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16 mars 2013 6 16 /03 /mars /2013 16:34

 

Les Juifs lui répondirent : « N’avons-nous pas raison de dire que vous êtes un Samaritain et que vous êtes possédé d’un démon ? » Jésus répondit : « Il n’y a point en moi de démon[U1]  ; mais j’honore mon Père, et vous, vous m’outragez. Pour moi, je n’ai pas souci de ma gloire : il est quelqu’un qui en prend soin et qui fera justice. En vérité, en vérité, je vous le dis, si quelqu’un garde ma parole, il ne verra jamais la mort. »

Les Juifs lui dirent : « Maintenant nous voyons bien que tu es possédé d’un démon. Abraham est mort, les prophètes aussi, et vous, vous dites : Si quelqu’un garde ma parole, il ne verra jamais la mort. Êtes-vous plus grand que notre père Abraham, qui est mort ? » Jésus répondit : « Si je me glorifie moi-même, ma gloire n’est rien ; c’est mon Père qui me glorifie, lui dont vous dites qu’il est votre Dieu ; et pourtant vous ne le connaissez pas ; mais moi, je le connais ; et si je disais que je ne le connais pas, je serais semblable à vous, un menteur. Mais je le connais et je garde sa parole. Abraham, votre père, a tressailli de joie de ce qu’il devait voir mon jour ; il l’a vu, et il s’est réjoui. » Les Juifs lui dirent : « Vous n’avez pas encore cinquante ans, et vous avez vu Abraham ! » Jésus leur répondit : « En vérité, en vérité, avant qu’Abraham fût, JE SUIS. »

Alors ils prirent des pierres pour les lui jeter ; mais Jésus se cacha, et sortit du Temple. [Conclusion : Un catholique est un homme qui atteste la Parole de Dieu et le Témoignage ou la Révélation de son Fils unique en obéissant à son Père céleste et en gardant la  Parole de son Fils (cf. S. Luc, 3 : 21-22 ; 9 : 34-35 ; S. Jean, 1 : 29-34 ; 3 : 17, 36 ; 14 : 23 ; Apocalypse ou Révélation de Jésus-Christ, 1 : 1-2). Or Jésus a dit aux Juifs qui refusaient de croire à sa Parole qu’il n’étaient pas des enfants d’Abraham, c’est-à-dire de vrais Juifs, mais qu’ils avaient le diable pour père. Tous ceux qui le nient, à la suite du pseudo Concile Vatican II depuis Jean XXIII jusqu’à Benoît XVI, ont donc eux aussi le diable pour père et ne peuvent plus être considérés comme des catholiques authentiques, mais comme des apostats ou des hérétiques notoires.]

 

S. Jean, 10 : 11, 14-18, 24– 39 :

 

« […] Je suis le bon pasteur. Le bon pasteur donne sa vie pour ses brebis. […] Je suis le bon pasteur ; je connais mes brebis, et mes brebis me connaissent, comme mon Père me connaît, et que je connais mon Père, et je donne ma vie pour mes brebis. J’ai encore d’autre brebis, qui ne sont pas de cette bergerie ; il faut que je les amène, et elles entendront ma voix, et il y aura une seule bergerie, un seul pasteur. C’est pour cela que mon Père m’aime, parce que je donne ma vie pour la reprendre. Personne ne me la ravit, mais je la donne de moi-même ; j’ai le pouvoir de la donner, et le pouvoir de la reprendre : tel est l’ordre que j’ai reçu de mon Père. » […] Les Juifs l’entourèrent donc et lui dirent : « Jusqu’à quand tiendrez-vous notre esprit en suspens ? Si vous êtes le Christ dites-le nous franchement. » Jésus leur répondit : « Je vous l’ai dit, et vous ne me croyez pas : les œuvres que je fais au nom de mon Père rendent témoignage de moi ; mais vous ne croyez point, parce que vous n’êtes pas de mes brebis. Mes brebis entendent ma voix ; je les connais, et elles me suivent. Et je leur donne une vie éternelle, et elles ne périront jamais, et nul ne les ravira de ma main ; mon Père, qui me les a données, est plus grand que tous, et nul ne peut les ravir de la main de mon Père. Mon Père et moi nous sommes un. »

Les Juifs ramassèrent de nouveau des pierres pour le lapider. Jésus leur dit : « J’ai fait devant vous beaucoup d’œuvres bonnes qui venaient de mon Père : pour laquelle de ces œuvres me lapidez-vous ? » Les Juifs lui répondirent : « Ce n’est pas pour une bonne œuvre que nous vous lapidons, mais pour un blasphème, et parce que, étant homme, vous vous faites Dieu. » Jésus leur répondit : « N’est-il pas écrit dans votre Loi : J’ai dit : Vous êtes des dieux (cf. Psaumes, 81 : 6) ? Si la Loi appelle dieux ceux à qui la parole de Dieu a été adressée, et si l’Écriture ne peut être anéantie, comment dites-vous à celui que le Père a sanctifié et envoyé dans le monde : Vous blasphémez, parce que j’ai dit : Je suis le Fils de Dieu ? Si je ne fais pas les œuvres de mon Père, ne me croyez pas. Mais si je les fais, lors même que vous ne voudriez pas me croire, croyez à mes œuvres : afin que vous sachiez et reconnaissiez que le Père est en moi, et que je suis dans le Père. » Là-dessus, ils cherchèrent de nouveau à se saisir de lui, mais il s’échappa de leurs mains.

 

S. Jean, 11 : 39-44 (La résurrection de Lazare) :

 

« Ôtez la pierre », dit Jésus. Marthe, la sœur de celui qui était mort, lui dit : « Seigneur, il sent déjà, car il y a quatre jours qu’il est là. » Jésus lui dit : « Ne vous ai-je pas dit que, si vous croyez, vous verrez la gloire de Dieu ? » Il ôtèrent donc la pierre ; et Jésus leva les yeux en haut, et dit : « Père, je vous rends grâce de ce que vous m’avez exaucé. Pour moi, je savais que vous m’exaucé toujours ; mais j’ai dit cela à cause de la foule qui m’entoure, afin qu’ils croient que c’est vous qui m’avez envoyé. » Ayant ainsi parlé, il cria d’une voix forte : « Lazare, sors ! » Et le mort sortit, les pieds et les mains liés de bandelettes, et le visage enveloppé d’un suaire. Jésus leur dit : « Déliez-le, et laissez-le aller. »

 

S. Jean, 12 : 23-29, 44-50 (Entrée triomphale de Jésus à Jérusalem) :

 

Jésus répondit aux païens : « […] Si quelqu’un veut être mon serviteur, qu’il me suive, et là où je suis, là aussi sera mon serviteur. Si quelqu’un me sert, mon Père l’honorera. Maintenant mon âme est troublée ; et que dirai-je ?... Père, délivrez-moi de cette heure… Mais c’est pour cela que je suis arrivé à cette heure. Père, glorifiez votre Fils. » Et une voix vint du ciel : « Je l’ai glorifié, et je le glorifierai encore. »

[…] Or, Jésus éleva la voix et dit : « Celui qui croit en moi, croit, non pas en moi, mais en Celui qui m’a envoyé. Et celui qui me voit, voit Celui qui m’a envoyé. Je suis venu dans le monde comme une lumière, afin que celui qui croit en moi, ne demeure pas dans les ténèbres. Si quelqu’un entend ma parole, et ne la garde pas, moi je ne le juge point ; car je suis venu non pour juger le monde, mais pour sauver le monde. Celui qui me méprise et ne reçoit pas ma parole, il a son juge : c’est la parole même que j’ai annoncée ; elle le jugera au dernier jour. Car je n’ai point parlé de moi-même ; mais le Père, qui m’a envoyé, m’a prescrit lui-même ce que je dois dire et ce que je dois enseigner. Et je sais que son commandement est la vie éternelle. Les choses donc que je dis, je les dis comme mon Père me les a enseignées. »

 

S. Jean, 13 : 1-4 (Pendant la dernière cène) :

 

Avant la Pâques, Jésus, sachant, sachant que son heure était venue de passer de ce monde à son Père, après avoir aimé les siens qui étaient dans le monde, les aima jusqu’à la fin. Pendant le souper, lorsque déjà le diable avait mis dans le cœur de Judas, fils de Simon Iscariote, le dessein de le livrer, Jésus, qui savait que son Père avait remis toutes choses entre ses mains, et qu’il était sorti de Dieu et s’en allait à Dieu, se leva de table, posa son manteau, et, ayant pris un linge, il s’en ceignit […].

 

S. Jean, 14 : 1-31 :

 

« Que votre cœur ne se trouble point. Vous croyez en Dieu, croyez aussi en moi. Il y a beaucoup de demeures dans la maison de mon Père ; s’il en était autrement, je vous l’aurais dit, car je vais vous y préparer une place. Et lorsque je m’en serai allé et que je vous aurai préparé une place, je reviendrai, et je vous prendrai avec moi, afin que là où je suis, vous y soyez aussi ; et là où je vais, vous en savez le chemin. »

Thomas lui dit : « Seigneur, nous ne savons pas où vous allez ; comment donc en saurions-nous le chemin ? » Jésus lui dit : « Je suis le chemin, la vérité et la vie ; nul ne vient au Père que par moi. Si vous m’aviez connu, vous auriez aussi connu mon Père… dès à présent vous le connaissez et vous l’avez vu. » Philippe lui dit : « Seigneur, Montrez-nous le Père, et cela nous suffit. » Jésus lui répondit : « Il y a longtemps que je suis avec vous, et tu ne m’as pas connu ? Philippe, celui qui m’a vu, a vu aussi le Père. Comment peux-tu dire : Montrez-nous le Père ? Ne crois-tu pas que je suis dans le Père, et que le Père est en moi ? Les paroles que je vous dis, je ne les dis pas de moi-même : le Père qui demeure en moi fait lui-même ces œuvres. Croyez-le du moins à cause de ces œuvres.

En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui croit en moi fera aussi les œuvres que je fais, et il en fera de plus grandes, parce que je m’en vais au Père, et que tout ce que vous demanderez au Père en mon nom, je le ferai, afin que le Père soit glorifié dans le Fils. Si vous me demandez quelque chose en mon nom, je le ferai.

Si vous m’aimez, gardez mes commandements. Et moi je prierai le Père, et il vous donnera un autre Consolateur, pour qu’il demeure toujours avec vous ; c’est l’Esprit de vérité, que le monde ne peut recevoir, parce qu’il ne le voit point et ne le connaît point ; mais vous, vous le connaissez, parce qu’il demeure au milieu de vous ; et il sera en vous. Je ne vous laisserez point orphelins ; je viendrai à vous. Encore un peu de temps et le monde ne me verra plus ; mais vous, vous me verrez, parce que je vis, et que vous vivrez. En ce jour-là, vous connaitrez que je suis en mon Père, et vous en moi, et moi en vous.

Celui qui a mes commandements et qui les garde, c’est celui-là qui m’aime ; et celui qui m’aime sera aimé de mon Père ; et moi je l’aimerai, et je me manifesterai à lui. » Judas, non pas l’Iscariote , lui dit : « Seigneur, comment se fait-il que vous vouliez vous manifester à nous, et non au monde ? Jésus lui répondit : « Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole, et mon Père l’aimera, et nous viendrons à lui, et nous ferons chez lui notre demeure. Celui qui ne m’aime pas, ne gardera pas mes paroles. Et la parole que vous entendez n’est pas de moi, mais du Père qui m’a envoyé.

Je vous ai dit ces choses pendant que je demeure avec vous. Mais le Consolateur, l’Esprit-Saint, que mon Père enverra en mon nom, lui, vous enseignera toutes choses, et vous rappellera tout ce que je vous ai dit. Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix ; je ne la donne pas comme la donne le monde. Que votre cœur ne se trouble point et ne s’effraye point. Vous avez entendu que je vous ai dit : Je m’en vais, et je reviens à vous. Si vous m’aimiez, vous vous réjouiriez de ce que je vais au Père, car mon Père est plus grand que moi. Et maintenant je vous ai dit ces choses avant qu’elles n’arrivent, afin que, quand elles seront arrivées, vous croyiez. Je ne m’entretiendrai plus guère avec vous, car le Prince de ce monde vient et il n’a rien en moi. Mais afin que le monde sache que j’aime mon Père, et que j’agis selon le commandement que mon Père m’a donné, levez-vous, partons d’ici. »

 

S. Jean, 15 : 1-25 :

 

« Je suis la vraie vigne, et mon Père est le vigneron. Tout sarment qui en moi ne porte pas de fruit, il le retranche ; et tout sarment qui porte du fruit, il l’émonde, afin qu’il en porte davantage. Déjà vous êtes purs, à cause de la parole que je vous ai annoncé. Demeurez en moi, et moi en vous. Comme le sarment ne peut de lui-même porter du fruit, s’il ne demeure uni à la vigne, ainsi vous ne le pouvez non plus, si vous ne demeurez en moi. Je suis la vigne, vous êtes les sarments. Celui qui demeure en moi, et en qui je demeure, porte beaucoup de fruits : car, séparés de moi, vous ne pouvez rien faire. Si quelqu’un ne demeure pas en moi, il est jeté dehors, comme le sarment, et il sèche ; puis on ramasse ces sarments, on le jette au feu, et ils brûlent. Si vous demeurez en moi, et que mes paroles demeurent en vous, vous demanderez ce que vous voudrez, et cela vous sera accordé. C’est la gloire de mon Père que vous portiez beaucoup de fruits, et que vous soyez mes disciples.

« Comme mon Père m’a aimé, moi aussi je vous aimés : demeurez dans mon amour. Si vous gardez mes commandements, vous demeurerez dans mon amour, comme moi-même j’ai gardé les commandements de mon Père, et comme je demeure dans son amour. Je vous ai dit ces choses, afin que ma joie soit en vous, et que votre joie soit parfaite.

« Ceci est mon commandements, que vous vous aimiez les uns les autres, comme je vous ai aimés. Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis. Vous êtes mes amis, si vous faites ce que je vous commande. Je ne vous appelle plus serviteurs, parce que le serviteur ne sait pas ce que fait son maître ; mais je vous ai appelés amis, parce que tout ce que j’ai entendu de mon Père, je vous l’ai fait connaître. Ce n’est pas vous qui m’avez choisi ; mais c’est moi qui vous ai choisis et qui vous ai établis, pour que vous alliez et portiez du fruit, que votre fruit demeure, et que le Père vous accorde ce que vous lui demanderez en mon nom. Ce que je vous commande, c’est de vous aimer les uns les autres.

« Si le monde vous hait, sachez qu’il m’a haï le premier. Si vous étiez du monde, le monde aimerait ce qui lui appartiendrait en propre ; mais parce que vous n’êtes pas du monde, à cause de cela, le monde vous hait. Souvenez-vous de la parole que je vous ai dite : Le serviteur n’est pas plus grand que le maître. S’ils m’ont persécuté, ils vous persécuteront, vous aussi ; s’ils ont gardé ma parole, ils garderont aussi la vôtre. Mais ils vous feront toutes ces choses à cause de mon nom, parce qu’ils connaissent pas Celui qui m’a envoyé. Si je n’étais pas venu, et si je ne leur avais point parlé, ils seraient sans péché ; mais maintenant leur péché est sans excuse. Celui qui me hait, hait aussi mon Père. Si je n’avais pas fait au milieu d’eux des œuvres que nul autre n’a faites, ils seraient sans péché ; mais maintenant ils ont vu, et ils me haïssent, moi et mon Père. Mais cela est arrivé afin que s’accomplît la parole écrite dans leur Loi : “ ils m’on haï sans raison ” (Psaumes, 34 : 19, et 68 : 5). »

 

S. Jean, 16 : 1-15 (Persécutions des disciples de Jésus et l’œuvre du Saint-Espri) :

 

« Je vous ai dit ces choses, afin que vous ne soyez pas scandalisés. Ils vous chasserons des synagogues ; et même l’heure vient où quiconque vous fera mourir, croira faire à Dieu un sacrifice agréable. Et ils agiront ainsi, parce qu’ils n’ont connu ni mon Père ni moi. Mais je vous l’ai dit afin que, lorsque l’heure sera venue, vous vous souveniez que je vous l’ai annoncé. Je ne vous en ai pas parlé au commencement, parce que j’étais avec vous.

« Et maintenant que je m’en vais à Celui qui m’a envoyé, aucun de vous ne me demande : Où allez-vous ? Mais parce que je vous ai dit ces choses, la tristesse a rempli votre cœur. Cependant je vous dis la vérité : il vous est bon que je m’en aille ; car, si je ne m’en vais pas, le Consolateur ne viendra pas en vous ; mais si je m’en vais, je vous l’enverrai. Et quand il sera venu, il convaincra le monde au sujet du péché, de la justice et du jugement : au sujet du péché, parce qu’ils n’ont pas cru en moi ; au sujet de la justice, parce que je vais au Père, et que vous ne me verrez plus ; au sujet du jugement, parce que le Prince de ce monde est jugé.

