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27 octobre 2014 1 27 /10 /octobre /2014 16:27

 

Les fondements scripturaires du culte marial

ou d’hyperdulie

 

Une brève note :

 

Un blog annonçant « le temps de l’Antichrist » se permet d’avancer que la dévotion mariale ne s’impose pas aux chrétiens. Nous nous posons la question : Les nombreux messages mariaux que la Très Sainte Vierge a communiqués à travers le monde de la part de son Fils unique ne s’imposent-ils donc pas non plus ? Que fait-il, par exemple, des messages de La Salette et de Fatima qui se réfèrent aux derniers temps ? (a) Ce blog semble également ignorer l’existence du célèbre traité « Contre les hérésies » de saint Irénée, évêque de Lyon du IIe siècle, relatif aux derniers temps et à l’Antéchrist, traité d’autant plus important qu’il corrobore ce qu’il soutient. Une seule objection peut cependant lui être opposée lorsqu’il avance que des chrétiens seront enlevés sans préciser la nature de leur appartenance, alors que saint Irénée écrit (b) : « Et c’est pourquoi, à la fin, lorsque l’Église sera enlevée d’un seul coup d’ici bas, “il y aura, est-il dit, une tribulation telle qu’il n’y en a pas eu depuis le commencement et qu’il n’y en aura plus” (c) ». Or, l’Église dont il s’agit est l’Église romaine avec laquelle, « en raison de son origine plus excellente, doit s’accorder toute Église, c’est-à-dire les fidèles de partout » (d). Ce qui semble pas être le cas de ce blog dont la catholicité n’apparaît pas (e). Mais Dieu seul en est juge, connaissant le for interne de chacun de nous (f). Préparons-nous au retour du Règne glorieux et spirituel du Christ-Roi par la prière, le repentir de tous nos péchés, la pénitence et la réparation dans la mesure du possible (g). Nous sommes tous pécheurs (h) !

 

a) Cf. Mis de la Franquerie, « La Vierge Marie dans l’histoire de France », Ouvrage couronné par l’Académie Française, 1939) ; - b) S. Irénée, « Contre les hérésies », V, 29, 1 ; - c) S. Matthieu, 24 : 21 ; - d) S. Irénée, « Contre les hérésies », III, 3, 2 ; - e) Cf. S. Jean, 10 : 1 ; - f) Cf. S. Luc, 6 : 8 ; 9 : 47 ; - g) Cf. S. Luc, 12 : 40 ; 13 : 5, 23-24 ; 14 : 14 ; 21 : 36 ; S. Marc, 13 : 37 ; - h) Cf. Romains, 7 : 14 -24.

 

 

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Prière inspirée du manuscrit intitulé

L’Amour de la Sagesse éternelle de

St Louis-Marie Grignion de Monfort

 

Ô Marie immaculée, tabernacle vivant

de la Divinité, trône royal de Dieu,

communiquez-nous Jésus, la

 Sagesse éternelle, le fruit

de votre sein, dans sa

croix et par sa croix !

Ainsi soit-il.

 

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Cf. St François de Sales (1567 – 1622), Docteur de l’Église, le Traité de l’amour de Dieu, Livre VI, ch. XI, et l’Introduction à la vie dévote, Seconde partie, ch. XVIII, où l’on trouve un commentaire qui s’oppose absolument à celui de Gaston Bardet concernant le verset 2 du chapitre V du Cantique des Cantiques qui dit « Je dors, mais mon cœur veille », jusqu’à soutenir une entrée dans la quatrième demeure de Ste Thérèse aux musulmans, bouddhistes et autres, - ce qui nous a conduit au pseudo Concile Vatican II et à une apostasie universelle (cf. Gaston Bardet, « Je dors, mais mon cœur veille … », Librairie d’Art ancien et moderne, Paris, 1954, page 221 : Le serpent d’airain). Nous regrettons toutefois que St François de Sales ait pris une position catégorique en faveur de l’héliocentrisme de Galilée qui est cependant absolument contredite par les saintes Écritures (cf. Josué, X, 12-13 ; Isaïe, XXXVIII, 7-8 ; le Catéchisme du Concile de Trente, Du Symbole des Apôtres, § V, Créateur du ciel et de la terre : « Dieu affermit aussi la terre sur sa base, et par sa parole Il lui fixa sa place au milieu du monde. »).

