont donc aussi reçu le sceau du Fils de Dieu, et ils ont été introduits. … ces apôtres et docteurs qui avaient prêché le Nom du Fils de Dieu ont encore été, quand ils furent endormis dans la vertu de la foi du Fils de Dieu, prêcher à ceux qui s’étaient endormis avant eux, et leur ont donné eux-mêmes le sceau de la prédication. Ils sont donc descendus avec eux dans l’eau et en sont remontés de nouveau. Mais tandis que ces prédicateurs sont descendus vivants et sont aussi remontés vivants. Ces derniers ont donc été vivifiés par le ministère des premiers et ont connu par eux le nom du Fils de Dieu. »

 

Le Bon Larron pouvait sans problème faire partie de ce groupe de gens ressucistés.

 

Frère Peter Dimond donne à la fin une autre preuve (qui nécessiterait une traduction car le volume est en anglais) :

 

http://www.youtube.com/watch?v=W-E_W5u5Hdg#t=10m39 :

 

que dans le volume II se trouve une note de fin de page disant que cette vérité était courante à l’époque apostolique.

 

     C’est là qu’on voit ceux qui, comme les faux-tradis, ne prenant pas source dans les dogmes, lisent les passages des Pères qu’ils ont envie de lire pour comprendre ce qu’ils ont envie de comprendre, et qui, - période typique de la grande Apostasie, - rougissent des miracles.

 

     Les vrais catholiques et la Tradition, qui ont pour source et tiennent de foi le DOGME DU SALUT, n’ont pas peur des miracles, et qui savent que S. Jean, 3 : 5 est à prendre COMME IL EST ECRIT (confirmé plus tard par les dogmes), et qui savent donc employer des faits de Révélation divine (et d’autres textes de traductions faillibles) en accord avec ces dogmes.

 

     Ce ne sont pas des interprétations protestantes diaboliques [cf. S. Jean, 6 : 60] qui jouent sans les papes ; non pas des rejets de vérités miraculeuses de la part d’hérétiques comme les faux-tradis, qui répugnent au dogme du salut. Ce n’est que logique (et éventuellement développements de preuves prudents et mesurés) de ceux qui obéissent avant de comprendre, aux Commandements de Dieu (cf. S. Jean, 3 : 5).

 

Autres faits pouvant nous intéresser :

 

Dans ce passage du film :

http://www.youtube.com/watch?v=W-E_W5u5Hdg#t=4m35,

nous verrons qu’il parle de la virgule que certaines personnes  pourraient avoir déplacé dans le mot d’après, lors de leur utilisation du passage.

 

     En français, cela rend :  S. Luc,  23 : 43 :

 

     « Et Jésus lui dit : En vérité, je te le dis, aujourd’hui, tu seras avec moi dans le paradis. »

 

     Si nous déplaçons la virgule, le sens en est changé entièrement : « En vérité, je te le dis aujourd’hui tu seras avec moi dans le paradis ». Si l’on prend toutefois la phrase trouvée dans la plupart des traductions, — avec la virgule sur le premier mot,  —  « En vérité, je te le dis, aujourd’hui  tu seras avec moi dans le paradis ». Alors  les Pères l’auraient compris comme le fait  que le Christ ayant ressucité dans la Gloire, le fait qu’Il soit allé dans les Limbes pour y SAUVER et libérer les justes, donnaient à ce lieu une sorte de paradis. Car les justes étaient en présence du Seigneur DANS SA GLOIRE.  Mais comme il n’y avait pas de virgule dans la version originale en grec de ce passage, c’est plus que possible que la compréhension en fut ce qui est développé dans ce mail. [Dans l’Église primitive, selon les versets 29 et 30 du chapitre XV de la Ire Épître de l’Apôtre des nations aux Corinthiens, certains chrétiens se faisaient même baptisés pour leurs morts croyant fermement à la nécessité absolue du baptême pour leur salut, ce qui contredit néanmoins les Saintes Écritures, car Jésus, le Juste par antonomase, n’avait pas besoin d’être baptisé pour entrer dans la gloire (cf. S. Jean, XVII, 5, 24).]