« J’ai encore beaucoup de choses à vous dire ; mais vous ne pouvez les porter à présent. Quand le Consolateur, l’Esprit-Saint sera venu, il vous guidera dans toute la vérité. Car il ne parlera pas de lui-même, mais il dira tout ce qu’il aura entendu, et il vous annoncera les choses à venir. Celui-ci me glorifiera, parce qu’il recevra de ce qui est à moi, et il vous l’annoncera. Tout ce que le Père a est à moi. C’est pourquoi j’ai dit qu’il recevra ce qui est à moi, et qu’il vous l’annoncera. […] »

 

S. Jean, 17 : 1-5, 18-26 (Jésus prie son Père) :

 

Ayant ainsi parlé, Jésus leva les yeux au ciel et dit : « Père, l’heure est venue, glorifiez votre Fils, afin que votre Fils vous glorifie, puisque vous lui avait donné l’autorité sur toute chair, afin qu’à toux ceux que vous lui avez donnés, il donne la vie éternelle. Or, la vie éternelle, c’est qu’ils vous connaissent, vous, le seul vrai Dieu, et celui que vous avez envoyé, Jésus Christ. Je vous ai glorifié sur la terre, j’ai achevé l’œuvre que vous m’avez donné à faire. Et maintenant à vous, Père, glorifiez-moi auprès de vous, de la gloire que j’avais auprès de vous, avant que le monde fût. […]

« Comme vous m’avez envoyé dans le monde, je les ai aussi envoyés dans le monde. Et je me sanctifie moi-même pour eux, afin qu’eux aussi soient sanctifiés en vérité.

 

À SUIVRE

 

 


 [U1]ais

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16 mars 2013 6 16 /03 /mars /2013 16:32

 

 

« Je ne prie pas pour eux seulement, mais pour ceux qui, par leur prédication, croiront en moi, pour que tous soient un, comme vous, monPère, vous êtes en moi, et moi en vous, pour que, eux aussi, soient un en nous, afin que le monde croie que vous m’avez envoyé. Et je leur ai donné la gloire que vous m’avez donné, afin qu’ils soient un comme nous sommes un, moi en eux, et vous en moi, afin qu’ils soient parfaitement un, et que le monde connaisse que vous m’avez envoyé, et que vous les avez aimés comme vous m’avez aimé. Père, ceux que vous m’avez donnés, je veux que là où je suis, ils y soient avec moi, afin qu’ils voient la gloire que vous m’avez donnée, parce que vous m’avez aimé avant la création du monde. Père juste, le monde ne vous a pas connu ; mais moi, je vous ai connu, et ceux-ci ont connu que c’est vous qui m’avez envoyé. Et je leur ai fait connaître votre nom, et je le leur ferai connaître, afin que l’amour dont vous m’avez  aimé soit en eux, et que je sois moi aussi en eux. »

 

S. Jean, 18 : 10-11, 37-40 (Jésus chez Pilate) :

 

Alors Simon Pierre, qui avait une épée, la tira, et frappant le serviteur du grand prêtre, il lui coupa l’oreille droite : ce serviteur s’appelait Malchus. Mais Jésus dit à Pierre : « Remets ton épée dans le fourreau. Ne boirai-je donc pas le calice que mon Père m’a donné ? » […]

Pilate lui dit (à Jésus) : « Tu es donc roi ? » Jésus répondit : « Tu le dis, je suis roi. Je suis né et je suis venu dans le monde pour rendre témoignage à la vérité : quiconque est de la vérité écoute ma voix. » Pilate lui dit : « Qu’est-ce que la vérité ? » Ayant dit cela, il sortit de nouveau pour aller vers les Juifs, et il leur dit : « Pour moi, je ne truve aucun crime en lui. Mais c’est la coutume qu’à la fête de Pâques je vous délivre quelqu’un. Voulez-vous que je vous délivre le roi des Juifs ? » Alors tous crièrent de nouveau : « Non pas lui, mais BARABBAS. » Or, Barabbas était un brigand.

 

S. Jean, 19 : 28-30 (Jésus au Calvaire) :

 

Après cela, sachant que tout était maintenant consommé, afin que l’Écriture s’accomplît, dit : « J’ai soif ». Il y avait là un vase plein de vinaigre ; les soldats en remplirent une éponge, et l’ayant fixée au bout d’une tige d’hysope, ils l’approchèrent de sa bouche. Quand Jésus eut pris le vinaigre, il dit : « Tout est consommé », et baissant la tête, il rendit l’esprit.

 

S. Luc, 23 : 34, 46 (Jésus au Calvaire) :

 

Lorsqu’ils furent arrivés au lieu appelé Calvaire, ils l’y crucifiè, ainsi que les malfaiteurs, l’un à droite, l’autre à gauche. Mais Jésus disait : « Père, pardonnez-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font. » […] C’était environ la sixième heure [midi], quand les ténèbres couvrirent la terre jusqu’à la neuvième heure. Le soleil s’obscurcit, et le voile du Temple se déchira par le milieu. Et Jésus s’écria d’une voix forte : « Père, je remets mon esprit entre vos mains. » En disant ces mots, il expira.

 

S. Jean, 20 : 13-31 (Jésus ressuscité apparaît à Marie-Madeleine et à ses disciples) :

 

 […] Et ceux-ci [deux anges] lui dirent : « Femme, pourquoi pleurez-vous ? » Elle leur dit : « Parce qu’ils ont enlevé mon Seigneur, et je ne sais où ils l’ont mis. » Ayant dit ces mots, elle se retourna, et vit Jésus debout ; et elle ne savait pas que c’était Jésus. Jésus lui dit : « Femme, pourquoi pleurez-vous ? Qui cherchez-vous ? » Elle, pensant que c’était le jardinier, lui dit : « Seigneur, si c’est vous qui l’avez emporté, dites-moi où vous l’avez mis, et j’irai le prendre. » Jésus lui dit : « Marie ! » Elle se retourna et lui dit en hébreu : « Rabboni ! » c’est-à-dire Maître. Jésus lui dit : « Ne me touchez point, car je ne suis pas encore remonté vers mon Père. Mais allez à mes frères, et dites-leur : je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu. » Marie-Madeleine alla annoncer aux disciples qu’elle avait vu le Seigneur, et qu’il lui avait dit ces choses.

Le soir de ce même jour, le premier de la semaine, les portes du lieu où se trouvaient les disciples étant fermées, parce qu’ils craignaient les Juifs, Jésus vint, et se présentant au milieu d’eux, il leur dit : « Paix avec vous ! » Ayant ainsi parlé, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples furent remplis de joie en voyant le Seigneur. Il leur dit une seconde fois : « Paix avec vous ! Comme mon Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie. » Après ces paroles, il souffla sur eux et leur dit : « Recevez l’Esprit-Saint. Ceux à qui vous remettrez les péchés, ils leur seront remis ; et ceux à qui vous les retiendrez, ils leur seront retenus. »

Mais Thomas, l’un des Douze, celui qu’on appelle Didyme, n’était pas avec eux lorsque Jésus vint. Les autres disciples lui dirent donc : « Nous avons vu le Seigneur. » Mais il leur dit : « Si je ne vois dans ses mains la marque des clous, et si je ne mets mon doigt à la place des clous, et ma main dans son côté, je ne croira point. »

Huit jours après, les disciples étant encore dans le même lieu, et Thomas avec eux, Jésus vint, les portes étant fermées, et se tenant au milieu d’eux, il leur dit : « Paix avec vous ! » Puis il dit à Thomas : « Mets ici ton doigt, et regarde mes mains ; approche aussi ta main et mets-la dans mon côté ; et ne sois pas incrédule, mais croyant. » Thomas lui répondit : « Mon Seigneur, et mon Dieu ! » Jésus lui dit : « Parce que tu m’as vu, tu as cru. Heureux ceux qui n’ont pas vu et qui ont cru. »

Jésus a fait encore, en présence de ses disciples, beaucoup de miracles qui ne sont pas écrits dans ce livre. Mais ceux-ci ont été écrits, afin que vous croyiez que  Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et qu’en croyant vous ayez la vie en son nom.

 

I Corinthiens, 15 : 24-28 :

 

« […] Puis ce sera la fin, quand le Christ remettra le royaume à Dieu le Père, après avoir anéanti toute principauté, toute puissance et toute force. Car il faut qu’il règne “ jusqu’à ce qu’il ait mis tous ses ennemis sous ses pieds ” (Psaumes, 109 : 1). Le dernier ennemi qui sera détruit, c’est la mort ; car “ il a tout mis sous ses pieds ”. Mais lorsque l’Ecriture dit que tout lui a été soumis, il est clair que c’est en exceptant Celui qui lui aura soumis toutes choses, afin que Dieu soit tout en tous (cf. S. Irénée, « Contre les hérésies », V, 36, 2).

 

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DOSTOïEVSKI, « LES FRÈRES KARAMAZOV » : « SI DIEU N’EXISTE PAS , TOUT EST PERMIS ».

 

C’EST CE QUE LA FRANC-MAÇONNERIE ENSEIGNE SOUS L’INSPIRATION DU DÉMON.

 

CF. L’ENCYCLIQUE « HUMANUM GENUS » DU PAPE LÉON III (20 AVRIL 1884).

 

«  Si Dieu n’existe pas, tout est permis. » Cette phrase, extraite des « Frères Karamazov » de Dostoïevski, a le mérite de poser les liens de Dieu et de la Morale et d’en tirer toutes les conséquences sur le plan du Droit. Mais avant d’aller plus loin définissons d’abord les termes que nous utiliserons. La Morale concerne notre comportement et notre devoir d’éviter le mal et de faire le bien dans tous les domaines de la vie. Le bien, quant à lui, est de l’ordre de l’être, de la plénitude, de l’achèvement parfait ; et c’est la raison pour laquelle Dieu se nomme « JE SUIS » (Exode, 3 : 14), c’est-à-dire l’Éternel, l’Incréé, le souverain Bien. Quant au mal, il ne peut venir que du créé et se caractérise donc par un manque d’un bien dû ou d’être dans l’importe quel domaine. Ainsi le péché est de cet ordre comme une offense à l’Être même qui est le premier principe et la fin de toutes choses. Dieu étant le Créateur de la nature (cf. Genèse, 1, 1), il en est par conséquent son Législateur suprême, et il est également la cause première de la grâce pour nous mériter la vie éternelle (cf. Romains, 6 : 23). Or la nature et la grâce ne peuvent se contredire, car Dieu est Un (cf. Hébreux, 13 : 8). Nous concluons donc que tout État qui prétend s’identifier au Droit naturel commet un acte blasphématoire en se substituant à l’autorité de Dieu ; et que tout homme qui soutient cette position par ses paroles et ses actes encourt la damnation éternelle et suscite la colère de Dieu (cf. Apocalypse, 6 : 17). Nous en voyons l’exemple avec l’avortement, le mariage, l’usure, le Talmud, etc. L’Apocalypse ou la Révélation de Jésus-Christ nous en donne la confirmation : rien n’échappe à Dieu !

 

 

FIN

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7 mars 2013 4 07 /03 /mars /2013 16:28

 

YouTube - Les stupéfiantes hérésies de Benoît XVI

 

Voir également notre site :

 

 http://www.premiumorange.com/thomiste/ 

 

 

et cliquez sur : babylone.htm et :

 

Le Grand Réveil | Révélations pour la fin des temps

 

Cf. II Thessaloniciens, II, 11-12 :

 

« C’est pourquoi Dieu leur envoie une influence qui les égare, qui les pousse à croire le mensonge

[ou à ne pas croire à la véracité de ce qui nous est révélé ci-dessus], en sorte que soient

condamnés tous ceux qui auront refusé de croire la vérité et pris parti pour le mal. »

 

 

ROME OU LA VILLE AUX 7 COLLINES AVEC SES 7 ANTIPAPES ET L’ANTÉCHRIST.

 

 

Prophétie ou non, qui peut nous garantir de vivre une heure de plus ? À tout instant Dieu peut nous condamner pour l’éternité. Il faut donc être toujours prêt de remettre notre esprit entre les mains de notre Père céleste avec un cœur brisé et esprit contrit (cf. S. Ignace de Loyola, « Exercices spirituels », Premier exercice des trois péchés).

Saint Irénée, dans son traité « Contre les hérésies », Livre IV, 26, 1, nous dit que « toute prophétie, avant son accomplissement, n’est qu’égnimes et ambiguïtés pour les hommes ; mais, lorsqu’arrive le moment et que s’accomplit la prédiction, alors celle-ci trouve son exacte interprétation ». Et en 21, 2, dudit Livre, citant l’épître aux Romains, versets 10-12, Dieu annonce prophétiquement : « J’ai aimé Jacob, et j’ai haï Esaü », avant même qu’ils fussent nés, saint Irénée nous dit que c’est parce que « Dieu connaît les choses cachées » et « sait toutes choses avant qu’elles arrivent ». Cette ambiguïté de toute prophétie n’est-elle pas également salutaire du fait que le vieil homme qui est en nous remettrait au lendemain sa résolution de se repentir et de réformer sa vie en attendant sa réalisation surtout lorsqu’il s’agit des derniers temps ?

Quand on lit et médite attentivement le chapitre XVII de l’Apocalypse ou de la Révélation de Jésus-Christ, on se rend compte que tout converge vers la ville aux sept collines, c’est-à-dire vers Rome, la Grande Cité, la Prostituée, Babylone la Grande (cf. Ap., versets 5, 9, 16 et 18), qui, selon le Secret de La Salette perdra la foi et deviendra le siège de l’Antéchrist, lequel exercera son influence démoniaque sur les rois de la terre avec la complicité des faux Juifs ou des talmudistes et des francs-maçons, leurs valets. La ville de Rome avec ses sept têtes ou ses sept antipapes qui se succèdent n’est-elle pas logiquement la ville sur laquelle la Prostituée est assise ? Cette prostitution de la foi catholique s’est effectivement manifestée dès l’ouverture du pseudo Concile Vatican II avec l’antipape Jean XXIII et a été entérinée par tous les autres antipapes qui ont suivi. Ratzinger/Benoît XVI, le 5e, après un règne de 7 ans, laisserait la place à un 6e puis à un 7e qui serait l’Antéchrist (cf. Apocalypse, 17 : 11). Nous notons également que le chapitre suivant, le chapitre 18, nous révèle que cette Grande Cité, la Grande Cité de la confusion des oui et des non (cf. S. Matthieu, 5 : 37 ; II Corinthiens, 1 : 17-20 ; S. Jacques, 5 : 12), depuis le pseudo Concile Vatican II, sera détruite, consumée par le feu, par « Dieu qui l’a condamnée » (Ap. 18 : 8) pour ses « prostitutions » et son « luxe effréné » (Ap., 18 : 3, — ce que nous confirme paradoxalement la fin de la fameuse « Prophétie des Papes » : « Celles-ci [les nombreuses tribulations] terminées, la ville aux sept collines sera détruite ; et le Juge redoutable jugera le peuple » : « Quibus transactis, civitas septicollis diruetur ; et Judex tremendus judicabit populum » [destruction à laquelle Ninive, « la grande ville », a échappé du fait de sa conversion : Jonas, 3 : 2 et, cf. les versets 4-5, 10 – mais il n’est pas écrit, comme dans l’Apocalypse ou la Révélation de Jésus-Christ, ch. 1, verset 1 : « ce qui doit arriver » : « quæ oporter fieri », alors que les clercs et la plupart des simples membres inféodés au pseudo Vatican II le nient effrontément !]. — Curieuse façon de récompenser ceux de la Rome actuelle qui auraient été fidèles à la mission qui leur avait été confiée depuis Jean XXIII de garder le bon dépôt de la foi et l’enrichissant sans rien retrancher !). C’est la seule conclusion qui nous satisfait en attendant sa réalisation qui devrait la confirmer. Nous ne voyons d’ailleurs pas comment nous pourrions soutenir le contraire sans nous opposer à l’Apocalypse ou à la Révélation de Jésus-Christ que Dieu lui donna (« quam dedit illi Deus ») pour la faire connaître par son Ange à l’apôtre saint Jean, son serviteur, et sans rien y ajouter ni retrancher pour ne pas être « retranché de l’arbre de Vie et de la Cité Sainte décrits dans ce livre » (Cf. Apocalyse, 1 : 1-2 ; 22 : 18-19).

 

Dieu seul en est le Maître ! Puisse notre Père céleste nous enseigner à faire sa volonté et à nous recueillir afin de marcher continuellement en sa présence et être parfaits (cf. S. Jean, 15 : 5 ; 6 : 63 ; S. Luc, 17-20-21 ; S. Jean, 14 : 23 ; Psaumes, 142 : 10 ; S. Matthieu, 5 : 48 ; Genèse, 17 : 1 ; I Pierre, 1 : 15-16 ; II Pierre, 3 : 9 ; I Thessaloniciens, 4 : 3 ; « Exercices spirituels » de saint Ignace de Loyola, Annotations, la Deuxième : il s’agit « de sentir et de goûter les choses intérieurement » : autographe espagnol : « el sentir y gustar de las cosas internamente », sans oublier le « Discenement des esprits » ni la onzième règle pour penser avec l’Église, § 363, qui vaut de l’or) !    

 

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(330) DE LA SOUMISSION À L’ÉGLISE

 

Règles à suivre pour ne nous écarter jamais des véritables

sentiments que nous devons avoir dans l’Église militante.

 

§ 363. Onzième règle. Louer la théologie positive et scolastique : car, comme c’est particulièrement le propre des Docteurs positifs, tels que saint Jérôme, saint Augustin, saint Grégoire, et les autres, d’exciter les affections et de porter les hommes à aimer et à servir de tout leur pouvoir Dieu, notre Seigneur ; ainsi le but des Scolastiques, tels que saint Thomas, saint Bonaventure, le Maître des Sentences, et ceux qui les ont suivis, est de définir et d’expliquer, selon le besoin des temps modernes, les choses nécessaires au salut éternel, d’attaquer et de manifester clairement toutes les erreurs et les faux raisonnements des ennemis de l’Église. En effet, plus récents que les premiers, non-seulement ils se servent avantageusement de l’intelligence de la sainte Écriture et des écrits des saint Docteurs positifs ; mais éclairés et enseignés eux-mêmes par la vertu divine, ils s’aident encore, pour notre instruction, des Conciles de notre Mère la sainte Église.