 

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Sur la volonté de Dieu (doctrine qui rejoint celle de

St Alphonse de Liguori) :

 

Cf. également St François de Sales, le Traité de l'amour de Dieu, Livre XII, ch. X ("esclave de la volonté de Dieu").

 

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Sous la figure de la ville de Jérusalem (lieu de paix), la cité chère aux Juifs, nous pouvons voir également la pure et sainte cité de l'âme de la Mère de Dieu où demeurent les trois Personnes de la bienheureuse Trinité. Cette métaphore, qui porte l'image au-delà de sa réalité physique, s'impose au mystique, comme d'autres à tout être humain qui, par un transfert analogique, utilise fréquemment des symboles et des comparaisons pour exprimer des idées trop abstraites ou difficiles à saisir, voire mystérieuses et sciemment cachées, en partant de choses très concrètes tirées de la vie courante, à l'instar de Jésus pour exposer son Évangile ou sa Bonne Nouvelle. Tout homme a ses symboles. Le mathématicien a les siens, le poète également, de même le métaphysicien et le mystique, - et Dieu Lui-même ! C'est une question de pédagogie.

        Quant à nous, si nous voulons ne pas nous égarer en nous laissant conduire par nos points de vue un peu trop particuliers, voire partisans ou sectaires, il convient de nous rapprocher le plus possible du point de vue de Dieu, c'est-à-dire de Celui qui est la Voie, la Vérité et la Vie. Pour cela, il faut passer par bien des morts ou par de terribles épreuves. C'est le dépouillement du vieil homme et la mort à soi, car à l'instar de Jésus, notre Maître, nous sommes venus sur la terre pour faire la volonté de notre Père céleste, et non la nôtre. Notre Sauveur s'est expliqué maintes et maintes fois à ce sujet. L'apôtre Paul en parle souvent, lui qui ne voulait connaître que Jésus, et Jésus crucifié (1). Dieu ne nous demande que de le laisser accomplir en nous ce pour quoi il nous a créés. Et, mieux que nous, Il se chargera de notre purification, de notre illumination et de notre union avec Lui.

 

1/ Cf. Actes, XIV, 22 ; Romains, VII, 22 ; VIII, 12-13 ; Galates, II, 19-20 ; V, 16-17 ; I Corinthiens, II, 2, 6 ; III, 19 ; IX, 27 ; II Corinthiens, IV, 10 ; VII, 4 ; Éphésiens, IV, 21-24 ; Philippiens, III, 10 ; Colossiens, I, 24 ; III, 3 ; Ézéchiel, XXIV, 11 (tous ces textes sont à lire et à méditer).

 

S. Jean, XVII, 1, 4 :

 

"Père, l'heure est venue : glorifie ton Fils... Pour moi, je T'ai glorifié sur la terre, ayant achevé l'œuvre que Tu m'as donné à faire ; et maintenant, ô Père, glorifie-moi auprès de Toi de la gloire que j'avais auprès de Toi avant que le monde fût."

 

S. Matthieu, 3 : 13 (où l’on voit saint Jean-Baptiste qui se défendait d’être baptisé par Jésus) :

 

« Mais Jésus répondit à Jean : " Laisse-moi faire en ce moment ; car c’est ainsi qu’il nous convient de parfaire toute justice." »

 

S. Jean, 4 : 34 :

 

« Jésus leur dit [à ses disciples] : "Ma nourriture, c’est de faire la volonté de celui qui m’a envoyé et de mener son œuvre à bonne fin". »

 

S. Jean, 19 : 30 (Jésus sur la croix) :

 

" Tout est accompli." [Par cette sixième parole prononcée sur la croix, Jésus nous révèle sa pleine conscience d'avoir laissé dans son Église terrestre ou militante un fondement assuré (1) jusqu'à son second avènement (2), ayant ainsi pleinement achevé son œuvre de rédemption du genre humain. Et ainsi la boucle est bouclée ou la rédemption du genre humain pleinement accomplie.]

 

1) S. Matthieu, 16 : 18-19 ;

 

2) Actes, 1 : 9-11.