 

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S. IRÉNÉE CONFIRME ET EXPLICITE À DEUX REPRISES LE PASSAGE IDOINE DE S. JUSTIN

 

Veuillez cliquer sur les deux sites suivants :

 

La mémoire des origines chrétiennes selon Justin Martyr, Emmanuel Luhumbu Shodu, Livres, LaProcure.com

 

Justin : Dialogue de Saint Julien avec le Juif Tryphon.

 

S. Justin Martyr (100 – 165 ap. J.-C.) s’adressant au (faux) Juif Tryphon :

 

N'oublions pas cet autre endroit de Jérémie qu'ils ont également supprimé :

 

    « Le Seigneur Dieu s'est souvenu de ses morts d'Israël, qui sont endormis dans la terre des tombeaux, et il est descendu vers eux pour leur évangéliser son salut. »

 

S. Irénée, martyr (135-140 – 202-203 ap. J.-C.), « Contre les hérésies », Livre III, Le Seigneur lui-même s'est fait le Sauveur de l'homme impuissant à se sauver.

 

   20, 3. Telle est donc la raison pour laquelle le signe de notre salut, à savoir l'Emmanuel né de la Vierge, a été donné par « le Seigneur lui-même (a) » : c'était le Seigneur lui-même qui sauvait ceux qui ne pouvaient se sauver par eux-mêmes. Aussi Paul proclame-t-il cette impuissance de l'homme : «Je sais, dit-il, que le bien n'habite pas dans ma chair (b). » Il indique par là que ce n'est pas de nous, mais de Dieu, que vient ce « bien » qu'est notre salut. Il dit encore : « Malheureux homme que je suis ! Qui me délivrera de ce corps de mort (c) ? » Il présente ensuite le Libérateur : « C'est la grâce de Jésus-Christ notre Seigneur (d). »

 

   C'est ce qu'Isaïe dit aussi de son côté : « Affermissez-vous, mains défaillantes et  genoux chancelants ; prenez courage, cœurs pusillanimes, affermissez-vous, ne craignez point ! Voici que notre Dieu rend le jugement, et il le rendra ; il viendra lui-même et il nous sauvera (e). » Ces paroles témoignent assez que ce n'est pas par nous-mêmes, mais par le secours de Dieu, que nous pouvions être sauvés.
 

a) Cf. Isaïe, 7 : 14 ;

b) Romains, 7 : 18 ;

c) Romains, 7 : 24 ;

d) Romains, 7 : 25 ;

e) Isaïe, 35 : 3-4.

 

 

20, 4. De même encore, que Celui qui devait nous sauver ne serait ni purement un homme, ni un être sans chair, — car les anges n'ont pas de chair, — Isaïe l'a annoncé en disant : « Ce n'est pas un ancien, ni un ange, mais le Seigneur lui-même qui les sauvera, parce qu'il les aime et qu'il les épargne ; lui-même les délivrera (a).» Et qu'il serait un homme véritable et visible, tout en étant le Verbe Sauveur, Isaïe le dit encore : « Voici, cité de Sion, que tes yeux verront notre Salut (b). » Et qu'il n'était pas simplement un homme, Celui qui mourait pour nous, c'est ce que dit Jérémie : « Le Seigneur, le Saint d'Israël, s'est souvenu de ses morts endormis dans la terre du tombeau, et il est descendu vers eux pour leur annoncer la bonne nouvelle du salut qui vient de lui, pour les sauver (c). » C'est identiquement ce que dit le prophète Amos : « Lui-même se retournera vers nous et aura pitié de nous ; il immergera nos iniquités et jettera au fond de la mer tous nos péchés (d). » II indique encore le lieu de sa venue : « De Sion le Seigneur a parlé, et de Jérusalem il a fait entendre sa voix (e). » Et que de cette région qui est au midi de l'héritage de Juda viendrait le Fils de Dieu, qui serait Dieu — région à laquelle appartenait Bethléem, où est né le Seigneur, qui a répandu de la sorte sa louange sur toute la terre —, c'est ce que dit en ces termes le prophète Habacuc : « Dieu viendra du côté du midi, et le Saint, du mont Ephrem ; sa puissance a couvert le ciel, et la terre est remplie de sa louange ; devant sa face marchera le Verbe, et ses pieds avanceront dans les plaines (f). » Il indique clairement par là qu'il est Dieu ; ensuite, que sa venue aura lieu en Bethléem, du mont Ephrem, qui est vers le midi de l'héritage ; enfin, qu'il est homme, car « ses pieds, précise-t-il, avanceront dans les plaines », ce qui est la marque propre d'un homme.