 

NOTRE CONCLUSION AU SUJET DES RÈGLES DE SOUMISSION À L’ÉGLISE

 

Ces règles fondamentales pour sentir avec l’Église nous ont permis de constater que le pseudo Concile Vatican II contient des textes qui contredisent manifestement la foi de l’apôtre Pierre sur lequel le Verbe incarné a bâti son Église (cf. S. Matthieu, 16 : 17-18). En nous référant aux versets 12 et 13 du chapitre II de l’épître aux Thessaloniciens, qui oserait, en prétendant  soutenir à l’encontre de saint Paul, l’apôtre des nations, que « ceux qui  ont refusé de croire à la vérité » continuent de jouir de la grâce sanctifiante ? Cela nous paraîtrait contradictoire.

 

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5 mars 2013 2 05 /03 /mars /2013 16:23

 

 

L’ARGUMENT PÉREMPTOIRE DE S. IRÉNÉE SUR LE RÔLE NÉCESSAIRE DU VIIe MILLÉNAIRE :

PROPÉDEUTIQUE POUR L’ACCÈS AU CIEL.

SAINT  IRÉNÉE (135/140-202/203)

ÉVÊQUE DE LYON

HONORÉ PAR L’ÉGLISE COMME MARTYR

SAINT  IRÉNÉE (135/140-202/203)

ÉVÊQUE DE LYON

HONORÉ PAR L’ÉGLISE COMME MARTYR

LE FONDATEUR DE LA THÉOLOGIE CATHOLIQUE

ET

LE MARTEAU DES HÉRÉSIES

(jamais réfuté ni nommément condamné)

« CONTRE LES HÉRÉSIES »

DÉNONCIATION ET RÉFUTATION

DE LA GNOSE AU NOM MENTEUR

dont le vrai titre est :

«  FAUSSE GNOSE DÉMASQUÉE ET RÉFUTÉE »

(Elegcoς kaί anatroph thς yeudwnumou gnώsewς)

Traduction française par Adelin Rousseau

Moine de l’Abbaye d’Orval

Internet : www.JESUSMARIE.com et

Saint Irénée de Lyon : table des matières

    

UN RAPPEL :

 

CATÉCHISME DU SAINT CONCILE DE TRENTE,

L E   L I V R E   D’ O R

 

Chapitre 10, Du neuvième article du Symbole

« Je crois la sainte Église catholique, la Communion des Saints.

§ 4. – Caractères propres de l’Église : Unité.

Un seul Chef invisible : N.S. Jésus-Christ. – Un seul Chef visible

successeur légitime de S. Pierre. – S. Irénée, S. Cyprien,

S. Jérôme, S. Basile, S. Ambroise, S. Paul

parlent dans le même sens.

Page 122 : Longtemps avant S. Jérôme,

S. Irénée avait parlé dans le même sens (2) …

2) S. Irénée, « Contre les hérésies », livre III,

Préliminaire.

 

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SI LA PROMESSE DE DIEU FAITE À ABRAHAM NE SE RÉALISE PAS,

ALORS LE VIIe MILLÉNAIRE EST UNE ILLUSION ET

L’APOCALYPSE UNE FAUSSE RÉVÉLATION.

 

(L’argument de saint Irénée est péremptoire.)

 

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S. Irénée, « Contre les hérésies », livre V.

 

Le royaume des justes, accomplissement de la promesse faite par Dieu aux pères.

 

32, 1. Ainsi donc, certains se laissent induire en erreur par les discours hérétiques, au point de méconnaître les « économies » de Dieu et le mystère de la résurrection des justes (1) et du royaume qui sera le prélude de l'incorruptibilité, royaume par lequel ceux qui en auront été jugés dignes s'accoutumeront peu à peu à saisir Dieu. Aussi est-il nécessaire de déclarer à ce sujet que les justes doivent d'abord, dans ce monde rénové, après être ressuscites à la suite de l'apparition du Seigneur, recevoir l'héritage promis par Dieu aux pères et y régner ; ensuite seulement aura lieu le jugement de tous les hommes. Il est juste, en effet, que, dans ce monde même où ils ont peiné et où ils ont été éprouvés de toutes manières par la patience, ils recueillent le fruit de cette patience ; que, dans le monde où ils ont été mis à mort à cause de leur amour pour Dieu, ils retrouvent la vie ; que, dans le monde où ils ont enduré la servitude, ils règnent. Car Dieu est riche en tous biens, et tout lui appartient. Il convient donc que le monde lui-même, restauré en son état premier, soit, sans plus aucun obstacle, au service des justes. C'est ce que l'Apôtre fait connaître dans son épître aux Romains, lorsqu'il dit : « La création attend avec un ardent désir la révélation des fils de Dieu : car elle a été assujettie à la vanité, non de son gré, mais à cause de celui qui l'y a assujettie, avec l'espérance qu'elle aussi serait un jour libérée de l'esclavage de la corruption pour avoir part à la liberté glorieuse des enfants de Dieu (2). »

 

32, 2. De cette manière, également, la promesse faite jadis par Dieu à Abraham demeure stable. Il lui avait dit, en effet : « Lève les yeux et, du lieu où tu es, regarde vers le nord et vers le midi, vers l'orient et vers la mer : toute la terre que tu vois, je la donnerai à toi et à ta postérité à jamais (3). » Il lui avait dit encore : «Lève-toi, parcours la terre dans sa longueur et dans sa largeur, car je te la donnerai (4). » Pourtant Abraham ne reçut sur terre aucun héritage, pas même un pouce de terrain (5), mais toujours il y fut « un étranger et un hôte de passage (6) ». Et lorsque mourut Sara, sa femme, comme les Hétéens voulaient lui donner gratuitement un lieu pour l'ensevelir, il ne voulut point l'accepter, mais il acheta un tombeau pour quatre cents didrachmes d'argent à Ephron, fils de Séor, le Hétéen (7). Il attendait la promesse de Dieu et ne voulait point paraître recevoir des hommes ce que Dieu avait promis de lui donner, en disant : « Je donnerai à ta postérité cette terre, depuis le fleuve d'E[U1] gypte jusqu'au grand fleuve, l'Euphrate (8) » ; et il lui avait énuméré les dix nations qui habitaient toute cette contrée (9). Si donc Dieu lui a promis l'héritage de la terre et s'il ne l'a pas reçu durant tout son séjour ici-bas, il faut qu'il le reçoive avec sa postérité, c'est-à-dire avec ceux qui craignent Dieu et croient en lui, lors de la résurrection des justes. Or sa postérité c'est l'Église, qui, par le Seigneur, reçoit la filiation adoptive à l'égard d'Abraham, comme le dit Jean-Baptiste : « Car Dieu peut, à partir des pierres, susciter des fils à Abraham 10). » L'Apôtre aussi dit dans son épître aux Galates : « Pour vous, frères, vous êtes, à la manière d'Isaac, les enfants de la promesse (11). » Il dit encore clairement, dans la même épître, que ceux qui ont cru au Christ reçoivent, par le Christ, la promesse faite à Abraham : « C'est à Abraham que les promesses ont été faites et à sa postérité. On ne dit pas : "et à ses descendants", au pluriel, mais au singulier : "et à sa postérité", laquelle n'est autre que le Christ (12). » Et, pour confirmer tout cela, il dit encore : « C'est ainsi qu'Abraham crut à Dieu et cela lui fut imputé à justice. Reconnaissez-le donc : ceux qui sont de la foi, ce sont eux les fils d'Abraham. Or, prévoyant que Dieu justifierait les gentils par la foi, l'Écriture annonça d'avance à Abraham cette bonne nouvelle : Toutes les nations seront bénies en toi. Ceux qui sont de la foi sont donc bénis avec Abraham le croyant 13). » Ainsi donc, ceux qui sont de la foi sont bénis avec Abraham le croyant, et ce sont eux les fils d'Abraham. Or Dieu a promis l'héritage de la terre à Abraham et à sa postérité. Si donc ni Abraham ni sa postérité, c'est-à-dire ceux qui sont justifiés par la foi, ne reçoivent maintenant d'héritage sur terre, ils le recevront lors de la résurrection des justes, car Dieu est véridique et stable en toutes choses. Et c'est pour ce motif que le Seigneur disait : « Bienheureux les doux, parce qu'ils posséderont la terre en héritage (14). »

 

1)  Cf. S. Luc, XIV, 14 ; cf. Actes, 1 : 6 ; cf. Apocalypse, 20 : 5-6 ; cf. Irénée, IV, 22, 2 ; 

2)  Romains, VIII, 19-21 ;

3)  Genèse, XIII, 14-15 ;

4)  Genèse, XIII, 17 ;

5)  Cf. Actes (de l’Évangéliste S. Luc), VII, 5 ;

6)  Genèse, XXIII, 4 ;

7)  Cf. Genèse, XXIII, 3-20 ;

8)  Genèse, XV, 18 ;

9)  Cf. Genèse, XV, 19-21 ;

10)                S. Matthieu, III, 9. S. Luc, III, 8 ;

11)                Galates, IV, 28 ;

12)                Galates, III, 16 ;

13)                Galates, III, 6-9 ;

14)                S. Matthieu, V, 5.

 

À SUIVRE : L’ARGUMENT PÉREMPTOIRE DE S. IRÉNÉE SUR LE RÔLE NÉCESSAIRE DU VIIe MILLÉNAIRE (2/2). - Le Présent éternel

 

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POUR PARVENIR À UNE RÉSURRECTION DE VIE (CF. S. JEAN, V, 25, 28-29) - Le Présent éternel

 

 

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5 mars 2013 2 05 /03 /mars /2013 16:21

 

 

 

Israël rétabli dans sa terre (la postérité d’Abraham ou l’Église), afin d'y avoir part aux biens du Seigneur.

 

34, 1. Isaïe lui-même annonce clairement qu'une joie de cette sorte aura lieu à la résurrection des justes, lorsqu'il dit : « Les morts ressusciteront, ceux qui sont dans les tombeaux se lèveront et ceux qui sont dans la terre se  réjouiront, car la rosée qui vient de toi est pour eux une guérison (1) » Ézéchiel dit de même : « Voici que je vais ouvrir vos tombeaux, et je vous ferai sortir de vos tombeaux, et je vous introduirai dans la terre d'Israël. Et vous saurez que je suis le Seigneur, quand j’ouvrirai vos tombeaux, quand je ferai sortir des tombeaux mon peuple. Je mettrai mon Esprit en vous, et vous vivrez, et je vous établirai sur votre terre, et vous saurez que je suis le Seigneur. » Le même prophète dit encore (2) : «Voici ce que dit le Seigneur : Je rassemblerai Israël d'entre toutes les nations parmi lesquelles ils ont été dispersés, et je me sanctifierai en eux aux yeux des peuples des nations, et ils habiteront sur leur terre, que j'ai donnée à mon serviteur Jacob. Ils y habiteront en sécurité ; ils bâtiront des maisons et planteront des vignes ; ils habiteront en sécurité, quand j'exercerai un jugement sur tous ceux qui les auront méprisés, sur ceux de leurs alentours, et ils sauront que je suis le Seigneur, leur Dieu et le Dieu de leurs pères (3). » Or nous avons montré un peu plus haut que c'est l'Église qui est la postérité d'Abraham. Et c'est pourquoi, afin que nous sachions que tout cela se réalisera dans la Nouvelle Alliance, qui, de toutes les nations, rassemble ceux qui sont sauvés, suscitant ainsi à partir des pierres des fils à Abraham (4), Jérémie dit : « C'est pourquoi voici que des jours viennent, dit le Seigneur, où l'on ne dira plus : "Le Seigneur est vivant, lui qui a ramené les fils d'Israël de l'Egypte", mais : "Le Seigneur est vivant, lui qui a ramené les fils d'Israël du pays du septentrion et de toutes les contrées où ils avaient été chassés, et qui va les rétablir sur leur terre, celle qu’il avait donnée à leurs pères (5). »

 

34, 2. Que toute créature doive, selon la volonté de Dieu, croître et parvenir à la plénitude de sa stature, pour produire et faire mûrir de tels fruits, c'est ce que dit Isaïe : « Sur toute haute montagne et sur toute colline élevée il y aura des cours d'eau, en ce jour où beaucoup périront et où les tours tomberont. La lumière de la lune sera comme la lumière du soleil, et la lumière du soleil sera septuplée, le jour où le Seigneur portera remède à la ruine de son peuple et guérira la douleur de ta plaie (6).» La «douleur de la plaie», c'est celle de cette plaie dont fut frappé l'homme à l'origine, lorsqu'il désobéit en Adam ; cette plaie, qui est la mort, Dieu la guérira en nous ressuscitant d'entre les morts et en nous établissant dans l'héritage des pères, selon ce que contient la bénédiction de Japhet : « Que Dieu donne de l'espace à Japhet, et qu'il habite dans les demeures de Sem (7). » Isaïe dit encore : « Tu mettras ta confiance dans le Seigneur, et il t'introduira dans les biens de la terre, et il te nourrira de l'héritage de Jacob ton père (8). » C'est ce que dit aussi le Seigneur : « Heureux ces serviteurs que le maître, à son arrivée, trouvera veillant ! En vérité, je vous le dis, il se ceindra, les fera mettre à table et, passant devant eux, les servira. S'il arrive à la veille du soir et qu'il les trouve ainsi, heureux sont-ils, car il les fera mettre à table et les servira; et si c'est à la deuxième ou à la troisième veille qu'il arrive, heureux sont-ils (9). » C'est cela même que Jean dit aussi dans l'Apocalypse : « Heureux et saint celui qui a part à la première résurrection (10) ! » Isaïe a également indiqué le moment où auront lieu ces événements : « Et je dis : Jusque à quand, Seigneur ? Jusqu'à ce que les villes soient dépeuplées, faute d'habitants, ainsi que les maisons, faute d'hommes, et que la terre soit laissée déserte. Après cela le Seigneur éloignera les hommes, et ceux qui auront été laissés se multiplieront sur la terre (11). » Daniel dit de même : « Le règne, la puissance et la grandeur des rois qui sont sous le ciel ont été donnés aux saints du Très-Haut ; son règne est un règne éternel, et tous les empires le serviront et lui obéiront (12). » Et pour qu'on ne s'imagine pas que cette promesse concerne l'époque présente, il fut dit au prophète : « Pour toi, viens et tiens-toi dans ton héritage lors de la consommation des jours (13). »

 

34, 3. Que ces promesses s'adressent non seulement aux prophètes et aux pères, mais aux Eglises rassemblées d'entre les gentils – à ces Églises auxquelles l'Esprit donne le nom d' « îles » parce qu'elles se trouvent placées au milieu du tumulte, qu'elles subissent la tempête des blasphèmes, qu'elles sont un port de salut pour ceux qui sont en péril et un refuge pour ceux qui aiment la vérité et s'efforcent de fuir l'abîme de l'erreur, – c'est ce que Jérémie dit en ces termes : « Nations, écoutez la parole du Seigneur et annoncez-la dans les îles lointaines ; dites : "Celui qui a dispersé Israël le rassemblera et le gardera comme un berger son troupeau ; car le Seigneur a racheté Jacob, il l'a délivré de la main d'un plus fort que lui". Ils viendront et se réjouiront sur la montagne de Sion ; ils viendront vers les biens du Seigneur, vers une terre de blé, de vin et de fruits, de bœufs et de brebis ; leur âme sera comme un arbre fertile, et ils n'auront plus faim désormais. Alors les jeunes filles se réjouiront dans l'assemblée des jeunes gens, et les vieillards se réjouiront ; je changerai leur deuil en joie, je les réjouirai. Je fortifierai et j'enivrerai l'âme des prêtres, fils de Lévi, et mon peuple se rassasiera de mes biens (14). » Les lévites et les prêtres, nous l'avons montré dans le livre précédent, ce sont tous les disciples du Seigneur, qui, eux aussi, « enfreignent le sabbat dans le Temple et ne sont pas coupables (15)». De telles promesses signifient donc, de toute évidence, le festin que fournira cette création dans le royaume des justes et que Dieu a promis d’y servir.

 

1)  Isaïe, XXVI, 19 ;

2)  Ézéchiel, XXXVII, 12-14 ;

3)  Ézéchiel, XXVIII, 25-26 ;

4)  Cf. S. Matthieu, III, 9. S. Luc, III, 8 ;

5)  Jérémie, XVI, 14-15 ; XXIII, 7-8 ;

6)  Isaïe, XXX, 25-26 ;

7)  Genèse, IX, 27 ;

8)  Isaïe, LVIII, 14 ;

9)  S. Luc, XII, 37-38 ;

10)                Apocalypse, XX, 6 ;

11)                Isaïe, VI, 11-12 ;

12)                Daniel, VII, 27 ;

13)                Daniel, XII, 13 ;

14)                Jérémie, XXXI, 10-14 ;

15)                S. Matthieu, 12 : 5.

 

 

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Sur la question de la Parousie et du rôle du VIIe millénaire, veuillez consulter le site http://custodi.perso.neuf.fr la rubrique « La PAROUSIE » en suivant le conseil de l’ « Imitation de Jésus-Christ » de « ne point s’arrêter à la réputation de l’auteur, ni à son peu ou prou d’érudition, mais que l’amour de la pure Vérité nous porte à le lire » (ch. V, opuscule Ier, II, 5. – S. Ignace de Loyola, « Les Exercices spirituels », Seconde semaine, L’Appel du Roi temporel, § 100).