 

Apocalypse, XXI, 5, 6 :

 

« Celui qui était assis sur le trône dit : “Voici que je rénove toutes choses.” [...] Puis il me dit : “Tout est accompli.” » [Le verset 6 confirme l'achèvement de l'œuvre de Dieu : Il ne se reprendra pas. Et cela est tout à fait compréhensible, parce qu'Il est Dieu et que rien ne peut par conséquent lui échapper, tous les moments du temps étant éternellement présents en Lui. Autrement dit : toute secte est vaine, car la possibilité de l'apostasie de l’Église ne peut même pas être envisagée.]

 

Hébreux, I, 1-2 :

 

« Bien des fois et bien des manières, Dieu avait parlé jadis à nos pères par les prophètes. En ces temps qui sont les derniers, il nous a parlé par le Fils, qu'il a établi héritier de toutes choses et par qui il a aussi créé les mondes. Lui, qui est le rayonnement de sa gloire et l'empreinte de sa substance, et qui soutient tout par sa parole puissante, nous a purifiés de nos péchés, puisqu'il est assis à la droite de la Majesté au plus haut des cieux. » [Ces versets nous apprennent également que le Fils, durant son passage sur la terre, nous a laissé l'essentiel de son Évangile ou de sa Bonne Nouvelle du salut.]

 

Psaumes, LXII (Vulgate LXI), 12 :

 

« Dieu a dit une chose, j'entendis doublement : La puissance est à Dieu. La grâce est à Toi, mon Seigneur, car tu rends à l'homme selon son œuvre. » [La parole de Dieu, selon le prophète David, peut désigner ou signifier deux choses parfaitement conciliables, l'une pouvant être le symbole de l'autre ou analogue à l'autre. — Cf. l’Apocalypse ou la Révélation de Jésus-Christ, 5 : 1.]

       

        À moins d'être de mauvaise foi ou spirituellement aveuglé par des passions désordonnées, on ne peut refuser que ce qui renferme en soi une contradiction évidente. N'y a-t-il pas dans le refus de ce qui n'est pas contradictoire quelque chose de semblable ou d'analogue au péché contre l'Esprit ?

 

S. Matthieu, XIII, 10-11 :

 

« Et les disciples s'étant approchés dirent à Jésus : “Pourquoi leur parles-tu en paraboles ?” Or il répondit et dit : “Parce qu'à vous il a été donné de connaître les mystères (1) du règne des cieux, mais qu'à ceux-là, cela n'a pas été donné.” » (Cf. aussi S. Luc, VIII, 9-10 ; S. Marc, 10-11.)

 

1/ Lat. : mysteria, gr. : musthria

 

S. Marc, IV, 33-34 :

 

« C'est avec beaucoup de paraboles de ce genre (1) qu'il donnait à la foule l'enseignement, dans la mesure où ils pouvaient l'entendre. Ils ne leur disaient rien sans user de paraboles, mais à ses propres disciples, il expliquait tout en particulier. »

 

1/ Paraboles du semeur, de la lampe, de la mesure, de la semence, du grain de sénevé, etc.

 

S. Jean, 16 : 12-13 :

 

« J'ai encore beaucoup de choses à vous dire, mais vous ne pouvez les porter actuellement. Quand il viendra, lui, l'Esprit de vérité, il vous guidera vers la vérité tout entière ; car il ne parlera pas de lui-même, mais tout ce qu'il entend, il le dira, et il vous annoncera les choses à venir. »

 

Marie d'Agréda, La Cité mystique de Dieu, Première partie, Liv. deuxième, chap. XII : Où l'on découvre la vertu de tempérance qu'eut la très-sainte-Vierge, n° 592 :

 

« [...] il suffira de dire que la Mère du Verbe incarné aurait été prise pour plus qu'humaine, par la grandeur ineffable qui en rejaillissait, si la foi n'eût appris qu'elle était une pure créature, comme le sage d'Athènes saint Denis le déclara. »

 

S. Jean, 19 : 26 (Jésus sur la croix) :

 