 

a) Isaïe, 63 : 9 ;

b) Isaïe, 33 : 20 ;

c)  S. Irénée reprend ici la citation de S. Justin ;

d) Michée, 7 : 19 ;

e) Amos, 1 : 2 ;

f) Habaquq, 3 : 3, 5.

 

 

Ibid., Livre IV, Les actes préfiguratifs du Christ.

 

   22, 1. Mais, dans les derniers temps, « quand fut venue la plénitude du temps (a) » de la liberté, le Verbe a par lui-même « purifié la souillure des filles de Sion (b) », en lavant de ses propres mains les pieds de ses disciples (c), c'est-à-dire de l'humanité recevant à la fin Dieu en héritage. De la sorte, de même que, au commencement, en la personne des premiers hommes, nous avons tous été réduits en esclavage en devenant les débiteurs de la mort, de même à la fin, en la personne des derniers, tous ceux qui depuis le commencement furent les disciples du Verbe ont été purifiés et lavés de la mort et ont accédé à la vie de Dieu : car Celui qui a lavé les pieds des disciples a sanctifié et amené à la purification le corps tout entier.

 

   C'est pourquoi aussi il leur servait la nourriture tandis qu'ils étaient étendus, pour signifier ceux qui étaient étendus dans la terre et auxquels il venait apporter la vie. Comme le dit Jérémie : « Le Seigneur, le Saint d'Israël, s'est souvenu de ses morts endormis dans la terre du tombeau, et il est descendu vers eux pour leur annoncer la bonne nouvelle de son salut, pour les sauver (d). »

 

   C'est pourquoi encore les yeux des disciples étaient alourdis (e), quand le Christ vint à sa Passion ; les trouvant endormis, le Seigneur les laissa d'abord, pour signifier la patience de Dieu devant le sommeil des hommes ; mais, étant venu une seconde fois, il les réveilla et les mit debout, pour signifier que sa Passion serait le réveil de ses disciples endormis : car c'est pour eux qu'«il descendit dans les régions inférieures de la terre (f) », afin de voir de ses yeux la partie inachevée (g) de la création, ces hommes au sujet desquels il disait à ses disciples : « Beaucoup de prophètes et de justes ont désiré voir et entendre ce que vous voyez et entendez (h). » Car le Christ n'est pas venu pour ceux-là seuls qui, à partir du temps de l'empereur Tibère, ont cru en lui ; et le Père n'a pas exercé sa providence en faveur des seuls hommes de maintenant, mais en faveur de tous les hommes sans exception qui, depuis le commencement, selon leurs capacités et en leur temps, ont craint et aimé Dieu, ont pratiqué la justice et la bonté envers le prochain, ont désiré voir le Christ et entendre sa voix. Tous ces hommes-là, lors de sa seconde venue, il les réveillera et les mettra debout avant les autres, c'est-à-dire avant ceux qui seront jugés, et il les établira dans son royaume.

 

a) Galates, 4 : 4 ;

b) Isaïe, 4 : 4 ; cf. également S. Irénée, même Livre, Les visions de Jean, 20, 11 et note n : Apocalypse, 19 : 11-16 ;  

c) Cf. S. Jean, 13 : 5 ;

d) S. Irénée reprend ici la citation de S. Justin ;

e) Cf. S. Matthieu, 26 : 43 ;

f) Éphésiens, 4 : 9 ;

g) Cf. Psaumes, 138, 16 ;

h) S. Matthieu, 13 : 17.