 

 

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LES ÉGAREMENTS D’ÉMINENTS THÉOLOGIENS À TRAVERS LES SIÈCLES AU SUJET DU RÈGNE MILLÉNAIRE PROPHÉTISÉ PAR LE CHAPITRE XX DE L’APOCALYPSE

 

 

Voir sur internet le site :

 

La fin du monde sur Croixsens.net pour une nette croissance

 

 

La sainte Bible selon la  Vulgate , 19O2-2002, traduite en français et approuvée par l’Église, Nouvelle Édition, Éditions D.F.T., 2e trimestre 2002, p. 3011, Apocalypse de saint Jean (Révélation de Jésus-Christ), XX, 1-6, note « Règneront avec lui pendant mille ans » (verset 6) :

 

« D’après ce qui précède, nous pouvons nous figurer ce règne de mille ans, prélude de la gloire définitive, comme une réalisation plus complète de l’adveniat regnum tuum de l’oraison dominicale. […] Pendant les premiers siècles de l’Église [de l’Église primitive], le millénarisme fut conçu comme le retour glorieux de Jésus-Christ venant régner sur la terre avec ses saints pendant mille ans avant le jugement général [Ce que ne soutient pas saint Irénée, évêque de Lyon, qui ne parle que de « l’apparition de notre Seigneur » – cf. « Contre les hérésies », livre V, IIIe partie, 26, 1]. Cette attente était commune, nous pourrions dire populaire parmi les premiers fidèles (S. Papias, évêque de Hiérapolis, 110, S. Polycarpe, 69/70-155/156, évêque de Smyrne, S. Irénée, évêque de Lyon, 177,  S. Justin, martyr, S. Méliton, évêque de Sardes, Tertullien, etc.) ; elle les soutient et les console sous le feu de la persécution. [Hélas] [sic !] des hérétiques y mêlèrent des idées grossières qui la firent bien vite [?] rejeter. De ce temps de S. Jérôme, [on pensa autrement] : c’est du haut du ciel avec ses Saints, non pas visiblement présent sur la terre, d’après saint Jean [d’après S. Jérôme !], doit régner pendant mille ans, et ce règne doit précéder le second avènement, sans se confondre avec lui. S. Augustin, après quelques hésitations, finit par voir dans le règne de mille ans toute la durée l’existence terrestre de l’Église (De Civitate Dei, XX, VII, 13). Bossuet le fait commencer avec Jésus-Christ et finir en l’an mille. D’autres le placent entre Charlemagne et la Révolution française [quelle cacophonie doctrinale !]. Nous pensons, avec Bisping, que le millénium n’a pas encore fait son apparition » (Chanoine Crampon, 1885). [Il convient également de signaler que dans cette même Bible traduite selon la Vulgate, à la page 1585, Isaïe, XI, note 6-9, le chapitre V, IIIe partie, 33, 4 : « Certains ne l’ignorent pas… », le traité de saint Irénée « Contre les hérésies » est cité pour prouver qu’Israël sera rétabli dans sa terre, afin d’avoir part aux biens du Seigneur, lorsque « la terre sera rénovée ou restaurée en son état premier » (cf. S. Irénée, Contre les hérésies, livre V, 3e partie, 32, 1). — Pauvres théologiens qui se croient obligés de rejeter la doctrine catholique du millénarisme sous prétexte que des hérétiques n’ont vu que le côté matériel des choses, — qui existe pourtant bel et bien ! Les saints ci-dessus nommés feraient-ils également partie de ces hérétiques ? Avant la chute originelle, la Genèse ne nous révèle-t-elle pas que l’état de notre terre était différent de son état actuel (cf. Genèse, III, 17-19) ? Et cette « plaisanterie » dure depuis des siècles ! Si le fait de mésuser et/ou abuser d’une bonne chose constitue une raison suffisante pour la supprimer, pourquoi ne pas l’appliquer à la Bible elle-même qui a engendré une multitude d’hérésies ? L’abus d’une chose bonne en soi entraîne-t-il sa suppression ? Où va-t-on avec un principe pareil ? Ils font un tort infini à cette doctrine et en ont éloigné les catholiques, sous prétexte d’en détruire les abus. Le comble de cela, c’est d’oser écrire que pour la majorité des chrétiens du IIe siècle la venue du Règne glorieux et spirituel du Christ était imminente en citant saint Irénée, alors que celui-ci précise bien dans ses écrits que ce Règne ne se réalisera qu’au septième millénaire. Grâce à leur foi, les premiers chrétiens de l’Église primitive vivaient déjà dans l’espérance de leur résurrection sans avoir nécessairement besoin de savoir que ce monde voué au péché est destiné à être restauré dans son premier état, — ce dont ils devaient d’ailleurs se douter.]

 

 L’évangéliste saint  Jean en décrivant sa vision du règne millénaire dans le chapitre XX de l’Apocalypse et en précisant la raison pour laquelle Satan sera enchaîné, écrivant (au verset 3) : « … afin que Satan ne séduisît plus les nations », prouve incontestablement que ce règne ne peut absolument pas se rapporter à l’état des âmes bienheureuses du monde des esprits ou du haut du ciel ni moins encore à toute la durée de l’existence terrestre de l’Église.

 

Les âmes des martyrs ayant été « décapités pour le témoignage de Jésus et la parole de Dieu »  (a) et ayant « refusé d’adorer la Bête et son image » et de recevoir sa marque sur leur front (b) et jouissant par conséquent de la vision béatifique ou de la vie éternelle, n’avaient nul besoin d’une vie nouvelle, si ce n’est de reprendre possession de leur corps au septième millénaire et régner avec le Christ, « à la suite de son apparition » (c) période durant laquelle l’antique serpent, qui est le Diable ou Satan, sera enchaîné et notre terre renouvelée et rétablie dans son état premier (d). Il ne s’agit pas non plus de l’Église durant ses deux millénaires qui a pratiqué des exorcismes et connu par conséquent des âmes possédés du démon, ni des nations séduites ou fourvoyées par celui-ci. Toute autre explication contient une contradiction. L’Église primitive n’en doutait pas et saint Irénée, l’évêque de Lyon, au IIe siècle, nous en a donné tout simplement la confirmation et la démonstration dans son traité « Contre les hérésies » cité par le Catéchisme du Concile de Trente dans le Symbole des Apôtres, § IV, relatif aux « Caractères propres de l’Église : Unité ». Ce qui est écrit est écrit. Nous noteronss également que, d’après l’apôtre saint Luc, dans son évangile, au verset 18 du chapitre 10, précise que « le diable avait été précipité sur toute la terre comme un éclair » (e) (ce qui n’est pas le cas du 7e millénaire), « afin que le Diable ou Satan ne séduisît plus les nations »  dit l’Apocalypse, au verset 3 du chapitre 20. N’est-ce pas là une doctrine qui appartient au dépôt de la foi catholique ? Nul ne peut donc s’en écarter sans commettre une hérésie et encourir la damnation éternelle. Saint Irénée nous dit bien : « Ils ont ainsi des pensées hérétiques » et que certains se laissent induire en erreur par les hérétiques qui tiennent de tels discours (f).

 

a) Apocalypse ou Révélation de Jésus-Christ, 20 : 4 ; et cf. 1 : 2 ;

b) Apocalypse, 20 : 4 ; 13 : 12-17 ;

c) S. Irénée, « Contre les hérésies », V, 32, 1 ;

d) Cf. Apocalypse, XII, 8-9 ; XX, 1-4 ; Actes, III, 17-22 ;

e) Ce qui n’est pas le cas du 7e millénaire ;

f) S. Irénée, « Contre les hérésies », Livre V, 2. La résurrection des justes, Étapes progressives dans l’acheminement des justes vers la vie céleste, 31, 1 ; Le royaume des justes, accomplissement de la promesse faite par Dieu aux pères, 32, 1.

 

 Notons bien que S. Irénée est avant tout un homme de foi qui s’appuie constamment sur la parole de Dieu ou sur les divines Écritures, en tirant de celles-ci toutes les prémisses nécessaires à ses conclusions, ce qui fait qu’on ne peut le réfuter sans réfuter également les Écritures (ce qui est également notre façon de travailler et de servir Dieu, notre Seigneur). Et c’est la raison pour laquelle on préfère ne jamais le citer et tout particulièrement sur la question du temps de l’Antéchrist qui récapitule en lui toute l’apostasie du diable, question qu’il développe magistralement dans la troisième partie de son dernier livre de son « Traité contre les hérésies » en concluant que sa position ne fait que confirmer les écrits des prophètes et des apôtres qu’il cite constamment en observant stricto sensu sa règle de vérité. Nous avons là un témoin de l’Église primitive ajouté à celui d’un évêque, d’un martyr et d’un saint, et ce cité de surcroit par le Catéchisme du Concile de Trente. Que nous faut-il de plus pour suivre son enseignement ?  

 

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LA RÈGLE DE VÉRITÉ

 

S. Irénée de Lyon (135/140 – 202/203), « Contre les hérésies », Livre II, 27, 1 :

 

Recherches légitimes

 

27, 1. En revanche, une intelligence saine, circonspecte, pieuse et éprise de vérité se tournera vers les choses que Dieu a mises à la portée des hommes et dont il a fait le domaine de notre connaissance. C'est à ces choses qu'elle s'appliquera de toute son ardeur, c'est en elles qu'elle progressera, s'instruisant sur elles avec facilité moyennant l'exercice quotidien. Ces choses, ce sont, pour une part, celles qui tombent sous notre regard et, pour une autre part, tout ce qui est contenu clairement et sans ambiguïté, en propres termes, dans les Écritures. Voilà pourquoi les paraboles doivent être comprises à la lumière des choses non ambiguës : de la sorte, celui qui les interprète les interprétera sans péril, les paraboles recevront de tous une interprétation semblable, et le corps de la vérité demeurera complet, harmonieusement structuré et exempt de dislocation. Par contre, rattacher des choses non clairement exprimées et ne tombant pas sous notre regard à des interprétations de paraboles que chacun imagine de la manière qu'il veut, c'est déraisonnable : de la sorte, en effet, il n'y aura de règle de vérité chez personne, mais, autant il y aura d'hommes à interpréter les paraboles, autant on verra surgir de vérités antagonistes et de théories contradictoires, comme c'est le cas pour les questions débattues par les philosophes païens.

 

27, 2. Dans une telle perspective, l'homme cherchera toujours et ne trouvera jamais, parce qu'il aura rejeté la méthode même qui lui eût permis de trouver. Et alors que l'Époux est là, l'homme dont la lampe n'est point préparée et ne brille point de la splendeur de la claire lumière court vers ceux qui trafiquent dans les ténèbres des interprétations de paraboles ; il délaisse ainsi Celui qui, par sa claire prédication, donne gratuitement d'avoir accès auprès de lui et il s'exclut de la chambre nuptiale (a).

 

Ainsi donc toutes les Écritures, tant prophétiques qu'évangéliques, — que tous peuvent pareillement entendre, lors même que tous ne croient pas pour autant, — proclament clairement et sans ambiguïté qu'un seul et unique Dieu, à l'exclusion de tout autre, a fait toutes choses par son Verbe, les visibles et les invisibles, les célestes et les terrestres, celles qui vivent dans les eaux et celles qui rampent sous la terre, comme nous l'avons prouvé par les paroles mêmes des Écritures  ; de son côté, le monde même où nous sommes, par tout ce qu'il offre à nos regards, atteste lui aussi qu'unique est Celui qui l'a fait et le gouverne. Dès lors, combien stupides apparaîtront ces gens qui, en présence d'une manifestation aussi claire, sont aveugles des yeux et ne veulent pas voir la lumière de la prédication ; qui s'enchaînent eux-mêmes et qui, par de ténébreuses explications de paraboles, s'imaginent avoir trouvé chacun son propre Dieu. Car, en ce qui concerne le Père imaginé par les hérétiques, aucune Écriture ne dit quoi que ce soit de façon claire, en propres termes et sans contestation possible : eux-mêmes en témoignent en disant que c'est en secret que le Sauveur aurait livré ces enseignements, et cela non pas à tous, mais à quelques disciples capables de saisir (b) et comprenant ce qu'il indiquait au moyen d'énigmes et de paraboles. Ils en viennent ainsi à dire qu'autre est celui qui est prêché comme Dieu, et autre celui qui est indiqué par les paraboles et les énigmes, à savoir le Père.

 

a) Cf. S. Matthieu, 25 : 1-12 ; 

b) Cf. S. Matthieu, 19 : 12.

 

27, 3. Mais, puisque les paraboles sont susceptibles d'explications multiples, fonder sur elles sa recherche de Dieu en délaissant ce qui est certain, indubitable et vrai, quel homme épris de vérité ne conviendra que c'est se précipiter en plein danger et agir à l'encontre de la raison ? N'est-ce pas là bâtir sa maison, non sur le roc ferme, solide et découvert, mais sur l'incertitude d'un sable mouvant ? Aussi un tel édifice sera-t-il facilement renversé (a).

 

a) Cf. S. Matthieu, 7 : 24-27.

 

F I N

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L’ARGUMENT PÉREMPTOIRE DE S. IRÉNÉE SUR LE RÔLE NÉCESSAIRE DU VIIe MILLÉNAIRE (1/2). - Le Présent éternel

 

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POUR PARVENIR À UNE RÉSURRECTION DE VIE (CF. S. JEAN, V, 25, 28-29) - Le Présent éternel

 

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26 février 2013 2 26 /02 /février /2013 12:43

  

  

LES RAISONS DE NOTRE ESPÉRANCE SUR LES DERNIERS TEMPS ET LA VENUE DE L’ANTÉCHRIST.

  

  

 

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I S. Pierre, 3 : 14-17 :

 

Heureux d’ailleurs quand vous souffrirez pour la justice. N’ayez d’eux aucune crainte et ne soyez pas troublés. Au contraire, traitez saintement dans vos cœurs le Seigneur Christ, toujours prêts à la défense contre quiconque vous demande raison de l’espérance qui est en vous. Mais que ce soit avec douceur et respect, en possession d’une bonne conscience, afin que, sur le point même où l’on vous calomnie, soient confondus ceux qui décrient votre bonne conduite dans le Christ. Car mieux vaudrait souffrir en faisant le bien, si telle était la volonté de Dieu, qu’en faisant le mal.

 

Apocalypse (Révélation), 1 : 3 :

 

 

Apocalypse (Révélation), 1 : 3 :

 

Heureux le lecteur et les auditeurs de ces paroles prophétiques s’ils en retiennent le contenu, car le Temps est proche !

 

 

Apocalypse (Révélation), 22 : 6-7, 18-21 :

 

Puis l’Ange me dit : « Ces paroles sont certaines et vraies : le Seigneur Dieu, qui inspire les prophètes, a dépéché son Ange pour montré à ses serviteurs ce qui doit arriver bientôt. Voici que mon retour est proche. Heureux celui qui retient les paroles prophétiques de ce Livre. […] Je déclare, moi, à quiconque écoute les paroles prophétiques de ce Livre : “Qui oserait y faire des surcharges, Dieu le chargera de tous les fléaux décrits dans ce Livre ! Et qui oserait retrancher aux paroles de ce Livre prophétique, Dieu retranchera son lot de l’arbre de Vie et de la Cité Sainte, décrits dans ce Livre !”

Le garant de ces révélations l’affirme : « Oui, mon retour est proche ! » Oh oui, viens, Seigneur Jésus !

Que la grâce du Seigneur Jésus soit avec tous ! Amen.

 

Sont-ils tous endormis ? Qu'attendent-ils ?

 

Sont-ils tièdes, et ni chaud ni froid (cf. Ap., 3 : 13), ou ne croient-ils pas à l'heure de « l'épreuve qui va fondre sur le monde entier » et dont on ne trouve aucun précédent d’une telle ampleur dans le passé de l’Église ? Ne convient-il pas de s'y préparer ? (cf. Ap., 3 : 10), — et n’est-ce pas le moment où jamais ? D’aucuns contestent notre position en soutenant que l’Église de Philadelphie est la septième et dernière Église, c’est-à-dire l’Église du septième jour ou du septième millénaire ou celle d’un monde renouvellé (cf. Psaumes (Vulgate), 103 : 5 et 30 ; Actes, 3 : 20-20-21 ; Apocalypse, 20 : 1-10 ; S. Irénée, évêque de Lyon, IIe siècle, « Contre les hérésies », V, 35, 2).

 

Vous connaissez notre position au sujet du temps de l'Antéchrist qui, selon nous, nous référant à saint Irénée et à l'Apocalypse, sans parler du Secret de La Salette, concerne notre temps. À notre avis, cette question est capitale, car elle n'est pas sans influence sur notre attitude face aux événements qui se déroulent sous nos yeux et même en tenant compte des statistiques relatives à notre avenir du point de vue religieux ou de l'expansion de l'islam et de sa poussée démographique et de la baisse de la nôtre. Selon vous, « l’épreuve qui va fondre sur le monde entier pour éprouver les habitants de la terre », peut-elle arriver le 7e jour ? [Cf. Notre Dame de la Salette : « Je vous ai donné six jours pour travailler, je me suis réservée le septième, et on ne veut pas me l’accorder. » - « La terre deviendra comme un désert (Isaïe, 6 : 11 ; etc.). » – « Rome perdra la foi deviendra sera le siège de l’Antéchrist. » - « Énoch et Élie seront mis à mort. » - « Alors l’eau et le feu purifieront la terre et consumeront les œuvres et l’orgueil des hommes, et tout sera renouvelé : Dieu sera servi et glorifié. »] L’Église de Philadelphie, la 6e Église, qui recevra en dot, l’intelligence des Écritures et la « clef qui ouvre », n’est-elle pas celle qui est constituée par le tiers restant sorti de cette épreuve planétaire (cf. Zacharie, 13 : 8) ? Dans la 7e, on se croira riche et ne manquer de rien, mais ce ne sera pas encore le ciel nouveau et la terre nouvelle : il faudra faire des efforts et ne pas se laisser séduire (cf. Ap. 20 : 7) ! Néanmoins l’homme, dans ce cycle, comme nos premiers parents, n’a pas encore atteint son achèvement parfait et reste par conséquent toujours vulnérable et sujet au péché (cf. Apocalypse, 20 : 3 ; 7-8 ; 3 : 16-17 — l’ Église de Laodicée).