« Jésus alors, voyant sa mère et, auprès d'elle, le disciple qu'il aimait, dit à sa mère : “Femme, voilà ton fils”. Puis il dit au disciple : “Voilà ta mère”. Et, à partir de ce moment, le disciple la prit chez lui. » [Cette révélation de l'évangéliste Jean nous autorise à conclure qu'il fut tout particulièrement favorisé de nouvelles lumières pour mieux connaître la Vierge Marie puisqu'il la servit comme sa mère tout le reste de la vie en restant le plus souvent possible à ses côtés. Notons, pour répondre à certaines personnes qui soutiennent que Marie n'a pas été toujours vierge en s'appuyant sur les évangiles selon Marc, ch. 6, v. 3, et Matthieu, ch. XII, vv. 56-57, qui parlent des 'frères' et des 'sœurs' de Jésus (1), que saint Jean n'aurait pas pris chez lui la Vierge Marie si celle-ci avait eu d'autres enfants. Ajoutons également que saint Joseph et son épouse avait fait vœu de chasteté, Joseph s'étant fait eunuque pour le Royaume céleste (2).]

 

1/ Joseph Ricciotti, Vie de Jésus-Christ, éd. Payot, Paris, 1954, p. 275, § 264 :

 

« Dans la Bible hébraïque déjà, les noms “hA cH” (xa), “frère”, et “hA cH W Th” (twxa), “sœur”, désignent souvent des parents à un degré beaucoup plus lointain que le frère ou la sœur, d'autant plus que, en hébreu ancien, on ne connaît pas de mot précis désignant exclusivement le cousin. C'étaient donc des cousins que les “frères” et les “sœurs” de Jésus. » (Cf. S. Jean, chap. VII, 3, 5, 10.)

 

R. P. Dom Prosper Guéranger (1805-1875), L’Année liturgique, La Passion et la Semaine sainte, Le mardi de la Semaine de la Passion, page 165 (Librairie Religieuse Oudin, 1905) :

 

« Ses frères (on sait que les Juifs étendaient le nom de frères à tous les parents en ligne collatérale), ses frères auraient voulu avoir leur part dans cette illustration vulgaire qu’ils désiraient pour Jésus (a). »

  1. Cf. l’Évangile selon saint Jean, chap. 7 : 3, 5, 10 ; S. Luc, 8 : 19 ; S. Marc, 3 : 31 ; 6 : 3 ; S. Matthieu, 12 : 46 ; 13 : 55.

 

2/ S. Luc, I, 26, 30 et 34 :

 

« Or, au sixième mois, l'ange Gabriel fut envoyé de la part de Dieu dans une ville de Galilée nommée Nazareth, à une vierge fiancée à un homme nommé Joseph, de la maison de David, et le nom de la vierge était Marie. [...] Et l'ange lui dit : “[...] Et voici que tu concevras et enfanteras un fils. Et tu l'appelleras du nom de Jésus. [...]” Or Marie dit à l'ange : “Comment en sera-t-il ainsi puisque je ne connais pas d'homme ?” » [La question de la Vierge Marie est curieuse, car elle connaissait bien Joseph puisqu'elle était fiancée à celui-ci, et, généralement, quand on s'engage à se marier conformément à la volonté de Dieu, c'est dans la perspective d'avoir des enfants, surtout chez les Juifs de l'époque. La Vierge Marie avait donc fait manifestement le vœu de chasteté avec l'agrément de Dieu dès qu'elle fut dans son Temple, c'est-à-dire à l'âge de quatre ans, selon la coutume juive contemporaine. Quant à saint Joseph, il devait lui aussi avoir fait très tôt le même vœu ; et Dieu ne lui aurait pas ordonné de se marier en lui choisissant une femme qui n'aurait pas correspondu à son vœu de chasteté. Dieu ne se contredit pas dans ses desseins. Outre cela, il est logique de soutenir qu'il y a une analogie de proportionnalité propre entre Dieu le Père et le Christ et entre la Vierge Mère et Jésus, car Dieu le Père engendre éternellement son Fils unique selon sa propre substance comme le Vierge Mère a engendré son Fils unique en lui fournissant également de sa propre substance sa nature humaine : Dieu a un Fils unique selon sa Divinité comme la très pure Marie a eu le sien selon son humanité, et ces deux substances sont liées hypostatiquement ou liées dans la même personne, qui se nomme le Verbe de Dieu et qui agit dorénavant au moyen de deux natures parfaites, l'une divine, qui est éternelle et qui vient du Père, et l'autre humaine, qui a eu un commencement temporel et qui vient de Marie. Toutes ces raisons fondées sur la Parole de Dieu nous permettent d'affirmer que la Vierge Marie n'a pu avoir elle aussi qu'un seul Fils qui se trouve être la deuxième Personne de l'immuable et insondable Trinité. On peut même dire que la Vierge Marie est la plus réelle des créatures après Dieu, puisqu'elle a donné l'être humain au Verbe éternel du Père, en qui toutes choses ont la vie, le mouvement et l'être (a). La notion véritable de l'être ne se trouvant que dans son acte final (son entéléchie), c'est-à-dire dans son plein achèvement, dans sa perfection ou dans son total accomplissement, on peut soutenir que cette notion s'applique éminemment ou par antonomase à la Vierge Marie en tant que Mère du Verbe incarné. La dévotion à l'égard de Marie ne peut donc que plaire souverainement à Dieu. Et qui s'obstine, malgré l'autorité de la Sainte Écriture, à ne pas reconnaître la bienheureuse Marie pour Mère risque bien de ne jamais parvenir à la claire vision de Dieu, car cette Reine des vierges est la Porte du ciel (b). Catholiques, n’oublions jamais que la Vierge Marie, l'Immaculée Conception, est la Fille bien aimée du Père, l'Épouse très fidèle du Saint-Esprit et la Mère de Dieu le Fils, et qu'à ce titre elle est l'image parfaite et le Sceau par excellence de la divine Trinité et que nous lui devons une dévotion dont saint Louis Marie Grignion de Montfort est le parangon !]