 

 

 

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1 juillet 2013 1 01 /07 /juillet /2013 08:45

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N’oubliez surtout pas de consulter également notre page principale :

 

POUR PARVENIR À UNE RÉSURRECTION DE VIE (CF. S. JEAN, V, 25, 28-29) - Le Présent éternel 

 

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SAINT  IRÉNÉE (135/140-202/203)

ÉVÊQUE DE LYON

HONORÉ PAR L’ÉGLISE COMME MARTYR

LE FONDATEUR DE LA THÉOLOGIE CATHOLIQUE

ET

LE MARTEAU DES HÉRÉSIES

(jamais réfuté ni nommément condamné)

 

« CONTRE LES HÉRÉSIES »

DÉNONCIATION ET RÉFUTATION

DE LA GNOSE AU NOM MENTEUR

dont le vrai titre est :

«  FAUSSE GNOSE DÉMASQUÉE ET RÉFUTÉE »

(Elegcoς kaί anatroph thς yeudwnumou gnώsewς)

 

Traduction française par Adelin Rousseau

Moine de l’Abbaye d’Orval

Internet : www.JESUSMARIE.com et

Saint Irénée de Lyon : table des matières

 

LIVRE V

 

TROISIÈME PARTIE

 

L'IDENTITÉ DU DIEU CRÉATEUR ET DU DIEU PÈRE PROUVÉE PAR

 

L'ENSEIGNEMENT DES ÉCRITURES RELATIF À LA FIN DES TEMPS

 

 

 

Le royaume des justes, accomplissement de la promesse faite par Dieu aux pères.

 

32, 1. Ainsi donc, certains se laissent induire en erreur par les discours hérétiques, au point de méconnaître les « économies » de Dieu et le mystère de la résurrection des justes [1] et du royaume qui sera le prélude de l'incorruptibilité, royaume par lequel ceux qui en auront été jugés dignes s'accoutumeront peu à peu à saisir Dieu. Aussi est-il nécessaire de déclarer à ce sujet que les justes doivent d'abord, dans ce monde rénové, après être ressuscités à la suite de l'apparition du Seigneur, recevoir l'héritage promis par Dieu aux pères et y régner ; ensuite seulement aura lieu le jugement de tous les hommes. Il est juste, en effet, que, dans ce monde même où ils ont peiné et où ils ont été éprouvés de toutes manières par la patience, ils recueillent le fruit de cette patience ; que, dans le monde où ils ont été mis à mort à cause de leur amour pour Dieu, ils retrouvent la vie ; que, dans le monde où ils ont enduré la servitude, ils règnent. Car Dieu est riche en tous biens, et tout lui appartient. Il convient donc que le monde lui-même, restauré en son état premier, soit, sans plus aucun obstacle, au service des justes. C'est ce que l'Apôtre fait connaître dans son épître aux Romains, lorsqu'il dit : « La création attend avec un ardent désir la révélation des fils de Dieu : car elle a été assujettie à la vanité, non de son gré, mais à cause de celui qui l'y a assujettie, avec l'espérance qu'elle aussi serait un jour libérée de l'esclavage de la corruption pour avoir part à la liberté glorieuse des enfants de Dieu [2]. »

 