 

Les Écritures nous enseignent pourtant bien que le châtiment précède toujours la miséricorde pour ceux qui offensent le Seigneur par leurs péchés et qui se seront repentis et ceux « ont été mis à mort à cause de leur amour pour Dieu » (S. Irénée, « Contre les hérésies », IV, 33, 10). Nous ne voyons pas ce que vient faire l’épreuve qui va venir dans le monde entier durant ce septième ou dernier millénaire où le Dragon, le Serpent antique, qui est le diable et Satan, est enchaîné (Voir Notre Dame de La Salette avec sa grande chaîne autour du cou) durant mille ans pour « ne plus séduire les nations », — « jusqu’à ce que les mille ans fussent écoulés. Après quoi, il doit être relâché un peu de temps (Apocalypse, 20 : 3) ». Nous sommes là manifestement en pleine contradiction. En voici des exemples tirés des Saintes Écritures :

 

Ø    1° La chute originelle avec Adam et Ève (Cf. Genèse, 3 : 16-17) et le relèvement avec le nouvel Adam, le Christ Jésus, et la nouvelle Ève, la bienheureuse Vierge, Marie immaculée ;

Ø    2° Le déluge d’eau pour châtier toute chair qui avait corrompu sa voie sur la terre » (Cf. Genèse, 6 : 12)  et la décrue des eaux et l’arc en ciel comme signe de l’alliance (Cf. Genèse, 9 : 12) ;

Ø    3° « Le déluge de feu » pour « la destruction des impies » et l’avènement  du Jour de Dieu avec « le rétablissement de toutes choses » ou l’apocatastase (Cf. II Pierre, 3 : 7-8, 10 ; Apocalypse, 19 : 11-16, 19-21 ; 20 : 7, 10 ; Actes, 3 : 20-21 ; S. Irénée, « Contre les hérésies », V, 29, 2).

 

Si nous inversons l’ordre chronologique de chacun des exemples que nous avons choisis, nous pouvons constater que tout devient impensable et perd par conséquent sa raison d’être. Le vrai étant « ce qui est » (« id quod est », ce que nous précise saint Augustin dans son livre des Soliloques, II, 5, 8, éd. Hörmann, p. 56, 14-15, - définition célèbre reprise par saint Thomas d’Aquin dans sa première question disputée « Sur la Vérité » : De Veritate). Nous concluons donc que l’objection qui nous est faite n’est qu’une pure logomachie.

 

Avant de mettre un terme à nos commentaires, nous ajouterons un passage de la fin du traité « Contre les hérésies » de saint Irénée qui nous soutient, en s’appuyant selon son habitude sur les Saintes Écritures, qu’il y a trois demeures différentes dans la demeure de notre Père céleste, écrivant :

V, 35, 2. […] Et rien de tout cela ne peut s'entendre allégoriquement, mais  au  contraire  tout  est  ferme,   vrai,   possédant  une existence authentique, réalisé par Dieu pour la jouissance des hommes justes. Car, de même qu'est réellement Dieu Celui qui ressuscitera l'homme, c'est réellement aussi que l'homme ressuscitera d'entre les morts, et non allégoriquement, ainsi que nous l'avons abondamment montré. Et de même qu'il ressuscitera réellement,  c'est réellement aussi qu'il  s'exercera  à l'incorruptibilité,   qu'il croîtra et  qu'il parviendra  à la  plénitude  de sa vigueur  aux temps  du royaume, jusqu'à devenir capable de saisir la gloire du Père. Puis, quand toutes choses auront été renouvelées, c'est réellement qu'il habitera la cité de Dieu.  Car,  dit Jean, « Celui qui était assis sur le trône dit : Voici que je fais toutes choses nouvelles. Et il ajouta : Écris, car ces paroles sont sûres et véridiques. Et il me dit : C’est fait (Apocalypse, XXI, 5-6) ! »

Conclusion

36, 3. Ainsi donc, de façon précise, Jean a vu par avance la première résurrection (Apocalypse, 20 : 5-6), qui est celle des justes, et l'héritage de la terre qui doit se réaliser dans le royaume ; de leur côté, en plein accord avec Jean, les prophètes avaient déjà prophétisé sur cette résurrection. C'est exactement cela que le Seigneur a enseigné lui aussi, quand il a promis de boire le mélange nouveau de la coupe avec ses disciples dans le royaume (Cf. S. Matthieu, 26 : 29), et encore lorsqu'il a dit : « Des jours viennent où les morts qui sont dans les tombeaux entendront la voix du Fils de l'homme, et ils ressusciteront, ceux qui auront fait le bien pour une résurrection de vie, et ceux qui auront fait le mal pour une résurrection de jugement (S. Jean, 5 : 25, 28-29) » : il dit par là que ceux qui auront fait le bien ressusciteront les premiers pour aller vers le repos, et qu'ensuite ressusciteront ceux qui doivent être jugés. C'est ce qu'on trouve déjà dans le livre de la Genèse, d'après lequel la consommation de ce siècle aura lieu le sixième jour (Cf. Genèse, 1 : 31 ; 2 : 1), c'est-à-dire la six millième année ; puis ce sera le septième jour, jour du repos, au sujet duquel David dit : « C'est là mon repos, les justes y entreront (Psaumes, 131 : 14 ; 117 : 20)» : ce septième jour est le septième millénaire (Cf. Apocalypse, 20 : 4-6), celui du royaume des justes, dans lequel ils s'exerceront à l'incorruptibilité, après qu'aura été renouvelée la création pour ceux qui auront été gardés dans ce but. C'est ce que confesse l'apôtre Paul, lorsqu'il dit que la création sera libérée de l'esclavage de la corruption pour avoir part à la liberté glorieuse des enfants de Dieu (Cf. Romains, 8 : 19-21).

 

Et en tout cela et à travers tout cela apparaît un seul et même Dieu Père : c'est lui qui a modelé l'homme et promis aux pères l'héritage de la terre ; c'est lui qui le donnera lors de la résurrection des justes et réalisera ses promesses dans le royaume de son Fils ; c'est lui enfin qui accordera, selon sa paternité, ces biens que l'œil n'a pas vus, que l'oreille n'a pas entendus et qui ne sont pas montés au cœur de l'homme (Cf. I Corinthiens, 2 : 9). Il n'y a en effet qu'un seul Fils, qui a accompli la volonté du Père, et qu'un seul genre humain, en lequel s'accomplissent les mystères de Dieu. Ces mystères, « les anges aspirent à les contempler » (I S. Pierre, 1 : 12) », mais ils ne peuvent scruter la Sagesse de Dieu, par l'action de laquelle l'ouvrage par lui modelé est rendu conforme et concorporel au Fils (Cf. Romains, 8 : 29 ; Éphésiens, 3 : 6) : car Dieu a voulu que sa Progéniture, le Verbe premier-né, descende vers la créature, c'est-à-dire vers l'ouvrage modelé, et soit saisie par elle, et que la créature à son tour saisisse le Verbe et monte vers lui, dépassant ainsi les anges et devenant à l'image et à la ressemblance de Dieu (Cf. Genèse, 1 : 26).

 

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19 février 2013 2 19 /02 /février /2013 19:56

RÉCAPITULATIF DE NOS CITATIONS ET COMMENTAIRES SUR LES DERNIERS TEMPS

   

1/3

 

LA VRAIE RELIGION ET LES FAUSSES RELIGIONS

 

UNE SEULE VRAIE RELIGION

 

Si toutes les religions sont vraies, il est évident qu’il y aura identité de leur finalité et que la notion de vraie religion perdra toute sa signification. Or il est aisé de constater que Jésus-Christ, Bouddha et Mahomet ont enseigné des doctrines absolument inconciliables. Nous pouvons donc conclure que ceux qui avancent de telles opinions nient le principe de contradiction, principe le plus ferme de tous auquel se ramène toute démonstration. Dans de telles conditions, pour reprendre Aristote (1) dans sa Métaphysique (2), la recherche de la vérité reviendrait à poursuivre des oiseaux au vol (3). Et pourquoi choisir telle religion de préférence à telle autre si toutes nous conduisent à une même fin, c’est-à-dire à ce qui leur confère leur raison d’être ?

Nous nous étonnerons toujours de voir tant de personnes fort habiles dans les choses humaines et logiques dans leurs comportements de tous les jours, mais ignares et insensées dans les choses de Dieu, choses qui concernent la fin pour laquelle elles sont créées. Car « tu n’es pas incréé, ô homme » (4).  

La franc-maçonnerie est passée par là de la primaire aux grandes écoles ! « Association criminelle d’inspiration satanique » qui empoisonne la France en l’empêchant de témoigner de sa foi en Jésus-Christ dans toutes les sphères de la société et dans le monde entier (5), car c’est le Christ seul qui connaît Dieu en tant que Père tout-puissant et qui se fait connaître en tant que son Fils unique que seul le Père connaît (6).

Sans Christ le monde ne peut donc pas connaître la véritable nature de Dieu et se trouve ainsi privé de la grâce du baptême pour la rémission de ses péchés et du don du Saint-Esprit (7) et passible par conséquent de la mort éternelle (8).

Quel aveuglement et quelle misère ! « Oui, le mystère d’iniquité est à l’œuvre » (9) et nous annonce la venue de l’Anté et de l’Antichrist et le premier grand combat eschatologique avec la Bête et le faux prophète qui sera suivi du règne du Sacré-Cœur ou du « Roi des rois et Seigneur des seigneurs » après bien des épreuves et des purifications (10).

Bien des commentaires précieux et incomparables et des vies de saints semées de miracles incontestables y compris de diverses apparitions mariales naturellement inexplicables (11) témoignent de la véracité des Saintes Écritures et de l’Église Catholique, Apostolique et Romaine fondée par Jésus-Christ sur la foi de l’Apôtre saint Pierre et sur celle de ses successeurs légitimes qui ont été élus pour la confirmer, l’expliciter et la développer, et ce sans jamais la contredire (12). Ce que le pseudo et sinistre Concile Vatican II a nié sous la conduite de faux pasteurs. Pauvre humanité ! Nous ne sommes vraiment que misère et néant devant Dieu, toujours capables de faire le pire par nous-mêmes (13). Et avec tout ce que nous pouvons savoir, nous accordons néanmoins notre confiance aux historiens que la secte maçonnique a choisis pour nous au lycée et à l’université asservis au naturalisme et au positivisme ainsi qu’aux partis qui lui sont inféodés. Ne sommes-nous pas là en présence du mystère d’iniquité dont nous parle l’apôtre Paul dans sa IIe Épître aux Thessaloniciens que nous venons de citer et que saint Irénée a bien vu et situé ? (14).

   

1)  Le fondateur de la Logique ;

2)  Livre G, ch. V, 1009 b 35 ;

3)  Proverbe (cf. Leutsch et Schneidewin, Parœmiographorum Græcorum, II, 677) ;

4)  S. Irénée, Contre les hérésies, II, 25, 3 ;

5)  Cf. Léon XIII, Pape, Encyclique Humanum Genus du 20 avril 1884 ; Isaïe, 10 : 5, 6 (châtiment ou correction) ; Hébreux, 12 : 4-11 ; 

6)  Cf. S. Matthieu, 14 : 9 ; S. Luc, 10 : 22 ; S. Irénée, Contre les hérésies, IV, 6-7 ; 7, 1-4 ; 8, 1 ;

7)  Cf. Actes, 2 : 38 ;

8)  Cf. S. Jean, 17 : 3. — Ce qui est écrit est écrit : Le monde : cf. S. Jean, 15 : 17-19 ; 17 : 9 ; 3 : 16-18 ; S. Marc, 16 : 15 ; S. Jean, 17 : 16-18. La vie éternelle : cf. S. Jean, 17 : 3 ; 3 : 5-6 ; 1 : 12-13 ; I S. Jean, 5 : 5-8 ;

9)  II Thessaloniciens, , 2 : 7 ;

10)                Cf. Apocalypse, 19 : 11-21 ; cf. S. Irénée de Lyon, Contre les hérésies, V, 25, 1-3, etc. ; cf. S. Louis-Marie Grignion de Montfort, Le Secret de Marie, § 59 ;

11)                Cf.S. Jean, 14 : 12 ; 15 : 24-25 ; Mis de la Franquerie, La Vierge Marie dans l’histoire de France, ouvrage couronné par l’Académie Française, Préface de de S.E. le Cardinal Baudrillart de l’Académie Française, chez l’Auteur, 1939 ; S. Bernard, Œuvres mariales, IVe homélie ;

12)                Cf. S. Matthieu, 16 : 18-19 ; cf. S. Luc, 22 : 32 ; cf. S. Irénée, Contre les hérésies, III, 3, 1-4 ; cf. S. Jean, 16 : 12-13 ; Ire Épître à Timothée, 6 : 20 ; IIe Épître à Timothée, 1 : 13 ;

13)                Cf. Romains, 7 : 14-24 ;

14)                Cf. Contre les hérésies, V, 25, 1 et 3 ; 28, 2.

 

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Dieu, notre Père céleste, est le principe et la fin de toutes choses, c’est-à-dire notre seule raison d’être, notre souverain Bien que nous ne pouvons qu’adorer sans cesse. Ceux qui ne parviennent pas à cette conclusion prouve la mort de leur intelligence. Il faut choisir : Dieu ou l’absurde. Incapables de discerner le bien du mal (la loi de notre intelligence – cf. Rom., 2 : 15), ils sont immanquablement réduits à douter de tout et entraînés à des monstruosités violant le Droit naturel, - dépendant de Dieu et non de l’État, - et dont l’abandon s’identifie au nihilisme. Quand on sait que le bien a valeur de fin, on voit bien où cela conduit : à la ruine de la vie en société ou à la disparition des corps intermédiaires. Ils se contentent de parler de la pluie et du beau temps ou des choses terre à terre ou seulement perçues par leurs sens et jamais de Dieu ou du salut des âmes, sombrant ainsi dans une sentimentalité proche de celle d’un animal qui, lui, est totalement dépourvu de spiritualité ou de vie intérieure. Et ce sont des électeurs ! Il suffirait de lire les paroles du Christ pour comprendre ce que nous soutenons, mais les paroles du Verbe incarné ne constituent pas leur nourriture (Matt., 4 : 4 ; Marc, 8 : 36-38).  Un seul s’en réjouit : le Diable ou Satan, « le séducteur du monde entier » (Ap., 12 : 9).

 

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Saint Thomas d’Aquin, Somme théologique, IIe partie, I, La loi, qu. 94, La loi naturelle, art. 2, La loi naturelle contient-elle plusieurs préceptes ou n’en contient-elle qu’un seul :

 

[…]

 

CEPENDANT, les préceptes de la loi naturelle jouent dans l’homme le même rôle vis-à-vis de l’action que les principes premiers vis-à-vis de la science [principes d’identité, de raison d’être, de finalité, de causalité ou de non-contradiction sous sa forme logique]. Or les premiers principes indémontrables de la pensée sont multiples. Donc les préceptes de la loi naturelle sont également multiples.

 

CONCLUSION : Il a été dit précédemment (qu. 91, art. 3) que les préceptes de la loi naturelle étaient par rapport à la raison pratique, ce que les principes premiers de la démonstration sont à la raison spéculative : les uns et les autres sont, en effet, des axiomes évidents par eux-mêmes. Or un axiome peut être dit évident par lui-même de deux façons : d’abord, selon son contenu ; puis par rapport à nous. En elle-même, toute proposition est dite connue en elle-même, si l’attribut est un élément constitutif du sujet ; il arrive toutefois que pour celui qui ignore la définition de ce sujet, la proposition ne soit pas évidente par elle-même. Ainsi cette proposition : « l’homme est doué de raison » est évidente en elle-même d’après la nature même de l’homme, car qui dit « homme » dit « raisonnable » ; et cependant pour qui ignore ce qu’est l’homme, cette proposition n’est pas évidente par elle-même. D’où il s’ensuit, selon le dire de Boèce, qu’il y a certaines phrases ou propositions connues en elles-mêmes par l’ensemble des hommes, telles sont ces sentences composées de termes que tout le monde comprend ; par exemple : « Un tout quelconque est plus grand que l’une de ses parties », ou encore : « Les choses égales à une autre, sont égales entre elles [on y retrouve là, en logique scolastique, le premier de ses principes sous la forme d’un syllogisme] ». Mais d’autres propositions ne sont connues que des sages qui saisissent la signification des termes qui les composent. Ainsi pour celui qui sait qu’un ange n’a pas de corps, il apparaît évident de soi qu’un tel être n’est pas circonscrit en un lieu : vérité qui n’est point manifeste pour les esprits peu cultivés qui ne la saisissent pas.