 

a/ Cf. Colossiens, I, 15-20 ; Actes, XVII, 28 ;

 

b/ Cf. Genèse, XXVIII, 12 ; S. Matthieu, V, 8 : "Heureux les cœurs purs, parce qu'ils verront Dieu." ; cf. S. Jean, II, 3.

 

S. Matthieu, I, 18 :

 

« Or, la naissance de Jésus-Christ arriva ainsi. Alors que Marie, sa mère, avait été fiancée à Joseph, il se trouva avant qu’ils eussent habité ensemble, qu’elle avait conçu par la vertu de l’Esprit-Saint. » [Ce passage de saint Mathieu attestant qu’avant que Joseph eût habité avec Marie prouve donc que celle-ci demeurait en sa virginité, ce qui n’avait pas échappé à saint Irénée (cf. «  Contre les hérésies », III, 21, 4. — « Quant au fait de repousser le mal afin de choisir le bien, ajoute judicieusement saint Irénée au sujet du verset 15 du célèbre chapitre VII d’Isaïe, c’est là, en revanche, le propre de Dieu. »).]

 

S. Matthieu, XIX, 12 :

 

" Et il y a des eunuques qui se sont eux-mêmes rendus tels à cause du Royaume des Cieux. Que celui qui peut comprendre, comprenne!"

 

S. Matthieu, I, 18 :

 

" Or, la génération de Jésus-Christ était telle que : Sa Mère Marie ayant été fiancée à Joseph, avant qu'ils eussent habité ensemble elle se trouva enceinte par la vertu du Saint-Esprit."

 

Genèse, 3 : 14 et 15 :

 

« L'Éternel Dieu dit au serpent : [...] “Je mettrai une hostilité entre toi et la femme, entre ta descendance et sa descendance : celle-ci t'écrasera la tête, et tu l'atteindras au talon.” »

 

Apocalypse, 12 : 1, 3, 4 et 5 :

 

« Un grand signe apparut dans le ciel : une Femme [...] Un autre signe apparut dans le ciel : un grand Dragon couleur de feu [...] Le Dragon [appelé Lucifer, l’antique serpent, le diable et Satan] se tint debout devant la Femme, afin de dévorer son enfant, dès qu'elle l'aurait enfanté. Elle enfanta un fils, un mâle qui doit “faire paître toutes les nations avec un sceptre de fer” (1). Et son enfant fut élevé vers Dieu et vers son trône (2). » [Nous pouvons observer que l’image laissée à Mexico 9 décembre 1531 par la Vierge de Guadalupe représentant sa victoire sur le Dragon confirme le chapitre XII de l’Apocalypse, sachant également qu’en langue indienne « guadalupe » signifie « écraser la tête du serpent » (cf. Genèse, chap. III, verset 15 ; Cantique des cantiques, 3 : 6 ; 4 : 7, 12-15 ; 6 : 9-10 ; 8 : 5.]  