32, 2. De cette manière, également, la promesse faite jadis par Dieu à Abraham demeure stable. Il lui avait dit, en effet : « Lève les yeux et, du lieu où tu es, regarde vers le nord et vers le midi, vers l'orient et vers la mer : toute la terre que tu vois, je la donnerai à toi et à ta postérité à jamais [3]. » Il lui avait dit encore : « Lève-toi, parcours la terre dans sa longueur et dans sa largeur, car je te la donnerai [4]. » Pourtant Abraham ne reçut sur terre aucun héritage, pas même un pouce de terrain [5], mais toujours il y fut « un étranger et un hôte de passage [6] ». Et lorsque mourut Sara, sa femme, comme les Hétéens voulaient lui donner gratuitement un lieu pour l'ensevelir, il ne voulut point l'accepter, mais il acheta un tombeau pour quatre cents didrachmes d'argent à Ephron, fils de Séor, le Hétéen [7]. Il attendait la promesse de Dieu et ne voulait point paraître recevoir des hommes ce que Dieu avait promis de lui donner, en disant : « Je donnerai à ta postérité cette terre, depuis le fleuve d'Egypte jusqu'au grand fleuve, l'Euphrate [8] » ; et il lui avait énuméré les dix nations qui habitaient toute cette contrée [9]. Si donc Dieu lui a promis l'héritage de la terre et s'il ne l'a pas reçu durant tout son séjour ici-bas, il faut qu'il le reçoive avec sa postérité, c'est-à-dire avec ceux qui craignent Dieu et croient en lui, lors de la résurrection des justes. Or sa postérité c'est l'Église, qui, par le Seigneur, reçoit la filiation adoptive à l'égard d'Abraham, comme le dit Jean-Baptiste : « Car Dieu peut, à partir des pierres, susciter des fils à Abraham [10]. » L'Apôtre aussi dit dans son épître aux Galates : « Pour vous, frères, vous êtes, à la manière d'Isaac, les enfants de la promesse [11]. » Il dit encore clairement, dans la même épître, que ceux qui ont cru au Christ reçoivent, par le Christ, la promesse faite à Abraham : « C'est à Abraham que les promesses ont été faites et à sa postérité. On ne dit pas : "et à ses descendants", au pluriel, mais au singulier : "et à sa postérité", laquelle n'est autre que le Christ [12]. » Et, pour confirmer tout cela, il dit encore : « C'est ainsi qu'Abraham crut à Dieu et cela lui fut imputé à justice. Reconnaissez-le donc : ceux qui sont de la foi, ce sont eux les fils d'Abraham. Or, prévoyant que Dieu justifierait les gentils par la foi, l'Écriture annonça d'avance à Abraham cette bonne nouvelle : Toutes les nations seront bénies en toi. Ceux qui sont de la foi sont donc bénis avec Abraham le croyant [13]. » Ainsi donc, ceux qui sont de la foi sont bénis avec Abraham le croyant, et ce sont eux les fils d'Abraham. Or Dieu a promis l'héritage de la terre à Abraham et à sa postérité. Si donc ni Abraham ni sa postérité, c'est-à-dire ceux qui sont justifiés par la foi, ne reçoivent maintenant d'héritage sur terre, ils le recevront lors de la résurrection des justes, car Dieu est  véridique et stable en toutes choses.  Et c'est pour ce motif que le Seigneur disait : « Bienheureux les doux, parce qu'ils posséderont la terre en héritage [14]. »

 

  1. Cf. S. Luc, XIV, 14 ; cf. Actes, 1 : 6 ; cf. Apocalypse, 20 : 5-6 ; cf. Irénée, IV, 22, 2 ;
  2. Romains, VIII, 19-21 ;
  3. Genèse, XIII, 14-15 ;
  4. Genèse, XIII, 17 ;
  5. Cf. Actes (de l’Évangéliste S. Luc), VII, 5 ;
  6. Genèse, XXIII, 4 ;
  7. Cf. Genèse, XXIII, 3-20 ;
  8. Genèse, XV, 18 ;
  9. Cf. Genèse, XV, 19-21 ;
  10. S. Matthieu, III, 9. S. Luc, III, 8 ;
  11. Galates, IV, 28 ;
  12. Galates, III, 16 ; cf. également S. Luc, I, 55 ; Ézéchiel, XIII, 1-8, et Isaïe, IX, 17 ;
  13. Galates, III, 6-9 ;
  14. S. Matthieu, V, 5.

 

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L’Église primitive et l’orthodoxie catholique intégrale.

 

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La fin du monde sur Croixsens.net pour une nette croissance

 

et sur :

 

Justin : Dialogue de Saint Julien avec le Juif Tryphon.

 

 

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S. Irénée de Lyon, « Contre les hérésies », Livre V, Troisième partie, 28, 4 et 29, 1 :

 

28, 4. C'est pourquoi, durant tout ce temps, l'homme modelé[1][60] au commencement par les Mains de Dieu[2][61], je veux dire par le Fils et par l'Esprit, devient à l'image et à la ressemblance de Dieu[3][62] : la paille, – c'est-à-dire l'apostasie, – est enlevée, tandis que le froment, – c'est-à-dire ceux qui portent comme fruit la foi en Dieu, – est introduit dans le grenier[4][63]. C'est pourquoi aussi la tribulation est nécessaire à ceux qui sont sauvés, pour que, étant en quelque sorte moulus, puis pétris par la patience avec le Verbe de Dieu, et enfin cuits au four, ils soient aptes au festin du Roi. Comme l'a dit quelqu'un des nôtres, condamné aux bêtes à cause du témoignage rendu par lui à Dieu : «Je suis le froment du Christ, et je suis moulu par la dent des bêtes, pour être trouvé un pur pain de Dieu[5][64]. »