Par ailleurs, il y a un ordre établi entre les vérités qui tombent sous le sens de tout le monde. En effet, ce qui est saisi en premier lieu, c’est l’être [ou l’étant, c’est-à-dire tel fait d’exister] dont la notion est sous-jacente à tout ce ce que l’on conçoit [ce qui est de telle nature]. Et c’est pourquoi le premier axiome indémontrable est qu’ « on ne peut en même temps affirmer et nier » : ce qui se fonde sur la notion d’être et de non-être ; et c’est sur ce principe que toutes les autres vérités ont leur fondement, comme il est dit au 4e Livre des Métaphysiques d’Aristote [le fondateur de la Logique]. Mais de même que l’être est, en tout premier lieu, objet de connaissance proprement dite, de même le bien est la première notion saisie par la raison pratique qui est adaptée à l’action. En effet, tout ce qui agit, le fait en vue d’une fin qui a valeur de bien. C’est pourquoi le principe premier, pour la raison pratique, est celui qui se base sur la notion de bien, à savoir qu’il faut faire et rechercher le bien et éviter le mal. C’est sur cet axiome que se fondent tous les autres préceptes de la loi naturelle : c’est dire que tout ce qu’il faut faire ou éviter relève des préceptes de la loi naturelle ; et la raison pratique les envisage naturellement comme des biens humains. […]    

 

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« LA FORCE MYSTÉRIEUSE » : L’ORIGINE  DE LA FRANC-MAÇONNERIE

 

PAR AWAAD KHOURY (1898)

 

 « La Force mystérieuse », la véritable origine de la franc-maçonnerie (a) dont les racines plongent dans la synagogue originelle (b) avec son Talmud imprégnié d’une racisme monstrueux et délirant envers les non-juifs ou les goïms et tout particulièrement les catholiques (c), — et ces faux juifs (d) ou talmudistes -  les vrais ayant reconnus le Messie en Jésus-Christ – ont l’aplomb de nous traiter de racistes ! ou d’antisémites, ce qui est bibliquement et étymologiquement faux, Sem, le fils de Noé, ayant donné la race blanche (e). On se demande bien s’ils ont conscience de leur audace effronté ou s’ils nous prennent pour des benêts. Si, en effet, ils appliquaient stricto sensu les principes de leur Talmud, ils nous extermineraient sans ménagement et sans pitié. Est-il besoin d’ajouter et de préciser toutes les mesures coercitives prises par la papauté à leur encontre connaissant leurs desseins ? Nous ne le pensons pas. Il faut cependant bien reconnaître que toutes ces mesures ne les ont pas empêché de dominer notre société en tenant les cordons de notre bourse par une usure qui nous a endetté au point de contrôler tous les secteurs de notre vie et en fomentant une révolution qui a mis un terme à la monarchie catholique par la décapitation du roi Louis XVI et en imposant un enseignement maçonnique, ou laïc, c’est-à-dire sans Dieu et sans Son Christ, à toutes les écoles par le choix de livres appropriés.

 

a)  Cf. Révélation ou Apocalypse, 3 : 9 : l’Église de Philadelphie, la 6e Église, et 2 : 9, 13-14 ;

b)  Révélation ou Apocalypse, 2 : 9 et 3 : 9 : « la synagogue de Satan » ;

c)   Cf. S. Irénée, « Contre les hérésies », III, 3, 2 : « l’Église très grande, très ancienne et connue de tous, que les deux très glorieux apôtres Pierre et Paul fondèrent et établirent à Rome […] : car c’est avec cette Église, en raison de son origine plus excellente, doit nécessairement s’accorder toute Église, c’est-à-dire les fidèles de partout […] » ;

d)  Révélation ou Apocalypse, 2 : 9 et 3 : 9 : « qui usurpent la qualité de juifs, les menteurs ». — Sans oublier le verset 13 du chapitre 2 (l’Église de Pergame, la 3e Église : «  Je sais où tu demeures : là où est le trône de Satan … aux jours d’Antipas ») qui nous ramène aux talmudistes ou aux faux Juifs (i.e. aux jours d’Antipas ») ;

e)  Cf. Genèse, 9 : 18.

 

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19 février 2013 2 19 /02 /février /2013 19:52

RÉCAPITULATIF DE NOS CITATIONS ET COMMENTAIRES SUR LES DERNIERS TEMPS

 

2/3

 

LA FATALE MÉPRISE DU PSEUDO CONCILE VATICAN II

 

 

Dans son épître aux Galates l’apôtre saint Paul, l’Apôtre des nations, nous rappelle que, selon les Saintes Écritures, Dieu a promis à Abraham le croyant et à sa postérité l’héritage de la terre en vertu de sa Foi et non en vertu de la Loi (1). Cette promesse s’adresse par conséquent à ceux qui sont justifiés par la Foi et issus de la postérité d’Abraham qui désigne nécessairement et logiquement le Christ et les justes de son Église qui posséderont la terre en héritage (2). Là encore, sur cette question fondamentale, le pseudo Concile Vatican II a égaré tous les catholiques, alors que saint Irénée, évêque de Lyon, au IIe siècle y avait déjà répondu clairement et magistralement en s’appuyant uniquement sur l’autorité des Saintes Écritures (3). Le retour des « faux juifs » ou des talmudistes (4) en Israël n’est qu’une contrefaçon du diable pour précéder la venue du Règne glorieux et spirituel du Christ-Roi, le vrai Messie, et égarer les âmes par la venue de l’Antéchrist qui ira « jusqu’à s’asseoir dans le temple de Dieu, se faisant passer lui-même pour Dieu » (5) ou pour le Messie. Nul ne peut penser que les « faux Juifs » se convertiront à la foi catholique et retrouveront l’intégralité de leur terre en y vivant paisiblement durant l’apostasie des nations sans contredire les Saintes Écritures.

 

1)  Cf. Genèse, 13 : 14-17 ; 23 : 4 ; 15 : 18, 19-21 ; S. Matthieu, 3 : 9 ; S. Luc, 3 : 8 ; Galates, 4 : 28 ; 3 : 6-9 ; S. Matthieu, 8 : 11-12 ; 23 : 37-38 ; S. Luc, 13 : 34-35 ; 1 : 46-49, 56 (Magnificat : « en faveur d’Abraham et de sa race à jamais ») ; Romains, 11 : 25-26 (« une partie d’Israël s’est endurcie jusqu’à ce que soit entrée la totalité des païens … De Sion viendra un libérateur ») ; II Thessaloniciens, 2, 1-4 ; S. Irénée de Lyon, « Contre les hérésies », Livre IV, 3e Partie, 36, 7-8 ; Livre V, 3e Partie, 25, 2 [S. Matthieu, 24 : 15-17, 21 ; Daniel, 9 : 27 (« l’abomination de la désolation dans le lieu saint » et « la grande tribulation »] ;

2)  Cf. Galates, 3 : 16 ; Matthieu, 5 : 4 ; 17 : 34-35 ; Hébreux, 1 : 1-4 ; 11 : 6 ; Apocalypse (Révélation), 19 : 11-16 ;

3)  Cf. Irénée de Lyon, « Contre les hérésies », Livre V, 3e Partie, 32, 2 ; Daniel, 7 : 13-14, 23-26 ; 9 : 27 ; Apocalypse, ch. 11 (les « deux témoins ») ; 13 : 3-9 ; S. Matthieu, 21 : 43 : Jésus : « Aussi, je vous le dis : le Royaume de Dieu vous sera retiré pour être confié à un peuple qui lui fera produire des fruits. » ; « Contre des hérésies », Livre V, 33, 1-3 ; S. Luc, 14 : 12-13 ; S. Matthieu, 19 : 29 ; S. Luc, 18 : 29-30 ;

4)  Cf. Apocalypse, 3, 9 (l’Église de Philadelphie, la 6e Église) ; 2 : 9. — Sans oublier le verset 13 du chapitre 2 qui nous ramène aux talmudistes ou aux faux juifs (i.e. « aux jours d’Antipas »).

5)  IIe Épître aux Thessaloniciens, 2 : 4. 

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Apocalyse (Révélation), 3 : 7 et 9-10 (et cf. 19 : 11-16) :

 

Écris encore à l’Ange de l’Église de Philadelphie : Voici ce que dit le Saint, le Véritable, Celui qui a la clef de David, Celui qui ouvre et personne ne ferme, qui ferme et personne n’ouvre. […] Voici que je te donne (‘dabo ’) quelques-uns de la synagogue de Satan [avec leur Talmud], qui se disent Juifs, et ne le sont point, mais ils mentent ; voici je les ferai venir se prosterner à tes pieds et ils connaîtront que je t’ai aimé [et qui, par conséquent, se convertiront]. Parce que tu as gardé la parole de ma patience, et moi je te garderai à l’heure de l’épreuve qui va venir dans tout l’univers, pour éprouver les habitants de la terre (‘quae ventura est in orbem universum tentare habitantes in terra’ ). [On voit bien là qu’il ne s’agit pas, comme d’aucuns le prétendent, du retour des Juifs à travers toutes les nations pour évangéliser le monde, et ce avant la venue de l’Antéchrist ! – Cf. l’abbé Goudet, du clergé de Versailles, « La Mission des Juifs », IIe Éd., 1893].

 

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LA FIN

DES TEMPS ET LE TEMPS DE L’ANTÉCHRIST

OÛ EN SOMMES-NOUS ?

 

DIEU EST LE MAÎTRE DE L’IMPOSSIBLE HUMAINEMENT PARLANT.

IL EST L’ÊTRE MÊME, LE TOUT-PUISSANT ET NOTRE SOUVERAIN BIEN.

 

L’Apocalypse (1) nous révèle clairement l’existence de deux temps distincts et successifs : le premier (2) durant lequel les nations sont séduites par le « Prince de ce monde » (3), et le second durant lequel celui-ci cessera de les égarer après avoir été enchaîné pour une période de 1.000 années (4).

Notons bien que ces deux temps s’achèvent par la victoire du Christ, le Verbe incarné, mais que le second, les 1.000 années étant écoulées, s’achève par un bref relâchement de Satan qui en profitera pour « séduire les nations des quatre coins de la terre » (5), et enfin par le jugement de toutes les nations (6). Ce que corrobore magistralement au IIe siècle, saint Irénée de Lyon, évêque de Lyon (7), dans son célèbre traité « Contre les hérésies » (8), dont tout catholique ou tout homme de bonne volonté devrait s’inspirer pour « se garder de l’abîme de la déraison et du blasphème » (9). Et il ne s’agit pas là d’une « imagination johannique » comme le prétend le P. E.-B. Allo des Frères Précheurs dans son monumental ouvrage intitulé « Saint Jean – L’Apocalypse » à la page 289, C. 9. (10). Voilà ce que fait un dominicain de la Révélation de Jésus-Christ, — et un professeur. Ce qui est proprement scandaleux et passible d’anathème, car il s’agit de la Révélation que Dieu le Père a donnée à son Verbe ou à son Fils Unique Jésus-Christ (11). Et, comme d’aucuns le prétendent insolemment, il ne s’agit pas non plus des événements qui précèdent la mort sur la croix de Jésus, l’Agneau divin, mais de ceux qui la suivent (12) jusqu’à « la rénovation de toutes choses » par Dieu.

 

1)  Apocalypse, du grec Apokaluyiz voulant dire Révélation, — et non Révélation de l’apôtre saint Jean, mais il s’agit de la Révélation que le Père donna à Jésus-Christ, son Fils unique : cf. Apocalypse, 1 : 1 ; « La Force Mystérieuse » : L’origine de la Franc-Maçonnerie, par Awaa Khoury (1898) ;

2)  6.000 années depuis la chute d’Adam ; cf. II S. Pierre, 3 : 8 ; 

3)  S. Jean, 14 : 30 ; cf. Apocalypse, 19 : 20 ; 13 : 7, 11-12 ; S. Matthieu, ch. 24 [Au sujet des châtiments de Dieu, notons bien également qu’il est écrit que Ses serviteurs seront préservés des sept coupes de Sa colère (cf. Ap., 7 : 3 ; 16 : 1 ; 22 : 19) et que « tous ceux qui refusèrent d’adorer la Bête » et « furent décapités » « reprirent vie », tandis que « les autres morts ne le purent pas avant l’achèvement des mille années » (cf. Ap., 20 : 4, 6, 9)] ; cf. Apocalypse, 20 : 2 ; septième jour, jour de repos, septième millénaire. — Cf. Notre-Dame de la Salette et le Secret (Secret qui, à la limite, ne s’imposerait pas dans nos conclusions tirées des Saintes Écritures que saint Irénée a également citées en les analysant magistralement pour en arriver à des conclusions que nous ne pouvons que partager, les Écritures constituant des prémisses certaines et par conséquent irréfutables) ; cf. Ap., 3 : 12-13 ; 19 : 20 ; 20 : 7-9 ; 22 : 1-2, 15 ; cf. S. Irénée, Contre les hérésies, V, 26, a ( cf. Ap. 17 : 12-14 ; 19 : 19-21). — lat. : ad sanitatem gentium, gr. : « eis qerapeian twn eqnwn » : à la guérison des nations ; cf. Ap. 22 : 12, 15 ; 22 : 1-3 ; 22 : 13-14 (Nouvelle Terre Sainte – allusions au paradis terrestre, cf. Genèse, II : 8-17 ; Ézéchiel, 47 : 1-12 ; cf. S. Irénée, Contre les hérésies, III, 21, 1, j ; 4, 1, a ; V, 35, 2 : Ap. 20 : 12-14 ; 20 : 15 ; 21 : 1-4 ; V, 36, 1 : Ap., 21 : 5-6, etc.)].

4)  Cf. S. Matthieu, 26 : 52-54 ; S. Jean, 19 : 10-11 ; Apocalypse, 19 : 19-20-21 ; 20 : 7-10 : fin du 6e millénaire et début du 7e - il s’agit bien de deux combats eschatologiques ; cf. également ch. 21 : 10-11 ; cf. S. Irénée, « Contre les hérésies », V, 35, 1-2 (les temps du Royaume : la terre renouvelée et Jérusalem rebâtie sur le modèle de la Jérusalem d’en haut) ; Baruch, 4 : 36-35 ; 5 : 1-4 ; Apoc., 20 : 11 ; 

5)  Cf. Apocalypse, 20 : 3 ; 7 ;

6)  Cf. Apocalypse, 20 : 11-15 ;

7)  Un évêque commence par être un docteur de la foi en apportant la Parole de Dieu (cf. Dom Gréa, L’Église et sa divine Constitution, Éd. Casterman, 1965) ;

8)  « Dénonciation et réfutation de la gnose au nom menteur », Livre V, IIIe Partie, 25, 1 à la Conclusion : 36, 3 ;

9)  Cf. Livre I, Préface, 2 ; 

10)                  Paris, Éd. Gabalda, 1921 ; livre entaché de naturalisme et de rationalisme [Ou les paroles du Verbe incarné, ainsi que celles des Saintes Écritures, de l’Apocalype (la Révélation DE JÉSUS-CHRIST : Ap., 1 : 1), de saint Irénée, évêque de Lyon, porte-parole de l’Église primitive émanent de la vraie religion, ou nous avons été égarés depuis deux mille ans, ce que l’histoire de l’Église romaine infirme manifestement par ses multiples miracles et ses merveilleux saints et saintes. Que la divine Trinité libère les chrétiens de leurs hérésies « qui ne s’accordent ni avec les Écritures ni avec la Tradition » qui vient des Apôtres ou avec « l’enseignement du Fils de Dieu », la présence de la vérité excluant celle du mensonge (S. Irénée, « Contre les hérésies », III, 2, 2 ; Préliminaire)]  ;

11)                  Cf. Apocalypse, 1 : 1, 19 ; 22 : 16-19.

12)                  Cf. Apocalypse, 1 : 18-10

 

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Apocalypse, I, 1-3, 7-8 :

 

Révélation de Jésus-Christ, que Dieu (a) [le Père] lui (b) [Dieu le Fils] a donnée pour découvrir à ses serviteurs les événements qui doivent arriver bientôt (c) ; et qu'il a fait connaître, en l'envoyant par son ange, à Jean, son serviteur, qui a attesté la parole de Dieu et le témoignage de Jésus-Christ en tout ce qu'il a vu. Heureux celui qui lit et ceux qui entendent les paroles de cette prophétie, et qui gardent les choses qui y sont écrites, car le temps est proche ! […] Le voici qui vient sur les nuées (Dn 7 : 13 ; Mt 24 : 30), et tout œil le verra, et même ceux qui L'ont percé ; et toutes les tribus de la terre se lamenteront sur Lui (Zc 12 10). Oui. Amen ! "Je suis l'Alpha et l'Oméga " (Ap 2 : 8 ; 21 : 6 ; 22 : 13) [le commencement et la fin - Dieu vit et voit toutes choses dans un présent éternel, et c’est la raison pour laquelle le temps de la fin est « proche » de Lui à qui rien n’échappe], dit le Seigneur Dieu, celui qui est, qui était et qui vient (d), le Tout-Puissant.

 

a)  Dieu, c’est-à-dire Dieu le Père ; 

b)  « Lui », du latin : illi ou du grec : autw. — Il s’agit donc bien de Dieu le Père qui donna à son Fils unique sa prophétie ou sa Révélation (Apocalypse) qui transitera par un ange puis par l’apôtre Jean pour l’attester en tant que parole de Dieu le Père et témoigner de Jésus-Christ en tout ce qu’il a vu. En tant que créés nous ne voyons les choses que les unes après les autres ; et c’est pourquoi il nous sied par la grâce de Dieu, Acte pur, de retrouver logiquement l’ordre chronologique des paroles prophétiques de ce livre en identifiant les éléments identiques d’un événement particulier permettant de les relier.

c)   Il s’agit donc bien d’événements non conditionnels ;

d)  « Celui qui est, qui était et qui vient », c’est-à-dire le Verbe de Dieu ou Dieu le Fils auprès du Père (cf. S. Jean, I : 1), puis le Verbe incarné ou Dieu le Fils en tant qu’Homme durant son séjour terrestre, et finalement Dieu le Fils en tant que Dieu et en tant qu’Homme parfait, nouvel Adam, pour demeurer éternellement avec nous (cf. Apocalypse, 22 : 20).