 

1/ Psaumes, 2 : 7 et 9 :

 

« Je publierai le décret de l'Éternel : Il m'a dit : Tu es mon Fils ! C'est moi qui t'ai engendré aujourd'hui. Demande-moi et je te donnerai les nations en héritage, et pour possession les extrémités de la terre ; tu les briseras avec un sceptre de fer. Comme le vase d'un potier, tu les mettras en pièces. »

 

2/ Cf. Actes, 1 : 9 (l'Ascension de Jésus-Christ).

 

S. Jean, 21 : 15, 17 :

 

« Jésus dit à Pierre : “Pais mes Agneaux”. [...] pour la troisième fois [...] Jésus lui dit : “Pais mes Brebis”. » [La fonction pastorale de saint Pierre est ici soulignée intentionnellement par le Fils unique de Dieu.]

 

S. Matthieu, 10 : 34 :

 

« Ne pensez pas que je sois venu jeter la paix sur la terre ; je ne suis pas venu jeter la paix, mais le glaive. »

 

S. Luc, 19 : 12, 15, 27 (Parabole des mines et des talents) :

 

« Jésus dit donc : “Un homme de noble origine s'en alla vers un pays lointain, dans le dessein de recevoir la royauté et de revenir. [...] Et il advint lorsqu'il fut revenu et investi de la royauté, qu'il fit appeler ses serviteurs, auxquels il avait donné l'argent, afin de savoir quelles affaires ils avaient faites. [...] Quant à mes ennemis, ces gens qui ne voulaient pas que je règne sur eux, amenez-les ici et égorgez-les devant moi.” »

 

S. Jean, 18 : 37 :

 

« Pilate donc dit à Jésus : “Alors tu es Roi tout de même ?” Jésus répondit : “Tu le dis : Je suis Roi. Je suis né pour ceci, et je suis venu dans le monde pour ceci : rendre témoignage à la vérité. Quiconque procède de la vérité, écoute ma voix.” »

 

Psaumes, 110, 1-2 :

 

" Oracle de l'Éternel à mon Seigneur : Assieds-toi à ma droite, jusqu'à ce que je fasse de tes ennemis ton marchepied (1). L'Éternel étendra de Sion la sceptre de ta puissance : Domine au milieu de tes ennemis. "

 

1/ Texte cité par Jésus dans : S. Luc, 20 : 42-43 ; S. Marc, 12 : 36 ; S. Matthieu, 22 : 44.

 

Hébreux, 7 : 1, 3, 24, 26, 28 :

 

« Ce Melchisédek était roi de Salem, sacrificateur du Dieu Très-Haut [...] Il est sans père, sans mère, sans généalogie ; il n'a ni commencement de jours, ni fin de vie. [...] ... mais lui (Jésus), parce qu'il demeure éternellement, possède le sacerdoce non transmissible [sacerdoce qui se suffit à lui-même, parce qu'il n'a pas à être transmis, tout en pouvant être participé]. [...] C'est bien un tel souverain sacrificateur qui nous convenait : saint, innocent, immaculé, séparé des pécheurs, et plus élevé que les cieux [...] Cela il l'a fait une fois pour toutes, en s'offrant lui-même. La loi en effet établit comme souverains sacrificateurs des hommes sujets à la faiblesse ; mais la parole du serment postérieur à la loi a établi le Fils qui est parvenu pour toujours à la perfection. »

 

Isaïe, 66 : 7-8 :

 

« Avant d'être en travail, elle a accouché ; avant que les douleurs lui viennent, elle a donné le jour à un fils. Qui a jamais entendu rien de tel ? Qui a jamais vu rien de semblable ? Un pays peut-il naître en un jour ? Une nation est-elle enfantée d'un seul coup, que Sion, à peine en travail, ait enfanté ses fils ? »

 

Hébreux, X, 5-9 :

 

« C'est pourquoi, en entrant dans le monde, le Christ dit : “Tu n'as voulu ni sacrifice ni oblation ; mais tu m'as façonné un corps. Tu n'as agréé ni holocaustes ni sacrifices pour les péchés. Alors j'ai dit : Voici je viens, car c'est de moi qu'il est question dans le rouleau du livre, pour faire, ô Dieu, ta volonté (1).” »

 

1/ Psaumes, 40 : 7-8.

 

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