 

29, 1. , Dans les livres précédents, nous avons donné les motifs pour lesquels Dieu a permis qu'il en fût ainsi, et nous avons montré que tous les événements de cette sorte se sont accomplis au bénéfice de l'homme qui est sauvé, faisant mûrir son libre arbitre en vue de l'immortalité et rendant l'homme plus apte à l'éternelle soumission à Dieu. Voilà pourquoi la création est dépensée au bénéfice de l'homme : car ce n'est pas l'homme qui a été fait pour elle, mais elle pour l'homme. Les païens eux-mêmes, qui n'ont pas levé les yeux vers le ciel, ni rendu grâces à leur Créateur, ni voulu voir la lumière de la vérité, mais, tels des rats, se sont enfoncés dans la profondeur de leur folie, ont été justement considérés par l'Écriture comme une goutte d'eau suspendue à une cruche, comme un grain de poussière dans une balance, comme un pur néant[6][65] : ils sont utiles aux justes, autant que la tige est utile pour la croissance du blé, et la paille pour la combustion en vue du travail de l'or. Et c'est pourquoi, à la fin, lorsque l'Église sera enlevée d'un seul coup d'ici-bas, « il y aura, est-il dit, une tribulation telle qu'il n'y en a pas eu depuis le commencement et qu'il n'y en aura plus[7][66] ». Car ce sera le dernier combat des justes, où les vainqueurs seront couronnés de l’incorruptibilité.

 

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[1][60][47] Cf. Genèse, II, 7.

[2][61][48] Cf. Psaumes, CXVIII, 73. Job, X, 8.

[3][62][49] Cf. Genèse, I, 26.

[4][63][50] Cf. S. Matthieu, III, 12. S. Luc, III, 17.

[5][64][51] Ignace d’Antioche, Romains, IV, 1.

[6][65][52] Cf. Isaïe, XL, 15 et  17. Cf. Psaumes (Vulgate), XIII, 1 et LII, 2. Cf. Romains, I, 18-32.

[7][66][53] S. Matthieu, XXIV, 21.

 

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11 mai 2013 6 11 /05 /mai /2013 15:07

 

 

LE PRÉSENT ÉTERNEL

Par un témoin ou un martyr (du grec martus) de la

foi catholique de toujours (cf. S. Irénée, « Contre

les hérésies », III, 3, 2).

 

 

Webmaster : Gérard  Jean-Marie Tronche

Notre email : thomiste@wanadoo.fr

 

http://thomiste12.over-blog.com/pour-parvenir-%C3%AO-r%C3%A9surrection-de-vie-cf.s.-jean-v-25-28-29

 

Thèse et synthèse sur la logique, la philosophie, la métaphysique,

la politique, les mathématiques, la physique, la chimie, la

théologie et la mystique élaborées à la lumière des

premiers principes de la raison spéculative,

principes immuables et éternels qui

constituent les fondements du

thomisme

 

 

UN CONSEIL :

 

 

Nous respectons les personnes avec lesquelles nous sommes en désaccord en nous contentant de les réfuter poliment par des arguments doctrinaux, - et ce sans oublier cependant de les nommer à l’instar de saint Augustin afin que le monde les connaisse et s’en prémunisse.

 

 

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LA MISSION DIVINE DE LA FRANCE ET LE SACRE DE SES ROIS.