 

- - - - - -

 

D’aucuns soutiennent que nous sommes parvenus au temps de l’Antéchrist qui récapitulera en lui toute l’apostasie du diable (a) en se basant sur les événements actuels et en citant certaines prophéties contemporaines et moins fréquemment l’Apocalypse ou la Révélation que notre Père céleste donna à son Fils unique pour découvrir à ses serviteurs les événements qui DOIVENT arriver bientôt et qu’il a fait connaître, en l’envoyant par son ange, à Jean, son serviteur, qui a attesté la parole de Dieu ou de notre Père céleste et le témoignage de Jésus-Christ (). Notons bien que l’Apocalypse ne précise pas explicitement le temps de ces événements, bien qu’il soit possible de le conjecturer en consultant attentivement des Saintes Écritures et qu’il faille se donner un peu de peine, ce que fit saint Irénée dans son traité « Contre les hérésies » en recueillant les témoignages des presbytres, disciples des apôtres, qui ont vu Jean, le disciple du Seigneur (c), n’étant pas influencé, comme nous autres, par les événements que nous sommes en train de vivre, et précisant :

 

a)  Cf. S. Irénée, « Contre les hérésies », V, 25, 1 ;

b)  Cf. Apocalypse, 1 : 1-2 ;

c)   Cf. « Contre les hérésies », V, 33, 3 ; 33, 4 ; 36, 1, 2, 3.

 

V, 28, 2. […] « Il ordonnera, poursuit Jean, de faire une image de la bête. Il animera cette image, au point qu'elle en vienne même à parler, et il fera mettre à mort tous ceux qui n'adoreront pas cette image. Il fera encore donner à tous une marque sur le front et sur la main droite, afin que personne ne puisse acheter ni vendre, s'il n'a la marque du nom de la bête ou le chiffre de son nom : ce chiffre, c'est six cent soixante-six (a) », c'est-à-dire six centaines, six dizaines et six unités, pour récapituler toute l'apostasie perpétrée durant six mille ans.

 

a)  Apocalypse, XIII, 14-18.

 

V. 28, 3. Car autant de jours a comporté la création du monde, autant de millénaires comprendra sa durée totale. C'est pourquoi le livre de la Genèse dit : « Ainsi furent achevés le ciel et la terre et toute leur parure. Dieu acheva le sixième jour les œuvres qu'il fit, et Dieu se reposa le septième jour de toutes les œuvres qu'il avait faites (a). » Ceci est à la fois un récit du passé, tel qu'il se déroula, et une prophétie de l'avenir : en effet, si « un jour du Seigneur est comme mille ans (b) » et si la création a été achevée en six jours, il est clair que la consommation des choses aura lieu la six millième année.

 

b)  Genèse, 2 : 1-2 ;

c)   II S. Pierre, 3 : 8.

 

Nous sommes donc bien dans le temps prophétisé. Il n’y a pas de pire sourd que celui qui ne veut pas entendre ! « Heureux ceux qui entendent les paroles de cette prophétie et qui retiennent ce qui ce qui y est écrit » (Apocalypse, 1 : 3) ; autrement dit, malheureux les autres !

 

 

À SUIVRE

 

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RÉCAPITULATIF DE NOS CITATIONS ET COMMENTAIRES SUR LES DERNIERS TEMPS

 

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L’angélisme et le désarmement moral du site « La Question »

 

Les responsables du site « La Question », par leur angélisme, pour se démarquer de la position des faux Juifs ou des talmudistes avec leur domination de cette terre ou leur gouvernement mondial et la disparition des non circoncis ou des Goyims en les traitant comme du bétail et non comme des êtres humains, — selon certains textes délirants du Talmud, — se jettent plutôt dans leurs bras en ne concevant leur religion que complètement désincarnée et désarmée. Et c’est ainsi que les faux Juifs et les francs-maçons qu’ils ont engendrés ont commencé à prendre le pouvoir en France puis en d’autres nations en rejetant la promesse faite jadis par Dieu à Abraham (a), lui promettant l’héritage de la terre qu’il n’avait manifestement pas reçu. La position de ces responsables contredit les Saintes Écritures et détruit ipso facto le caractère catholique de l’Église romaine, c’est-à-dire son universalité (b). S. Irénée de Lyon s’est d’ailleurs clairement expliqué sur cette question en justifiant ses conclusions par des arguments tirés de l’Écriture que nul ne peut contester sans être un apostat. Notons également qu’il soutient que les Juifs n’ayant pas reçu le Verbe, c’est-à-dire les faux Juifs, ne peuvent connaître Dieu (c), ni même comprendre les Écritures (d). Autrement dit, tout le contraire du pseudo Concile Vatican II et des prétendus Papes qui l’ont enteriné et soutenu ! Cela dit, ne croyons surtout pas que nous sommes à l’abri des séductions et des sophismes grossiers de ce monde mort intellectuellement du fait de son incapacité à saisir intuitivement les premiers principes de la raison spéculative et conséquemment à l’abri de ses monstruosités morales ! À l’exception de la sainte Vierge, la Mère du Verbe incarné, notre Mère et notre Reine, qui a été préservée du péché originel, nous sommes tous nés dans le péché et absolument incapables de faire quoi que ce soit de salutaire par notre propre industrie. Nous ne sommes en vérité que misère et néant devant Dieu, notre souverain Bien, le principe et la fin de toutes choses, notre seule raison d’être. En doutons-nous ? Il suffit de considérer notre comportement devant les contrariétés, la maladie et autres épreuves pour découvrir de quel aloi est la vertu que nous possédons. Notre foi ne nous dit-elle pourtant pas que tout arrive par la volonté de Dieu, à l’exception du péché, et que Dieu ne fait ou ne permet rien que pour sa gloire et pour notre plus grand avantage (e) ? Faisons-nous la volonté de Dieu ? « Veillons donc et prions afin de ne pas entrer en tentation, car l’esprit est prompt, mais la chair est faible » (f).

 

a)   Cf. Genèse, 13 : 14-15 ;

b)   Cf. le Catéchisme du Concile de Trente ;

c)    Cf. « Contre les hérésies », IV, 6, 1 ; 7 , 4 ;

d)   Cf. « Contre les hérésies », IV, 26, 1 ;

e)   Cf. Isaïe, 45 : 6-7 ; Amos, 3 : 6 ; Écclésiastique, 11 : 14 ; Isaïe, 10 : 5-6 ; S. Alphonse de Liguori, « La Volonté de     Dieu ».

f)     S. Matthieu, 26 : 41 ; cf. S. Luc, 21 : 36 ; Apocalypse (Révélation), 3 : 10.

 

 

Conclusion incriminée du site « La Question ».

 

Ainsi à l’inverse des aspirations purement charnelles des hébreux, les « béatitudes » de la Nouvelle Alliance sont toutes situées dans le Ciel. En effet, les bénédictions promises à Israël étaient essentiellement terrestres, mais nous sommes sur cette terre, en tant que chrétiens, en attente du Royaume, non pour chercher à reproduire au Ciel nos activités d’ici-bas par une distorsion anthropomorphique du divin, ou tenter d’imaginer vainement ce que sera notre vie post-mortem par des supputations emplies des rêves de ce monde, mais en laissant nos esprits en repos sur ce sujet, et surtout nous mettre dans les dispositions requises pour rejoindre, le jour venu, notre véritable patrie céleste.

Jésus a dit à ses disciples : «Je vais vous préparer une place. Et si je m’en vais… je reviendrai, et je vous prendrai auprès de moi ; afin que là où moi je suis, vous, vous soyez aussi» (Jean 14, 3). L’avenir des croyants est donc entièrement céleste et ils doivent se préparer dès ici-bas à cette destination. Prétendre qu’ils ressusciteront ou vivront éternellement sur la terre, ou dans le ciel, dans un « corps de chair et de sang » est en contradiction formelle avec l’Écriture, c’est un mensonge. Le peuple d’Israël, seul, a reçu des promesses de bénédictions concernant un royaume sur la terre, et il ne faut jamais confondre Israël et l’Église ; ils ne sont pas interchangeables et Dieu accomplira ses plans à l’égard des uns et des autres, à l’heure qu’il choisira. On peut de la sorte dire sans se tromper que la judaïsation de l’Église moderne, c’est-à-dire l’adaptation de l’église de l’Écriture aux promesses réservées à Israël, a plus fait pour pervertir sa mission et la détruire spirituellement, que toutes les autres causes combinées.

  

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Qui veut faire l'ange fait la bête !

 

« Là où est l'Esprit du Père, dit saint Irénée (a), là est l'homme vivant : le sang, animé par la raison, est gardé par Dieu en vue de la vengeance (b) ; la chair, possédée par l'Esprit, oublie ce qu'elle est, pour acquérir la qualité de l'Esprit et devenir conforme au Verbe de Dieu (c). » [...] « À vrai dire, en effet, ajoute-t-il au paragraphe suivant, la chair n'hérite point, mais est possédée en héritage, selon ce que dit le Seigneur : “ Bienheureux les doux, parce qu'ils posséderont la terre en héritage (d) ” : ainsi sera donc possédée en héritage dans le royaume, la terre dont provient la substance de notre chair. » Et en V, 35, 2 : « C’est au sujet de celle-ci [de la Jérusalem d’en haut] que le prophète Isaïe a dit : “ Voici que sur mes mains j’ai peint tes murs, et tu es sans cesse devant mes yeux (e).” L’Apôtre dit pareillement aux Galates : “ Mais la Jérusalem d’en haut est libre, et c’est elle qui est notre Mère (f) ” […] (Jean) dit ensuite (gAp., 21 : 1-4) : “ Et je vis un ciel nouveau et une terre nouvelle ; car le premier ciel et la première terre s’en étaient alléés, et la mer n’était plus. Et je vis la cité sainte, la Jérusalem nouvelle, descendre du ciel, d’auprès de Dieu, apprêtée comme une fiancée parée pour son époux.” […] Que cela doive durer toujours et sans fin, Isaïe [le 5e évangile] le dit en ces termes : “ Comme le ciel nouveau et la terre nouvelle que je vais créer subsisteront devant moi, dit le Seigneur, ainsi subsisteront votre postérité et votre nom (h) ”. »

 

a)  « Contre les hérésies », V, 9, 3 ;

b)  Cf. Ap., 6 : 10; 19 : 2 ;

c)   Cf. S. Luc, 24 : 39-43 ;

d)  S. Matth., 5 : 5 ;

e)  Isaïe, 49 : 16 ;

f)    Gal., 4 : 26 ;

g)  Ap., 21 : 1-4 ;

h)  Is., 66 : 22.

 

Cette nouvelle religion n'est que de la fumée ou de la poudre aux yeux (cf. II Thess., 2 : 11). Voici pour vous Pierre en espérant que vous en serez satisfait. Vous comprenez maintenant pourquoi on a dissimulé l'œuvre de saint Irénée durant des siècles au sujet des derniers temps, et tout particulièrement au sujet du 7e millénaire dont la suite n’en est que la conséquence logique. Saint Irénée n’avait pas tort lorsqu’il parlait de l’apostasie perpétrée durant six mille ans. Nous en avons maintenant atteint le paroxysme avec l’Antéchrist. Et cependant il affirme avoir reçu sa doctrine des disciples des apôtres et tout particulièrement de l’apôtre Jean ! Si ses affirmations qui reposent sur l’Écriture et la Tradition ne sont que des chimères, alors soyons logiques et concluons que le christianisme est une pure vue de l’esprit et que nous avons été mystifiés depuis deux millénaires. Au sujet des derniers temps avec l’Antéchrist et ce que soutient et prouve saint Irénée beaucoup le pensent mais n’osent pas faire le pas de peur de se retrouver psychologiquement complètement désarmés et incapables de donner un sens à leur vie ne s’occupant que des choses extérieures (cf. Ste Thérèse d’Avila, « Le Château de l’âme », Ires demeures, ch. Ier).

 

À ce commentaire nous citerons également ci-après saint Irénée au chapitre 14, les paragraphes 1 à 4 de son Ve Livre, et intitulé « Vous avez été réconciliés par son corps de chair » (Col., 1 : 21-22).

 

« Vous avez été réconciliés par son corps de chair (Col., 1 : 21-22) . »

 

14, 1. Ce qui prouve bien que ce n'est pas à la substance même de la chair et du sang que Paul s'en prenait, quand il disait qu'ils ne peuvent hériter du royaume de Dieu (a), c'est le fait que l'Apôtre s'est servi constamment, à propos de notre Seigneur Jésus-Christ, des termes « chair » et « sang ». Il entendait par là, d'une part, mettre en lumière l'humanité de celui-ci, — car le Seigneur lui-même se disait Fils de l'homme, — d'autre part, affirmer énergiquement le salut de notre chair, — car, si la chair ne devait pas être sauvée, le Verbe de Dieu ne se serait pas fait chair (b), et, s'il ne devait pas être demandé compte du sang des justes, le Seigneur n'aurait pas eu de sang.

Mais en fait, depuis le commencement, le sang des justes élève la voix, comme le montrent les paroles adressées par Dieu à Caïn, après que celui-ci eut tué son frère : « La voix du sang de ton frère crie jusqu'à moi (c). » Et il sera demandé compte de leur sang, comme le prouvent les paroles de Dieu à Noé et à ses compagnons : « Du sang de vos âmes je demanderai compte à toute bête (d). » Et encore : « Quiconque répand le sang d'un homme, son propre sang sera répandu en compensation du sang versé (e). » De même aussi, le Seigneur disait à ceux qui allaient répandre son sang : « II sera demandé compte de tout le sang innocent répandu sur la terre, depuis le sang d'Abel le juste jusqu'au sang de Zacharie, fils de Barachie, que vous avez tué entre le sanctuaire et l'autel : en vérité, je vous le dis, tout cela viendra sur cette génération (f). » Il laissait entendre par là que l'effusion du sang de tous les justes et de tous les prophètes ayant existé depuis le commencement allait être récapitulée en lui-même et qu'il serait demandé compte de leur sang en sa personne. Or, il ne serait pas demandé compte de ce sang, si celui-ci ne devait être sauvé; et le Seigneur n'aurait pas non plus récapitulé ces choses en lui-même, s'il ne s'était fait lui aussi chair et sang conformément à l'ouvrage modelé aux origines, sauvant ainsi en lui-même à la fin ce qui avait péri au commencement en Adam.

 

a)  Cf. I corinthiens, 15 : 50 ;

b)  Cf. S. Jean, 1 : 14 ;

c)   Genèse, 4 : 10 ;

d)  Genèse, 9 : 5 ;

e)  Genèse, 9 : 6 ;

f)    S. Matthieu, 23 : 35-36.

 

14, 2. Par contre, si le Seigneur s'est incarné à l'aide d'une autre «économie», s'il a pris chair d'une autre substance, il s'ensuit qu'il n'a pas récapitulé l'homme en lui-même : on ne peut même plus le dire chair, puisque la chair, à proprement parler, c'est ce qui succède à l'ouvrage modelé aux origines au moyen du limon. Si le Seigneur avait dû tirer d'une autre substance la matière de sa chair, le Père aurait pris, à l'origine, une autre substance pour en pétrir son ouvrage. Mais en fait, le Verbe sauveur s'est fait cela même qu'était l'homme perdu, effectuant ainsi par lui-même la communion avec lui-même et l'obtention du salut de l'homme. Or ce qui était perdu possédait chair et sang, car c'est en prenant du limon de la terre que Dieu avait modelé l'homme (a), et c'est pour cet homme-là qu'avait lieu toute l'« économie » de la venue du Seigneur. Il a donc eu, lui aussi, chair et sang, pour récapituler en lui non quelque autre ouvrage, mais l'ouvrage modelé par le Père à l'origine, et pour rechercher ce qui était perdu (b). C'est pourquoi l'Apôtre dit dans son épître aux Colossiens : « Et vous aussi, vous étiez autrefois éloignés de lui et ennemis de sa pensée par vos œuvres mauvaises ; mais maintenant vous avez été réconciliés en son corps de chair par le moyen de sa mort, pour vous présenter devant lui saints, sans tache ni reproche (c). » « Vous avez été, dit-il, réconciliés en son corps de chair » : cela, parce que la chair juste a réconcilié la chair captive du péché et l'a réintroduite dans l'amitié de Dieu.

 

a)  Cf. Genèse, 2 : 7 ;

b)  Cf. S. Luc, 19 : 10 ;

c)   Colossiens, 1 : 21-22.

 

14, 3. Si donc quelqu'un dit que la chair du Seigneur était autre que la nôtre en ce qu'elle n'a pas péché « et qu'il ne s'est pas trouvé de fourberie en sa bouche (a) », tandis que nous, nous sommes pécheurs, il parle correctement. Mais si cet homme s'imagine que la chair du Seigneur était d'une autre substance que la nôtre, la parole de l'Apôtre relative à la réconciliation perdra tout fondement à ses yeux. Car qui dit réconciliation, dit réconciliation de ce qui s'est trouvé autrefois dans l'inimitié. Or, si le Seigneur a pris chair d'une autre substance, il n'y a pas eu de réconciliation avec Dieu de cela même qui était devenu ennemi de Dieu par la transgression. Mais en fait, par la communion que nous avons avec lui, le Seigneur a réconcilié l'homme avec le Père, nous réconciliant avec lui-même par son corps de chair (b) et nous rachetant par son sang, selon ce que l'Apôtre dit aux Éphésiens : « En lui nous avons la rédemption acquise par son sang, la rémission de nos péchés (c). » Et encore : « Vous qui jadis étiez loin, vous êtes devenus proches, grâce au sang du Christ (d). » Et encore : « Dans sa chair il a détruit l'inimitié, la Loi avec ses commandements et ses décrets (e). » Au reste, dans toute cette épître, l'Apôtre atteste expressément que c'est par la chair de notre Seigneur et par son sang que nous avons été sauvés.