 

Marquis de la Franquerie, le « Caractère sacré et divin de la Royauté en France » (d’après l’auteur, son testament spirituel en tant que catholique français), Éditions de Chiré, Chiré-en-Montreuil (86190 - Vouillé), 1978, pp. 198-199 :

 

    Allons jusqu’au bout de la question ; car il faut être logique et déduire les conséquences inéluctables des vérités affirmées par les Papes au nom de Dieu : si la démocratie, la souveraineté populaire — car c’est identique — est vraie, alors la Royauté du Christ est un leurre ; ou la démocratie est fausse et alors la Royauté du Christ est la seule réalité devant laquelle le monde doit s’incliner, car il y a antinomie formelle, absolue entre l’une et l’autre. Car, de deux choses l’une : ou le Pouvoir vient de Dieu, d’En HAUT, ou il vient d’en-bas. S’il vient d’en-bas, la démocratie est vraie et la Royauté du Christ n’existe pas ; ou il vient d’En Haut, de Dieu, et la Royauté du Christ est vraie et donc, inéluctablement, la démocratie ne doit pas être. Or l’Église a toujours enseigné qu’il n’est de Pouvoir vrai que celui qui vient de Dieu, donc d’En Haut et non d’en-bas : Donc inéluctablement LA DÉMOCRATIE DOIT DISPARAÎTRE. LE DILEMME EST FORMEL. Au surplus n’est-il pas annoncé que le Grand Monarque attendu « DÉTRUIRA LES RÉPUBLIQUES », car elles sont lucifériennes [dans la mesure où elles ne recherchaient pas le bien commun et ne subordonnaient pas ses lois à la vraie religion, Dieu étant la fin dernière de l’homme].

    Oserai-je ajouter que je pense que DIEU N’A PERMIS LES EFFROYABLES CATASTROPHES ENGENDRÉES PAR LA DÉMOCRATIE — AUJOURD’HUI JUSQUE DANS L’ÉGLISE — que pour permettre, dans l’avenir, à un Pape de LA CONDAMNER « EX CATHEDRA » COMME LA GRANDE ERREUR DES TEMPS MODERNES ET COMME L’ÉMANATION DIRECTE DE LUCIFER ?

 

    En consultant l’Écriture (a) et en suivant le raisonnement de cet auteur, nous pouvons également soutenir qu’en tant que catholiques français nous sommes des membres de la Tribu de Juda de l’Ère nouvelle comme les Juifs l’étaient sous l’Ancien Testament, nos rois étant de la race du Christ et de Mérovée et ceux d’Israël de la race de Juda et de David, et ce conformément à la promesse de Dieu et confirmée par le Testament de saint Rémi précisant qu’il avait choisi la Race de nos rois pour régner sur la France jusqu’à la fin des temps. Nous soulignons que le rapprochement entre la promesse que le Verbe éternel du Père, le fils de David (b), a faite à David et à celle qu’il a faite à Abraham de posséder l’héritage de la terre se rapportent l’une et l’autre au septième millénaire, car celui-ci n'en avait en effet reçu aucun sur terre (c). N’est-ce pas là la preuve de l’authenticité de la religion chrétienne et non de celle des faux Juifs qui ne peut absolument pas converger avec la nôtre (d) ?

 

  1.  Cf. II Samuel, VII, 8-29 ; Ier Livre des Rois, II, 15 ; Psaumes, LXXXVIII, 1 ; Jérémie, XXXIII, 14-17, 22 ;
  2.  Cf. S. Luc, I, 32 ; XVIII, 36-38 ; S. Marc, X, 47-48 ; S. Matthieu, I, 1 ; XX, 30-31 ; XXII, 41-46 ; Psaumes, I, 1 ; S. Marc, XII, 35-37 ; Isaïe, XXXII, 1 ;
  3.  Actes, VII, 5 ; Genèse, XV, 18 ; XIII, 17 ; XV, 18, 19-21 ; XXIII, 4, 3-20 S. Matthieu, III, 9 ; S. Luc, III, 8 ; Galates, IV, 28 ;
  4.  Apocalypse (ou Révélation), II, 9, 13 ; III, 9 ; Saint Irénée, « Contre les hérésies », V, 32, 2.

 

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Le Récit de Brandebour et la postérité royale de la France : Louis XVII

 

S. Irénée de Lyon, "Contre les hérésies", Livre V, Troisième partie, Jérusalem glorieusement rebâtie, 34, 4 :

 

Un Roi juste régnera, et les princes gouverneront avec droiture (cf. Isaïe, 65 : 17, 20).

 

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