 

a)  I S. Pierre, 2 : 22 ;

b)  Cf. Colossiens, 1 : 22 ;

c)   Éphésiens, 1 : 7 ;

d)  Éphésiens, 2 : 13 ;

e)  Éphésiens, 2 : 14-15.

 

14, 4. Si donc la chair et le sang sont ce qui nous procure la vie, ce n'est pas à proprement parler de la chair et du sang qu'il a été dit qu'ils ne peuvent hériter du royaume de Dieu (a), mais des actions charnelles dont nous avons parlé : car ce sont elles qui, en détournant l'homme vers le péché, le privent de la vie. Et c'est pourquoi l'Apôtre dit dans son épître aux Romains : « Que le péché ne règne donc pas dans votre corps mortel, de sorte que vous lui obéissiez. Ne livrez pas vos membres au péché comme des armes d'injustice, mais livrez-vous vous-mêmes à Dieu, comme étant vivants, de morts que vous étiez, et livrez vos membres à Dieu comme des armes de justice (b). » Ainsi, par ces mêmes membres, par lesquels nous étions esclaves du péché (c) et portions des fruits de mort (d), il veut que nous soyons esclaves de la justice (e) afin de porter des fruits de vie. Souviens-toi donc, ami très cher, que tu as été racheté par la chair de notre Seigneur et acquis par son sang ; « tiens-toi attaché à la tête, de laquelle le corps tout entier » de l'Église «reçoit cohésion et accroissement (f) », c'est-à-dire à la venue charnelle du Fils de Dieu ; confesse sa divinité et adhère inébranlablement à son humanité ; utilise aussi les preuves tirées des Écritures : ainsi renverseras-tu aisément, comme nous l'avons montré, toutes les opinions inventées après coup par les hérétiques.

 

a)  Cf. I Corinthiens, 15 : 50 ;

b)  Romains, 6 : 12-13 ;

c)   Cf. Romains, 6 : 6 ;

d)  Cf. Romains, 7 : 5 ;

e)  Cf. Romains, 6 : 19 ;

f)    Colossiens, 2 : 19.

  

  

F I N

 

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Récapitulatif sur le temps de l’Antéchrist (2/3). - Le Présent éternel

 

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POUR PARVENIR À UNE RÉSURRECTION DE VIE (CF. S. JEAN, V, 25, 28-29) - Le Présent éternel

  

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29 janvier 2013 2 29 /01 /janvier /2013 17:10

 

 

EXERCICES SPIRITUELS DE SAINT IGNACE DE LOYOLA, annotés par le R. P. Roothaan, S. J., 21e Général de la Compagnie de Jésus, né à Amsterdam le 23 novembre 1785 et mourut à Rome le 8 mai 1853 ; entra la Compagnie de Jésus, en Russie, le 18 juin 1804, et fut élu général de son ordre le 9 juillet 1829. Il étudia le livre des Exercices spirituels toute sa vie : « fondement sur lequel s’appuie l’ensemble des Exercices », Première semaine, Principe et fondement, pages 22-25) :

 

« L’homme (esp. el hombre) (a) est créé [pour cela, pour cette fin] pour louer [parce que Dieu seul se nomme « Je-Suis »], honorer [en Lui rendant un culte intérieur et extérieur] et servir Dieu [i.e. exécuter Sa volonté], notre Seigneur, et, moyennant cela [en le louant, en l’honorant, en le servant], sauver son âme ; et les autres choses sur la face de la terre [tout ce qui est et existe, de quelque manière que ce soit, hors de Dieu] sont créées pour l’homme, et pour qu’elles l’aident dans la poursuite de la fin pour  laquelle il est créé. D’où il suit que l’homme doit user de ces choses autant qu’elles l’aident pour sa fin, et qu’il doit s’en débarrasser autant qu’elles l’en empêchent. Pour cela il est nécessaire (esp. menester) de nous rendre [S. Ignace : « hacernos » : « nous faire ». – R. P. Roothaan, S. J. : « marque l’effort nécessaire pour y parvenir »] indifférents à toutes les choses créées (esp. a todas las cosas criadas), en tout ce qui est permis à la liberté de notre libre arbitre, et ne lui est pas défendu ; de telle manière que nous ne voulions de notre part pas plus santé que maladie, richesse que pauvreté, honneur que déshonneur (esp. deshonor), vie longue que courte, et par conséquent (esp. por consiguiente) en tout le reste ; mais seulement ce qui nous conduit davantage (esp. más) à la fin pour laquelle nous sommes créés.»

a)  L’homme en général, c’est-à-dire l’homme indépendamment de sa couleur de peau et de sa nationalité.

 

(389, 390, 391-392-393) DE LA MANIÈRE DE MÉDITER

CHAPITRE SECOND. — ARTICLE. — § III. — COMMENT IL FAUT APPLIQUER LA VOLONTÉ.

 

Le premier devoir a deux devoirs à remplir dans la méditation : elle doit s’exciter à de pieuses affections, et former des résolutions ou bons propos. Ces deux points sont tellement essentiels à la méditation, que sans eux elle ne saurait prendre le nom d’oraison mentale : ce serait une étude ou une pure spéculation.

 

LES AFFECTIONS

 

Quant à la manière d’exciter les affections, il faut se persuader avant tout qu’il n’est pas besoin de paroles disposées avec art. Le cœur est le siège des affections, non la langue ; et nous ne sommes pas dans la nécessité d’agir avec Dieu comme nous faisons avec les hommes, qui ne comprennent pas les sentiments de notre cœur que lorsqu’ils sont exprimés par le langage. Lorrsque vous priez, nous dit Notre-Seigneur, ne parlez pas beaucoup, comme font les païens ; car ils s’imaginent qu’ils seront exaucés à force de Paroles (S. Matthieu, 6 : 7). […] Il me suffit d’avoir fait remarquer que l’on ne doit jamais se mettre en peine de la manière d’exprimer ses affections, puisqu’on peut le faire, sans employer aucune parole. J’ajouerai cependant que, pour l’ordinaire, le sentiment du cœur est efficacement secondé par quelques paroles qui l’expriment ; mais il n’est pas nécessaire que ces paroles soient recherchées et multipliées ; il est même plus convenable, ce me semble, qu’elles soient simples, peu nombreuses, mais répétées plus fréquemment et savourées plus à loisirs. […]

Vous désirez exciter en vous le sentiment de la reconnaissance à la vue des bienfaits de Dieu. Quoi de plus simple que de dire avec le Psalmiste : Oh ! que rendrai-je au Seigneur pour tous les biens qu’il m’a faits (Psaumes, 115 : 12) ? […]

On peut encore très bien se servir, pour exprimer le même sentiment, des paroles du patriarche Jacob : Seigneur, je suis indigne de toutes vos miséricordes (Genèse, 32 : 10). Elles sont un excellent modèle d’actions de grâces, par qu’elles renferment une connaissance intime de cette profonde bassesse de l’homme qui rend l’homme indigne des regards d’un Dieu si grand, et un vif sentiment de l’impuissance où il est de rendre au Seigneur de dignes actions de grâces pour la moindre de ses bontés. Oui, Seigneur, je suis trop petit pour mériter le moindre de tous vos bienfaits. […]

De même la considération de notre propre bassesse excite-t-elle en nous un sentiment d’humilité, quoi de plus naturel que de dire : Oui, mon Dieu, je suis véritablement, et sous tous les rapports, très indigne de paraître devant vous … Quoi de plus facile en pensant à ces paroles : Moi, en toute façon … très indigne … que de nous rappeler les causes qui nous rendent si indignes des regards divins, et de nourrir ainsi plus longtemps le sentiment de l’humilité ?

On emploiera aussi efficacement, pour exciter et entretenir le même sentiment, ces paroles empruntées en partie à la deuxième méditation du livre des Exercices : Que suis-je ? Pour le corps, un amas de boue, la pâture des vers ; pour l’âme, un ulcère infect, un abcès dégoûtant, source intarissable de corruption et de péchés. Et c’est sur cette fange que les yeux divins sont obligés de s’arrêter sans cesse. — Quelques fois on répétera ces paroles de l’Apocalypse : Je suis vraiment malheureux, et misérable, et aveugle, et nu (Ap., 3 : 17) ! Ou bien on se contentera de dire : Oh ! que je suis vil et abominable ! c’est un sentiment d’humilité : ne faites pas attention aux paroles ; ne cherchez qu’à le nourrir dans votre cœur.

 

 

LA PERFECTION : UNIR NOTRE VOLONTÉ À LA VOLONTÉ DE DIEU EN TOUT CE QUI NOUS ADVIENT.

 

QUELLES LECONS POUR TOUS LES CHRÉTIENS CATHOLIQUES QUE NOUS SOMMES !

 

Saint Alphonse de Liguori, né le 27 septembre 1696 en Italie et décédé le 1er août 1787, évêque de Nocera, fondateur des Rédemptoristes, confesseur et Docteur de l’Église, « La Volonté de Dieu », traduction du Père Delerue, Éd. Nouvelle Cité, 1952, traité paru en 1755, dans la seconde partie des « Operette spirituali », 6e édition, Naples, chez Gessari (extraits).

 

De l’union de notre volonté

à la volonté de Dieu

 

 

8. En outre, il faut unir notre volonté au divin vouloir, non seulement dans les adversités qui nous viennent directement de Dieu, comme sont les maladies, les désolations spirituelles, la pauvreté, les deuils de famille, et autres choses semblables ; mais encore dans les maux qui nous arrivent par le moyen des hommes, tels que les mépris, les diffamations, les injustices, les vols, les mauvais procédés de toute sorte.

 

Ici, il nous faut bien comprendre que, lorsqu’on nous porte préjudice dans notre réputation, notre honneur, nos biens, Dieu ne veut pas le péché de celui qui nous offense : Dieu veut néanmoins notre humiliation, notre appauvrissement, notre mortification. Il est certain, et même de foi, de tout ce qui arrive dans le monde, rien n’arrive que par la volonté de Dieu. « Je suis le Seigneur : je forme la lumière et je crée les ténèbres ; je fais la paix et je crée les maux » (Isaïe, 45 : 6-7). » De Dieu viennent tous les biens et tous les maux : les maux, c’est-à-dire les choses qui nous contrarient, et que nous appelons des maux, mais à tort, car, en vérité, ce sont des biens, quand nous les acceptons de la main de Dieu. « Y aura-t-il quelque mal dans la ville sans que le Seigneur l’ait produit ? (Amos, III, 6) » demandait le prophète Amos. Et le Sage avait dit avant lui : « Les biens et les maux, la vie et la mort, viennent de Dieu (Ecclésiastique, 11 : 14). »

 

Il est vrai, comme je l’ai déjà dit, que, lorsqu’un homme vous offense, Dieu ne veut pas le péché qu’il commet, et ne prête pas son concours à la malice de sa volonté. Mais Dieu prête son concours – son concours général – à l’action matérielle de celui qui vous frappe, vous vole, ou vous injurie ; si bien que, le tort que vous subissez, il le veut certainement, et c’est sa main qui vous l’envoie. Aussi, déclara-t-il à David qu’il était lui-même l’auteur des outrages que devait lui infliger Absalon – lequel irait jusqu’à déshonorer son foyer sous ses yeux – et cela en punition de ses péchés (cf. II Rois, 12 : 11). Pareillement, Dieu annonce aux Israélites que, en châtiment de leurs iniquités, il enverra les Assyriens pour les dépouiller et les ruiner : « Assur est la verge de ma fureur. Je lui donnerai des ordres, afin qu’il fasse du butin et qu’il mette tout au pillage (Isaïe, 10 : 5-6). » « La cruauté des Assyriens », selon l’explication que donne saint Augustin de ce passage, « a été la hache entre les mains du Seigneur (Enarratio in Ps. LXXIII) », l’instrument dont il s’est servi pour châtier Israël.

 

Jésus lui-même dit à saint Pierre que sa Passion et sa mort étaient moins l’œuvre des hommes que celle de son Père : « Le calice de mon Père m’a donné, ne le boirai-je point ? (S. Jean, 18 : 11) »

 

Lorsqu’un messager – qu’on assure avoir été le démon lui-même – vint annoncer à Job que les Sabéens lui avaient enlevé ses troupeaux et que ses fils avaient péri, que répondit le saint homme ? « Le Seigneur a donné, le Seigneur a ôté (Job, 1 : 21). » Il ne dit pas : « Le Seigneur m’avait donné des fils et des biens : les Sabéens m’ont ruiné, et un accident imprévu m’a privé de mes enfants » ; mais : « Le Seigneur qui m’avait tout donné, m’a lui-même tout enlevé ». C’est qu’il comprenait que son infortune était voulue par Dieu ; aussi ajoute-t-il : « Comme il a plu au Seigneur, ainsi il est arrivé : que le nom du Seigneur soit béni ! (Job, 1 : 21). » 

 

 

13. Oh ! la grande folie, que de ne pas se soumettre à la volonté de Dieu ! Les épreuves, il faut quand même les subir : nul n’empêchera l’exécution des décrets de Dieu, « car qui peut s’opposer à sa volonté ? (Romains, 9 : 19) » Et, par surcroît, on souffre sans mérite, on s’attire même de plus redoutables châtiments pour l’autre vie, sans compter, en celle-ci, le tourment de l’impatience. « Qui a résisté à Dieu et est demeuré en paix ? (Job, 9 : 4) » Que ce malade, dans ses souffrances, ne cesse de pousser des cris de révolte : que, dans sa misère, cet indigent murmure contre la Providence, entre en fureur et multiplie ses blasphèmes : que gagneront-ils à cela, sinon de doubler leur mal ? « Pauvre créature humaine, demande saint Augustin, pourquoi t’égarer dans ta poursuite du bonheur ?  Aime et cherche l’unique Bien, en qui sont tous les biens (S. Augustin [auteur inconnu selon Glorieux, n. 40], Manuale, c. 34, PL 40, 966). » Tes recherches sont vaines, en dehors de ton Dieu. Trouve Dieu ; unis-toi, attache-toi à sa volonté, et tu vivras heureux à jamais, en ce monde et en l’autre.

 

En définitive, que veut notre Dieu, sinon notre bonheur ? Qui pourrons-nous trouver qui ait pour nous plus d’affection que lui ? De volonté, il n’en a qu’une : qu’aucun de nous ne se perde, que tous nous nous sauvions et de venions des saints : « Il ne veut pas qu’aucun périsse, mais que tous viennent à la pénitence (2 Pierre, 3 : 9 ; cf. Ézéchiel, 18 : 23 ; I Timothée, 2 : 4 ; II, 3 : 9). La Volonté de Dieu est que vous soyez des saints (I Thessaloniciens, 4 : 3). »

 

[Posons-nous la question : sachant par la foi que Dieu ne fait ou ne permet rien autour de nous et en nous que pour sa gloire et pour notre plus grand avantage, plutôt que de mettre notre âme en péril, la grâce aidant et dans un esprit de repentance, ne serions-nous pas plus avisés et sages de nous abandonner à sa divine Volonté en nous offrant à Lui avec nos biens ?]

 

C’est dans notre bonheur que Dieu a mis sa gloire. En effet, Dieu est, de par sa nature, une bonté infini (cf. S. Luc, 18 : 19 ; S. Marc, 10 : 18 ; S. Matthieu, 19 : 17 ; I Jean, 4 : 8). Saint Léon nous le dit : « Être bon, c’est sa nature même (S. Léon le Grand, Sermo 22, « In Nativitate Domini », sermo 2, cap. 1 ML 54-194). » Or, il est naturel à la bonté de désirer se répandre [S. Denys l’Aréopagite, « Des divins Noms », chap. IV : le bien est diffusif de soi ; S. Thomas d’Aquin, « Somme théologique », Ire Partie, qu. 27, art. 5]. Dieu a donc un désir souverain de communiquer aux âmes ses richesses et sa félicité. Sans doute en cette vie, il nous envoie des tribulations, mais uniquement pour notre utilité : « Toutes choses concourent au bien (Romains, 8 : 28 ; cf. Hébreux, 12 : 5-10). » Ses châtiments eux-mêmes n’ont pas pour but notre ruine, mais notre relèvement et notre salut : avec la sainte héroïne Judith, « croyons qu’ils nous arrivent pour notre amendement et non pour notre perdition (Judith, 8 : 27). »

 

22. […] D’autre part, quand il nous arrive quelque défaillance, nous ne devrons pas perdre la paix, ni la conformité à la volonté de Dieu qui a permis ce manquement, ni nous décourager : relevons-nous aussitôt par un repentir tout pénétré d’humilité, demandons à Dieu un secours plus puissant, et remettons-nous en chemin. Pareillement, nous pouvons, certes, désirer monter, dans le ciel, jusqu’au chœur des Séraphins, non pas pour en tirer plus de gloire, mais pour rendre plus de gloire à Dieu et pour aimer Dieu davantage : nous devons néanmoins acquiescer à son saint vouloir, en nous contentant de la place qu’il daignera nous accorder dans sa miséricorde.

Quant à désirer des dons d’oraison surnaturelles, et, pour être plus précis, des extases, des visions, des révélations, ce serait là une faute par trop marquante. Les maîtres en spiritualité enseignent même qu’une âme favorisée de ce genre de grâces doit demander à Dieu de les lui retirer, afin de marcher dans l’amour par la voie de la foi pure, laquelle offre le plus de sécurité. Beaucoup ont atteint la perfection sans le secours de ces grâces extraordinaires : seules les vertus font monter une âme jusqu’à la sainteté ; les vertus, et principalement l’union de volonté avec la volonté divine. […]

 

À SUIVRE

 

 

 

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